La Poste du bourg où j'habite a été braquée à main armée. Emoi bien compréhensible dans le voisinage et au bar PMU. Vous z'inquiétez pas c'est pas moi qui ai fait le coup. C'est un noir, évidemment; je déconne pas, un noir. Déjà que la commune vote FN à plus de 25 %, voilà qui ne va pas arranger les choses. La gendarmerie a mis les bouchées doubles et d'après un témoignage digne de foi, les suspects -il y avait un arabe avec le noir- ont été aperçus sortant du PMU à 14 H 34 précisément. On les aura, ces salauds.
Junior Murvin et sa voix d'or.
La même par les Clash.
Affichage des articles dont le libellé est Reggae. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Reggae. Afficher tous les articles
jeudi 17 mars 2016
jeudi 11 juin 2015
Votez Scritti Politti !
Avant que je ne m'engage fermement dans le chemin du Rock dit "alternatif", grâce à Hüsker Dü (Bob Mould et Grant Hart), j'ai connu des errements de dandy, j'ai eu des préciosités coupables, je me suis un peu perdu de vue parfois dans la jungle du bon goût en matière de musique moderne pour jeune, bref, j'ai vécu, avec des hauts et des bas. Tout, dans cette vie, n'a pas été de soi et si j'ai évité des pièges (Adam & the Ants, Lords of the New Church...) j'ai mordu à l'amer hameçon de pêcheurs en eaux troublées plus souvent qu'à mon tour (Joboxers, Spandau Ballet...) MAIS je ne regrette pas, mais alors pas du tout d'avoir été fan de Scritti Politti. Tout est improbable dans ce groupe, à commencer par son nom, emprunté à un recueil en langue originale d'écrits politiques d'Antonio Gramci leader communiste italien des années 30, et sa qualité n'avait rien d'acquis. Résultat des courses, quelques décénnies plus tard, je n'ai aucune difficulté à écouter les vieux titres du groupe de Green Gartside tant ils sont bons et je ne suis pas le seul puisque une bande d'afficionados guette les apparitions du héros romantique et structuraliste. Oui, Green Gartside n'était pas seulement habillé comme une poupée eighties de petite fille cruche et à la mode, il ne se contentait pas d'arborer des coupes de cheveux titanesques qui demandaient des heures de travail à des coiffeurs énervés, ni de fredonner d'une voix fluette et maniérée ces tubes imparables, il était structuraliste. Et de nous pondre une chanson d'amour (géniale) sur "le mot fille", dans une optique qui devait beaucoup à Ferdinand de Saussure et Roland Barthes. Tout cela était tordu, ambitieux, efficace et le riddim de basse de reggae est l'un des plus profondément noir qu'un blanc ait jamais pondu. Je mets le morçeau en deuxième, vous allez voir, en plus il y a un beau clip. Mais je vais commencer par une pièce du boucher, un plan caché pour ceux qui savent où se cachent la bonne came : "Oh Patti (don't feel sorry for loverboy)". Le morceau est suave, c'est un euphémisme, la richesse de la mélodie affiche bien les velléités musicales du bonhomme, c'est vraiment très beau. Le son est une sorte de perfection rêvée Beach Boysienne des années 80; notez le toucher soyeux du batteur, la hardiesse du certains changement d'accords. ET PUIS, paf, la trompette de Miles Davis vient faire basculer le tout dans le sublime, le ouaté pour gentleman farmer. Oui, mesdames, messieurs, MILES DAVIS en personne joue sur ce morceau de musique pop, donc triviale. Pour moi, à l'époque, Davis, c'est Dieu. Il possède la maison mère, le Jazz, je ne l'entends ni ne le vois souvent mais enfin, c'est LE musicien par excellence et j'en ai beaucoup entendu parler. Je l'ai même un peu écouté en screud sur des disques de mon père. Le fait qu'il s'invite sur ce morceau de Scritti Politti est certes un peu mystérieux, mais c'est à coup sûr un gage de qualité sans équivalent.
Bien des années plus tard, j'ai beaucoup écouté Miles Davis, élargissant ma définition du Rock alternatif à des styles variés voire des compositeurs classiques mais je n'ai jamais cessé d'écouter et d'aimer Scritti Pollitti et je peux vous jurer, la main droite posée sur l'Ancien et le Nouveau testament, que je connais maintenant parfaitement, que j'ai eu entièrement raison et que les gemmes qui ornent la petite couronne de ce roitelet de la Pop qu'est Gartside sont d'une eau pure comme l'étaient certains sons de trompette dans la nuit animée des clubs de la 52ième rue.
