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lundi 16 septembre 2019

Revival New-Wave : Déjà deux morts.

En France Philippe Pascal, l"ancien chanteur de Marquis de Sade et Marc Seberg vient de décéder. A sa grande époque il a donné à ce pays, avec d'autres, l'idée et la preuve qu'on pouvait faire aussi bien que les anglais en matière de new-wave. C'était énorme. Il nous manquera.
Aux Etats-Unis c'est Ric Ocasek qui vient de casser sa pipe. Son groupe, The Cars, était un combo pop new-wave frais qui a balisé les eighties de quelques tubes imparables. En tant que producteur il a officié pour un nombre de gens incroyable mais c'est sa collaboration avec Alan Vega et Suicide qui restera le plus gravée dans ma mémoire (almost filled...)
Ce blog commence à ressembler aux pages dècés de Ouest-France. Ca m'énerve et la parade sera cinglante....si je ne meurs pas avant !
Marquis de Sade : "Conrad Veidt".
The Cars :"Just what I needed"

The Cars : "Let's Go."

Suicide produit par Ric Ocasek. "Dream baby dream". De la grande, très grande poésie.

Le post-punk, deuxième fournée.

Ca devait arriver. Dans le foure-tout du vintage plus vrai que vrai, nimbé de fraîcheur de congélo, des petits malins (ou innocents)s ont piqué dans ce que je considère être un des sommets de la musique des années 80 pour la re-jouer ici et maintenant. Ca me touche parce que c'est en partie ce qui m'a donné une colonne vertébrale, une assise de traviole, un goût pour l'oxygène raréfiée des sommets solitaires. A ce tarif-là on respire mal mais quand on souffle c'est corsé. Et bien, ce bout d'Histoire me bégaye sous le nez et j'éternue sous l'effet du poivre de ce brouet post-moderne complètement digeste puisque déja passé une fois comme plat principal par Dame Histoire qui n'était pourtant pas censée faire ça. Damned, je suis re-fait !
Alors, les originaux : Gang of Four ; "Paralyzed", "I found that essence rare".


Au Pairs :"It's obvious"

Devo : "The day my baby give me a surprise". B 52's : "Give me back my man"

Le recuit : Squid : " Match Bet"

"The cleaner"
Y parait que c'est meilleur réchauffé.

lundi 13 mai 2019

Vie et mort d'un Homme. Vie et mort d'une Femme.

Une naissance est toujours une bonne nouvelle. C'est un monde qui s'ouvre, une promesse. Sera-t-elle tenue ? Nul ne peut le dire. Il faut espérer que oui, que la femme qui ne m'a pas envoyé mon bouquin, acheté sur Rakuten, à temps pour cause d'accouchement et que j'ai félicité aussitôt qu'elle m'a dit la nouvelle qui expliquait le retard saura orienter vers la vie la meilleure son nouveau-né.
La naissance d'une fille est à mon sens une bonne nouvelle redoublée. D'abord parce que je suis un homme et que j'aime les femmes (cf  Maurice Chevalier et son "Thanks heaven for little girls" égrillard et plein de sagesse), ensuite parce qu'il semblerait que le monde soit en déficit de femmes, statistiquement s'entend, et que l'humanité, jusqu'à nouvel ordre, n'avance qu'à coup de grossesses et d'enfantements avec ou sans douleur, deux exercices où les femmes excellent.
En hommage aux femmes, aux gamines, aux mémés qui peuplent la vie des hommes, ce morceau de post-punk décapant chanté par une disciple de Lesbos remarquable.
Au Pairs : "It's obvious". J'écoutais ça à 17 ans et ça m'emballait.

Une mort peut être une bonne ou une mauvaise nouvelle. Un ennemi qui disparaît, un idéologue de gauche, un histrion de droite, et l'horizon s'éclaircit. Jean-Claude Brisseau meurt et les ténèbres progressent. Brisseau s'était attaqué à la question la plus complexe et cruciale de l'univers, qui n'est pas celle de l'existence de Dieu mais bien celle de la jouissance féminine. Il s'y était cramé les ailes mais ces films sont touchés par une grâce infinie, celle de celui qui croit, celle de celui qui sait voir. Il nous a passé le relais parce que c'était un artiste et qu'en tant qu'artiste il faisait des "ponts" (comme disait Robert Tatin, le féministe actif) entre nous et les mystères du monde. Ce géant bourru était un homme en qui on pouvait avoir confiance. Il a fini dans l’opprobre et avec un prix du très bon festival de Locarno. Pour moi, c'est Brisseau forever, de A à Z.
Ces "Choses secrètes", faut-il les taire ? Non, il faut les garder avec soi, les garder précieusement, et les montrer, les offrir par bribes aux initiés. Les autres ? Les autres on s'en fout, il ne sont curieux que du poids d'or que pèse toute chose. Les marchands du Temple sont légions, les artistes et ceux qui les reçoivent, non.

