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mercredi 26 novembre 2014

Avortez en chanson, les filles !

La loi autorisant l'avortement en France à quarante ans. J'admire Mme Veil. En hommage à celle qui n'est pas un de ces êtres vacillants, éternellement mineurs, qui ne savent pas aimer et aux pieds desquelles rampent les hommes pour étriller un bout de viande, je mets cette chanson problématique des Sex Pistols car anti-avortement, "Bodies". Plus violent, tu meurs. Comme un avortement.... Ah, non, un avortement, même en douceur, tu meurs de toute façon. Cessons d'être les esclaves de ces créatures qui existent à peine. Faisons leurs des mômes à qui mieux-mieux, ça les aidera à prendre conscience de ce qu'elles sont (à de très rares exceptions près) : de prétentieuses et brutales infirmes. Pourquoi cette chanson réactionnaire de la part des Sex Pistols ? Oh, c'est assez simple. Les Punks, ce n'est pas ce qu'on croit. Ils pensent : mais pourquoi la vie est-elle si merdique alors que ce pourrait être le Paradis sur la Terre ? Ils se prennent le mur à longueur de temps, tant et si bien qu'ils finissent par déclarer le mur seule réalité possible et enviable par une inversion post-romantique desespérée. Parfois cependant, ils se laissent aller à leur inébranlable bon fond. C'est le cas ici, ou Johnny Rotten laisse éclater son dégoût d'une réalite qu'il sent pouvoir être totalement autre. Des enfants partout, lui, ça ne le gènerait pas. Les punks, les vrais, ne sont plus de ce monde depuis longtemps. Ils sont morts d'excés de capacité à vivre à fond à la fin du premier tour de circuit. Le mur. Les morts-vivants continuent de tourner dans un lent auto-avortement. C'est moi, c'est vous.

Les paroles :

She was a girl from Birmingham
She just had an abortion
She was a case of insanity
Her name was Pauline, she lived in a tree
She was a no one who killed her baby
She sent her letters from the country
She was an animal
She was a bloody disgrace
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
Dragged on a table in a factory
Illegitimate place to be
In a packet in a lavatory
Die little baby, screaming
Body, screamin', fucking bloody mess
Not an animal, it's an abortion
Body, I'm not an animal
Mummy, I'm not an abortion
Throbbing squirm
Gurgling bloody mess
I'm not a discharge
I'm not a loss in protein
I'm not a throbbing squirm
Fuck this and fuck that
Fuck it all and fuck the fucking brat
She don't wanna baby that looks like that
I don't wanna baby that looks like that
Body, I'm not an animal
Body, an abortion
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
An animal, I'm not an animal
I'm not an animal, an animal
I'm not an animal, I ain't no animal
I'm not a body
I'm not an animal, an animal
I ain't no animal, I'm not an animal
I'm not an animal, Mummy

mardi 29 juillet 2014

Une fable originale (enfin presque) sur Mingus

L'autre jour, un ami me file un coffret Charlie Mingus qu'un de ses fils a reçu, entre autres récompenses, pour un prix d'excellence au violoncelle au conservatoire de musique de sa ville. Il l'avait déjà eu l'année d'avant pour un autre prix, la perte n'étant pas bien grande, j'accepte. Une bonne occasion de re-jeter une oreille sur des albums de Mingus que j'écoute moins en ce moment mais que je révère comme étant des grands moments de la création jazzistique, et de l'effort créatif humain tout court.
L'aspect du coffret aurait du me mettre en alerte : boîtier cartonné à deux balles, pas de livret, "Charlie Mingus" et "10 CD Set" écrit sur toutes les faces. L'arnaque devint évidente une fois que je me mis à écouter un CD du bidule. Le son est dégueulasse, la plupart des "classiques" de Mingus n'y figurent pas ou dans des versions tronquées ou "alternatives", il y a en revanche plein de reprises de standards qui ne brillent pas spécialement par leur inventivité, ce qui est un comble quand on parle de Mingus. Enfin bref, les mecs ont compilé toutes les bandes à pas cher sur lesquelles on est plus ou moins sûr que Mingus ait joué et ils ont sorti un coffret à l'arrache, charge à l'acheteur de ne pas tomber dans le piège. Savoir comment il est possible qu'on offre ça en récompense pour son excellence à l'instrument à un gamin est une question pertinente mais ce n'est pas la mienne. D'ailleurs c'est moins une question que je pose qu'un troublant constat que je fais. Car je me suis mis en tête d'écouter l'intégralité du coffret, histoire de voir s'il n'y avait vraiment rien à en tirer, et il s'avère que le bidule est un très bon coffret pour auditeur de Mingus averti. Tout est inédit ou presque, sa relecture des classiques peut s'avérer étonnante et même passionnante, ses morceaux à lui ont un goût de bootleg râpeux qui n'est pas si mauvais si l'on considère les bibines affolantes qu'il faut parfois s'enfiler si on veut écouter des trucs un peu "roots". Re-bref c'est un excellent coffret pour amateur de Charlie Mingus, ce qui n'était pas du tout le but initial des cocos qui ont édité ce truc-là, j'en mets ma tête à couper. Il y a, par exemple, une version du satirique et vert "Original Faubus Fables" qui sonne mal enregistrée, ce qui lui donne un charme fou et force à prêter un peu plus attention à ce chef-d’œuvre de protestation contre la ségrégation. Est-ce du snobisme de ma part ? Je ne crois pas, je peux être raffiné mais pas snob. Je pense que j'ai subi un effet involontairement induit par le coffret, ou quand les objets qu'on trouve dans le bazar deviennent tous des lanternes magiques.
La version normale d'"Original Faubus Fables". Ça m'a tout de même fait du bien de la ré-écouter.

mercredi 19 février 2014

And the winner is... the loser.

