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dimanche 8 septembre 2019

"Je ne veux pas entendre parler du Mal." John Martyn.

Ne me parlez pas de Zahia égérie de la jutte des classes, de son Q.I de 30, de sa cambrure malade, des pénaltys poteau rentrant que lui mettait Ribéry
Ne me parlez pas de Yann Moix et de sa Star Académie Française pour fiotte repentie.
Ne me parlez pas de Houellebecq et de Depardieu qui sont tellement nuls que même les français s'en aperçoivent et ne vont pas voir leur film.
Ne me parlez de l'autiste que tout le monde aime et qui est l'image rêvée du handicap supportable par tout un chacun.("Il fait de l'oseil, le salaud").

Je veux entendre parler de Jeanne la Pucelle, de la musique de Christophe, de la Cathédrale Notre Dame d'Amiens où Bruno Dumont a tourné son film.
Je veux entendre parler de Louis Skoreci, le meilleur critique de cinéma vivant (désolé Luc Moullet) et de ses films, dont "Le juif de Lascaux", qui ne peut être qu'un authentique chef d'oeuvre (le nom laisse tous les autres titres de film loin derrière). Je veux entendre parler de et lire son blog qui est cent fois meilleur que le mien..
Je veux entendre parler de Betty Lavette qui a sorti un album juteux de feeling et de beauté de reprises de classiques de Bob Dylan. Je veux revoir "Eat the document" de Dylan. Le seul et unique bon documentaire sur lui, en l'occurence sur sa tournée anglaise de 1966
Ok, je me tais. Voilà ce que je veux :
"Oh a storm is threatening..."live Miami 30 août 2019, sous l'ouragan Dorian. Vous savez quoi ? Les Stones sont devenus des Dieux.

lundi 10 décembre 2018

Pete Shelley : fou de musique et libre.

Je remets ça avec Pete Shelley et lui rends un hommage paradoxal en mettant ici un morceau de son comparse guitariste au sein des Buzzcocks, Steve Diggle.
Shelley a toujours essayé de se libérer de tous les carcans, avec courage et ténacité, dans la mesure ou c'est possible. Il était de ceux qui font des efforts pour être libre et qui en témoignent aux autres, qui, à sa suite, s'en trouvent mieux et plus libres. Je crois que c'est le maximum qu on puisse faire.
Après je mets un docu anglais passionnant sur les Buzzcocks et Magazine. Car il se trouve qu'Howard Devoto, la leader de Magazine, a été le premier chanteur des Buzzcocks. Je vous parlerai de lui et de Barry Adamson, son bassiste, une autre fois.
Les Buzzcocks : "Running free"

Le docu "B'dum, B'dum" fait par la télé anglaise.




mardi 22 mai 2018

Voir des choses.

Sur le cinéma, que dire ? Que ce qui pourrait être un art majeur, décisif, éclairant, dans le grand panorama des arts, n'est plus qu'un paysage délétère et obscur qui mène infailliblement à la pornographie. Qu'on aurait du se méfier de cette essence pornographique du cinéma et n'en faire qu'avec beaucoup de précaution, se méfier de la pulsion voyeuriste qu'il satisfait. Qu'il a fallu un code aux Etats-Unis (le code Hays) et pas mal de bonne volonté dans d'autres pays (et même l'aide de certaines dictatures) pour que ça ne soit pas immédiatement les hommes et les femmes les pires qui fassent du cinéma. Que ce temps est arrivé, qu'il n'y a pas pire qu'un Dolan ou un Von Trier, pas pire qu'un Vim Diesel ou qu'un Jason Staham et qu'on ne voit plus à l'écran que de la violence ou du sexe, calculés pour nous faire jouir à l'heure exacte et voulue entre deux repas au Mac Do. Fini le cinéma, ratiboisé, à de très rares exceptions près, qui continue d'exprimer quelque chose avec le mouvement enregistré et projeté, ce que Robert Bresson refusait d"appeler "cinéma" et qu'il appelait "cinématographe", toujours. Que les marges elles-mêmes ont disparues, nettes propres, emportées avec la frénésie de tout voir qui se déchaine en particulier sur le net, et dans les séries, qui font encore "plus vrai", qui permettent "d'aller plus loin". Que le cinéma, comme l'opéra du XIX siècle et la tragédie du XVII, est mort de trop de puissance, dépassé par les monstres qu'il a lui-mêmes engendré : la télé et le net. Pleurer ? Peut-être, en regardant de vieilles images muettes. Comme dans "Le rayon vert" de Rohmer, l’héroïne pleure. "Le rayon vert"... quelqu'un se rappelle que c'est tiré d'un bouquin de Jules Verne ? Qui dit qu'on ne voit bien qu'avec le coeur. Le coeur... ce qu'il y a plus facile à berner et à saisir. Aujourd'hui rongé d'images putrides et de sons abrutissants;  qu'on calme comme on peut, avec des Xanaxs ou des joints et qui a besoin de nourritures saines alors qu'on le gave de mal-bouffe sentimentale et émotionnelle. Le coeur, ce qu'il faut tuer pour avoir le pouvoir. Et ça marche. Le coeur est mort, avec John Wayne, avec E.T., avec "Apocalypse now", "Heart of darkness" et les sucreries qui se vendent à l'entracte, tout droit sorties de la chambre froide. Pleurer ? Merde alors !
Ci-dessous. La fin des haricots. La mort, tout confort.

