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mardi 17 septembre 2019

LIfe to the Pixies !

J'avais dit que je répondrai vivement à l'avalanche de disparitions tristes qui s'abat sur nous (et je n'avais même pas mentionné les dècés de Robert Frank et Jacques Truphémus). Je vais le faire en faisant l'apologie du dernier album des Pixies, des vivants.
C'est un putain de très bon album de Rock, qui marque un pic de créativité, de maestria, de maturité vive dans l'oeuvre du groupe. Premièrement, c'est magnifiquement composé et écrit. Frank Black est au top et creuse encore son sillon sans redite, juste du travail remis sur le métier et amélioré sans cesse. Deuxièmement, l'effort de production de A à Z est immense et aller de l'idée d'une chanson à ce qu'on entend sur cet album est un tour de force notable. Ensuite, les arrangements sont juteux et soyeux pour les oreilles et la classe des instrumentistes est au-delà de toute critique.
Le tout est un enchantement, gorgé de suites d'accords inouïes, de sons prenants et envellopants, de paroles dingues et splendides Un truc de classe intergalactique et intemporelle qui tutoie allègrement les plus grandes réussites du genre. Je rends grâce au Pixies de nous sortir ça, ici et maintenant. Et Bing ! la Camarde, à la niche !
Alors voilà, des gens en vie et en pleine forme, qui partagent leurs créations avec nous. Extrait de l'album des Pixies "Beneath the Eyrie", le spectaculaire et très lyrique : "Daniel Boone".
Je mets les paroles en-dessous.
m
Last night i was driving around
Nothing to do
Thinking of you
I sighted here on the bed
Reindeer and then it was through
And I floated toward the moon
And I noted from on high
That the Lord Howe Reef
Looks like Daniel Boone
And he was showing me his smile
Last night I was driving around
Nothing to do
Thinking of you
I sighted there on the bed
Reindeer and then it was through
And I floated toward the moon
And I noted from on high
That the Lord Howe reef
Looks like Daniel Boone
And he was showing me his smile
Sometimes
I see white
Sometimes
Blue
Blue
And I’m floating down somewhere
And I’m noting from on high
That the Lord Howe Reef
Looks like Daniel Boone
And he is showing me his smile
And he is showing me his smile

lundi 16 septembre 2019

Revival New-Wave : Déjà deux morts.

En France Philippe Pascal, l"ancien chanteur de Marquis de Sade et Marc Seberg vient de décéder. A sa grande époque il a donné à ce pays, avec d'autres, l'idée et la preuve qu'on pouvait faire aussi bien que les anglais en matière de new-wave. C'était énorme. Il nous manquera.
Aux Etats-Unis c'est Ric Ocasek qui vient de casser sa pipe. Son groupe, The Cars, était un combo pop new-wave frais qui a balisé les eighties de quelques tubes imparables. En tant que producteur il a officié pour un nombre de gens incroyable mais c'est sa collaboration avec Alan Vega et Suicide qui restera le plus gravée dans ma mémoire (almost filled...)
Ce blog commence à ressembler aux pages dècés de Ouest-France. Ca m'énerve et la parade sera cinglante....si je ne meurs pas avant !
Marquis de Sade : "Conrad Veidt".
The Cars :"Just what I needed"

The Cars : "Let's Go."

Suicide produit par Ric Ocasek. "Dream baby dream". De la grande, très grande poésie.

lundi 2 septembre 2019

Un atout coeur lancé dans la bataille : sir Was.

