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lundi 8 juillet 2019

"Allright Glastonburry !"

La saison des festivals est lancée. Grâce au partenariat de la BBC on peut voir plein de concerts du Festival de Glastonburry sur YouTube, très bien filmés et très bien enregistrés.
Je mets deux extraits. Dans le premier on peut voir le leader du groupe Foals, Yannis Philippakis, prendre des risques conséquents face à une foule qu'il a lui-même chauffée à blanc. C'est aussi dangereux qu'excitant.
Dans le deuxième on voit Mac Demarco jouer à la coule une de ses sublimes chansonnettes qui font tout son charme.
Foals : "What went down" .

Mac Demarco : "All of your yesterdays".

lundi 17 juin 2019

Dr John et Mister Paul.

Dr John est mort. C'est évidemment consternant mais ça devait arriver tôt ou tard. Les méta-humains débarrassés de la mort seront débarrassés d'eux-mêmes et n'auront plus l'envie de créer. Pour qui, pour quoi puisqu'on sera encore là dans 100 000 ans ?
En attendant, fini le vaudou blanc, fini le gumbo, fini le chapeau et la canne. Il laisse une béance qui ne sera pas remplie et c'est tant mieux, il y a de la place pour les souvenirs.
Je rends hommage au bon Docteur à travers Paul Weller dont on connait le goût très sûr pour les reprises et qui arpente actuellement le Royaume Uni en mode pépère, pré-chaise roulante. Là, dans ce que je mets ci-dessous, il est au top.
Paul Weller :"Walk on gilded splinters"

Et Dr John lui-même " It don't mean a thing if you ain't got that swing." Certains morts seraient-ils plus groovy que d'autres ? Demandez la réponse à Orphée.

mercredi 24 avril 2019

Time to celebrate. Sing with me.

Il y a un beau mot en anglais "to célébrate". Voici deux célébrations. Sentimentales, l'une et l'autre.
L'une de Paul Weller pour célébrer le retour des grues migratrices en Angleterre (Paul avait du voir un doc sur National Géographic) et ça mérite allègrement un gospel.
L'autre de Bob Dylan chantée par Rod Stewart qui pensent à leurs mères. Je pense à la mienne et ça vaut bien un gospel.
Paul Weller : "The cranes are back"

Rod Stewart : "Mama, You've been on my mind".

jeudi 7 février 2019

La Beauté moderne et ce qu'il en advient.

Il y a-t-il vraiment tant de différence que ça entre le lyrisme du morceau des Death Cab For Cutie de Ben Gibbard qui finit leurs concerts sur une note lancinante et amoureuse et celui du très beau morceau post-moderne de Jon Hopkins qui dit tristement que "everything must end" ? On pourrait dire que non, pas tant que ça, la beauté est là. En fait il y a un monde entier qui les sépare, ces chansons. Un qui disparaît, qui est déjà mort et l'autre qui advient, qui arrive, qui "profite" de la mort du premier
Allons, allons, c'est bien grave tout ça. Pas tant que ça, ça arrive, les mondes qui s'écroulent. Comme je l'ai dit la beauté est là, différente et néanmoins nécessaire.
Death Cab for Cutie : "Transatlanticism"

Jon Hopkins : "Open eye signal" (Vidéo superbe)

mercredi 12 septembre 2018

Little Dragon : un prognathisme intéressant

Un peu dans la lignée de Mariah Carey et Janet Jackson qui déclenchent chez moi des torrents de passion érotique inassouvie dès qu'elles approchent le quintal, je trouve Yukimi Nagano, des Little Dragon, particulièrement gouleyante en ce moment avec ces cinq ou six kilos (sept ?) en trop qu'elle a tous pris sur le cul. Et puis c'est pas demain la veille qu'elle jouera de la flûte traversière, mais moi les prognathes j'aime ça. De toute façon, cette femme, je l'adore. Mais ça restera platonique. Je tiendrai bon.
La voici avec sa bande de potes suédois fous furieux de sons étonnants lors d'un petit concert enregistré à Seattle chez KEXP, une radio qui à pour habitude de capter live une foultitude de bons artistes et de les diffuser sur le net.
J'attends le nouvel album des Little Dragon de pied ferme, le dernier s'étant avéré un peu court jeune homme. A noter ici, une très belle version de "Twice".