Par contre, bonne nouvelle, Doris day est décédée.
Quand Hitchcock à eu besoin d une femme 100% mère et absolument pas sexy, il a fait appel à elle.
Sa carrière cinématographique est inepte, ses chansons des tortures. Salut Doris et bon débarras.

lundi 10 septembre 2018

Deux têtes folles et un week-end à la mer.

Juste un petit post pour évoquer une tradition et pour rendre un hommage.
D'abord Interpol. Ces gars-là font dans le rétro vintage d'une époque que je chéris pour l'avoir bien connue et surtout ressentie : celle de la New-Wave. Alors ils reprennent depuis maintenant une quinzaine d'années des suites d'accords et un son piqués au Cure, à Joy Division, à U2 et perpétuent dans la discothèque infinie de la post-modernité une tradition de musique angoissée, triste voire sépulcrale. C'est bien fait et assez beau. Les gars ont l'air investis. Ils ont apparemment traversé toutes sortes d'affres qui vont avec cette musique romantique et sombre, s'en sont tirés et viennent de livrer un album complètement audible même si venu directement du passé, et limite de l'obsolète (la musique actuelle, c'est autre chose). Pas étonnant que la décadente Kristen Stewart, se soit invitée dans leur première vidéo extraite de cet album pour donner une présence fantomatique à des pulsions et des visions qu'on croyait, à tort, un peu en perte de vitesse.
Le deuxième titre de l'album est très beau, très triste et dansant. Je le mets ci-dessous en espérant que le chanteur, qui a désormais la voix d' Ozzy Osbourne et ses petits amis survivent au tsunami nostalgique et délétère qu'ils provoquent et produisent d'autres albums du même tonneau.
Interpol : "The rover".

 Un petit coucou attendri maintenant à l'honorable Jason Pierce qui vient de sortir un énième album avec son groupe Spiritualized et qui sévit dans le Rock anglais depuis les années 80 (ca a commencé avec les Spacemen 3). Autrement appelé J-Spaceman (John Spaceman) il explore avec constance et résolution tous les stades de la dépression et de ses causes, amoureuses ou sociales et ses différentes et successives rédemptions possibles. L'album qui sort est impeccable. Ca ne bouge pas, un peu moins Space peut-être et c'est très beau.
N B : Je tiens la reprise du "Revolution" des Spacemen 3 par Mudhoney pour un des morceaux les plus radicaux et les plus puissants jamais sortis. Soyons juste il a été écrit par Peter Kember, l'autre petit génie du groupe et piqué au MC5 mais je prouve à tous sa radicalité bienfaisante pour les têtes malades en le mettant après. A écouter fort et jusqu'au bout.
Spiritualized : "I'm your man".
Mudhoney : "Revolution".

Mon tube de l'été à moi : The liminanas (featuring Bertrand Belin) : "Dimanche".


vendredi 18 novembre 2016

Les Rois de la frontière sauvage

Je reparlerai de Leonard un autre jour. Et de Leon Russell, qui est mort aussi. Pour l'instant, un peu de légereté, de poussière d'étoile avec Adam Ant. Pendant six mois avec son groupe, sous le nom de Adam and the Ants, il ont été sur le toit du monde, roitelets rock de la frontière sauvage (à l'époque, il y en avait une ou deux qui n'étaient pas tristes, vers l'est, mais là, ils visaient l'ouest). C'était la mode "Pirate". Baggy en bas, cintré en haut, matelots matinés peaux-rouges emplumés. Des ventes insensées, trois ou quatre 45 tours classés en même temps dans le Top 50 de Grande-Bretagne, qui nous gratifiait là d'une des petites bouffoneries sans grand danger ni effets secondaires notables dont elle a le secret. Genre Samantha Fox, quoi ! Dont je ne laisserais pas dire impunément qu'elle ne méritait pas son succès par un talent explosant à l'oeil nu (c'est le cas de le dire). Donc Adam Ant. Je vais mettre une vidéo ci-dessous, c'est rigolo et frais et presque pas complètement nul. Ca laissait un peu de place à un truc bizarre qu'on commençait à perdre : l'insouciance. Et avec un sens du rythme certain quand même. J'ai revu le gars dans un téléfilm british plus tard où il jouait un vampire sexy et romantique qui avait horreur du sang. Un truc dans ce goût-là. Comme quoi il a pris une place durable dans l'imagerie anglaise, entre Bowie et Morrissey. Et puis, comme j'ai dit, c'était fun son truc et entre deux doses de New Oder ça permettait de décompresser. L'angoisse allait nous saisir, nous n'étions que des enfants après tout, 14, 15, 16 ans...
Adam and the Ants donc dans "Kings of the wild frontier". A la limite.

dimanche 18 septembre 2016

Running in the Eighties.

