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mercredi 24 avril 2019

Retour à la normale après l'orage.

Un effort avec Ry Cooder. Un bel effort qui sera récompensé par une embellie musicale et morale. Et encore un gospel, encore pour célébrer.
Ry Cooder "Straight street."

Parce qu'en fait on vient de là et c'est dur, très dur, le traviole.
Jack Kittel : "Psycho".

lundi 10 décembre 2018

Les mots du poète : l'or des fous.

L'excellence Rock, suite. Ecoutez ce live des Stone Roses, vous verrez ce que c'est que l'excellence en matière de Rock. Le morceau est génial et l'interprétation hors-pair. Au début on entend les mots et la voix du prophète-fou et poète William S. Burroughs. Je mets le texte entier en-dessous. C'est aussi de la grande musique.


lundi 8 octobre 2018

L'Hard du Rock.

Mais où se cache le Hard-Rock ? Oh ! il n'est pas bien loin. Tapi dans l'ombre il attend l'heure de ressortir ses griffes et de repartir à l'assaut des mortels consentants pour fissurer les esgourdes et réduire à néant des montagnes de neurones imbéciles à coup de décibels; hurlant, ravageant, semant alentour les orgasmes sonores et la tristesse qui va avec.
Bon, même si on est pas près de me voir au festival de Clisson (Le Hellfest), rassemblement de bisounours cloutés et percés, j'ai toujours eu un faible coupable pour cette musique détonante. Ce qui me sidère, entre autre, dans les groupes de Hard-Rock c'est le savoir-faire musical hallucinant des musiciens, qui, quand il ne tombent pas dans une technicité vaine, sont capables d'envoyer leur sauce piquante avec une maestria plutôt réjouissante et, somme toute, emballante. Je mets ci-dessous trois exemples de ces chatoiements rudes qui titillent l'oreille agréablement et permettre de se perdre dans la musique à fond les gamelles (comme on disait de mon temps) avec un brio qui emporte aussitôt l'adhésion.
Deep Purple : "No, no, no." en répète avec un très bon son. Incroyablement virtuose et swinguant.

Kyuss : "Space cadet". Dans la grande tradition des morceaux lents et acoustiques (ou presque) des groupe de Hard-Rock, Ici, Kyuss à la manoeuvre, le premier groupe de Josh Homme des Queens of the Stone Age, inventeur du Rock stoner

Deux titres du groupe plus récent 1000mods, cryptés, hypnotiques, jouissifs. Ces gars font du travail au noir, souterrain, plein d'humus et de groove salingue : "Vidage" et "Electric carve".


mardi 25 septembre 2018

Alain Delon de loin, de plus en plus loin.

Non mais Delon, là, ça va plus du tout ! L'autre jour je tombe sur le chapeau de son interview dans le journal "Le Monde". Ca donne ça : "Tout ce que j'ai tourné au cinéma, je l'ai vécu." Oh la la, mais c'est pas bon ça, Alain. Parce qu'acteur à la base c'est pas ça du tout, c'est faire semblant de vivre une chose au cinéma et être quelqu'un d'autre dans la réalité.... Le truc basique, quoi, le travail d'acteur... Mais là c'est proprement délirant, et vu les rôles sordides de frappes qu'il a accumulés, vous imaginez le passif qu'il trimballe ! Ah le melon, Delon ! Remarquez ça expliquerait pourquoi il n'a pas tourné un truc intéressant depuis trente ans. Parce que si en plus il faut qu'il vive le truc, avec son espèce d'égo qui est un catalogue des vices du pervers narcissique en goguette...on s'en sort plus. Il est fatiguant Delon. Il fait pitié, soit, (ça c'est Godard qu'il l'avait relevé, mais bon, lui-même...) mais il devient aussi lassant, à force de vivre des trucs.
Imaginez-vous Boris Karloff disant ça, ou Anthony Hopkins ! Putain !
Remarquez, y'a toujours un moment où les Stars du Star-système finissent par ressembler à leur images caricaturées, c'est inhérent au truc du Star-système. Y'a même des gens qui en vivent (satiristes, humoristes), des parasites de parasites. Et pourtant, y'a des fois, même éculé, le truc fonctionne quand même.
Par exemple, le dernier Billy Gibbons, clown grimaçant s'il en est, est bon. Encore un type inspiré, comme Delon...Non, je plaisante, ce n'est pas du tout la même chose, le Blues et l'actorat. Si Delon faisait du Blues je ne vois pas ce qu'il serait assez humble pour jouer. Chopin à harmonica ?
Billy Gibbons, qui, par son talent intact, ne sombre pas dans l'auto-parodie (enfin presque pas) : "Missin' yo' kissin'.