Tout ça m'a replongé dans les arcanes du Rock suédois et je reviendrai peut-être sur Nina Persson, autre belle scandinave, pur jus celle-là, aguerrie au devant de la scène dont on entend un peu moins parler cet an-ci. Allez un teaser.
The Cardigans : "Erase and rewind".

lundi 11 juin 2018

"Guitar men, they steal the show."

Si on me le demande (ça peut arriver, on ne sait jamais; même si, usuellement j'arpente seul un désert bien sec d'un coeur blessé mais allègre et d'un pas qui me sert de mesure sans que j'ai besoin de personne) je répondrais, comme tout le monde, que la meilleure version que je connaisse de "Hey Joe" est celle de Jimi Hendrix. Attention les petis amis ! Sur Fender Statocaster. Parce que si on passe à la Télécaster ce n'est plus le même tabac, là c'est celle de Roy Buchanan, que je vais mettre ci-dessous, qui éclate tout. On peut même dire que c'est la meilleure tout court. Ouais...Quand on tape pas avec la même cognée les arbres ont tendance à ne pas tomber à la même cadence. Sur cette pensée profonde, here is Roy Buchanan, le roi de la Télécasse-tête. Dire qu'il a été pressenti un moment pour remplacer Mick Taylor dans les Stones. Quel gâchis c'eût été. Y'a une petite nana dans la salle, elle est mesmérisée. C'est ça le pouvoir des guitaristes (cf "Guitar man" de Bread).

En parlant des Stones. Voici un inédit. Une version des années 70 de "Drift away", popularisée par Rod Stewart, entre autres. D'ailleurs, les New-Barbarians, avec Ron Wood, Keith Ridchards et Rod Stewart, qui ont sévi parfois au mitan des seventies, constituaient une alternative crédible aux Rolling Stones comme au Faces. Pour preuve le live encore en-dessous. Les mecs sont si "easy", Richards et Wood tellement contents de jouer ensemble..


lundi 26 mars 2018

Une Beauté nommée Rock.

Une fois le choc tellurique du Rock digéré on en est pas moins homme et il nous faut notre part de Beauté. Ça tombe bien, un tas de petits génies qui ont commencé par faire du ram-dam binaire et énergisant pour le meilleur et surtout le pire se mettent soudain à la mélopée, à la suite d'accords chiadée, à la poursuite du grand-oeuvre, c'est à dire "La symphonie adolescente à Dieu" (dixit Brian Wilson) et ce jusqu'à ce que la mort les prenne à 27 ans ou quasi cacochymes, aucune importance, "Forever Young" (dixit Bob Dylan). Ainsi sont nées moultes chansons magnifiques aux refrains inoubliables, aux paroles pleines d'esprit et qui n'ont rien à envier aux standards du jazz ou aux thèmes et ornements classiques. C'est incroyable mais le tas informe du cri primal Rock à donné naissance à un truc bizarre entre l'immédiateté de la satisfaction et la complexité de la musicalité qui peut laisser béat d'admiration et rempli d'émotions. Quoi de plus beau qu'une chanson de Prince ou de Paul Weller (pour citer deux créateurs que j'aime bien) ? Et ça, ce qui suit ? C'est digne des Beach Boys et ça vient de sortir. De la Pop majuscule de la plus belle eau en version minimale et émouvante.
The Lemon Twigs : "Beautiful" et la suite.

Beach Boys ? Vous avez dit Beach Boys ? Soit.**

 Mais tout ça c'est fait sciemment, ça exploite un filon qu'ils ont eux-mêmes contribué a ouvrir.
Ce qu'il y a en dessous est encore plus beau car ils sont vierges de toutes mièvreries et de tout ressort tordu et ça s'impose, comme du Bach ou du Mozart. Evident et gracieux.
Les garçons de la plage : La chaleur du soleil. Que demandez de plus ?

lundi 19 décembre 2016

Leon Russell fait son Medecine Show et ça fait du bien.