Alors, Scritti Politti : "Oh Patti (don't feel sorry for loverboy)"
Scritti Politti, deuxième : "The world girl" "..how your flesh and blood became a word.."
Bien des années plus tard, j'ai beaucoup écouté Miles Davis, élargissant ma définition du Rock alternatif à des styles variés voire des compositeurs classiques mais je n'ai jamais cessé d'écouter et d'aimer Scritti Pollitti et je peux vous jurer, la main droite posée sur l'Ancien et le Nouveau testament, que je connais maintenant parfaitement, que j'ai eu entièrement raison et que les gemmes qui ornent la petite couronne de ce roitelet de la Pop qu'est Gartside sont d'une eau pure comme l'étaient certains sons de trompette dans la nuit animée des clubs de la 52ième rue.
Alors, Scritti Politti : "Oh Patti (don't feel sorry for loverboy)"
Scritti Politti, deuxième : "The world girl" "..how your flesh and blood became a word.."
jeudi 24 avril 2014
1980 "Back in black".
J'ai l'impression que les noirs sont sur le toit du monde. Tout du moins en ce qui concerne la musique Pop, son show-business et ses ventes d'albums. Tant mieux, ce n'est qu'un juste retour des choses. Toute la musique occidentale populaire vient d'eux et, plus exactement, elle est le fruit paradoxal et généreux de l'esclavage africain massif qui a eu lieu aux 18ième et 19ième siècles dans tout le Nouveau Monde. Maintenant c'est le Monde entier qui écoute du Rap, du Rn'B, du Reggae. Ça a mis du temps, c'était pas gagné d'avance et finalement c'est là, évidence. Pendant longtemps, il y a eu les classements de ventes de disques réservés aux noirs : les charts "Coloured", comme on disait. Tamla Motown est arrivée, quelques vrais amateurs blancs de négritude aussi, qui ont bousculé les codes et mis les noirs au sommet des Hit-parades. Il y eut Marvin Gaye, Stevie Wonder, Funkadelic, Michael Jackson, Prince, on s'est habitué à les voir aux premières places. Maintenant ils les trustent toutes et c'est normal, parce qu'en plus du marketing impitoyable qui rend fou, ce qu'ils font en digne d'être écouté. De plus, dans le domaine de l'underground Electro, il y a aussi plein de blacks qui sont à la pointe de la post-modernité.
En 1979, quand j'ai commencé à écouter de la musique, ce n'était pas tout à fait pareil pour les noirs, comme si les murs des ghettos n'étaient pas encore lézardés et loin de s'effondrer. État des lieux de l'époque. Le Reggae était une force majeure de ces temps. Il venait de s'imposer grâce à Marley et ça n'allait plus s'arrêter. Moi, j'écoutais ça, un des rares groupes de Reggae formé en Angleterre par des immigrés Jamaïcains et qui cartonnait : "Steel Pulse". Leurs paroles sont fondamentalement chiantes mais le "pouls" est vraiment en acier trempé et rutilant, sans parler de leurs merveilleuses voix.
Coté funk, les deux triomphateurs à venir, M. Jackson et Prince, fourbissaient leurs armes encore presque en secret, mais ces deux-là ont tendance, par le succès qu'ils connurent quelques années plus tard, à faire ombre à la profusion d'artistes noirs de musique dansante de l'époque. Ils étaient légion. Deux figures, une qui était déjà importante, l'autre qui allait le devenir : Maurice White, des Earth, Wind et Fire et Rick James, de chez Rick James
(Parait que ce morceau est devenu culte en France. J'ai longtemps cru que Philippe Manœuvre et moi étions les deux seuls à l'écouter)
Dans la vidéo ci-dessous, on notera tout particulièrement la dégaine des danseuses qui laisse à deviner les penchants sexuels de l'auteur de cette bluette. Vous allez vous sentir moins seuls. Vous allez sentir tout court, d'ailleurs.
Mais, à cette époque le truc le plus branché, le plus "in", c'était la New-Wave anglaise. Là, c'était un peu plus dur de trouver des noirs parmi les esthètes grand-bretons qui rivalisaient d'inventivité, pourtant on en trouve, et pas des moindres. Ainsi le groupe Basement 5 mêla les basses du Dub et les guitares stridentes du Punk pour créer une musique restée jusqu'à aujourd'hui unique et sans équivalent. Ces quatre membres étaient noirs. Un seul album. Renversant.