Et elle se plaint Asia Argento ? Non, mais de qui se moque-t-on ?


lundi 19 décembre 2016

Leon Russell fait son Medecine Show et ça fait du bien.

Nous vivons entourés de légendes, de mythes vivants puis morts, puis immortels. Chaque jour de nouvelles étoiles apparaissent dans d'inexistantes constellations, d'anciennes fichent le camp et s'éteignent sans disparaitre. Sont-ce des hommes, des Dieux, des demi-Dieux ? Un peu de tout ça, ce sont eux qui tissent l'écharpe qui nous enveloppe l'hiver et ce sont eux qui nous font danser nus sous la Lune l'été. Gotlib est mort. Ce n'est pas triste, ça ne peut pas l'être. Vous comprenez ? Gotlib mort, quelle dérision ! Enfin, je me retiens. Je me souviens. La mémoire, c'est tout.
Retour vif-argent sur Leon Russell, décédé lui aussi il y a peu, pour dire qu'il avait mauvais caractère, comme beaucoup de ces géants sur les épaules desquels nous sommes juchés, mais que c'était vraiment un compositeur et un interprète remarquable.
Voici une preuve. Une émission de la télé américaine des années 70 où, avec sa petite bande de clowns, de freaks gentillets, de petites têtes sympathiques (nous ?), il enchante les ondes et les récepteurs avec sa beauté et sa rudesse tendre. C'est bon, ça se laisse regarder sans fin, il y a une très bonne version de "Honky tonk woman"et ses propres chansons, superbes, "A song for you", "Delta lady" et autres...
Ecoutez le speech du présentateur vintage seventies, il est tordant. Encore avant c'est Leon Russell lui-même, avec son haut-de-forme.


jeudi 30 juin 2016

Scotty Moore au Paradis, direct !

Scotty Moore est mort. Total eclipse of the Sun. La moitié restante de Dieu a disparu dans l'obscurité définitive. Le Rock n'est pas seulement en deuil, il est orphelin de père et de mère. Pupille de l'Humanité souffrante. Pensez donc : les guitaristes, tous les guitaristes de Rock sont issus pour une part du solo de Scotty Moore sur "Hound Dog" sorti en 45 tours sous le nom d'Elvis Presley mais qui est le disque fondateur du Rock, suscitant les vocations, distribuant les rôles : Elvis en Christ, Scotty en Saint-Jean Baptiste, les Jordanairs en apôtres dévoyés, Sam Philips en Moïse. Et merde, pourquoi faire du style, des falbalas ? Je suis triste, c'est tout. Personne n'a jamais tout à fait capté ce fameux solo de "Hound Dog", même Scotty a dit qu'il ne savait pas reproduire ce qu'il avait fait dans l'effervescence de la session. C'est momumental, une envolée subite, on décolle en deux secondes. Toute la partie guitare est géniale sur le reste du morceau, soutenue, à la hauteur de la voix d'Elvis, ça swingue salement (Rock n'Roll) MAIS LA, c'est de la magie, le doigt de Dieu, la marque du Diable. Il faut écouter Keith Richards parler de Moore, comme les Beatles d'ailleurs. Ce n'est pas que de la légende, c'est du talent PLUS quelque chose d'impalpable qui fait qu'on touche à la Grâce pure et simple. Scotty a donné vie à plus grand que lui, qui l'a dépassé mais pas bouffé et il l'a partagé. Merci Scotty et repose en paix.
Un truc louche pour illustrer mon propos. Evidemment dès qu'on touche au King ça devient compliqué, bordel de merde de flouze qui salit tout. Comme si quelques uns, et même beaucoup, ne s'en était pas mis suffisamment plein les fouilles avec Presley.
Donc, le show télé de 1956 où Scotty apparait à la droite d'Elvis, remanié, ralenti, avec le son de la version du 45 tours original. Au moins on entend bien le groove endiablé de Scotty et son solo imbattable. Elvis crève les écrans.


mardi 12 avril 2016

Cheap Trick : pas chic, pas cher.