Delon en 1967, déjà perché, déja "mythique". (Marianne Faithfull est pareille, superbe et déjà ailleurs On imagine sans difficulté ce que Mick Jagger à pu faire de cette victime consentante).

Et un petit plaisir narcissique, pour moi, qui vit des trucs dans la réalité comme tout le monde : "vus à la télé".

lundi 17 septembre 2018

David Bowie, Glen Campbell : deux gentils fantômes

Il était temps qu'un artiste majeur s'y colle. C'est Weller qui l'a fait sur son dernier album, très beau, très épuré "True meanings". Faire quoi ? Rendre Hommage à David Bowie Voici la chanson. C'est bien que ça soit Weller et pas Elton John. Elton John il est bon pour Lady Di et George Michael, pas Bowie, même si.... Vous comprenez ? Non ? Alors révisez.
Après, une petite interview du Modfather sur ce qui l'influence et le motive.
Paul Weller : "Bowie"


Ci-après l'hommage d'un artiste moins important mais néanmoins très bon.
Bertrand Burgalat : "Tombeau pour David Bowie". Les Tombeaux....une bien belle tradition.

L'autre jour quelqu'un me parle de Glen Campbell, le créateur du très grand morceau "Wichita line man", composé par Jimmy Web. En France sa mort est passée quasiment inaperçue l'an dernier. Lang en a parlé sur RTL, il y a eu une page dans le numéro récap de l'année des Inrocks et c'est à peu près tout. C'est peu pour un mec qui a travaillé avec Elvis, Johnny Cash, les Beach Boys etc, etc...
Ce n'est pas très grave, un type qui chante ses dernières chansons entouré de ses petits enfants ne doit pas se soucier outre-mesure des hommages, de toute manière il a réussi sa vie. Il est mort des suites de la maladie d'Alzheimer alors, effectivement, il y avait des "fantômes dans le canevas". Qu'importe? Moi, je me souviens aussi de Glen Campbell.
Pour combien de temps ? Pas très grave. L'ami qui m'a parlé de Campbell est jeune, lui.

mercredi 12 septembre 2018

Valses lentes.

Un petit ajout au post précédent où je mets un des morceaux du dernier très bon album de Spiritualized qui utilise une de mes suites d'accord préférées, propice à la mélancolie et la langueur.
Spriritualized : "Let's dance"

Pareil, en ajout au post précédent, je mets cette version brûlante de "Stella was a diver" d'Interpol.

 Rien à dire, c'est intense. Un jour je vous parlerai des Chameleons, un groupe injustement mésestimé.

lundi 30 juillet 2018

Un petit tour de tapis volant et puis s'en va.

J'aimerais pouvoir dire que Mars Bonfire a écrit "Born to be wild", qu'il a touché le jackpot avec Steppenwolf et qu'il s'est retiré dans une ferme du Minnesota pour élever des boeufs bio. Rien n'est jamais parfait (à de très rares exceptions près). Mars Bonfire a bien quitté Steppenwolf après "Born to be wild", son premier et unique tube pour le groupe, mais il a continué à jouer de la guitare, avec Kim Fowley notamment. Et, tout compte fait, ça fait encore plus de bien de penser à ça tout en ayant dans un coin de la tête les 25 dernières années de carrière des Stones.
Je ne résiste pas au plaisir de mettre "Born to be wild", hymne rock qui fit l'ouverture de Radio One, la radio jeune de la BBC, ni à celui, plus retord et plus perso de mettre "Magic Carpet Ride", tube avec lequel John Kay, autre force séminale de Steppenwolf capitalisa sur le succès de "Born to be wild".



lundi 11 juin 2018

"Guitar men, they steal the show."