Dans la musique post-moderne des dix dernières années, dans les vrais trucs nouveaux, l'émotion était bannie. C'était à celui qui en mettrait le moins, ou la camouflerait le mieux, derrière des monceaux de violence et de second degré. Plus le droit à l'émoi majeur, plus le droit au frisson, l'ironie était reine, le cynisme de gauche et la bêtise assumée de droite s'entendaient pour faire fermer son claquemerde à la sensiblité. Et je ne vous parle même pas d'une notion comme l'inspiration. Quand à la poésie, elle consistait à mettre ses organes vitaux sur la table en hurlant, ou ceux du voisin, et à laisser les gens se dépatouiller avec la crudité et la cruauté.
Et puis là, il y a un truc qui sort qui palpite de vibrations, celles du field recording, celles des rythmes breakés, celles des sons électroniques travaillés, bref celles de tout l'attirail post-moderne et qui les met au service de l'émotion. Oh, on va se défendre dans la musique de jeune, on ne va pas se mettre à frissoner pour autant. Attendez !...de jeune ?... c'est une nouvelle génération qui arrive, sensibilisée à l'amour de la Nature, à la manifestation, parfois paroxystique, des affects, qui connaissent par coeur le porno hardcore et le sourire triomphant hipster et qui voit plus loin, au delà de la ligne d'horizon qui n'en est plus une. Je fais confiance à sir Was, cet artiste qui m'a bouleversé, et à la nouvelle génération qui va remettre les sentiments et les émotions à leur place : centrale. L'intelligence va souvent à l'encontre du coeur et l'étouffe. Seul compte pour moi ce que j'appelle l'intelligence sensible. Toujours jouer Stendhal contre Flaubert, les égarements sentimentaux contre ceux de la raison, l'humide contre le sec, les larmes...toujours...
Voici donc sir Was, un jeune qui promet. Tiendra-t-il ? Nous verrons.
Sir Was : "In the mist"

Sir Was : "Revoked"

Sir Was : " A minor life " ( Remember Perros et sa "Vie ordinaire")

mardi 6 août 2019

On est grave quand on a 17 ans. Et même après.

A l'heure de l'offensive surréaliste des hystériques de Metoo. A l'heure où le bon peuple bien pensant va se précipiter dans les salles voir le dernier Tarentino sous se soucier que c'est Harvey Weinstein qui l'a crée. A l'heure où des morceaux de viande en vitrine offerts à tous les regards disent qu'elles sont bien autre chose que des morceaux de viande en vitrine offerts à tous les regards et que l'on se demande bien pourquoi ces femmes mentent et si elles le font à dessein et, dans ce cas, quel est-il? A cette heure débilitante de l'égalitarisme ratonnel poussé jusqu'au délire, je vous propose d'écouter une des plus belles choses entendues récemment, la chanson rageuse et quasi sacrée de Sharon Van Etten sur l'adolescence, "Seventeen", ici live à Glastonbury.

J'a lu des livres. Dans certains de ces livres les hommes tiennent aux femmes comme à la prunelle de leurs yeux et les femmes tiennent aux hommes comme à la prunelle de leurs yeux. C'est le cas le plus courant, la normalité. Et puis il y a les dévoiements, les perversions, les calculs, les peurs. Nous vivons dans une époque de calculs et de peurs. Les femmes veulent être des putes libérées (alors que la prostitustion crée des obligations) et les hommes veulent abuser d'un pouvoir pervers qu'ils sentent chancelant. Le cinéma, très souvent porno même quand il est classique ne nous a pas aidé. C'est même une grosse connerie, au même titre que la mauvaise littérature dénoncée par Cervantes et Flaubert. Qui peut écouter les deux chansons ci-dessous sans hystérie ou goguenardise ? Naturellement, j'allais dire. Plus personne.
On a tout simplement régressé.




lundi 24 juin 2019

Ce Prince était un roi.