Ce qui est certain c'est que Cheap Trick est un groupe américain, ça, ça s'entend tout de suite, dès les premières notes; un drôle de mélange qui ne pouvait venir que de là-bas, de grandiloquence un peu débile, de pop agressive, de guitares lourdes, de chants attractifs. Moi, je ne les ai pas beaucoup écoutés pendant leur plus grande période de gloire, fin des 70's début des 80's. "I want you You want me" enregistré au Budokan, une compil achetée plus tard pour "Dream Police" et c'est tout. C'est plus retord, c'est maintenant que j'écoute Cheap Trick et tout particulièrement le premier album, éponyme. C'est étrange, il n'y a rien là-dedans que des brailleries de types qui viennent de sortir de la High School, à peine plus malins que les autres et qui ont choisis de faire du rock pour s'en tirer - à tout prix- et pourtant c'est plutôt bon et assez fascinant.
L'Amérique n'a pas d'Histoire, elle baigne vivante dans une mythologie qui travaille la société tout entière : la lutte pour la vie, les winners, l'argent qui fait tout, Dieu qui sauve et veille, le "Big" qui est bon, le corps sain qui épanouit. Il y a un lieu où la plupart des américains passent et apprennent à dealer avec ces mythes, et qui fait partie intégrante du mythe américain en général, c'est la High School, l'équivalent français du Lycée. Là, l'avenir des jeunes américains se dessine et chacun tente de répondre sans conscience complète de ce qu'il fait et subi à la question "Que faire de ma vie ?" On ne se remet jamais vraiment de sa High School. Sous une poussée d'hormone continue et à un âge où l'energie est quasiment sans fin, il a fallu faire quelque chose de son corps, de son sexe, de son intelligence, de son apparence, de sa force, de sa faiblesse alors que les contraintes normatives sont très puissantes et qu'il y a tout ce paquet de trucs plus ou moins utiles à apprendre. On est "weird" en High School ou "popular", on devient fou ou décide de se réfugier dans la norme. On baise, on se drogue, on achète sa première arme à feu, on conduit sa première bagnole, qui fait son premier emprunt ? pour plus tard, peut-être, l'université. Et puis il y a le bal de fin d'année, torture pour les uns, apothéose pour les autres. Trois ou quatre années de mythe américain vécues de plein fouet, pour le meilleur et pour le pire, pour devenir un homme ou une femme mais, par pitié, quelque chose.
Le premier album de Cheap Trick s'ouvre sur le morceau "Hello Kiddies" qui dit tout du public visé par le groupe et de leur idéal. Oh, ce n'est pas les Clashs; ils veulent attrapper les mômes de la High School par le colback, qu'ils achètent leur disque et le passe sur leur sono avant d'aller à l'école et le samedi soir à fond dans la maison de celui ou celle dont les parents ont eu la riche idée de s'absenter. Cheap Trick porte bien son nom, c'est un truc simple et pas cher, fait pour vendre du vinyl à des ados par des mecs à peine plus âgés qu'eux et que la High School a transformé en machines à arriver au succès, blindées de cynisme, déjà scotchés dans une imagerie marketing qu'ils ne quitteront plus. Il y a le beau blond, chanteur, le beau brun, bassiste et chanteur aussi, le batteur au look d'inspecteur de police et le guitariste pas très virtuose et très "geek". On y est, Cheap Trick prend son envol et fonce vers les hauteurs du succès planétaire. Et moi, j'écoute médusé la dernière chanson de l'album "The ballad of TV violence (I'm not the only boy)" dont les paroles racontent sans fard le pétage de plomb d'un gars un peu trop solitaire à la High School, comme s'ils avaient vraiment vécus ça, chacun d'eux, dans leur chair. C'est possible, la High School est un mythe ET une réalité, on s'en sort ou pas. En tout cas, comme on peut. Même mort.

mardi 29 septembre 2015

"No sport." Winston Churchill

Faire du sport ? Vous m'avez regardé ? J'en suis à la Gym douce et au medecine ball, les amis. Si jamais je me remets à titiller  les records du monde, je veux que ça ressemble à ça. "Un esprit sain dans un corps sain ?" J't'emmerde. Moi , mon truc, c'est la sainteté pas la santé, et si y'a pas un peu de souffrance dans la sainteté, ça vaut nibe.

dimanche 6 septembre 2015

Ris donc, Caliban !

Je suis en train de lire un truc que j'aurais du lire depuis longtemps : "Rigodon" de Louis-Ferdinand Céline. Le problème avec Céline, c'est qu'il a beau être infréquentable du fait de son action collabo avec les Allemands en 39-45, au vingtième siècle et même là, après la guerre, juste avant de calancher, c'est un des tous meilleurs, un styliste hors-pair. En fait, il n'est mauvais que pendant la guerre, là où il a vraiment eu les coudées franches pour dire tout ce qu'il voulait. Là, il a éructé, il a craché sa bile dans tous les sens, sur tous le monde et ça ne tenait plus la route, ça débordait, ça bavait, ce n'était plus bon. Donc, exit "L'école des cadavres", "Les beaux draps" et dans une moindre mesure " Bagatelle pour un massacre" (je dis dans une moindre mesure parce que dans ce livre-là il n'est pas encore complètement "déchainé" et que, donc, c'est parfois bon).
Mais avant la guerre et après, il est tenu, retenu par une sorte de "réserve" que lui impose la société française comme elle va et là, il mesure, oh que oui, et c'est au cordeau;  du ciselè pur-jus, de l'Art grande cuvée, toujours sur la très pure corde du contre-ut casse-gueule mais tenu.
Alors donc, dans "Rigodon", il raconte la fin de son périple en Allemagne pendant la défaite des Nazis qui le conduira au Danemark où il se terrera avant que Jean Paulhan ne puisse le faire revenir en France sans qu'il soit fusillé, et franchement, c'est tordant, en plus d'être bien écrit comme jamais. A un moment il raconte un peu son présent à Meudon et il explique que Roger Nimier vient le voir pour trouver avec lui un truc de gauche qu'il a bien du faire dans sa vie, même sans s'en rendre compte, parce que Céline, il est bon, mais il est pas défendable. Céline cherche, cherche, c'est dur mais il trouve : c'est Elsa Triolet, impeccable communiste et compagne du "povoite" (Aragon), qui a traduit le "Voyage au bout de la nuit" en russe d'U.R.S.S. Bon, ça tombera à l'eau aussi, ce truc-là. Mais la façon dont il raconte son espèce d'épopée branquignolle de train en train dans une Allemagne en ruines, accompagné de son chat Bébert, de sa femme, de l'acteur Le Vigan et d'une bande de gogols locaux croustillants est tout simplement hilarante. Et je le répète, tout est écrit au cordeau. Il y a une phrase là-dedans qui m'a marqué, preuve qu'il est encore bien leste intellectuellement : "La première fois est tragique, la seconde fois est grotesque". Ca se tient plutôt bien comme citation "définitive", comme aurait dit Sacha Guitry.
Je mets cette vidéo pour illustrer mon article. Céline y est interviewé par Pierre Dumayet en 1957, avant "Rigodon", pour ce qui constitue un autre livre de souvenirs (lui, il dit qu'il est "chroniqueur", pas acteur) : "D'un chateau l'autre". Céline s'y montre tour à tour hilarant (quand il se compare à une "fine chienne de traineau") émouvant (quand il parle de son enfance au Passage Choisel à Paris) et très très roué et malin (quand il parle de "l'affaire Pétain"). La fin, les tous derniers mots, sont incroyables