J'ai évoqué dans mon post précédent le groupe Magazine. Le bassiste n'était autre que Barry Adamson, qui fit une traversée des années 90/ 2000 triomphale (cf le titre "Something wicked tis way come"). Je ne sais pas s'il est noir ou métis. En tout cas, voici un morceau des Magazine de 1980 et un des plus beaux de sa carrière postérieure, chanté par Jarvis Cocker. A noter que le bonhomme a aussi fait partie des Bad Seeds de Nick Cave.
Magazine : "Because you're frightened". Pas cessé d'avoir peur depuis.
Barry Adamson "Set the controls for the heart of the pelvis".
Et puis il y eut, au tournant des années 70 et 80 un revival Ska très puissant emmené par le génial groupe multi-racial The Spécials. Leur premier album fut produit par Elvis Costello et Joe Strummer, une belle ascendance, et fourmille de belles choses, comme ce "Gangsters".
En 1979, quand j'ai commencé à écouter de la musique, ce n'était pas tout à fait pareil pour les noirs, comme si les murs des ghettos n'étaient pas encore lézardés et loin de s'effondrer. État des lieux de l'époque. Le Reggae était une force majeure de ces temps. Il venait de s'imposer grâce à Marley et ça n'allait plus s'arrêter. Moi, j'écoutais ça, un des rares groupes de Reggae formé en Angleterre par des immigrés Jamaïcains et qui cartonnait : "Steel Pulse". Leurs paroles sont fondamentalement chiantes mais le "pouls" est vraiment en acier trempé et rutilant, sans parler de leurs merveilleuses voix.
Coté funk, les deux triomphateurs à venir, M. Jackson et Prince, fourbissaient leurs armes encore presque en secret, mais ces deux-là ont tendance, par le succès qu'ils connurent quelques années plus tard, à faire ombre à la profusion d'artistes noirs de musique dansante de l'époque. Ils étaient légion. Deux figures, une qui était déjà importante, l'autre qui allait le devenir : Maurice White, des Earth, Wind et Fire et Rick James, de chez Rick James
(Parait que ce morceau est devenu culte en France. J'ai longtemps cru que Philippe Manœuvre et moi étions les deux seuls à l'écouter)
Dans la vidéo ci-dessous, on notera tout particulièrement la dégaine des danseuses qui laisse à deviner les penchants sexuels de l'auteur de cette bluette. Vous allez vous sentir moins seuls. Vous allez sentir tout court, d'ailleurs.
Mais, à cette époque le truc le plus branché, le plus "in", c'était la New-Wave anglaise. Là, c'était un peu plus dur de trouver des noirs parmi les esthètes grand-bretons qui rivalisaient d'inventivité, pourtant on en trouve, et pas des moindres. Ainsi le groupe Basement 5 mêla les basses du Dub et les guitares stridentes du Punk pour créer une musique restée jusqu'à aujourd'hui unique et sans équivalent. Ces quatre membres étaient noirs. Un seul album. Renversant.
J'ai évoqué dans mon post précédent le groupe Magazine. Le bassiste n'était autre que Barry Adamson, qui fit une traversée des années 90/ 2000 triomphale (cf le titre "Something wicked tis way come"). Je ne sais pas s'il est noir ou métis. En tout cas, voici un morceau des Magazine de 1980 et un des plus beaux de sa carrière postérieure, chanté par Jarvis Cocker. A noter que le bonhomme a aussi fait partie des Bad Seeds de Nick Cave.
Magazine : "Because you're frightened". Pas cessé d'avoir peur depuis.
Barry Adamson "Set the controls for the heart of the pelvis".
Et puis il y eut, au tournant des années 70 et 80 un revival Ska très puissant emmené par le génial groupe multi-racial The Spécials. Leur premier album fut produit par Elvis Costello et Joe Strummer, une belle ascendance, et fourmille de belles choses, comme ce "Gangsters".
Libellés :
Basement 5,
Bassiste,
batteur,
Danse,
Funk,
Géographie,
Groove,
Histoire,
Humour,
Mode,
Musique,
New Wave,
Punk,
Reggae,
Rick James,
Rock n' Roll,
Sex-symbol,
Société,
The Clash
jeudi 5 décembre 2013
Mort de quelqu'un. Mais de qui ?