Dans les années 80, on portait des bombers, des Perfectos et des Doc Martens; on écoutait du Reggae mais pas du réchauffé, du vrai; on détestait presque toutes les années 70, Yes et Genesis (maintenant, quand j'y pense, quand j'étais petit, tout jeunot, La France, c'était le Paradis): on était romantiques et violents; on était bien coiffés et dessalés. on écoutait de la New Wave, les Cure et David Bowie; on était petits bourgeois et irresponsables; on était amoureux de filles superbes qui étaient plus ou moins gouines; on allait voir des films débiles de Lynch et Dante, et des chef-doeuvres de Luc Besson et Jean-Jacques Beneix (ah non, merde, c'est l'inverse); on était polis avec les vieux ("La quarantaine, t'vois...") sauf ceux qui écoutaient du jazz; on dansait sur du Funk électronique et des envolées de guitares lyriques qui clouaient au sol de puissance;  on mangeait de la junk-food à tour de bras et des petits-déjeuners copieux les lendemains des fêtes, on reprenait pas à la bière comme les Punks; on écoutait nos profs et on les méprisait en même temps. Moi, j'aurais donné cher pour me faire sucer par ma prof d'allemand, une vraie sadique qui se prénommait Juta. Et moi encore, j'étais con, arrogant et prétentieux. J'ai baissé d'un ton mais fondamentalement, je suis resté le même. Le pire, c'est que certaines femmes aiment bien ce genre de branleur, et, pour le coup, je les ai faites chier aussi, comme j'ai fait chier le monde en général. J'étais (je suis?) un sale mec attachant. Moi, je pleurais en écoutant Prince;  j'avais des problèmes, je me cherchais, je me suis trouvé, ça a été chaud; c'est moyen plus, quoi, "peut mieux faire". Vous êtes sûre, Madame ? Vous allez me sucer ? Moi, je crois que c'est rapé. Dans les années 80, il y avait de la bonne musique et moi, je l'écoutais, béat et enfièvré
Jesse Johnson : "Love Struck".

Killing Joke : "Requiem"

Jesus & the Mary Chain : "Just like honey".

Chaz Jankel : "You're my occupation."

vendredi 5 août 2016

Années 80, la musique changeait tout le temps.

Dans les années 80, des types bien habillés faisaient de la bonne musique triste et convulsive. On appelait de ça de la New-Wave. A cette époque, la plupart des gens que je fréquentais étaient des gauchistes ou des nihilstes-hédonistes. On piccolait pas mal, on se marrait bien. Il y avait le communisme de l'autre coté du mur et des missiles sol/sol dirigés sur les villes de France. Il semblait que ça allait durer comme ça jusqu'à perpet' et qu'il n'y avait qu'à s'habituer à l"équilibre de la terreur" et continuer à boire et à déconner. Je suis allé dans les pays de l'Est avant la chute du mur. J'en suis revenu capitaliste pur et dur. La Liberté, et tout ce qui va avec, l'économie et le reste, si on l'a pas, c'est trop dur. Plutôt devenir fou et végeter dans le monde de l'argent-roi. C'est ce que j'ai fait quand ce monde est arrivé. N'empêche dans les années 80, pré-post-historiques, des types bien habillés faisaient de la bonne musique.




dimanche 31 juillet 2016

A day whitout pouring shit.

Dans les années 80, j'étais drôle, enragé et triste. Il y en avait pour tous les goûts.
Sadness :

Rage :

Laughing :

lundi 21 mars 2016

Ne jamais douter de son mauvais goût.

Entre Meat Loaf et Joy Division il y avait un désert. Un désert vaste, aride, impénétrable; étendue de mort sous un soleil glaçé. Puis vint Spector. Spector est l'alliage impossible d'un lyrisme à l'anglaise, plaintif et vif et de la grandiloquence wagnérienne et distanciée de Meat et de ses petits amis bikers. Vous ne me croyez pas, ? Que dites-vous de ça ? "Celestine" par Spector (Sûrement un hommage à l'héroine de "Journal d'une femme de chambre" de Mirbeau. Une jeune femme vraiment peu recommandable dans une socièté pourrie.)
Allez Zou, c'est parti comme en 1979, 89, 99, 09, 19...on ne sait plus !

samedi 30 janvier 2016

Jacques Rivette et le Lapin Blanc.