mercredi 12 août 2015

L'été sera post-moderne sous les T-shirts, sous les maillots..!

Sur la côte post-moderne, des petits soldats en plastique bleus et gris et des micro-algues vertes viennent s'échouer près des doigts de pieds soigneusement peinturlurés façon muticolore de petites apprenties Kim Kerdeshian en deux pièces qui, de toute leur fraîcheur avide de sensations fortes, envoient aux hommes alentour des milliards de phéromones fornicateurs qui les font cacher leur érection dans la mer.
Dans le ciel post-moderne, des lanternes thaïlandaises se perdent pendant qu'un écran géant en vol géo-statique passe de merveilleuses publicités pour Coca, Gucci, Dior, Durex, Betclic et nous rappelle de ne pas oublier de regarder notre télé locale. En léger différé sur Canal Here, on peut voir l'opération réussie des "Vigilantes", un groupe de voisins armés qui est intervenu pendant un cambriolage qui avait lieu chez les Burns au 33 Greyhound Street et qui a tourné au massacre (sans qu'il y ait de blessé parmi les "Vigilantes"). Des images fortes et édifiantes apportées jusqu'à nous par Kentucky Fried Chicken, une bonne marque de bons poulets nains bien nourris.
Dans le restaurant Post moderne typique Mexicain gratifié de "S.S." , pour "Super Stylé" par le magazine érotico branché "Iron Fist", des viandes qualifiées "Garantie Extra Viande 100%" mijotent des heures dans un fait-tout glauque pendant que des germes de tourista labellisées "Vacances de merde" vont et viennent en cuisine des mains du cuistot aux assiettes des consommateurs, des toilettes qui sont équipées en sextoys et salons privés aux trous du culs (et retour) dilatés des jeunes asiatiques qui se donnent aux hommes, femmes et couples qui le souhaitent, service compris bien sur, fist en sus.
Sur la route post-moderne, les voitures, dont les conducteurs-pères de famille se sont assoupis au volant, roulent seules dans des embouteillages géants qu'il fait bon traverser tous ensemble chacun devant son écran, un casque sur les oreilles; la mère regardant un vieil "Alien" avec Sigourney Weaver; les jumeaux jouant sur La PS4 à "Kick off Méga Star X", jeu dont la finalité ultime, au-delà du Foot, est de baiser Zahia avec un casque de réalité virtuelle connecté à L'ordinateur central de Google+++ désormais autonome et toujours pacifique tant qu'on l'alimente en datas; la jeune fille de la tribu au look BCBG et à la crête kepon écoutant le dernier disque de Ratatat en se remémorant ses amours de vacances et la plage échangiste où son ami Pierre l'a emmenée pour son premier bukkcake. What a nice way to turn seventeen !
Ratatat : "Magnifique" et "Drift".

jeudi 6 août 2015

Le Jazz façon Roland Kirk et Pompidou.

Si vous croyez que c'est Brad Melhdau qui a inventé les reprises de hits de la Pop du moment et leur passage à la moulinette Jazz, vous vous trompez. Ca a été comme ça de tout temps, tant et si bien que des chansonnettes pour midinettes ou mémères sont devenus des standards du Jazz. Dans les années 70, Roland Kirk sacrifiait volontiers à la tradition en reprenant des hits de Burt Bacharach ou des Beatles.
Roland Kirk était aveugle, il avait la pèche et pouvait jouer de trois saxophones en même temps, ce qui fait de lui une sorte de bouffon génial des "soufflants" puisqu'il jouait aussi de la clarinette et de la flûte dans le même set, j'allait dire d'un même jet. Et effectivement ça en jette méchamment et ça swing drôlement. C'est pop, virtuose et étonnant, beaucoup moins intello que Jamal mais plus fun.
Rpland Rahassan Kirk à Paris sous de Gaule et Pompidou. 1970

Ahmad est grand.