Ça devait arriver tôt ou tard, Prince me manque. Je l'ai chéri de très près, je l'ai admiré et, curieusement, quand il est mort, je n'avais pas éprouvé de tristesse. Il s'était paumé dans des quadruples albums et d'autres opus vendus avec des journaux quotidiens et il était devenu illisible à mes yeux, même si ses disques contenaient de bonnes choses. Ça, on s'en rendra compte plus tard, dans cent ans. Pour l'instant, ces ayant-droits ont entrouvert les portes des inédits et on peut voyager avec délice dans le temps à ses cotés. Et c'est là qu'on comprend qu'il y a un problème avec son nom. Être Prince c'est n'être jamais roi, c'est rester à jamais un mineur assis au pied du trône. Michael Jackson n'avait aucune validité à s'autoproclamer "King of Pop". Il était devenu trop fou et trop mauvais pour mériter ce titre un rien marketing. Néanmoins l'idée de royaume était dans l'air. Un trône était vacant, des sujets réclamaient un chef. C'est Prince qui aurait du décrocher la ceinture "heavyweight" et la couronne. Il suffit d'écouter les versions originales conçues et jouées par Prince de morceaux popularisés par d'autres pour se rendre compte que c'était lui le Patron, lui le Maître, qu'il a eu la main sur la Pop plus que n'importe qui d'autre en son temps. Quand il a intenté un procès à Warner, sa maison de disques, qui entretenait habilement la rareté du génie du bonhomme, quand il s'est mis à s'écrire "Slave" sur la joue, quand il s'est fait appelé AFCAP ou The Artist, il a perdu l'occasion de régner de manière indiscutable sur le business et la musique populaire au même titre qu'Elvis Presley l'avait fait. le Prince est resté Prince et il est mort Dauphin. Mais écoutons amoureusement cet album de pépites originales et rendons lui la couronne qu'il mérite. Il était un Roi. un Roi à la maestria inégalée. Que son règne arrive sur nos cœurs endoloris, béni par nos larmes et nos regrets. En effet, il n'est jamais trop tard pour pleurer. Pleurer d'amour.
Prince: sa version de "Love thy will be done", qui fit un hit pour Martika, est un très beau Gospel comme Elvis aimait en chanter.

lundi 20 mai 2019

Ainsi vient la consolation. Comme la Mort. A la fin.

L'autre jour je reçois un mail qui contient ces mots "...ainsi vous serez consolé". C'est rafraichissant d'entendre parler de consolation. On a tous besoin d'être "consolé" de temps à autre. Pour moi, personne ne s'y est jamais vraiment collé alors je traîne un paquet de chagrin gros comme ça. La tristesse est trop profonde, elle effraie, et je suis plein de pudeur et de peur alors je la montre peu. Je me démerde tout seul, comme d'habitude, avec des pensées, des livres et de la musique. Voici de la musique qui me console. Ca peut être utile à certains, qu'ils me connaissent ou pas. La plupart des gens ont la pensée de la Mort pour être consolé. Je me dis que ce n'est pas très sain même si la pensée de la Mort est effectivement la grande consolatrice comme le montre la superbe toile d' Arnold Böcklin " l'île des morts". On lève le bras, on montre du doigt et on dit :"Oui, c'est là, c'est là que je veux aller.

"Neil Young "Cinamon girl".

The Rolling Stones : "Drift away"

Chip Taylor and the New Ukranians : "Fuck all perfect people".

Bruce Springsteen : "Brilliant disguise"

The Kinks "Death of a clown"

Christophe : "Un peu menteur".

mercredi 24 avril 2019

Retour à la normale après l'orage.

Un effort avec Ry Cooder. Un bel effort qui sera récompensé par une embellie musicale et morale. Et encore un gospel, encore pour célébrer.
Ry Cooder "Straight street."

Parce qu'en fait on vient de là et c'est dur, très dur, le traviole.
Jack Kittel : "Psycho".

mardi 26 mars 2019

The Jam en comprimé effervescent.

Il y a quarante ans sortait le single des Jam "Going underground" qui filait à la première place du Top 20 anglais. J'écoute toujours, Paul Weller en solo (le leader des Jam) parce ce que ce qu'il fait est toujours bon. Mais rien n'a jamais su marier pour moi l'urgence et la mélodie, la rage et la beauté comme ce 45 Tours. Quarante ans plus tard, ça reste toujours aussi actuel ("and the public gets what the public wants..."), un classique maintenant, comme tout ce qui a été à la pointe de la modernité en son temps.
The Jam : "Going underground"