Nous vivons entourés de légendes, de mythes vivants puis morts, puis immortels. Chaque jour de nouvelles étoiles apparaissent dans d'inexistantes constellations, d'anciennes fichent le camp et s'éteignent sans disparaitre. Sont-ce des hommes, des Dieux, des demi-Dieux ? Un peu de tout ça, ce sont eux qui tissent l'écharpe qui nous enveloppe l'hiver et ce sont eux qui nous font danser nus sous la Lune l'été. Gotlib est mort. Ce n'est pas triste, ça ne peut pas l'être. Vous comprenez ? Gotlib mort, quelle dérision ! Enfin, je me retiens. Je me souviens. La mémoire, c'est tout.
Retour vif-argent sur Leon Russell, décédé lui aussi il y a peu, pour dire qu'il avait mauvais caractère, comme beaucoup de ces géants sur les épaules desquels nous sommes juchés, mais que c'était vraiment un compositeur et un interprète remarquable.
Voici une preuve. Une émission de la télé américaine des années 70 où, avec sa petite bande de clowns, de freaks gentillets, de petites têtes sympathiques (nous ?), il enchante les ondes et les récepteurs avec sa beauté et sa rudesse tendre. C'est bon, ça se laisse regarder sans fin, il y a une très bonne version de "Honky tonk woman"et ses propres chansons, superbes, "A song for you", "Delta lady" et autres...
Ecoutez le speech du présentateur vintage seventies, il est tordant. Encore avant c'est Leon Russell lui-même, avec son haut-de-forme.


lundi 5 décembre 2016

Mort de Leon Russell - En Enfer, direct !

Quand j'étais plus jeune Leon Russell me faisait peur. Je suis de nature craintive, il faut dire. Sur les images de la tournée "Mad dogs and the Englishmen" de Joe Cocker et ses acolytes, qui eût le triomphe que l'on sait à Woodstock en 1969,  j'ai l'impression qu'il agite la pauvre marionnette Cocker pour que celui-ci se donne à fond et se perde dans les tréfonds d'une âme forcément plus noire que le noir sous son regard de jouisseur. Cocker à l'air consentant, enfin, à demi, Russell diabolique, sous son haut de forme bleu.
Qu'importe, plus tard, je découvrai le talent de compositeur et de super-sideman de Russell et je me suis dit que ce type avait un talent fou. Il a bossé avec le gratin des musiciens de Rock, il a commencé avec Phil Spector, a continué avec Fleetwood Mac et les Stones et, pour finir, a trouvé le temps de pondre des albums excellents et quelques classiques du répertoire rock américain.
Je vais mettre une vidéo ultra-cool où il joue avec J.J. Cale. C'est vraiment peinard, vraiment bon (ça date de 1979, une grand année) et ça me permet de dire la grande estime dans laquelle je tiens J.J. Cale. Je partage ça avec pas mal de monde, dont Neil Young, excusez du peu !
( J'attire votre attention sur le pianiste en short qui se trouve dans la vidéo. Quelque soit l'endroit où vous rencontrerez ce gars-là, si jamais vous tombez sur lui, fuyez et sauvez votre peau !)

mercredi 19 octobre 2016

Le VRAI patron, c'est lui !

Je vais arrêter d'embêter le monde avec mes histoires d'Elliott Murphy et de Bruce Springsteen...Mais, quand même une petite vidéo surprise avant de les quitter momentanément. Elliott chantant un des hymnes de Springsteen qu'il n'a pas écrits, et surtout vendus.

Et puis Dylan reçut le Nobel de Littérature. C'est mérité, indécent, post-moderne, incendiaire, drôle... et plus encore.
Voici le Maître avec les Rolling Stones chantant "Like a rolling stone" (comme ça se trouve) au Brésil. Pourquoi pas ? Jagger surveille Papy comme le lait sur le feu pour savoir où il pourrait placer ses choeurs vu que le vieux chante comme il veut, quand il veut; Keith, toujours aussi cool, s'en bat l'oeil et suit tout ça en se disant qu'avec le Boss aux commandes il ne peut pas arriver grand-chose de mauvais; Ron et Charlie abattent le gros du boulot et le tout est étonnamment bon.
Je reviendrai sur l'irruption de Dylan parmi les Nobel.

vendredi 30 septembre 2016

Au boulot, Bruce !