Si on me le demande (ça peut arriver, on ne sait jamais; même si, usuellement j'arpente seul un désert bien sec d'un coeur blessé mais allègre et d'un pas qui me sert de mesure sans que j'ai besoin de personne) je répondrais, comme tout le monde, que la meilleure version que je connaisse de "Hey Joe" est celle de Jimi Hendrix. Attention les petis amis ! Sur Fender Statocaster. Parce que si on passe à la Télécaster ce n'est plus le même tabac, là c'est celle de Roy Buchanan, que je vais mettre ci-dessous, qui éclate tout. On peut même dire que c'est la meilleure tout court. Ouais...Quand on tape pas avec la même cognée les arbres ont tendance à ne pas tomber à la même cadence. Sur cette pensée profonde, here is Roy Buchanan, le roi de la Télécasse-tête. Dire qu'il a été pressenti un moment pour remplacer Mick Taylor dans les Stones. Quel gâchis c'eût été. Y'a une petite nana dans la salle, elle est mesmérisée. C'est ça le pouvoir des guitaristes (cf "Guitar man" de Bread).

En parlant des Stones. Voici un inédit. Une version des années 70 de "Drift away", popularisée par Rod Stewart, entre autres. D'ailleurs, les New-Barbarians, avec Ron Wood, Keith Ridchards et Rod Stewart, qui ont sévi parfois au mitan des seventies, constituaient une alternative crédible aux Rolling Stones comme au Faces. Pour preuve le live encore en-dessous. Les mecs sont si "easy", Richards et Wood tellement contents de jouer ensemble..


mercredi 30 mai 2018

Un truc de malade, Docteur !

Si vous me demandez ce que c'est que le Rock, je vous répondrais que c'est ça. Des psychotiques en pleine crise. Rassurez-vous, les mecs sont tous morts ou séniles.De toute façon, inoffensifs. Enfin, c'est génial, quoi.


lundi 26 mars 2018

La beauté sera convulsive ou....

Un des deux ou trois soubresauts à l'année qui réveillent le Jazz vient d'avoir lieu il y a peu et il remonte du fond des âges. On a publié officiellement l'enregistrement d'un concert de Wes Montgomery et de son orchestre de super-sidemen saisi en 1965 par l'O.R.T.F, en France donc.
C'est génial, ça envoie du lourd. Et maintenant un peu de vaudou comme à Congo Square à la Nouvelle Orléans: "Jazz ! Lève-toi et marche. "
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Pour ceux que les oraisons funèbres intéressent :
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Celle-là a l'avantage de n'être pas signer Daniel Rondeau

lundi 18 décembre 2017

And now, Ladies and Gentlemen....

Et maintenant, un peu de bonne musique pour toutes sortes de temps et de gens.


Vous connaissez Justin Bieber, Milus Cirey, Nicki Minaj ? Et bien il existe la même chose pour adultes. Je le sais, je sors d'en prendre.
 

lundi 11 décembre 2017

Christophe n'est pas mort, Alan, si.

Y' peut tout se permettre ce con, ça passe. Et pourtant je n'aime pas Radiohead....

J'aime Alan Vega, par contre, et il a suffit à Christophe de quelques borborygmes de Vega en bout de course pour trousser un tube Dance au poil : "Tangerine". Je pense que Vega dit à peu près n'importe quoi. De toute façon il "chante" de manière incompréhensible.
Sur YouTube y'a rien de bien bandant. Allons-y pour ce live un peu anémique (le son que ça a sur le CD...).

Dans les années 90 Vega tissait sur mesure une toile cubiste de blues avec Ben Vaughn et Alex Chilton. Ca peut sembler prétentieux, c'est du nanan, du miel. For diabétiques only.



lundi 13 novembre 2017

Ariel et Annie font la musique des autres.

Tiens, les mêmes que l'autre jour, Pink et Vincent, et qui font des reprises. Les Stones, oui, c'est connu, mais aller chercher un titre de Sad Lovers and Giants, fallait le faire (d'ailleurs, il s'est fait aider).


Cloclo et BIlly font de la musique. Pas la même, mais de la zique.

De la musique ! Par pitié, de la musique ! Pour aller de l'avant, freiner, pleurer, frapper dans ses mains, danser, chanter. De la musique en guise de pain quotidien, à l'envie, aujourd'hui et demain, celle des temps passés, actuelle, plein les oreilles.
C'est ce que disait Claude François dans cette belle chanson de 1969. Attention, âmes sensibles s'abstenir, c'est du lourd !
Quant à Billy Corgan, pour l'instant, il a mis au rencart les grosses guitares, les arrangements compliqués, les machines à rythme et il se montre à nous presque à poil dans son costume magique de songwriter triste qui enchante cette tristesse. Il a grossi, il est toujours chauve, il a pris du coffre, de l'âge et il fait simple. Il reprend aussi "Wrecking Ball" de l'inénarrable et tellement sexy Miley Cirus et la sauce ne fige pas, petit miracle.