Scott Walker Black Label

Scott Walker vient de mourir et c'est triste. J'aimerais pondre un post chiadé, chantourné, aristocratique, comme ses chansons l'étaient. Je n'y parviendrai pas. C'est un génie, et pas moi. Je peux dire deux ou trois choses tout de même. La première est que la Pop vue par lui se transforme en grand Art, qu'il a marié comme personne des ambitions littéraires et musicales et le format de la chanson populaire d'origine rock. Il parlait de Stalinisme, de spleen dandy, du "Septième sceau" de Ingmar Bergman, le tout avec un sens de la mélodie impeccable, sur des lits d'arrangements pour orchestre eux-mêmes renversants qui servaient sa voix incroyable. C'est la deuxième chose, la plus notable : son timbre de crooner véritable, chaud et distancié à la fois qui m'a toujours ému, voire bouleversé. Il n'était pas sceptique, ni cynique, sa façon de mettre son âme en jeu était toujours noble, travaillée et soignée à l'extrême -comme le faisaient Spector, Wilson, Bowie- propice à l'élévation. Il misait sur l'intelligence de l'auditeur et ça marchait, La sienne ne lui a jamais fait défaut. Son corpus intrigant de chanson est à pleurer, son exigence louable, ses disques immortels. Ces traces musicales de chemins escarpés et de sommets solitaires il fait bon les emprunter seul aussi, se laissant aller à ces berceuses sophistiquées qui amènent avec joie au silence, au repos, au sommeil. Je me dis donc ceci : que Scott Walker dort et que moi je vais remettre un de ces albums, enchanter ma peine par son chant à lui, magique. Les meilleurs LP, à mon goût, s'appellent "Scott 1", Scott 2", 3 et 4. Pile de quoi, quand on finit le tome 4, se replonger plus précisément à chaque fois, dans le premier.
Il a fini par retrouver sa "Time oprator", au bout de la nuit.

Un avertissement aux jeunes du bloc de l'Est qui croyaient à un assouplissement du régime communisme.On peut rêver plus glamour comme thème de chanson. On ne peut pas rêver de ligne de basse plus groovy.
"The old man's back again."

"Montague terrace in blue" Motif italien, batterie tonitruante, larmes retenues.

lundi 10 décembre 2018

Pete Shelley : mort d'un compositeur et concertiste hors du commun.

Vous connaissez le Concerto pour clarinette de Mozart ? Non ? Dommage pour vous, c'est vraiment très beau. Écoutez un peu et vous m'en direz des nouvelles. A vrai dire je doute qu'on puisse faire mieux dans le domaine de la musique. D'accord, c'est de la musique savante, complexe, travaillée mais elle peut faire mouche dès la première écoute. Ce qui est surprenant c'est que la musique populaire puisse s'élever à de tels sommets. Prenez Ella Fitzgerald et Joe Pass reprenant "Nature boy", ça côtoie sans problème Mozart dans les sphères ardues de l'excellence musicale. M'enfin c'est du Jazz et on sait tous depuis quelques temps maintenant que le Jazz peut nous emmener très loin et très haut.
Mais le Rock ? Eh bien c'est pareil pour le Rock, il peut atteindre des degrés d'inventivité de musicalité et d'émotions égaux à ceux du Classique ou du Jazz. Je prends un exemple parmi tant d'autres : " Why can't I touch it ?" des Buzzcocks.  C'est un duo de guitares riches sur fond de section rythmique géniale avec voix déchirante déclamant des paroles singulières et émouvantes, comme de la bonne poésie. Pete Shelley, le compositeur-auteur-interprète de la chose est  mort il y a quelques jours et ça me rend infiniment triste. Il m'accompagne depuis 40 ans vers l'excellence Rock et m'envoie tutoyer le meilleur de la musique dans un sentiment d'urgence et d'abandon affectifs avec une grâce que seuls les plus grands compositeurs et instrumentistes ont atteints. Je lui rends hommage ici parce que je lui dois une fière chandelle. Il a mis des mots et des chants sur ma peine et l'a enchantée, m'a rendu meilleur et moins con.
Alors, dans l'ordre :
Le Concerto pour clarinette de Mozart,
"Nature boy" par Fitzgerald et Pass,
"Why can't Itouch it ?" des Buzzcocks.



lundi 29 octobre 2018

Philippe Gildas sentait la merde. Tony Joe White la merde ET la rose.