Du Jazz. Parce que ça fait du bien à la tête, que ça l'aère, un peu comme le Classique mais avec le Swing en plus et sans la brutalité du Rock. Enfin, là je vais mettre une vidéo d'un jazzman assez cérébral mais aussi complètement génial, au sommet de l'art de la musique improvisée depuis plus de 60 ans. C'est surtout le deuxième morceau du set qui me laisse gaga, ça s'appelle "Extensions", ça pourrait en effet durer des heures, c'est aussi fin que du Bach et ça a quand même la gniaque. Le contrebassiste est impressionant aussi. Remarquable est aussi le fait que ce concert a été enregistré et diffusé du temps de la télé d'Etat en France. La télé n'a jamais été aussi bonne qu'à cette époque, et même, à coup de petites et majuscules luttes avec le pouvoir, aussi libre. James Joyce disait, à propos de la censure : "Je suis comme une olive, pressez-moi et l'huile sortira."
Ahmad Jamal en 1971 à Paris.

mercredi 15 avril 2015

Désespérant. Même Percy Sledge casse sa pipe.

Il était bon, Percy, bon comme la romaine, oui mais voilà, ça ne l'a pas empêché de mourir hier. Ce que c'est que de nous tout de même... Certes, son feeling "soul" était indéniable mais il fut malheureusement l'homme d'une seule chanson, "When a man loves a woman", qui fut un hit inter-galactique, un tube mondial qui prêtait assez bien le flanc aux reprises les plus aseptisées, aux envolées lyriques les plus propres sur elles, bref à la moulinette de l'easy-listening made in Germany. Tout ça ne manqua pas d'arriver (Michael Bolton, Helmut Lotti etc, etc...). Elle figure aussi en bonne place sur toutes les compilations des "indispensables" à faire écouter aux assemblées réjouies et sentimentales des fêtes de mariage. En France, Percy avait fait un duo un peu gênant de sa scie increvable avec Dorothée en 1993 sur TFone...
Bon, ce n'est pas dramatique (contrairement aux multiples films hollywoodiens qui utilisèrent le tire, dont certains sont gratinés) et, pour célébrer Sledge et, par la même occasion, le centenaire de la naissance de Billie Hollyday, je vais mettre ci-dessous la chanson de cette dernière "When a woman loves a man", histoire d'aller voir de l'autre coté du genre humain ce qui se passe quand ce satané Amour aveuglé opère. Bah, de toute façon, c'est Johnny Mercer qui a écrit les paroles parce que les femmes ne comprennent rien à l'Amour. Pour elles, enfin la plupart d'entre elles, l'Amour c'est écarter les cuisses en disant "Chéri, je suis fécondable." C'est là que Pépère devrait dire à Mémère d'aller se faire trombiner ailleurs plutôt que de s'embarquer dans des histoires de chiarres qui vont finir par coûter la peau des fesses, surtout au moment du divorce, inéluctable puisque possible.
Billie Hollyday : When a woman loves a man".

samedi 28 février 2015

Martin Bouygues est mort.

Les bonnes nouvelles ne sont pas légion et quand il y en a, elles sont fausses. Merdre !

N'empêche, ça m'a fait du bien quelques temps. En attendant que Clint Eastwood plie bagages.
Bon, là, en fait, c'est Spock, de Star Trek qui vient de passer l'arme à gauche. Fin des années 60, lui et le capitaine Kirk avaient sorti des albums psychédéliques pas piqués des hannetons. Une compilation en avait extrait la substantifique moelle plus tard. Ça s'appelait "Space Out". On s'en met un brin ? Là, c'est le titre "Highly Illogical" Pauvre Leonard Nimoy, Il ne s'en sera jamais tiré de son rôle de Vulcain. Sa dernière autobiographie s'appelait : "Je suis Spock". Ah si, il avait joué dans "Mission impossible", un peu.

jeudi 29 janvier 2015

Do you love me, Dad ?

A cette époque, j'entretenais des rapports assez compliqués avec mon père -j'avais 16 ans- tendus et fielleux, dans lesquels la place du Rock n'étais pas négligeable. Ainsi, je me servais des nouveaux trucs qui sortaient et que j'appréciais pour lui pourrir la vie en le traitant de fasciste s'il m'en refusait l'écoute dans la voiture. C'était, ma foi, fort sympathique (il y avait des moments plus orageux). A cette époque bénie, les week-ends quasiment entiers de RTL était dédiés à la New Wave et autres gamineries réjouissantes et bruyantes car une nouvelle génération d'auditeurs se branchait sur les ondes, avide d'entendre "sa" musique. Les pourvoyeurs s'appelaient Bernard Schu, Jean-Bernard Hebey, Dominique Farran et, bien sûr, Georges Lang, et tous les samedis et dimanches, je bataillais ferme avec Dieu le Père pour imposer aux occupants de la bagnole une écoute de ce qui n'était pas encore des classiques. Généralement, j'avais gain de cause (eh, le Fils, quand même !). J'ai pu ainsi faire profiter mon père d'une reprise d'une chanson de mauvais garçons dont l'originale se trouvait chez lui sur une compilation qu'il n'écoutait pas ou peu. C'était méchant, malpropre, déglingué (je parle de la reprise) mais je soupçonne mon père de s'être souvenu d'un chouïa de bribe de truc qu'il avait potentiellement bien aimé, ce qu'il l'emmerdait certainement. Moi, j'exultais. Je mets le truc en-dessous. Vous allez reconnaître, si vous suivez ce blog, un morceau que j'y ai mis il n'y a pas longtemps.
Johnny Thunders et les Heartbreakers : "Do you love me ?"