"La vie rongée d'un autodidacte". Et il dit vrai le bougre !

Miley Cirus est un monstre comme Harvey Weinstein, non, bien pire. Et elle arrive d'où ? De chez Disney.

lundi 16 octobre 2017

Comme à Gravelotte.

De bien mauvaises nouvelles tombent comme des grenouilles sur l'Egypte. Aprés Walter Becker c'est Grant Hart qui y est passé. On ne peux imaginer deux talents musicaux plus différents, voire opposés, n'empêche, ils étaient des maîtres chacun à leur manière.
Grant Hart avec son groupe Nova Mob dans les années 90.

Walter Becker avec son pote Fagen dans Steely Dan. Un de leurs morceaux que je préfère : "FM". C'est juteux de feeling.

Grant Hart avec Husker Du et donc Bob Mould, dans une de leurs plus belles chansons, issue de l'avant-dernier album du groupe. "Je ne veux pas savoir si tu es seul". Celle-là, il l'a toujours aimé

lundi 18 septembre 2017

Queeny of The Stone Age.

Marrant. J'ai mis un peu de temps a m'en rendre compte mais Mark Ronson, producteur de variétés angliches plutôt bon, a fait un sacré boulot sur le dernier Queens of the Stone Age. Il a enlevé toute la graisse qui enveloppait chaleureusement leurs bons albums et les compositions de Josh Homme s'en trouve allégées, comme épurées d'une gangue qui devenait fatigante à supporter. Plus Pop ? Pas vraiment, plus aérées je dirais, ça reste Rock. On peut entendre sans se lasser les chansons du groupe enfin redevenues "basiques" alors qu'ils avaient fait un effort surhumain pour sonner comme un 35 tonnes, ce qui était une bonne idée mais aussi une impasse. Je vous conseille l'écoute du très bon live qui suit, les gars ont gagné en tranchant, en spontanéité, ils sonnent comme jamais. J'avais vu Them Crooked Vulture en concert au Zénith de Paris et c'était plus possible une telle lourdeur, un tel surpoids (bon, c'était avec ce con de bassiste de Led Zep, groupe haïssable, il est vrai). Je suis sûr aussi que Josh Homme y va moins fort sur les drogues et les adjuvants, ce qui fait qu'il est pointu, le bougre.
Mais qu'est devenu "le gras" des Queens ? Et bien, il se balade dans les égouts de Londres et est surnommé "Fatberg". Il est immonde et finira, paraît-il, au musée. Beurk ! (Quoi ? le Musée ?)
A part ça, je pense souvent à Donald Fagen, la moitié survivante de Steely Dan. Il est triste, c'est certain. Fera t-il un autre album ? Pour exorciser sa peine, c'est ce qu'il a de mieux à faire. C'est un créateur, il le fera. Il y a un live intitulé 'Live in America", un live "officiel", qui permet de se rendre compte de la qualité musicale incroyable des chansons composées par le duo Becker/Fagen. Allez-y jeter une oreille de ma part.

mercredi 13 septembre 2017

Steely Dan moins raide que la mort...

Comme je l'avais dit dans un post précédent, les idoles toujours plus nombreuses et plus imprimées dans l'esprit des gens depuis la grande époque des médias de masse triomphants décanillent maintenant dans l'au-delà à vitesse grand V. Ce n'est pas surprenant mais ça tombe dru et c'est parfois triste. La disparition de Jerry Lewis ne m'a pas fait plaisir. Il m'a tellement fait rire celui-là. J'aimais le fait qu'il soit encore en vie, ça me rassurait. Au moins Jerry Lewis était de ce monde, cette pensée me rassérénait.
Et puis, Walter Becker est mort il y a peu. Il était le guitariste et co-fondateur de Steely Dan qui reste un de mes groupes préférés, de ceux qui produisent une musique "populaire" qui s'élève à la hauteur de la musique dite "savante". Donald Fagen, son comparse de toujours, doit être dévasté. Moi, ça ne me plaît pas non plus. C'est pareil que pour Lewis, je me disais que quelque part en Californie ou ailleurs ces deux-là fourbissaient un coup de Jarnac du rock, encore un album impeccablement bon, dans la haute lignée des autres, tous excellents depuis le début. Voilà c'est fini. Reste la cire, les CD, les MP3, que sais-je encore ? pour rendre les sons magnifiques des guitares de Becker, de sa basse. Bah, c'est même pas la peine, au fond. Vous savez pourquoi ? Les parties guitare du morceau que je vais mettre ci-dessous, je les ai tellement en tête que je n'ai même pas à l'écouter pour les entendre. Allez, in memoriam.
https://g.co/kgs/8nTs1M