Ce blog vit au rythme des décès de ceux que l’avènement des mass-médias et du Rock n' Roll comme chant mondial a propulsés en haut de l'affiche du Star-système lui-même planétaire. J'ai déjà expliqué ici que ces disparitions allaient se produire à une cadence désormais soutenue pour la raison principale que les "peoples" sont plus nombreux a accéder à la notoriété du fait de l'omniscience du Star-système depuis 70 ans, de son pouvoir immense, et parce que les premiers  à avoir profiter de ce traitement arrivent en nombre à l'âge de quitter cette terre. Ce traitement est un traitement de choc. Il lessive et tue autant qu'il enrichit et isole. C'est une machine à merde en plastoc qui alimente le public sans se soucier des personnes ni d'autre chose que de vendre. Pourtant..
Il n'empêche que Tony Joe White, puisque c'est de lui qu'il s'agit, était un véritable artiste et créateur et que l'écouter m'a procuré des moments de plaisir ineffable. Je vais mettre deux lives d'une simplicité évangélique qui montrent bien le génie, simple lui aussi, de l'homme.
Si on prend Philippe Gildas, qui vient de mourir aussi, tout ce que je peux lui reconnaitre comme talent (comme à Antoine de Caunes d'ailleurs) c'est celui d'emballer la merde de façon alléchante et de la vendre avec un égal entrain que ça soit de la bonne merde ou de la diarrhée. Philippe Gildas vendait de la merde, c'est tout, Tonny Joe White en produisait mais elle avait une certaine texture et un goût de qualité tels que ça devenait autre chose, quelque chose de bon, qui arrivait même à paraitre bon vendu par Gildas et ça ça veut dire que c'est vraiment de la très bonne camelote.
Alors, le haut du panier, le gratin, "some good shit" comme disent les anglo-saxons : Tony Joe White live à Austin en 1980 :"Polk salad annie", d'abord et "I get off on it"ensuite. Pratiquement tout ce qu'il a produit est d'un excellent niveau.
A un moment donné la merde ça doit être bon, sinon on vend plus rien. C'est ça le commerce.


lundi 17 septembre 2018

David Bowie, Glen Campbell : deux gentils fantômes

Il était temps qu'un artiste majeur s'y colle. C'est Weller qui l'a fait sur son dernier album, très beau, très épuré "True meanings". Faire quoi ? Rendre Hommage à David Bowie Voici la chanson. C'est bien que ça soit Weller et pas Elton John. Elton John il est bon pour Lady Di et George Michael, pas Bowie, même si.... Vous comprenez ? Non ? Alors révisez.
Après, une petite interview du Modfather sur ce qui l'influence et le motive.
Paul Weller : "Bowie"


Ci-après l'hommage d'un artiste moins important mais néanmoins très bon.
Bertrand Burgalat : "Tombeau pour David Bowie". Les Tombeaux....une bien belle tradition.

L'autre jour quelqu'un me parle de Glen Campbell, le créateur du très grand morceau "Wichita line man", composé par Jimmy Web. En France sa mort est passée quasiment inaperçue l'an dernier. Lang en a parlé sur RTL, il y a eu une page dans le numéro récap de l'année des Inrocks et c'est à peu près tout. C'est peu pour un mec qui a travaillé avec Elvis, Johnny Cash, les Beach Boys etc, etc...
Ce n'est pas très grave, un type qui chante ses dernières chansons entouré de ses petits enfants ne doit pas se soucier outre-mesure des hommages, de toute manière il a réussi sa vie. Il est mort des suites de la maladie d'Alzheimer alors, effectivement, il y avait des "fantômes dans le canevas". Qu'importe? Moi, je me souviens aussi de Glen Campbell.
Pour combien de temps ? Pas très grave. L'ami qui m'a parlé de Campbell est jeune, lui.

mercredi 12 septembre 2018

Valses lentes.

Un petit ajout au post précédent où je mets un des morceaux du dernier très bon album de Spiritualized qui utilise une de mes suites d'accord préférées, propice à la mélancolie et la langueur.
Spriritualized : "Let's dance"

Pareil, en ajout au post précédent, je mets cette version brûlante de "Stella was a diver" d'Interpol.

 Rien à dire, c'est intense. Un jour je vous parlerai des Chameleons, un groupe injustement mésestimé.

lundi 10 septembre 2018

Deux têtes folles et un week-end à la mer.