Parfois, histoire de bien plomber l'ambiance dans la caisse, je demandais à mon père de mettre le son plus fort car sur RTL il passait "Death Disco" de P.I.L., le groupe de l'ex-chanteur des Sex-Pistols. Ça se traduit par "Disco de la Mort" ou "Disco mort" et c'est vraiment très ressemblant. Pour moi, c'était un panard indescriptible mêlant joie du mélomane et ravissement du chieur.
Les rapports que j'ai avec mon père étant réduit à néant, j'ai la possibilité d'écouter ce que je veux quand je veux mais j'ai perdu celle de l'emmerder avec du Rock, auquel d'ailleurs il s'était mis en tête de comprendre quelque chose, avant qu'on brise net.
Franchement....il vaut mieux être tranquille.
P.I.L. : "Death disco". Ca, dans le genre parfait, ça se pose là !

jeudi 9 octobre 2014

Les bases de l'anglais tel qu'on le parle ou apprendre en s'amusant.

Vous voulez faire plaisir à un américain moyen ? Je sais bien, ça paraît improbable maintenant, mais mettons que, par extraordinaire, vous vouliez faire plaisir à un américain moyen. Parlez-lui de base-ball. Là-bas, c'est LE sport. D'ailleurs, on ne joue au base-ball qu'aux Etats-Unis et dans les pays qui constituent leur orbite d'influence le plus restreint et le plus fort : Cuba, Japon, Mexique. Le base-ball a longtemps été et reste le sport le plus médiatisé aux States, ses stars épousaient des étoiles Hollywood, comme Joe DiMaggio l'a fait avec Marilyn Monroe et la finale du championnat américain, qui s'appelle humblement les "World Series" est toujours un événement d'envergure nationale. Elle se joue en sept manches au mieux (au pire) et, du fait de ce morcellement, réunit moins de téléspectateurs que le Superbowl. Mais en audience cumulée je suis sûr qu'il y a plus d'américains à regarder les finales de base-ball, surtout si elles opposent des équipes rivales depuis toujours comme les Red Sox de Boston et les Yankees de New-York (plus de cent ans de prises à la gorge mutuelles).
Bon, après ça, il y a un truc à savoir : le sketch comique le plus connu et le plus vu et revu au States est un délire génial d'Abbot et Costello sur le base-ball. Si vous arrivez à parler de ça à un américain, il sera plus que content, il sera aux anges. Bon, je vais le mettre. Pour le comprendre il faut connaître le base-ball et bien parler anglais; une fois que vous serez au point là-dessus (je vous fais confiance), écoutez, regardez et marrez-vous. Je vous donne des indices, Abbot a une équipe de base-ball et trouve que les joueurs ont de drôles de noms "Woo's on the first base. Watts on the second et Idontknow is on the third.... "(les "bases" sont les coins d'un carré par lesquelles il faut passer pour faire un tour et gagner) mais Costello ne l'entend pas de cette oreille ("Who's on the first base ? What's on the second ? I don't known is on the third...") il est très terre-à-terre Lou.
On essaye ?

jeudi 31 juillet 2014

Ne regarde pas le soleil en face.

                    Orages d'été
Un orage de soirée passe
Tout l'été
Comme une feuille de
Papier froissée
L'Amour furieux
Epineux
Sans résolution
Tout au bord de la raison
Tombe et se ramasse
Cassé, furibard et impuissant
Sans élan que celui
De la rage
Les deux âmes
Du même métal
Fondues en un
Cri contre
L'histoire elle-même
De larmes de plomb
Et de soleil en sucre
Tapissent rouge
Et aluminium
Le ciel qu'elles pressent
Contre elles
Et font pleurer
D'un deuil considérable

Dans l'Infini
Des sphères
Deux vies étoilées
Comme des nuits d'été
Ont foncé l'une à l'autre
Toutes bouches ouvertes
Et dents dehors
Ce n'est pas raisonnable
Tout l'été trop chaud
Trop vif, y a passé
Qui pique, qui blesse
Et laisse se fondre
Ces amants méchants
Sans ressort et essoufflés
Absurdes et désoeuvrés
Jusqu'à la Mort
Cette histoire
Mise au rencart
Des histoires d'été
Qui n'en finissent pas
Et les amants trop orgueilleux
Ressemblent
A une rame d'Infini
Qui déraille
Un point nul et final



mercredi 16 juillet 2014

Golden State Folklore.