mercredi 28 juin 2017

Roger Nelson meets Warren Zevon.

C'est un truc un peu secret en France. Je veux parler de Warren Zevon, qui était très connu aux States. Il est mort maintenant. Je l'écoute depuis longtemps et il a pondu de véritables perles de la chanson américaine. Il y a un jour où il m'a fait vraiment plaisir c'est celui où il a repris "Rasberry beret" de Prince avec les mecs de R.E.M.en guise de sidemen. C'est vraiment bon et je suis un mordu absolu de sa voix. Les deux sont morts maintenant, Prince et Zevon. Il reste leurs pépites sonores à écouter sans fin.

samedi 24 juin 2017

Prince, le retour. Ca baise et Stéphane Bern bande déjà (mou).

Alors que je commençais à penser que, de mes deux idoles disparues l'an dernier, Prince ne me manquait pas, contrairement à David Bowie, sort inopinément la version Deluxe, remasterisée, augmentée, je ne sais quoi..d'un de ses chefs-d'oeuvre : "Purple Rain". Et c'est encore un choc, de la même intensité que le choc initial de 1985. Ah, le bougre princier avait la main alors ! C'est bon du début à la fin et il y a 35 morceaux de musique ! C'est à ne pas croire et il faut spécialement se laisser enchanter par les inédits complets et les chansons plus ou moins connues sous la forme d'enregistrements pirates, que l'on trouve sur cette édition du disque toutes produites de pied en cape et avec un son impeccable. D'où sortent ces "Possessed", "Electric intercourse","Our destiny/Roadhouse garden" faramineux ? Aucune idée, mais c'est là, et génial. Là où ça devient énorme pour moi c'est qu'il y a une version tout fraîche d'un morceau que je connaissais et que j'ai trouvée à tomber par terre, c'est celle de "We can fuck", composition à la stature d'un hymne, maintes fois reprise et retravaillée, et qui est là proprement magnifique. C'est un des tout meilleurs morceaux de Son Altesse Princière. On retrouvera cette oeuvre dans la discographie officielle de Prince en 1989 sous le titre "We can funk", sur le maudit et riche "Graffiti Bridge", pour lequel notre héros fera appel au talent de producteur de George Clinton, de chez Funkadelic et consort. Après l'échec commercial de "Graffiti Bridge" Prince sortira un album ouvertement mauvais qui se vendra par tombereaux entiers, "Diamonds ans Pearls". Commencera alors pour lui le cycle des rédemptions et des chutes volontaires (ou non) jusqu'à ce qu'on ne sache plus de quel exercice d'autodestruction ou de création ressortissent ses efforts tardifs.
Rien de tout cela ici et c'est un pur régal, tout est fluide et génial, il file droit, vite et les gemmes de l'eau la plus pure s'enchaînent au long du disque comme des perles pêchées pendant l'apnée la plus longue et la plus jouissive. "We can funk", donc, chanson baroque, sublimissime et enfin aboutie, mais aussi une version à pleurer de "Father's song", co-composé par Prince et son père, le funky "Wonderful ass" qui évoque bien-heureusement ce qu'il doit évoquer et les autres que je vous conseille d'aller écouter toutes affaires cessantes. D'autant plus, quel régal, qu'on trouve toutes les versions longues des morceaux de l'album qui sortaient en maxi-single à l'époque et leur détonantes face B ("17 days", "God", "Erotic city" qui electrisaient les foules de fans dans des concerts auxquels j'ai participé (je dis "participer" parce que c'était vraiment la messe !)
Donc, maintenant que j'ai repris les choses princiennes en main et en pleine tête, je reviens sur mon jugement trop hâtif de la première phrase pour me dire -et vous le dire par la même- que j'ai eu du bol de vivre en même temps qu'un enchanteur pareil dont les sortilèges ont repris vie dans mon esprit où ils sommeillaient bêtement par ma faute, négligent que je suis.
Pas de vidéo, je n'en trouve pas sur Youtube, les sbires veillent. Vous devrez me croire sur parole et aller voir par vous-même.