Il y a des morts qui... et d'autres qui... Par exemple Georges Lautner, oui, ben bof, en fait. Des films assez drôles, assez médiocres aussi, ou plutôt bons, au fond, on s'en fout, ça ou autre chose... Paul Walker, le bellâtre de la franchise "Fast and furious" au 2,5 milliards de gains cumulés. Bon, ben bof aussi, comment pourrais-je trouver le moindre angle d'attaque pour accrocher à ce truc ne serait-ce que cinq minutes ? Même au 18 ième degré c'est nul, " Vroum, Vroum" ; "Pan, Pan" ; "Lime, Lime" ou l'inverse. Ces films vous ôtent des neurones par paquets de mille. Presque aussi fort que le PMU.
Et puis Junior Murvin est décédé lui aussi. Ah oui, là, c'est un peu plus roboratif comme plat. "Police and thieves", c'était lui. Chanté haut perché en 1976, repris par les Clash dans la foulée, imparable, inoxydable. On va l'écouter, hein ? Une chanson, une bonne chanson ça vaut des centaines de films, et même si vous mettez des chefs-d'oeuvres dans ce fléau-là, la balance penchera toujours du coté de la chanson.
Je viens d'apprendre la mort de Nelson Mandela. Là, c'est carrément une secousse tellurique. Cet homme était à la dimension du Monde. Comment a-t-il fait ? Mystère. Quand je pense à ce con d'Eastwood, qui a eu le culot, d'où il est cet enfoiré de fasciste, de rendre hommage à Mandela, avec son "Invictus" de merde. Restons sobre. "Mais où sont passées les gazelles ?" se demandait Lizzy Mercier Descloux en plein apartheid.
"Police and thieves in the street, ooh yeah
Fighting the nation with their guns and ammunitions
Police and thieves in the streets, ooh yeah
Scaring the nation with their guns and ammunitions" clamait Junior Murvin
Et puis Junior Murvin est décédé lui aussi. Ah oui, là, c'est un peu plus roboratif comme plat. "Police and thieves", c'était lui. Chanté haut perché en 1976, repris par les Clash dans la foulée, imparable, inoxydable. On va l'écouter, hein ? Une chanson, une bonne chanson ça vaut des centaines de films, et même si vous mettez des chefs-d'oeuvres dans ce fléau-là, la balance penchera toujours du coté de la chanson.
Je viens d'apprendre la mort de Nelson Mandela. Là, c'est carrément une secousse tellurique. Cet homme était à la dimension du Monde. Comment a-t-il fait ? Mystère. Quand je pense à ce con d'Eastwood, qui a eu le culot, d'où il est cet enfoiré de fasciste, de rendre hommage à Mandela, avec son "Invictus" de merde. Restons sobre. "Mais où sont passées les gazelles ?" se demandait Lizzy Mercier Descloux en plein apartheid.
"Police and thieves in the street, ooh yeah
Fighting the nation with their guns and ammunitions
Police and thieves in the streets, ooh yeah
Scaring the nation with their guns and ammunitions" clamait Junior Murvin
dimanche 28 juillet 2013
L'été meurtrier.
Bernadette Lafont est décédée. Je n'ai pas grand-chose à dire sur elle, à part qu'elle était une actrice formidable et certainement une femme du même métal. Pour l'actrice, il suffit de voir "La fiancée du pirate", "Une belle fille comme moi", "La maman et la putain". Pour la femme, je vous laisse à vos fantasmes et dérélictions, j'ai les miens, merci ( sa voix a le pouvoir de m'émoustiller instantanément ).
JJ Cale a lui aussi cassé sa pipe. Ce songwriter de première importance, repris par une multitude d'artistes, m'accompagne discrètement depuis que je suis en âge d'écouter de la musique." Discrètement", c'était sa façon, je crois. Sans tambour ni trompette il traçait son sillon de rocker décontracté, un peu nonchalant, un peu ironique, intelligent. Voyager en sa compagnie a toujours été agréable, parfois captivant et émouvant, de "Grasshopper" à "The road to escondido" (co-signé par Eric Clapton) en passant par "Closer to you". Cette façon qu'il a eu de travailler inlassablement son style, sans cesser d'innover et de chercher font que son corpus de chansons passera largement le cap des ans et que son oeuvre s'inscrira dans le temps. J.J. Cale n'a pas fini de m'accompagner.
Allez, trois titres évidemment à la coule.
Alors ta mère, elle aime ça le reggae ?
Ben oui.