Tom regardait d'un oeil vague une vidéo scato sur le site pOO.com. Il avait du mal à se concentrer et les jeunes asiatiques se couvrant de leurs excréments ne l'excitaient guère bien qu'il se tirât sur la nouille, la main dans son futal de jogging. Il n'était que 16 heures, il n'était pas opérationnel aussi tôt, pas encore. Il allait lui falloir se rouler son deuxième joint de skunk pure ; boire un jus de fruit fait maison (mélange de bananes, poires, fraises et d'un peu de Jim Beam) ; commander des nuggets de poulets au KFC du coin de la rue et là, il allait commencer à y voir un peu plus clair. Quelques souvenirs de la soirée d'hier revenaient à sa mémoire, ce qui était bon signe. Un prénom surtout. Kelly.
Tom vivait dans un bordel repoussant. Il était entouré de déchets, d'emballages de chez KFC ou Domino's, de reliefs de pizzas ou de poulets dans lesquels étaient plantés des mégots de joints et des capsules de bières, dont les canettes et les bouteilles jonchaient le sol qui fut jadis une moquette beige devenue invisible et bleuâtre par endroit, là où on avait vomi du Curaçao et du valium. Mais ça, seul Tom le savait, car il était le seul à savoir exactement ce qu'il y avait dans son appartement et à le contrôler. Car il contrôlait tout ce qu'il y avait autour de lui et il n'était pas question que "le reste" s'insinue dans son chez lui, pas plus que dans son esprit. Le "reste". Le soleil de la Californie, la circulation de Los Angeles, les femmes et les hommes qui travaillaient ici, l'Océan Pacifique, tout proche, une brise marine dans les cheveux de filles qui faisaient de la musculation sur la plage. Non, lui, il avait refusé cela, sans même le vouloir consciemment. C'était en lui depuis le début. Les volets étaient soigneusement fermés 24 heures sur 24, il se faisait livrer tout ce dont il avait besoin et des gens passaient la nuit fumer de la beuh ou lui en acheter. John la lui amenait. C'était le problème de John. Lui il la vendait, c'était son problème. Le reste n'avait pas d'importance. A part la police, ça n'existait simplement pas.
On sonna à la porte de la porte avec insistance, sans enlever le doigt de la sonnette. C'était foutrement anxiogène comme façon de sonner. Tom bascula le moniteur sur un vieil épisode de "Game Of Throne" qui était toujours prêt à partir au cas ou et se dirigea vers la porte d'entrée qui donnait accès à la cuisine.
- Qui est-ce? fit-il
Ca a continué de sonner un petit peu et puis ça a répondu sur un ton ironique :
- Ton vieux pote Avril, Tommy !
Tom étouffa un "Merde, fais chier", il se passa la main dans les cheveux et ouvrit.
Avril entra vivement en le bousculant. "Salut, salut, frère zombie, c'est l'heure de payer ces impôts. Qui paye ses dettes s'enrichit, dit le dicton !"
La tête de Tom était lardée de coups de sonde qui lui faisaient mal et le rendirent atrocement nerveux en quelques secondes. Il savait pourquoi Avril était là mais il avait du mal à se figurer clairement ce qu'il pouvait y faire. L'énergie de l'autre le molestait et le paniquait.
- Tu dis quoi ?
- Fais pas l'idiot, Tommy. Je passe prendre mon du, c'est tout.
Oui, il savait ça mais maintenant qu'il avait refermé la porte, à l'éclairage artificiel de la lampe il voyait bien mieux ce con avec sa gueule de beau gosse californien et ses cheveux blonds frisés, et il eut l'envie de se révolter contre cette agression en bonne et due forme.
-J'lai pas. Enfin si, les intérêts. V'là 50 dollars, repasse jeudi pour le reste.
-On EST jeudi, coco.
-Jeudi prochain alors, je te re-filerai des intérêts. 50, ça te va ?
Avril se campa sur ses deux jambes croisa les bras et considéra Tom.
-"Non, mais tu t'es regardé pauvre débile, tu te défonces à longueur de temps, t'as pas vu le jour depuis une éternité, tu pues, t'aurais besoin d'une bonne douche et d'aller chez le coiffeur, tu vis dans des chiottes et tu me demandes de t'accorder une semaine de plus, pour que je me repointe dans une semaine dans tes mêmes chiottes pourries et que tu me repasses le même baratin !"
-J'les ai pas, j'te dis. Sois cool. Repasse dans une semaine.
Avril sourit
-T'auras fait le ménage et tu seras allé chez le coupe-tif ?
-Oh charrie pas !
Avril posa ces deux bras au milieu de la table de la cuisine et les écarta lentement jusqu'à ce que tous les objets qui se trouvaient dessus eurent dégringoler par terre. Puis il saisit le gros robot mixer qui se trouvait près de l'évier. Il le leva au-dessus de sa tête comme s'il allait le balancer à travers le mur.
-Non! fit Tom complètement paniqué par l'appréhension de ce qui pouvait arrivé à son blender allemand. Je te le donne, je l'ai là, attends !"
Il fila dans sa chambre mit sa main dans son oreiller et en sortit plusieurs billets de différentes valeurs. Il en pris deux de cent dollars et revint dans la cuisine hors d'haleine.
-Voilà. Pose ça maintenant, s'il te plaît. Je te remercie. je sais pas ce qui m'a pris de te faire ce plan, je voulais déconner, juste déconner. M'en veux pas.
Avril posa le blender Krups au milieu de la table de la cuisine et arracha les deux billets de la main de Tom.
-Tommy, c'est très vilain de faire des blagues à quelqu'un qui vous a rendu service. Tu connaissais toutes les conditions en m'emprumtant ce pognon, alors pourquoi jouer au con ?
-J'sais pas, je voulais rire, déconner un peu avec toi. T'es trop sérieux peut-être..
-Moi, sérieux ? J'suis réglo mais sérieux...Faut pas pousser. Tiens tu veux que j'te raconte une bonne blague bien salace ?
-Ouais, fit Tom en souriant
Avril lui décocha une énorme droite et tom s'effondra, le nez pissant le sang.
-T'as pigé la chute ? Il lui décocha un coup de pied dans les côtes, se dirigea vers la porte et sortit sans dire un mot de plus.
Tom resta allongé contre le mur quelque temps puis le sang cessa de couler et il se releva pour aller dans la salle de bain.
Il ouvrit le robinet d'eau froide et entreprit de se laver jusqu'à ce qu'il n'y ait plus trace de sang sur son visage. Son nez n'était pas cassé. Il aurait une marque sous l'oeil gauche et c'est tout. Il s'apercut qu'il se regardait dans un miroir avec une certaine attention pour la première fois depuis un sacré bout de temps.
Il se considéra attentivement puis dit à voix haute.
-Ce con a raison, j'ai besoin d'aller chez le coiffeur.


