Dans mon Top Ten de merde, j'aurais pu mettre plusieurs chansons différentes de Little Richard, mais sans lui ça n'aurait pas eu la même saveur épicée. Finalement, je vais mettre "Keep a Knockin'" parce qu'il me semble que c'est la plus folle (c'est la cas de la dire), la plus déjantée. A danser là-dessus on peut échapper à tout controle et tout casser autour de soi. C'est du furieux, du "out of sight", du "no way out", punk avant la lettre, pas du tout bon esprit mais vivifiant pourvu qu'on en réchappe.
Avec ça, je vais servir un petit truc de blancs super-enervés : "My generation" des Who. C'est un hymne, une folie, une gaminerie de très belle eau dont je ne me remettrais jamais. Purée, ça commence sur deux accords à fond et ça n'arrête pas, jusqu'à démolition complête des instruments. Les Who ont peut-être jouer à Woodstock (Townsend a toujours déclaré haïr ce concert), c'étaient des Huns, à la base, speeds, pas propres, colèriques, mal élevés et toujours avec l'idée que personne ne leur arrivait à la cheville. Il n'y a pas de place pour le doute dans le Rock n Roll ni pour la bienséance. Et le respect se gagne parce qu'à un moment donné, vous êtes un des tous meilleurs et que votre nom luit en tête d'affiche, ne serait-ce que dans votre lycée.
Affichage des articles dont le libellé est Little Richard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Little Richard. Afficher tous les articles
dimanche 31 janvier 2016
mardi 15 septembre 2015
Un vieux quoi ? Rock n' Roll ? Vous êtes maboul ? Ca existe pas !
Un petit peu de Rock minet qui s'y croit. Et pourquoi pas ? C'est presque aussi bon que du David Bowie, non ?
En voilà "un vieux Rock n' Roll". Vous vous rappelez l'intro déboulante speedée du morceau "Rock n Roll", justement, de Led Zeppelin ? Et bien c'est le batteur de Little Richard qui l'a inventée. Ben oui. (Si un jour je mets du Led Zeppelin sur ce blog, ça sera pas du casher)
Vous avez entendu ? Il y a du saxo dans les deux morceaux. C'est tout, vaut mieux ne pas comparer. David Bowie joue du saxophone aussi, non ? Hum, hum.
En voilà "un vieux Rock n' Roll". Vous vous rappelez l'intro déboulante speedée du morceau "Rock n Roll", justement, de Led Zeppelin ? Et bien c'est le batteur de Little Richard qui l'a inventée. Ben oui. (Si un jour je mets du Led Zeppelin sur ce blog, ça sera pas du casher)
Vous avez entendu ? Il y a du saxo dans les deux morceaux. C'est tout, vaut mieux ne pas comparer. David Bowie joue du saxophone aussi, non ? Hum, hum.
samedi 2 février 2013
Little Jimi Hendrix
Alors qu'une nouvelle compilation d'inédits d'Hendrix sort en mars prochain, j'ai jeté une oreille attentive sur le coffret 4 CDs, datant de je ne sais quand, intitulé "West Coast Seattlle Boy". Il a plusieurs mérites. D'abord, il évite les titres interplanétaires généralement attribués à l'édition post-mortem des productions de Jimi ("Valleys of Neptune", "South Saturn Delta", pour ne parler que des "officielles"). Ensuite, il contient lui-même une bonne poignée de morceaux inédits de très bonne facture. Enfin, il éclaire avantageusement la période de formation du jeune guitariste surdoué : celle des enregistrements avec des stars du Rythm and Blues du début des années 60, avant que le bonhomme n'émigre en Angleterre pour se faire un nom en se frottant aux meilleurs musiciens british de l'époque et d'enflammer la seconde moitié des Sixties en laissant la concurrence guitaristique loin derrière lui. Les tournées du circuit "coloured" enchainées l'une après l'autre et les sessions d'enregistrement speedées auprès des Isleys Brothers, de Little Richard et autre Don Covay étaient une école à la rude pour apprendre le métier. Le jeune Jimi brillait déjà de mille feux, tant et si bien qu'il se fit virer par tous ses employeurs, car il était à chaque fois un peu trop voyant. Enfin, le mal ne fut pas bien grand quant on sait la célébrité mondiale à laquelle il allait accéder peu après.
Mais, au détour d'un morceau, on s'aperçoit que, définitivement, il y a assez peu de vrais surprises en ce monde (Hendrix en fut une bonne) et que rien n'arrive complètement "ex nihilo". Ainsi, à mon goût, le meilleur morceau du CD consacré aux travaux de Jimi en tant que side-man, est signé Little Richard. Notre vieille tante à tous se permet de balancer un rock au son immense, sur lequel on n'entend d'ailleurs presque pas le jeune Hendrix, et de faire ainsi du Alan Vega.... 20 ans avant Alan Vega. Incroyable ? Ecoutez plutôt. On n'entend pas beaucoup Hendrix, c'est vrai, mais beaucoup le claquement de doigt, et ça, c'est du boulot.
Bonus track : Cette pièce d'Hendrix ou il déploie un talent de compositeur sans faille. Un morceau profondément sombre, enluminé de quelques éclaircies harmoniques. Hendrix, un homme solaire ? Pas tout le temps, Le soleil se couche aussi. "Is the microphone on ?"
Mais, au détour d'un morceau, on s'aperçoit que, définitivement, il y a assez peu de vrais surprises en ce monde (Hendrix en fut une bonne) et que rien n'arrive complètement "ex nihilo". Ainsi, à mon goût, le meilleur morceau du CD consacré aux travaux de Jimi en tant que side-man, est signé Little Richard. Notre vieille tante à tous se permet de balancer un rock au son immense, sur lequel on n'entend d'ailleurs presque pas le jeune Hendrix, et de faire ainsi du Alan Vega.... 20 ans avant Alan Vega. Incroyable ? Ecoutez plutôt. On n'entend pas beaucoup Hendrix, c'est vrai, mais beaucoup le claquement de doigt, et ça, c'est du boulot.
Bonus track : Cette pièce d'Hendrix ou il déploie un talent de compositeur sans faille. Un morceau profondément sombre, enluminé de quelques éclaircies harmoniques. Hendrix, un homme solaire ? Pas tout le temps, Le soleil se couche aussi. "Is the microphone on ?"
Inscription à :
Commentaires (Atom)