Springsteen a sauvé l'Amérique. Plusieurs fois, même. Et l'Amérique a sauvé Springsteen. Au début des années 70, Bruce sortira une paire d'album plutôt bons qui n'auront pas le succès escompté par la maison de disque. Qu'importe, le Manfred Mann's Earth Band reprend un titre d'un des albums, le détériore, le simplifie, en fait une épopée dérisoire et ça devient un hit partout dans le monde.
Plus tard, avec l'album "Born to run", la maison de disque mettra au point un déluge de feu promotionnel sans précédent qui atteindra son but et Springsteen deviendra une superstar du Rock, au détriment d'Eliot Murphy, délaissé par CBS. Il le fallait si CBS voulait survivre, je veux dire, s'ils voulaient que la coke continue de couler à flots, que les petite pépées soient bronzées et les limos longues, intrigantes et aux vitres teintées.
Voici donc le belle chanson de Springsteen "Blinded by the light" et sa reprise intersidérale par le Manfred Mann's Earth Band. Springsteen parodie Dylan sans trop se mouiller vocalement, les autres...enfin, écoutez.



jeudi 7 juillet 2016

Une tentativement d'enchainement. Du rire aux larmes. Du noir au blanc.

J'ai une compil radio (j'en ai des dizaines et des dizaines) qui enchaine les deux morceaux ci-dessous. C'est le fruit du hasard mais c'est parfait pour moi, alors je le mets sur mon blog. Ah la la ! la compil radio.... c'est comme ça que je faisais pour écouter beaucoup de musique à pas cher. J'ai piraté les Nocturnes de RTL et Lenoir sur Inter jusqu'à plus soif. Et puis, j'ai eu internet et tout a changé. Mais mes compils continuent de tourner de temps en temps. Je suis équipé pour. Ca vaut dix euros une platine cassette maintenant. Où alors les gens les donnent. Là, j'ai Deezer. Quand j'était petit, je rêvais d'avoir un super ordinateur qui réponde à l'instant à n'importe laquelle de mes envies musicales en passant le morceau qu'il aurait evidemment en mémoire. Une sorte de HAL à la "2001" du Rock. C'est fait.
Alors, là, je fais encore un effort notable, je tape avec mes petits doigts, je vais chercher le morceau sur youtube et je le pète sur Blogger. Mais c'est pour vous mes petits amis, pour partager, pour créer du lien... Que voulez-vous, je suis bonne pâte ! Donc, Ray Charles au sommet de la nonchalance et du laidback interprétant il y a des lustres "Makin' Whoopee". Easy..... Tu parles, ce qu'il dit est proprement sordide mais il est tellement Cooooooolllll. Quel numéro ! Le public est en phase.

"Roadkill" de Pulp. Le maître de Jarvis Cocker, c'est Scott Walker. Là, ça s'entend beaucoup et c'est très réussi. Ca sonne vachement bien, profond, triste, nuiteux, amoureux. Jarvis est un grand showman, aussi.

vendredi 20 mai 2016

Les Paradis se perdent toujours.

Laissons le chanteur Slimane à ses forfaitures incongrues, Amir à ses paroles en anglais (pendant que les Autrichiens, les migrants au cul, chantent en français), Christophe Maè à sa recherche d'une idée désormais vieille en Europe, Keren Ann à ses plaisanteries hipster yiddish et faisons ensemble un tour dans les grandes allées de la ballade française de qualité, on y respire un air toujours pur aux qualités régénérantes indubitables.
C'est parti. Christophe : "Les Paradis perdus".

Alain Bashung : "L'apiculteur" (live)

Arno : "Les filles du bord de mer".

Nino Ferrer : "l'Arbre noir". (Le guitariste me laisse à genoux).