Jacques Rivette est mort et on en fait tout un battage qui n'a aucune justification possible. Nouvelle Vague ? Et alors ? C'étaient des petits branleurs, plus qu'un à enterrer et on tire l'échelle. Politique des auteurs ? L'idée, si j'ai bien compris, c'était de dire que Hitchcock et Hawks sont aussi importants que Balzac, c'est ça... C'est pas faux. Vous avez déjà lu du Balzac ? Moi, je l'ai fait lire à une copine qui aime bien la revue "Voici" et elle a trouvé ça vachement bien. C'est vrai qu'avec lui on en a pour son argent, la moindre virgule pèse son poids de signification, sans doute parce qu'il était payé à la page. Enfin, tout y passe, les gueules qui font sens, les maisons qui font sens, les vétements qui signifient plus sûrement encore que les gueules, d'où les interminables descriptions qui jalonnent une intrigue dont les femmes de son époque (et de la nôtre) étaient friandes car si pleine de sens et d'enseignement (après que le rouge vous soit monté aux joues) qu'on pouvait même en tirer une petite morale bien utile et rêver. La morale, voilà bien une des préoccupations premières de Jacques Rivette mais la morale moi, je m'en tape. Je veux simplement y voir plus clair, même au prix de l'injustice et de la décadence. Je préfère les films qui ont "le" moral à ceux qui nous font" la" morale, pareils pour les livres, vous tirerez toujours plus de profit d'un bon livre mal-pensant que d'un pensum, généralement de gauche (Camus, Sartre, Tournier, Halter, Picouly, Semprun et compagnie),. Vous avez déjà lu du Stendhal ? Très mal-appris Stendhal, oh la la,  amoral au possible, il ne s'épanouissait que dans la passion contrariée et adultèrine ainsi que dans un esthétisme nostalgique à tendance jouisseuse. Il pensait qu'il serait lu en l'an 2000. Il avait raison. Balzac avait cependant bien aimé "Le Rouge et le Noir", l'avait écrit et ça avait beaucoup fait rire notre homme Stendhal. Moi, je me fendrais bien la gueule à propos de la mort de Jacques Rivette ou plutôt, c'est si peu important à mes yeux que je m'en polirais bien le chinois s'il n'y avait tout ce barouf énervant autour du divinisé trépassé un peu partout dans les médias.
Bon, Paul Kantner, guitariste, chanteur et compositeur du Jefferson Airplaine est mort. Ca, c'est déjà plus emmerdant car le gaillard avait pondu quelques uns des plus grands hymnes psychédéliques de la fin des sixties, aux alentours de la baie de San-Franscisco. "White Rabbit", chantée par sa compagne, la magnétique Grace Slick, est même une des toutes meilleures chansons Rock de tous les temps (préhistoire et le pléistocène compris). Les chansons, c'est moins fort que les livres, bien sûr, mais c'est surpuissant à coté du cinéma; ça accompagne les gens tout au long de leur existence, ça peut aider à la libération d'un être, même partielle, ne serait-ce qu'à la disparition d'un chagrin, d'un malheur, d'une pesanteur et, inversement, ça peut marquer le début d'une histoire d'amour, d'une amitié, d'une chaleur. Les chansons, c'est vital, les films, c'est mortel. Il n'y a pas de morale ou d'impératifs qui tiennent, j'écoute "White Rabbit", je suis un autre, je suis enfin moi-même, sorti de mon merdier intime, dans la lumière. Vous me direz, peut-être que Jacques Rivette était clair, lui ? Tu parles, il était aux fraises et il aurait mieux fait d'écouter du Rock et de lire Stendhal. A son crédit cependant, un film foudroyant, le bien nommé "L'amour fou". Il fallait au moins ça pour qu'il sorte un peu de ses gonds et fendille l'armure et ne serait-ce que pour ce film-là, carrément rock, il lui sera pardonné pas mal de choses ampoulées et ennuyeuses.
Allez, "White Rabbit", inspiré d'un grand déviant pas moral du tout qui avait un faible pour les petites filles, Lewis Carroll himself. (Eh oui, et ce n'est pas un problème, le problème c'est comment faire pour ne pas avoir un faible pour les petites filles !)

lundi 12 octobre 2015

" Et pas de repos pour cette âme-ci."

Ainsi vous voilà triste et abattu. Vous regardez plein d'envie et de défiance des jeunes hommes et des jeunes femmes. Vos jeux sont plus retors que les leurs et sont désormais sans grâce, et si vous vous comparez à eux vous frémissez d'horreur dans un éclair de mort et de pourriture. Plus rien, presque plus et c'est ce presque qui fait encore frémir vos chairs amollies et votre coeur haineux. Où sont passés vos compagnons : l'Amour, la Beauté, l'Espérance ? Plus rien, presque plus et ce n'est que ça, que votre navrante haine, que justice et normalité banales, très banale prise de poids et d'âge. Avez-vous fait quelque chose qui en vaille la peine ou vous êtes-vous tué à la tâche sans gloire et sans renommée ? Il n'y a plus pour vous que deux ou trois tours de vice, les chemins plus altiers occupés dés lors par des gardiens plus forts et plus sûrs. Votre âme recuite est mal passée quand vous l'avez voulu par volupté mauvaise avaler. Toussez donc un peu de croyance égarée. Il semble que tout vaille un égal et minuscule crachat, suintant de votre gorge nulle comme une brume et que cela vous convienne à ravir, mais vous soufflez sans air et n'en êtes pas certain. Une dernière fois, fermez les yeux pour voir clairement le soleil tomber et mourir. Etincellant, il ne recelle plus pour vous le secret de la renaissance. Le jour est morne et infini, il est habité de l'immense mélancolie charriée en vos tripes par une bile noire. Ne bougez plus, vous servirez de borne, au mieux, sur ce chemin là, si quelqu'un s'y perd comme vous. Et morose, faites un mauvais accueil aux mystères de la Mort.

"J''ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans...."
- Je suis un cimetère abhorré de la lune....
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées...
                                                                      Ch. Baudelaire


mardi 4 août 2015

Miami Vice.