mardi 23 mai 2017

Va, Chis(tophoros) Cornell, repose-toi. Il n'est rien arrivé à Manchester ce jour-là

Ainsi Roger Moore, lassé de son boulot d'ambassadeur de l'UNICEF, s'est fait péter la couënne après un concert d'Ariana Grande à Manchester, Royaume-uni, entrainant dans son ultime voyage bondien de jeunes décérebrés venus voir s'agiter quasi nue la jolie star américaine. Peut-être même était-il en train de se faire sucer par une ado à peine pubère qui le prenait pour le père Noël en vacances. Tu parles d'une éjac....
Non, ça s'est pas passé comme ça. Je ne devrais pas écrire ça, c'est de mauvais goût.
MAIS, l'humour étant le refuge ultime des desespérés et outrepasser les limites du bon goût étant le seul moyen que je connaisse pour rétablir en ma faiblesse mentale des bornes vacillantes, je vais laisser le texte quand même, comme une tentative d'exorcisme sale, dégueulasse.
Ainsi Roger Moore est mort...
Ainsi les djihadistes font des cours de morale à nos petits hédonistes en herbe...
Dejà il y a largement de quoi pleurer toutes les larmes de son corps. J'apprends par là-dessus que Chris Cornell est mort. Il s'est suicidé.
J'avais, comme pour Moore d'ailleurs, une tendresse pour Cornell. Il était peut-être un peu limité parfois mais il a composé quelques bonnes chansons et les a surtout chantées de sa voix puissante et mélodieuse. Je crois que ma dilection pour Cornell tient en partie au fait qu'il était malade, dépressif avancé. Il chiquait pas au truc, il chantait tant qu'il pouvait mais sinon ce n'était vraiment pas la joie. D'ailleurs dans la fournée Grunge de Seattle, il y avait beaucoup de malades psy qui ont fait des morts plutôt propres (Vous connaissez le programme de la rock-star, non ? "Live fast, die young, leave a clean body".) Cornell avait mon âge, ce n'est plus si jeune et pas si vieux. Oui mais voilà, il n'avait pas mon sens de l'humour. Ca l'a tué le pauvre.
Allez, deux trucs de lui que j'aime bien.
En solo, "Sunshower". C'est toujours des ténèbres que l'on parle le mieux des "douces douches de soleil".
"Je marchais dans la nuit vers le Marché+, comme tous les soirs de l'hiver. Il n'était pas loin de 21 heures, l'heure de la fermeture. Il faisait froid, j'avais ma veste doublée en laine, des gants et le casque de mon balladeur sur les oreilles. Au Marché+ j'allais peut-être voir une caissière mutine que j'aimais bien. C'était une perspective agréable. C'était ma seule marche de la journée, j'avançais facilement. Je revenais juste d'un pays d'ombres et de voix, ensorcellé et maléfique. Il faisait bon goûter la morsure du froid, l'idée d'une jeune-femme, l'allant de la marche. J'écoutais "Sunshower" de Chris Cornell et le lyrisme du morceau convenait bien à mon état d'esprit de décalage plutôt réjoui, d'humeur claire/obscure et de disponibilité à un peu de courant de vie. Dieu me pardonne, mais, si ce n'était certes pas le Paradis, il faisait bon marcher dans l'hiver en écoutant cette "Douche de soleil" et vibrer au son de la voix et de la guitare de Chris Cornell. Oui, le son dans ma tête était bon, et le goût sur ma langue était doux."

Avec Soundgarden : "Rusty cage". Il n'en est jamais sorti. C'est ça la beauté terrible de la folie.



Ce truc a été repris par Johnny Cash, qu'il est de bon ton de déprécier cet an-ci. Fuck off, c'est méchant ce truc, ça mord, ça mort, c'est Cash "You scare me John..." dit son ami Kris Kristofferson.