Lucidité sidérante des WHO, assez sûrs d'eux pour ne pas se plaindre.
(Il y a un plan  au ralenti dans cette vidéo, vers la fin quand Daltrey crie, qui est une sorte de summum de l'épique en matière de Rock n' Roll)

 We'll be fighting in the streets
With our children at our feet
And the morals that they worship will be gone
And the men who spurred us on
Sit in judgement of all wrong
They decide and the shotgun sings the song

I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
Then I'll get on my knees and pray
We don't get fooled again

The change, it had to come
We knew it all along
We were liberated from the fold, that's all
And the world looks just the same
And history ain't changed
'Cause the banners, they are flown in the next war

I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
Then I'll get on my knees and pray
We don't get fooled again
No, no!

I'll move myself and my family aside
If we happen to be left half alive
I'll get all my papers and smile at the sky
Though I know that the hypnotized never lie
Do ya?

There's nothing in the streets
Looks any different to me
And the slogans are replaced, by-the-bye
And the parting on the left
Are now parting on the right
And the beards have all grown longer overnight

I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
Then I'll get on my knees and pray
We don't get fooled again
Don't get fooled again
No, no!

Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!

Meet the new boss
Same as the old boss
Une seule petite victoire ? Elle est là, c'est cette chanson de Todd Rundgren.

We've been waiting so long,
We've been waiting for the sun to rise and shine
Shining still to give us the Can you hear me, the sound of my voice?
I am here to tell you I have made my choice
I've been listening to what's been going down
There's just too much talk and gossip going 'round
You may think that I'm a fool, but I know the answer
Words become a tool, anyone can use them
Take the golden rule, as the best example
Eyes that have seen will know what I mean

The time has come to take the bull by the horns
We've been so downhearted, we've been so forlorn
We get weak and we want to give in
But we still need each other if we want to win

Hold that line, baby hold that line
Get up boys and hit 'em one more time
We may be losing now but we can't stop trying
So hold that line, baby hold that line

If you don't know what to do about a world of trouble
You can pull it through if you need to and if
You believe it's true, it will surely happen
Shining still, to give us the will
Bright as the day, to show us the way
Somehow, someday,
We need just one victory and we're on our way
Prayin' for it all day and fightin' for it all night
Give us just one victory, it will be all right
We may feel about to fall but we go down fighting
You will hear the call if you only listen
Underneath it all we are here together shining still

lundi 27 janvier 2014

Décoration : Le bon goût à la portée de tous.

La déco a le vent en poupe. Très bien. Moi, j'ai des goûts très simples : des toiles de Maîtres partout. Mais chacun a son propre univers et veut agrémenter son petit chez-soi pour s'y sentir à l'aise et le montrer aux amis, aux aguets de la moindre faute. Pour ma part, je déplore que le grand public ne fasse pas plus appel à la taxidermie, je veux dire, aux animaux empaillés. C'est simple, peu salissant et très passe-partout, un "basic", quoi. La cause animale, qui s'est fort justement exprimée, a fait du tort à cet élément décoratif qui fut jadis très répandu. Mais savez-vous que, quand on les empaille, les animaux sont déjà morts ? Ah, avouez que vous n'aviez pas considéré la chose sous cet angle ! Ce n'est pas si barbare au fond, hein ? Alors, la peau de grizzli devant la cheminée, c'est pas si mal ? Et le renard empaillé dans l'attitude du prédateur, la gueule bien ouverte, c'est simple, ça va avec tout ! Mais, comme des illustrations bien senties valent mieux que tous les longs discours, voici deux exemples de décoration d'intérieur où la taxidermie trouve tout naturellement une place de choix. J'ai trouvé ça dans des vidéos de groupe de Rock, c'est vous dire si c'est cool.
Alors, en premier lieu, une magnifique tête de Tigre de Sibérie (espèce presque éteinte) en trophée sur mur bleu agrémente joliment le sous-sol d'un dénommé Juan, où s'ébat un petit combo pop des plus vifs, les Deerhoof. Le titre c'est "Dummy discards a heart".

Seconde salve, et pas des moindres. Monster Magnet démontre dans "Powertrip" avec sobriété et humour le coté "frais" de l'Ours Blanc empaillé (doit plus en rester beaucoup de vivant non plus). Cet accessoire discret autant qu'imposant ne souffre aucune contre-indication, sauf, peut-être, l'invité surprise Inuit qui peut en prendre un petit coup au moral. A ne pas oublier, on ne sait jamais.

mercredi 20 juillet 2011