Sur la plage de Miami des jeunes gens au coeur et au corps parfaits, sans âmes, bronzent au soleil brûlant sous des crèmes écran total indice 20. Personne ne s'aventure dans la mer qui rabât incessament sur la côte des cadavres de poulets et de chiens, des galettes de pétrole brut puantes, des débris en matière plastique d'objets désormais inidentifiables, bref, le roulement habituel sur lequel des petits drones balancent des seaux entiers de Chanel N°5. Les hauts-parleurs, entre deux conseils de prudence aux parents pour les prévenir de surveiller leurs enfants, toujours attirés, les monstres, par les déchets, les préférant à leurs jouets, petits bulldozers excavateurs télécommandés ou pelles intelligentes à faire des créneaux aux chateaux forts d'un style fort peu moyennâgeux, entre deux conseils de prudence, donc, les haut-parleurs balancent une musique d'un âge actuel, indiscernable, sans datation véritablement possible - d'époque ? Rétro-vintage ? - et inondent la plage de décibels réparateurs car si familiers. C'est souvent Miami Horror qui passe. Ils ont pondus suffisamment de tubes dansants pour être connus de tous et ne pas prendre le chou aux gens, tout en leur permettant de battre du pied ou de dodeliner de la tête "comme au bon vieux temps", comme maintenant. Miami horror est un groupe qui fait de la musique des années 1980-90 mais actuelle. Toute les règles de l'Art, toutes les formes ayant étés honorées puis épuisées puis transgressées, il n'y a plus qu'à en reservir les restes plus ou moins réchauffés avec plus ou moins d'entrain. Les Miami Horror s'y emploient, c'est idéal pour la plage en ce mois d'octobre, la fin de l'été. Tout le monde s'y retrouve, jeunes et vieux. L'an dernier, ils sont venus jouer en semi-playback sur la plage, au soir tombant, il y a avait eu 14 morts.

mardi 28 juillet 2015

Ce qui était tombé pour ne plus se relever.

Maintenant c'est leur tour. Ils vont devenir énormes.
C'est tendu, nerveux, catchy, malsain, un rien pompeux, névrosé, attirant. La suite, c'est pour eux.

Enorme ? HENAURME !!!

dimanche 15 mars 2015

New New Wave.

J'associe toujours Wild beasts et Dutch Uncles. Peut-être parce que je les ai découverts dans la même émission de radio le même soir. Aussi parce que je trouve les deux superbes voix des chanteurs d'un registre similaire, celui des voix de mecs aiguës et maniérées, et qu'elles me rappellent des vieux souvenirs des années 80 et 70. Souvenir de Japan, le groupe du merveilleux David Sylvian, souvenirs de Jobriath, petit David Bowie presque inconnu, encore plus androgyne, encore plus provocateur, moins sûr de lui, qui n'a pas marché mais qui était bougrement bon.
Allons-y, Wilds Beasts et "Wanderlust"
Dutch Uncles  "Nometo",
Et donc Japan, "Art of parties", le son est pourri, et alors, c'est bon quand même.

Jobriath "I'm a man",




mardi 24 juin 2014

A short story of History.

J'aime l'Histoire. C'est une très belle discipline qui nous apprend énormément sur les Hommes, le Monde et les rapports qu'ils entretiennent. Quand on lit, par exemple, "La Méditerranée à l'époque de Philippe II" de Fernand Braudel on à l'impression de goûter à la saveur de ce coin de Terre à ce moment de l'Histoire humaine, et aussi avant et un peu après, jusqu'à notre Temps, car les civilisations durent terriblement (comme le disait Braudel lui-même). C'est délicieux ; comme la visite de monuments historiques peut l'être qui nous souffle dans le nez un air rare, parfois chargée d'Esprit.
Mais voilà que je me mets à penser que je suis moi-même un acteur de ce qui s'appellera l'Histoire dans cent ou deux cent ans. Un acteur ? Un fantôme plutôt, qui rejoindra la cohorte des anonymes pourvoyeurs de l'Histoire et d'histoires qui seront dépeints par les hommes illustres des temps à venir, successeurs brillants d'Hérodote et de Thucydide, de Michelet et  de Bloch ; une matière brute et hasardeuse à laquelle ils donneront sens plus tard, beaucoup plus tard. Je me sens presque nul. Je n'ai pas pesé sur mon temps. J'ai subi mon destin plutôt que de me le forger ; témoin contemplatif d'un Monde d'où je suis le plus souvent absent en dépit de mon indéniable existence. C'est bien beau d'aimer l'Histoire, c'est une autre chose que de s'appréhender dans l'Histoire qui naît et d'y occuper une place de choix, une place choisie et que cette détermination porte son effet au plus haut que l'on souhaite. Je me suis toujours tenu à l'écart ou presque. Je commence à le regretter et les regrets n'ont pas leur place dans l'Histoire si on n'en fait rien. Vais-je me mettre à meugler, à beugler, à parler ou continuer à me taire, toute la vie en sourdine sans même appuyer sur la pédale ?
A voir.
Nous sommes au XXIème siècle et je ne saurais pas décrire ce qui advient autrement qu'avec tristesse, dégoût et circonspection. La Joie, c'est en douce ; et il me semble que c'est pratiquement pour tout le monde pareil. Et puis l'image serait flou, j'ai trop le nez dessus, l'Histoire contemporaine est une sorte de blague, on commence à peine à comprendre le XIXième siècle (et à en sortir).
Il n'y a pas longtemps c'était la fin du XXième, qui s'est achevé en 2001, un siècle court donc puisqu'il avait commencé en 1914. Ça ressemblait à la chanson ci-dessous. Beaucoup, beaucoup d'images. Trop. Beaucoup trop.
Pour l'instant, est-ce bêtise ou impossibilité radicale ? je suis incapable de mettre une chanson en exergue à ce début de XXIième siècle. Nous verrons ça plus tard, si possible avant que je ne meure.