Juste un petit post pour évoquer une tradition et pour rendre un hommage.
D'abord Interpol. Ces gars-là font dans le rétro vintage d'une époque que je chéris pour l'avoir bien connue et surtout ressentie : celle de la New-Wave. Alors ils reprennent depuis maintenant une quinzaine d'années des suites d'accords et un son piqués au Cure, à Joy Division, à U2 et perpétuent dans la discothèque infinie de la post-modernité une tradition de musique angoissée, triste voire sépulcrale. C'est bien fait et assez beau. Les gars ont l'air investis. Ils ont apparemment traversé toutes sortes d'affres qui vont avec cette musique romantique et sombre, s'en sont tirés et viennent de livrer un album complètement audible même si venu directement du passé, et limite de l'obsolète (la musique actuelle, c'est autre chose). Pas étonnant que la décadente Kristen Stewart, se soit invitée dans leur première vidéo extraite de cet album pour donner une présence fantomatique à des pulsions et des visions qu'on croyait, à tort, un peu en perte de vitesse.
Le deuxième titre de l'album est très beau, très triste et dansant. Je le mets ci-dessous en espérant que le chanteur, qui a désormais la voix d' Ozzy Osbourne et ses petits amis survivent au tsunami nostalgique et délétère qu'ils provoquent et produisent d'autres albums du même tonneau.
Interpol : "The rover".

 Un petit coucou attendri maintenant à l'honorable Jason Pierce qui vient de sortir un énième album avec son groupe Spiritualized et qui sévit dans le Rock anglais depuis les années 80 (ca a commencé avec les Spacemen 3). Autrement appelé J-Spaceman (John Spaceman) il explore avec constance et résolution tous les stades de la dépression et de ses causes, amoureuses ou sociales et ses différentes et successives rédemptions possibles. L'album qui sort est impeccable. Ca ne bouge pas, un peu moins Space peut-être et c'est très beau.
N B : Je tiens la reprise du "Revolution" des Spacemen 3 par Mudhoney pour un des morceaux les plus radicaux et les plus puissants jamais sortis. Soyons juste il a été écrit par Peter Kember, l'autre petit génie du groupe et piqué au MC5 mais je prouve à tous sa radicalité bienfaisante pour les têtes malades en le mettant après. A écouter fort et jusqu'au bout.
Spiritualized : "I'm your man".
Mudhoney : "Revolution".

Mon tube de l'été à moi : The liminanas (featuring Bertrand Belin) : "Dimanche".


lundi 7 mai 2018

Les femmes passent par la bande.

Les femmes et le Rock....Vaste sujet. Que je ne traiterai pas aujourd'hui (enfin presque pas...). Je vais juste dire en passant que la raison la plus forte pour laquelle les hommes font du ramdam dansant avec des guitares et une batterie c'est de choper des meufs. Les femmes, c'est donc primordial. En tant que muse elles sont pas mal non plus. Généralement les groupies ou les officielles sont des canons intelligents dont on soupçonne une maestria sexuelle exceptionnelle. Qu'aurait pondu George Harrison sans la sublime Patty Boyd ? Anita Pallenberg n'a -t-elle pas été la compagne idéale de toutes les dérives et déviances de Keith Richard ? John Lennon a t-il été heureux un instant sans Yoko Ono ? Les réponses s'imposent d'elle-mêmes.
Et puis il y a les femmes qui font du Rock, qui s'emparent de guitares et se mettent dans la lumière. Objets de tous les fantasmes, désirables et désirantes elles scintillent d'un éclat rare dans la galaxie des rock-stars. Objets sexuels de Pygmalions déchainés (Rick James, Prince, Phil Spector...) ou véritables créatrices elles occupent sans sourciller la place qu'on leur assigne ou s'emparent hardiment de celles qu'elles veulent sans demander l'autorisation à personne, se réclamant juste d'un talent évident. Si vous mélangez la seconde proposition à une grande beauté physique et à une intelligence à la hauteur, cela peut donner de véritables idoles et modèles aussi puissants que leurs homologues masculins.
Prenez Susanna Hoffs par exemple, des Bangles, elle est à la fois une bonne musicienne, une femme de tripes et de tête et un sex-symbol, bref une vraie rock- star, si tant est que cette position soit un tout petit peu viable, enviable et qu'elle aie un sens autre que pathologique... En tout cas je vais mettre deux vidéos qui prouvent ses indiscutables talent et charisme. La première d'un duo avec le talentueux Matthiew Sweet qui est une reprise de "Cinnanon Girl" de l'excellent Neil Young (qui est lui-même, exemple rare, bien en-deça ou au-delà de toute tentative de catégorisation en rock-star ou autre célébration quelconque...) La seconde la montre en train de reprendre "When you walk in the room" de la géniale Jackie DeShannon, qui était une très bonne compositrice et à fait rendre les armes à Jimmy Page lui-même, grand fêlé starifié à mort et consommateur boulimique de groupies (par ailleurs musicien honteusement surestimé).
Bon, les vidéos
En-dessous je vais mettre une vidéo du double satanique de Prince qui montre bien la place qu'ont généralement les femmes dans le monde du rock. La faute à qui ? Harvey Weinstein ? A mon avis les torts et responsabilités, la paresse, les clichés sont équitablement partagés entre les pintades et les kékés; les psychologies, les façons de jouir et d'aimer étant complexes et multiples, voire ouvertement morbides.