lundi 7 juillet 2014

"Cette ville est trop petite pour nous deux, chérie."

Les deux sloughis tiraient sur leurs laisses, énervés. Dounia se présenta en haut de l'escalier, attendit que la musique baisse un instant, qu'on l'annonce et entreprit de le descendre, les chiens légèrement en avant et l'esclave qu'elle tenait au bout d'une chaîne à ses cotés, un peu en retrait. Elle le fit en toisant l'assemblée qui la fixait et sans regarder une seule fois les marches. Si elle avait raté son entrée ce soir, elle n'aurait plus eu qu'à entrer au carmel. Elle sourit en y pensant, ces temps-là étaient révolus. Elle portait une toque d'astrakan et trois rangs de collier de perles naturelles, une guêpière en dentelle entrouverte sur son nombril qu'elle avait très creusé et une petit jupe de tulle qui laissait entrevoir les poils de sa fourrure soigneusement entretenue. L'homme qui était au bout de la chaîne qu'elle tenait portait un masque en cuir noir d'esclave, des menottes, un string, des bottes d'équitations et une ceinture autour de sa taille avec l'inscription "Gott mit Uns". A part ça, il était nu et sculptural. Le couple exerçait une fascination immense sur l'assemblée dont ils étaient les plus" chics et les plus décadents" membres. C'est à peu près en ses mots que Mick avait rédigé les consignes pour le déguisement sur le carton d'invitation. Elle triomphait sans ciller, impériale. La musique était trop forte, mais il y avait eu un instant de suspens et tout le monde dans la salle aurait jurer qu'il faisait silence à ce moment précis. Le choc subit et la force de l'apparition avait été très pures, projetant dans l'irréel. Arrivée au bas de l'escalier elle jeta un regard hautain et circulaire sur les visages des "beautiful people" présents qui les fit se détourner et William se précipita vers elle "Baronne, nous vous attendions éperdument. Vous ne nous avez pas déçus, vous êtes sublime." Une jeune femme habillée comme Madonna à ses débuts, avec le collant fendu autour du sexe, s'adressa à la nouvelle arrivante en s'avançant vers elle "Mais c'est la mère supérieure ou quoi celle-là?" L'esclave la poussa violemment et elle tomba par terre quelques mètres plus loin en vomissant alentour, bousculant quelques personnes. Deux videurs apparurent en un éclair noir, l’arrachèrent au sol et ils disparurent tous les trois en une seconde. Deux ou trois convives, incommodés se rajustèrent en maugréant sans élever la voix. "Oh, et qui plus est en remarquable compagnie", fit-il en effleurant du doigt un muscle pectoral de l'esclave qui ne bougea pas. "Du calme, Willy, repartit Dounia, ce n'est pas pour toi, tu es encore plus larvaire que lui. Où est ton enculé de frère ?". ""Enculé de frère", grands Dieux quand Mick saura que vous avez dit cela il éjaculera dans son pantalon !" "Tu ne lui diras rien Willy, je compte sur toi. Toi, vas me chercher à boire. Du champagne." L'esclave s'éclipsa et fendit l'assemblée vers le bar. "Votre millésime est là, j'en ai fait rentré deux caisses, fit Willy" qui,lui, ne semblait pas être spécialement déguisé "Ou est Mick ?, fit Dounia, presque en criant". Les sloughis s'assirent d'un même mouvement et se tinrent immobiles, les tétons de Dounia durcirent et brunirent sous la dentelle. Willy sourit et dit : "Il ne doit pas être bien loin maintenant..."



lundi 26 mai 2014

24 mai 2014 : un jour important.

Reviens Georges, ils sont devenus fous !

La télé EST le niveau de vie c'est bien connu, le malaise c'est " l'homme-orchestre". C'est quoi ça ? le vendeur, le présentateur du J.T., la publicité, le politicien, l'Europe ou tout simplement l'âme (soul) ?
L'âme n'a pas encore été cotée en bourse, sa valeur est donc toute symbolique, elle est pourtant d'une importance radicale. On en a ou pas, et ça change tout.