jeudi 24 avril 2014

1980 "Back in black".

J'ai l'impression que les noirs sont sur le toit du monde. Tout du moins en ce qui concerne la musique Pop, son show-business et ses ventes d'albums. Tant mieux, ce n'est qu'un juste retour des choses. Toute la musique occidentale populaire vient d'eux et, plus exactement, elle est le fruit paradoxal et généreux de l'esclavage africain massif qui a eu lieu aux 18ième et 19ième siècles dans tout le Nouveau Monde. Maintenant c'est le Monde entier qui écoute du Rap, du Rn'B, du Reggae. Ça a mis du temps, c'était pas gagné d'avance et finalement c'est là, évidence. Pendant longtemps, il y a eu les classements de ventes de disques réservés aux noirs : les charts "Coloured", comme on disait. Tamla Motown est arrivée, quelques vrais amateurs blancs de négritude aussi, qui ont bousculé les codes et mis les noirs au sommet des Hit-parades. Il y eut Marvin Gaye, Stevie Wonder, Funkadelic, Michael Jackson, Prince, on s'est habitué à les voir aux premières places. Maintenant ils les trustent toutes et c'est normal, parce qu'en plus du marketing impitoyable qui rend fou, ce qu'ils font en digne d'être écouté. De plus, dans le domaine de l'underground Electro, il y a aussi plein de blacks qui sont à la pointe de la post-modernité.
En 1979, quand j'ai commencé à écouter de la musique, ce n'était pas tout à fait pareil pour les noirs, comme si les murs des ghettos n'étaient pas encore lézardés et loin de s'effondrer. État des lieux de l'époque. Le Reggae était une force majeure de ces temps. Il venait de s'imposer grâce à Marley et ça n'allait plus s'arrêter. Moi, j'écoutais ça, un des rares groupes de Reggae formé en Angleterre par des immigrés Jamaïcains et qui cartonnait : "Steel Pulse". Leurs paroles sont fondamentalement chiantes mais le "pouls" est vraiment en acier trempé et rutilant, sans parler de leurs merveilleuses voix.


Coté funk, les deux triomphateurs à venir, M. Jackson et Prince, fourbissaient leurs armes encore presque en secret, mais ces deux-là ont tendance, par le succès qu'ils connurent quelques années plus tard, à faire ombre à la profusion d'artistes noirs de musique dansante de l'époque. Ils étaient légion. Deux figures, une qui était déjà importante, l'autre qui allait le devenir : Maurice White, des Earth, Wind et Fire et Rick James, de chez Rick James

(Parait que ce morceau est devenu culte en France. J'ai longtemps cru que Philippe Manœuvre et moi étions les deux seuls à l'écouter)

Dans la vidéo ci-dessous, on notera tout particulièrement la dégaine des danseuses qui laisse à deviner les penchants sexuels de l'auteur de cette bluette. Vous allez vous sentir moins seuls. Vous allez sentir tout court, d'ailleurs.


Mais, à cette époque le truc le plus branché, le plus "in", c'était la New-Wave anglaise. Là, c'était un peu plus dur de trouver des noirs parmi les esthètes grand-bretons qui rivalisaient d'inventivité, pourtant on en trouve, et pas des moindres. Ainsi le groupe Basement  5 mêla les basses du Dub et les guitares stridentes du Punk pour créer une musique restée jusqu'à aujourd'hui unique et sans équivalent. Ces quatre membres étaient noirs. Un seul album. Renversant.


J'ai évoqué dans mon post précédent le groupe Magazine. Le bassiste n'était autre que Barry Adamson, qui fit une traversée des années 90/ 2000 triomphale (cf le titre "Something wicked tis way come"). Je ne sais pas s'il est noir ou métis. En tout cas, voici un morceau des Magazine de 1980 et un des plus beaux de sa carrière postérieure, chanté par Jarvis Cocker. A noter que le bonhomme a aussi fait partie des Bad Seeds de Nick Cave.
Magazine : "Because you're frightened". Pas cessé d'avoir peur depuis.


Barry Adamson "Set the controls for the heart of the pelvis".