JJ Cale a lui aussi cassé sa pipe. Ce songwriter de première importance, repris par une multitude d'artistes, m'accompagne discrètement depuis que je suis en âge d'écouter de la musique." Discrètement", c'était sa façon, je crois. Sans tambour ni trompette il traçait son sillon de rocker décontracté, un peu nonchalant, un peu ironique, intelligent. Voyager en sa compagnie a toujours été agréable, parfois captivant et émouvant, de "Grasshopper" à "The road to escondido" (co-signé par Eric Clapton) en passant par "Closer to you". Cette façon qu'il a eu de travailler inlassablement son style, sans cesser d'innover et de chercher font que son corpus de chansons passera largement le cap des ans et que son oeuvre s'inscrira dans le temps. J.J. Cale n'a pas fini de m'accompagner.
Allez, trois titres évidemment à la coule.
Alors ta mère, elle aime ça le reggae ?
Ben oui.
mardi 8 janvier 2013
Il n'y a pas de traces de pas dans la neige qui n'est pas tombée
1980. Quatre noirs de Londres, fans de reggae, de dub et de punk, fondent le tout dans une musique inédite qui n'aura aucune descendance directe. Leur nom est glacial, tranchant comme une arrête de béton, programmatique. Dans "Abbatoir 5" de Kurt Vonnegut, ce sont malgré tout des humains qu'on passait au grill, là ce sont des piles de bagnoles qu'on enfourne, les conducteurs ont peu d'importance. Là c'est "Basement 5" : "Sous-sol N°5". Au moment ou j'écris mots, ma voiture est garée au niveau - 2 d'un gigantesque parking, juste à coté d'un cinéma multiplex de plus de dix salles équipées relief et je suis connecté à internet dans une médiathèque high tech qui fait nocturne. De la musique angolaise passe comme fond sonore à l'étage ( le deuxième), des néons l'éclaire crument, sauf le coin des PC, ce qui me permet de bien voir l'écran plat de ma connexion hyper-sécurisée. Je fait une courte halte dans le flux pour taper ce Post. Est-ce que j'existe encore ? Non. Plus vraiment. Et depuis longtemps. Depuis qu'il n'y a plus de Noël Blanc. 1980. L'important c'est que je retrouve ma bagnole et que je paye le parking. Il n'y a qu'à suivre les indications.
dimanche 16 décembre 2012
Petit plaisir majuscule
Décidément, l'actualité est chargée. Christine Arron prend sa retraite de sprinteuse à 39 ans. Une bien belle coureuse. Allez Christine, un dernier, pour la route ?
Elle va me manquer.
Elle va me manquer.
samedi 8 décembre 2012
Nanard et Bébert.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Et eux ne sont pas encore en bout de course, donc,
je paye mes dettes. Avec beaucoup, beaucoup d'intérêt. Sans "s"
La nostalgie, le combat, la nostalgie du combat, se battre quand même, ceux de ma génération qui sont nés révoltés (car ça semble venir depuis le tout début) en sont là, ceux qui s'écorchent encore parfois l'âme ou les genoux aux dangers et aux douceurs. "Les dingues et les paumés", tu dis ? Les deux, si j'ai le choix, les deux, Hubert.
je paye mes dettes. Avec beaucoup, beaucoup d'intérêt. Sans "s"
La nostalgie, le combat, la nostalgie du combat, se battre quand même, ceux de ma génération qui sont nés révoltés (car ça semble venir depuis le tout début) en sont là, ceux qui s'écorchent encore parfois l'âme ou les genoux aux dangers et aux douceurs. "Les dingues et les paumés", tu dis ? Les deux, si j'ai le choix, les deux, Hubert.
samedi 26 mai 2012
Bon, ben il fait beau.
Un petit bijou.
Un autre. " See the, see the sun, it shines...."
Un troisième. Peau noire alanguie sur canapé de cuir chauffé à blanc.
Bingo ! Même les Small Faces s'y mettent !
Et pour finir, les rois de la propagation du rayon solaire et de ses bienfaits, les maîtres de l'emballage en deux temps, trois mouvements, bronzés jusqu'à l'os : les Garçons de la Plage
Un autre. " See the, see the sun, it shines...."
Un troisième. Peau noire alanguie sur canapé de cuir chauffé à blanc.
Bingo ! Même les Small Faces s'y mettent !