Les cinglés débarquent et foutent le bordel ! Pour se rafraichir la mémoire...Elle est super.

lundi 26 mars 2018

Une Beauté nommée Rock.

Une fois le choc tellurique du Rock digéré on en est pas moins homme et il nous faut notre part de Beauté. Ça tombe bien, un tas de petits génies qui ont commencé par faire du ram-dam binaire et énergisant pour le meilleur et surtout le pire se mettent soudain à la mélopée, à la suite d'accords chiadée, à la poursuite du grand-oeuvre, c'est à dire "La symphonie adolescente à Dieu" (dixit Brian Wilson) et ce jusqu'à ce que la mort les prenne à 27 ans ou quasi cacochymes, aucune importance, "Forever Young" (dixit Bob Dylan). Ainsi sont nées moultes chansons magnifiques aux refrains inoubliables, aux paroles pleines d'esprit et qui n'ont rien à envier aux standards du jazz ou aux thèmes et ornements classiques. C'est incroyable mais le tas informe du cri primal Rock à donné naissance à un truc bizarre entre l'immédiateté de la satisfaction et la complexité de la musicalité qui peut laisser béat d'admiration et rempli d'émotions. Quoi de plus beau qu'une chanson de Prince ou de Paul Weller (pour citer deux créateurs que j'aime bien) ? Et ça, ce qui suit ? C'est digne des Beach Boys et ça vient de sortir. De la Pop majuscule de la plus belle eau en version minimale et émouvante.
The Lemon Twigs : "Beautiful" et la suite.

Beach Boys ? Vous avez dit Beach Boys ? Soit.**

 Mais tout ça c'est fait sciemment, ça exploite un filon qu'ils ont eux-mêmes contribué a ouvrir.
Ce qu'il y a en dessous est encore plus beau car ils sont vierges de toutes mièvreries et de tout ressort tordu et ça s'impose, comme du Bach ou du Mozart. Evident et gracieux.
Les garçons de la plage : La chaleur du soleil. Que demandez de plus ?

lundi 26 février 2018

" Rock is dead, they say, long live Rock ". Pete Townshend

Le Jazz rance ? Le Jazz mort-vivant ? Et le Rock, me direz-vous ?
Et bien le Rock est dans le même état. Finito, mortibus, dead. Évidemment on en entend encore un peu à la radio et des vieux grognards de 7 à 77 ans en parlent comme s'il s'agissait d'une force vive. C'est faux. Ce n'est plus qu'un souvenir qu'on peux réactiver à l'envi sur les étagères bien remplies du monde post-moderne. Qu'est-ce que vous prendrez mon petit Monsieur ? Du Eighties en compote (Fishback) ou du grunge anémié en flocons (Screaming Females) ? Moi ? Oh, du vintage svp, avec fuzz et second degré. Mettez-moi du Liminanas, monsieur le businessman. C'est rance au possible mais jouissif. Pour moi, je dis bien pour MOI, qui suis un pauvre type qui voit son idiome musical naturel complétement moribond s'écrouler un peu plus tous les jours que la Machine Molle (cf Jagger et le film "Performance") nous met sous le nez....Ce sont maintenant le Rap et l’Électro qui remplissent les fonctions "chansons" et "exutoire à énergie mal dirigée à faire autre chose que de la politique". Et c'est très bien comme ça. King Krule et Migos font le boulot d'Hüsker Dü et de Pavement et je n'y trouve rien à redire.
Parfois (rarement) il se produit un truc bizarre, des types sortent des chansons qui sont tellement belles qu'elles viennent prendre leurs places parmi les classiques du Rock après un chouïa d'écoute. C'est pas de l’esbroufe, c'est "The real Thing"! Ariel Pink fait des trucs comme ça. Deerhoof aussi. Ça actualise d'un coup la vieillerie rock et la peinturlure aux couleurs du temps présent, neuve et exquise. J'écoute en ce moment quelque chose de beau qui me met les larmes aux yeux sans trop de ridicule ni de rimmel et ce n'est pas un groupe-clone de Kiss ou de New-Order. Ce sont les Lemon Twigs. Ces mecs sont au niveau de Brian Wilson et sont pourtant frais et jeunes en un mot : actuels. Ca coule de source, une source où boire sans fin la meilleure eau du Rock. C'est pas Jack White, bande de neuneux, c'est plus inventif, plus moderne ( carrément post-moderne), ce sont les The Lemon Twigs ! Des preuves ? Depuis le temps, mes bons Saint Thomas, vous devriez savoir que j'en ai sous le coude...