Et puis il y eut, au tournant des années 70 et 80 un revival Ska très puissant emmené par le génial groupe multi-racial The Spécials. Leur premier album fut produit par Elvis Costello et Joe Strummer, une belle ascendance, et fourmille de belles choses, comme ce "Gangsters".

vendredi 18 avril 2014

Guitar freaks on dope III

Pendant un bon moment, pour moi, le fin du fin en matière de guitare c'était ça, Gang of Four : "Paralysed". Même aujourd'hui je trouve ce truc incroyable et pertinent. Ça n'a pas pris une ride et leur album "Solid gold" est merveilleux de tension et de musicalité oppressante/libératoire.

Inutile de vous dire que j'ai mis un peu de temps avant d'apprécier les subtilités de, mettons..., Traffic et John Mc laughlin par exemple.

mardi 18 février 2014

Vivre et mourir avec DEVO.

Le plus souvent c'est sans difficulté, et sans joie non plus. Les gens font ce qu'ils ont intégré qu'ils devaient faire de manière automatique, et surtout "sans prise de tête" (maître mot des auto-descriptions sur les sites de rencontres), sans la moindre pensée libre parasite. En fait, tout est comme dans les bouquins de Houellebecq et je suis d'accord avec Philippe Sollers quand il dit qu'il n'est nul besoin de se farcir ces gros pavés américains qui prétendent nous expliquer le monde ( ceux  de De lillo, Pynchon, Ford) en un millier de pages (à l'exception notable de Bret Easton Ellis). Houellebecqu est un piètre écrivain, contrairement à Ellis, mais un sociologue de toute première force et il nous montre plus ou moins adroitement (je parle du style) ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe plus. Tout le monde, en tout cas ceux qui sont dans la machine, est en roue libre, Les gens font tel ou tel geste, calibrés pour eux, qui leurs rapportent tant, somme qu'ils dépenseront dans des objets de telle ou telle valeur, conçus pour satisfaire toutes les bourses avec l'illusion de se donner du bon temps ou de se faire un nid douillé à la déco adéquate. A quoi ? Au goût des gens ? Les goûts des gens sont des paramètres soigneusement préparés, soupesés, ils doivent correspondre à la production, et SURTOUT, ils doivent laisser à chacun l'illusion qu'ils sont à lui et à personne d'autre. Ainsi, quelque soit le produit que vous achetiez, le prénom que vous donniez à votre enfant, tout cela a été parfaitement mis en équations exactes avant même que vous ne songiez à acheter quelque chose ou à faire un enfant et vous ne faites que résoudre, comme il avait été prévu, ces équations, tout en ayant le sentiment d'une certaine liberté (la Liberté c'est la T.V.A. comprise dans le prix d'achat). Nous en sommes là, depuis maintenant quelques années, ça n'avancera plus, ça ne bougera plus. Le libéralisme économique triomphe partout dans le Monde, qui se trouve maintenant rétréci à des mesures qui semblent parfaitement agencées pour qu'une compagnie aérienne puisse vous emmener faire du tourisme n'importe où en moins de 24 heures. Plus le choix ? A Kiev, ils en veulent la même dose que partout ailleurs en Europe. A Bangkok ? Même topo. Au Qatar ? Ils payent le prix fort pour que les matchs de la Coupe du Monde de football se jouent sur des charniers. Pas de problème, les joueurs auront les crampons idoines, faits sur mesure par les équipementiers sportifs. On ne va nulle part, comprenez-vous ? On y est. Le corps est dévoyé, transformé en un agrégat de zones à récompenser, exciter ou calmer ; la pensée est battue en brèche par tous les moyens possibles ; l'imaginaire anémié, stéréotypé : la raison instrumentalisée par de très pures folies. l'Homme est mort.
Moi ? oh, moi je suis fou, ça ne compte pas, sauf pour les médicaments. Je suis incontrôlable, insupportable, libre à faire peur, seul, planqué, rendu à ma propre force par moi-même (quoiqu'elle vaille), vivant, riche ; plus vivant et plus riche que 99 % de la population mondiale, et surtout humain à 100%. Ca veut dire qu'il ne faut pas compter sur moi pour vous faire miroiter la perfection d'un Dieu qui s'annonce en l'Homme post-historique, mais que vous pouvez être sûr que j'ai sur moi, ou en moi des Beautés que ce Dieu n'a pas, et n'aura jamais. Bien sûr, le combat est perdu depuis longtemps, mais je ne suis pas amer et la valeur de ce que j'offre est celle même de la douceur du sucre ou de l'âpreté du vin. Ça fait du bien. Comment estimer cela ? Hé, hé... Tout ce laïus m'a été inspiré par la nouvelle de la mort de Bob Casale, guitariste et tête pensante du groupe Devo. Ces gars là ont balancé dans les années 70/80 un des ultimes cris de détresse humaine, et un des plus déchirants. Par la magie de leur folie, il s'avère que c'est aussi un des plus drôles. Mais attention, d'un rire un tantinet nerveux, qui appelle son Xanax. C'est eux qui ont fait la meilleure version de "(I can't get no) satisfaction". Ça m'a bien marqué quand j'étais jeune. J'étais déjà énervé et j'étais en passe de devenir un type parfaitement imbuvable : quelqu'un qui n'a rien à vendre, même pas lui-même.