Léo Ferré : "Ton style". Je ne vois de plus beaux mots d'amour à dire à une femme. Brigitte Fontaine est d'accord avec moi.



mercredi 30 mars 2016

POST-POP-FEELING NORMAL

Bon, hier soir je me suis un peu excité à propos d'Iggy Pop. Chacun sort de la dépression comme il peut. Là, je suis plus détendu, moins énervé et je m'attendris à mesure que je me calme, tant et si bien que je vais vous mettre une vidéo de Pop et son groupe actuel qui est plutôt bonne. Iggy y est touchant avec sa patte folle et ses muscles de vieux qui commencent à pendouiller. Il fait son numéro habituel mais MAINTENANT, c'est-à-dire qu'il est toujours dingo et gueulard mais aussi plus calme, plus posé, il est plus en contrôle. Donc il ne fait pas vieux singe qui s'imiterait mais Iggy Pop à 70 ans, esseulé, toujours chargé de lourdes blessures, mais plus d'équerre, pas droit, mais d'un biais qui tient bien debout encore cette fois avec nous. C'est déjà pas mal quand on vient d'où il vient et quand on est passé par où il est passé. Moi, je dis qu'Iggy Pop et "Plus belle la vie" ne sont plus tout à fait inconciliables. Naaaan, je déconne !!!
Vous voyez, à la fin du morceau, Iggy est tellement gentil avec son public qu'il dit que le savon qu'il vient de lui passer n'a rien de personnel, et que plus il les fréquente, plus il les aime. C'est mignon. C'est Iggy Pop MAINTENANT et, tout compte fait, c'est mieux pour lui et pour nous.

J'ai écouté d'autres morceaux du concert. C'est audible sans déplaisir, même plutôt bien et, je le répète, touchant.

lundi 15 février 2016

Quatrième round.

Top 14, quatrième journée.
Le Twist ? Quel rapport avec le Rock n' Roll me demanderez-vous ? Et bien, les vrais Rockers, les durs, les allumés du rythme et du son qui rendent bizarre peuvent prendre n'importe quelle invention marketing créée pour faire acheter du vinyl aux petits jeunes, en l'occurence le Twist, danse proprette sur elle effectuée sous le regard approbateur des parents, et la transformer en bombe à faire péter la sono et déchainer les hormones des mêmes petits jeunes, dont on n'avait pas assez remarqués qu'ils étaient maintenant en âge de se reproduire et, pour se faire, qu'ils ressentaient un grand besoin de fornication qui ne demandait qu'à s'exprimer loin du regard désapprobateur de ces mêmes putain de parents ! Le Rock, on l'a dans le sang ou pas, qu'on appelle ça Rythm and Blues, Boogaloo, Mambo, Soul, Madison, Funk et même, Twist. Ca fait frémir les poils du dos et dresser les cheveux sur la tête, bander les mecs et mouiller les gonzesses. C'est un truc pas très futé, archaïque, un appel à la danse et à la baise mais pour faire ce truc idiot convenablement, il faut des génies. En voici cinq. D'un coté, l'immense chanteur noir politiquement douteux (pour les blancs) et sex-symbol, Sam Cooke, et de l'autre, quatre gaziers blancs frustrés à mort et ne le supportant plus du tout, les Beatles. Sam Cooke est mort buté on ne sait par qui et pourquoi avant de tout faire sauter, comme par hasard. Les Beatles le feront et changeront le cours de l'Histoire à jamais. "Comment?  quoi ? disent les petits sociologistes et les petits philosophistes,"Changer le cours de l'Histoire ?" c'est n'importe quoi !" C'est vous qui êtes de navrants impuissants les gars, je persiste et je signe, et accessoirement, je bande. "Bander, tout est là !", disait Gustave Flaubert. Un vrai Rocker, lui. Punk devant l'Eternel, Eternel transformé en perroquet (lire "Un coeur simple").

samedi 2 janvier 2016

Autoroute pour nulle part.

C'est 2016. il fait un temps anormalement doux. Le soleil brille. Je me sens petit, tout petit. Recroquevillé sur deux ou trois choses dont je ne suis même plus tout à fait sûr. J'aimerais qu'il gèle, me plaindre du froid. La nature va-t-elle "passer une nuit blanche", comme le dit un de mes amis ? Je veux revoir un printemps, c'est tout ce que je demande. Un de plus et basta. Mais pas dans une semaine. Dans trois mois. Est-ce moi qui déconne ou le reste, tout le reste ? Je suis faible, embryonnaire, rapetissé. Personne ne me protège et je n'arrive pas à me contenter de cet état de fait. Quelle faiblesse ! J'ai trop fréquenté les moralistes, les idéologues, les artistes. D'eux il ne me reste plus rien. Du flou, du vague à l'âme. Ce n'est pas assez. Mais les plaintes, tout le monde s'en fout. Cessez de me lire. Allez cherchez l'amour ailleurs. Un printemps. C'est tout ce que je veux,, des bourgeons, ça sera suffisant.