Et pour finir, les rois de la propagation du rayon solaire et de ses bienfaits, les maîtres de l'emballage en deux temps, trois mouvements, bronzés jusqu'à l'os : les Garçons de la Plage
jeudi 20 mai 2010
J'entends des Voix
Il y a des voix. De toutes sortes. Qui apaisent, soignent, enflamment, tétanisent. En voici trois parmi les plus belles, tirées du catalogue du fameux label Motown auquel les puristes ( qu'ils aillent au Diable ! ) ont toujours reproché ses arrangements chantournés et colorés, tirés à quatre épingles, et surtout le fait de viser clairement le cross-over, c'est à dire le public blanc, et le top des hit-parades. J'ai rarement vu une politique commerciale aussi claire faire naître une esthétique aussi belle. Mais c'est peut -être l'inverse qu'il faut écrire : une politique commerciale aussi belle faire naître une esthétique aussi claire. Gloire soit donc rendue à Berry Gordy, le créateur de Motown et du hit " Money (That's what I want )". En Art, la Beauté n'a pas de prix, c'est pour cela qu'elle coûte si cher.
Par la grâce du " net " on peut se permettre d'aligner là les trois voix sus-dites, presque nues, " a cappella" comme on dit, sans la musique. La musique justement. Pour bien emmerder les puristes, l'âme de celle de" Tears of a clown " est essentiellement faite de clavecin ou piano forte, de basson, de flûte traversière. Eh Eh, voilà qui pue son Mozart à plein nez ! Pincez vous-le donc si ça ne sent pas assez la sueur du Big O ! Pour moi, Smokey Robinson a l'une des cinq ou six plus belles voix que j'ai jamais entendues. Il est toujours en vie et en activité, je lui dois beaucoup de beaux et bons moments. Merci Smokey.
Alors, de haut en bas :
Smokey Robinson chante "Tears of a clown " accompagné des seuls choeurs des Miracles.
Smokey Robinson chante " Tears of a clown avec les Miracles et la musique. ( Dans la série d'images animées on voit bien le beau Smokey et ses mastards d'acolytes. )
David Ruffin chante ' I wish it would rain " accompagné des seuls Temptations, sans musique
Levi Stubbs chante " Walk away Renee " accompagné des seules voix des Four tops.
Une bande de branleurs anglais, appelée The Beat chante " Tears of a clown " façon Ska avec armes et bagages.
C'est clair ? Oui. Let's roll.
Par la grâce du " net " on peut se permettre d'aligner là les trois voix sus-dites, presque nues, " a cappella" comme on dit, sans la musique. La musique justement. Pour bien emmerder les puristes, l'âme de celle de" Tears of a clown " est essentiellement faite de clavecin ou piano forte, de basson, de flûte traversière. Eh Eh, voilà qui pue son Mozart à plein nez ! Pincez vous-le donc si ça ne sent pas assez la sueur du Big O ! Pour moi, Smokey Robinson a l'une des cinq ou six plus belles voix que j'ai jamais entendues. Il est toujours en vie et en activité, je lui dois beaucoup de beaux et bons moments. Merci Smokey.
Alors, de haut en bas :
Smokey Robinson chante "Tears of a clown " accompagné des seuls choeurs des Miracles.
Smokey Robinson chante " Tears of a clown avec les Miracles et la musique. ( Dans la série d'images animées on voit bien le beau Smokey et ses mastards d'acolytes. )
David Ruffin chante ' I wish it would rain " accompagné des seuls Temptations, sans musique
Levi Stubbs chante " Walk away Renee " accompagné des seules voix des Four tops.
Une bande de branleurs anglais, appelée The Beat chante " Tears of a clown " façon Ska avec armes et bagages.
C'est clair ? Oui. Let's roll.
mercredi 24 mars 2010
Subject : life and death. Condition : living and dead. Words and music : Jimmy Webb
I am a lineman for the county.
And I drive the mainroad.
Lookin' in the sun for another overload.
I hear you singing in the wire. Chorus 1
I can hear you thru the whine.
And the Wichita Lineman,
is still on the line.
I know I need a small vacation.
But it don't look like rain.
And if it snows that stretch down south,
won't ever stand the strain.
And I need you more than want you. Chorus 2
And I want you for all time.
And the Wichita Lineman,
is still on the line.
And I drive the mainroad.
Lookin' in the sun for another overload.
I hear you singing in the wire. Chorus 1
I can hear you thru the whine.
And the Wichita Lineman,
is still on the line.
I know I need a small vacation.
But it don't look like rain.
And if it snows that stretch down south,
won't ever stand the strain.
And I need you more than want you. Chorus 2
And I want you for all time.
And the Wichita Lineman,
is still on the line.
lundi 7 décembre 2009
Inscription à :
Commentaires (Atom)