Allez, un autre titre, "Mongoloïd", comme quoi, on peut être trisomique (ou autre truc fastidieux, qui fatigue tout le monde) et faire partie de la chaîne, et même tirer un peu dessus, comme tout un chacun.

Les paroles :

Mongoloid, he was a mongoloid
Happier than you and me

Mongoloid, he was a mongoloid
And it determined what he could see

Mongoloid, he was a mongoloid
One chromosome too many

Mongoloid, he was a mongoloid
And it determined what he could see

And he wore a hat
And he had a job
And he brought home the bacon
So that no one knew

He was a mongoloid

Mongoloid, he was a mongoloid
His friends were unaware

Mongoloid, he was a mongoloid
Nobody even cared

Mongoloid, he was a mongoloid
One chromosome too many

Mongoloid, he was a mongoloid
And it determined what he could see

And he wore a hat
And he had a job
And he brought home the bacon
So that no one knew

He was a mongoloid

Mongoloid, he was a mongoloid
Happier than you and me

Mongoloid, he was a mongoloid
And it determined what he could see

Mongoloid, he was a mongoloid
One chromosome too many

Mongoloid, he was a mongoloid
And it determined what he could see

And he wore a hat
And he had a job
And he brought home the bacon
So that no one knew

He was a mongoloid
He was a mongoloid

lundi 7 octobre 2013

Mon Royaume pour un riff ! (William Shake n' Spear)

Jools Holland est un des membres fondateurs du groupe Squeeze, fleuron de la Pop anglaise de la fin des Seventies et du début des Eighties.
A cette époque un déferlement de Popeux grand-bretons envahissait les ondes et les Hit-Parades mondiaux. Leur points communs ? Au moins deux : une classe naturelle de song-writer très haut de gamme, et un culot insensé qui ne laissait pas la moindre part au doute et toute sa place à l'inventivité. Le Monde allait voir ce qu'il allait voir. Effectivement nous vîmes, nous entendîmes, et nous nous rendîmes à ces César et Brutus de la suite d'accord qui change tout.
Alors il y avait, entre autre,

Jools Holland, donc, au sein de Squeeze. Dans ce clip-là, on ne peut pas le louper. Il est au piano.

Elvis Costello : Lipstick Vogue Nick Lowe : So it goes Joe Jackson : Got the Time The Vapors : Turning japanese. Et pour la bonne bouche (celui-là personne ne se vante de l'aimer) Bram Tchaikovsky ! Girl of my dream. Il y en avait tant d'autres, Madness, Les Jam, XTC, The Undertones, les Cure etc, etc, etc.... Il fallait bien ça pour refaire un peu pencher la balance de ce coté-ci de l'Atlantique après la vague amerloque des Blondie, Talking Heads, Television, les Ramones, Mink de Ville etc, etc, etc...

vendredi 27 septembre 2013

Oh les filles, Oh les filles !

Il est vrai que mon rapport aux femmes est parfois compliqué et que je fais aussi parfois preuve, dans ce blog, d'un brin de mauvaise humeur, voire d'un brin de mauvaise foi à leur égard, confinant presque à la misogynie. (Tout le monde n'est pas Sacha Guitry) Enfin, quand on sait d'où je viens et par où je suis passé (hum, hum), ça peut aussi se comprendre. MAIS, MAIS, MAIS, je les aime au fond, enfin, au moins quelques unes, et j'ai aussi mes envolés et mes dithyrambes à leur endroit. Et puis, on peut se faire aider. Quand, par une nuit sans lune par exemple, le souvenir de la trentième garce qui vous a plombé en plein vol vient vous tarauder, il existe des simplicités salvatrices et de bon goût qui réconcilient. Avec quoi ? Tenez, vous avez remarqué ? : La majeure partie des gens tire la gueule. Les nanas, n'en parlons pas, ça fait partie du package du modèle bitch/pétasse actuellement dominant. Heureusement cette vidéo donne une toute autre image des femmes, bien plus joyeuse. C'est la vidéo alternative du titre "Glad girls" (filles joyeuses, justement) des formidables Guided by Voices. Voilà plus de 25 ans qu'ils balancent un impeccable Rock Indie sans jamais arriver à passer les frontières des Hit-Parades mainstream, contrairement à nombre de leurs petits camarades de la même cour de récréation (The Flaming Lips, The Red Hot Chili Pepers, Greenday, etc, etc, etc....) Tant pis, tant mieux ? Je ne sais pas. En tout cas, ça colle le sourire. ("Smile")
Guided by Voices : "Glad girls"

Histoire de ravir mon penchant pour Guided by Voices, un deuxième morceau.
Un troisième ? Ah, les gourmands ! Allez, the whole damned thing !