mardi 1 décembre 2015

Larmes bleues

Tout à l'heure j'ai pleuré en écoutant "Hello" d'Adèle...Et quoi ! je suis triste et c'est bien naturel. Je m'essuie les yeux, je tiens bon, je me soigne. En l'occurence avec deux blues atypiques (comme moi) que je vais mettre ici en écoutant Bruce Springsteen chez Georges Lang s'époumoner sur "Santa-Claus is coming to town". Vous ne saviez pas que le Père Noël allait venir faire un tour en ville ? Ben si. En attendant, tiré du très bon film "Performance" de Nicolas Roeg, un blues du Diable interprếté par Mick Jagger.

Et ça, "Scumbag Blues" ("le blues du sac à merde." Tu te sens concerné ? Non ? Tu devrais.). de Josh Homme avec Dave Grohl et John Paul Jones.

jeudi 29 octobre 2015

C'était un ordre nouveau. Musical, en tout cas.

New Order revient à la une avec un nouvel album (sans Peter Hook) assez gouleyant et bien fichu. Ils ne sont plus sur le mythique label de Manchester de Tony Wilson : Factory Records. Revenons un peu en arrière, à une époque ou New Order était ce qui se faisait de mieux sur la scène underground et bientôt mainstream anglaise. A chaque single d'eux qui sortait chez Factory, nos esprits étaient surpris et nos coeurs conquis pendant qu'il nous prenait une sacré envie de danser sur les mélodies mélancoliques de Summer soutenues par des robots , soudain pas si barrés ou ineptes, et, bien sûr, la basse intersidérale de Hook. C'était bon, au delà du bon, c'était parfait. La vidéo que je vais mettre est une de mes favorites de tous les temps. Elle a été dirigée par Johnathan Demme et éclairée par Henri Alekan, excusez du peu. Elle porte, comme tout les objets qui sortaient de chez Facory Record un numéro de catalogue issu d'un système de référencement qui n'appartient qu'à cette boite-là : FAC 321. C'est simplement l'inverse du numéro du single qui était FAC 123. Le clip consiste en une prise live enregistrée dans les studios de Factory qui dure 5 bonnes minutes de plus que le single vendu dans le commerce et on y voit de foutus bons musiciens à l'oeuvre. C'est "raw", c'est juste, c'est définitif, comme disait Guitry toutes les 5 minutes. Un bijou catalogué.
New Order : "The Perfect Kiss". Attention, quelque part dans le clip se cache un Christ obèse et content de ce qu'il entend.



mardi 20 octobre 2015

Doliprane 10 000.

Aujourd'hui, j'ai mal au crâne, oh juste un peu plus que d'habitude. Que ça soit vraiment génant... Donc j'écoute ça avant de faire un AVC. "J'ai mal à la tête" de Georges Ulmer chanté par Gainsbourg.

Et puis ça parce que Frank Black a vraiment un talent incroyable, un bon gros bedon et une belle voix qui ne fait pas mal au crâne. : "Headache".

mardi 25 août 2015

D'ya need a RIDE ?

Tudieu ! Voilà que Ride s'est reformé et qu'ils sont partis en tournée ! Quoi ? Ride ? Une bande de branleurs qui jouent avec des cordes à vide et qui font des "La La La La.." étherés. Ride est un des sommet de la Pop à guitare anglaise. Après eux ça a été le Grunge américain qui a tout raflé. Ils sont devenus obsolètes en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire au tournant de 1991-1992. Ils sont de retour  presque 25 ans plus tard et c'est....bon ! Entrainant, dynamique, romantique, classe, bien fichu, assez tranchant comme le morceau juste en dessous où ces petits minets font une belle démonstration de Noisy-Pop. Ride ? Une sorte de "must" pendant au moins six mois et donc, pour l'éternité.

25 ans plus tard.... Une légende ? Faut voir, faut voir....