lundi 20 novembre 2017

Après la Mort, la flamme du souvenir.

Charles Manson est mort. C'est plutôt une bonne nouvelle, ça. Il encombrait. En particulier le rock. J'espère qu'on en parlera moins. Malcom Young est mort aussi, de démence. Comment voulez-vous qu'il en fut autrement ? Je ne mettrai pas de titre d'AC/DC ici, c'est pas un blog pour ado. Grant Hart y est passé aussi il y a peu et ça n'a pas fait beaucoup de bruit, alors je vais mettre un morceau de Hart avec Hüsker Dü le groupe qu'il formait avec Bob Mould à la guitare (son ex-ami, (amant ?)) et Greg Norton à la basse. Lui était batteur, un excellent batteur, au style unique. Je vais mettre aussi un morceau tiré de son album solo "Intolerance", un des vingt meilleurs disques jamais sortis. On célèbre le premier anniversaire de la mort de Léonard Cohen. Il manque pas mal, le vieux. J'écoute ses disques. J'entretiens la flamme du souvenir. C'est comme ça que ça se passe maintenant. La Toussaint est compliquée. De plus en plus.
NB : Il y a aussi PNL, que j'ai découvert récemment et dont je ne sais que penser. C'est bien, PNL. C'est bien aussi de ne pas les écouter. J'vais pas les mettre. J'vais d'abord essayer d'entraver les paroles...
Tiré du sept titres "Metal Circus" : "Diane".

Grant Hart à son meilleur. "2541"

lundi 13 novembre 2017

Cloclo et BIlly font de la musique. Pas la même, mais de la zique.

De la musique ! Par pitié, de la musique ! Pour aller de l'avant, freiner, pleurer, frapper dans ses mains, danser, chanter. De la musique en guise de pain quotidien, à l'envie, aujourd'hui et demain, celle des temps passés, actuelle, plein les oreilles.
C'est ce que disait Claude François dans cette belle chanson de 1969. Attention, âmes sensibles s'abstenir, c'est du lourd !
Quant à Billy Corgan, pour l'instant, il a mis au rencart les grosses guitares, les arrangements compliqués, les machines à rythme et il se montre à nous presque à poil dans son costume magique de songwriter triste qui enchante cette tristesse. Il a grossi, il est toujours chauve, il a pris du coffre, de l'âge et il fait simple. Il reprend aussi "Wrecking Ball" de l'inénarrable et tellement sexy Miley Cirus et la sauce ne fige pas, petit miracle.

"La vie rongée d'un autodidacte". Et il dit vrai le bougre !

Miley Cirus est un monstre comme Harvey Weinstein, non, bien pire. Et elle arrive d'où ? De chez Disney.

lundi 6 novembre 2017

Lost in Music (et heureux de l'être).

Et maintenant, pour les grands et les petits, pour nos amis et nos ennemis (et il y en a beaucoup, foi de parano!), de la musique et de la bonne !


Bon, les deux vidéos sont complètement barrées mais foutrement actuelles. Il y a un gros plan d'Annie Clark à la deuxième minutes dix-septième secondes; à vous de voir.