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vendredi 30 août 2019

Northern soul. R.E.S.P.E.C.T.

Qu'est-ce que c'est que la "Northern Soul" ? De la musique ? De la danse ? Américaine ? Anglaise ? Aye, aye Sir, un peu tout ça à la fois.
La Northern soul est le nom donné par un journaliste grand-breton à la musique noire américaine des sixties que les prolos anglais écoutaient lors de soirées dansantes interminables dans les années 60 et 70. Ils ne sont même pas passé au Disco les gars de Wigam, Manchester et Stoke-on-trent. Ils voulaient inventer leurs pas singuliers sur le son de la Tamla et équivalent et rien d'autre. Danser toute la nuit sur des morçeaux connus d'eux seuls et des DJ spécialisés dans le genre qui animaient ces soirées et les abreuvaient en 45 tours d'origine U.S. certifée. La Northern Soul c'est donc plein de chansons noires plutôt obscures qu'écoutaient des petits gars britishs qui se bourraient la gueule à la stout et dansaient pour épater les "gals" qui frôlaient les murs des salles enfumées et de mauvaises réputation prêtes à se jeter sur la piste. Et bien, c'est dingue mais ces trucs là, ça existe encore, Cette tradition moderne a survécu à la post-tout et même à la Techno. Et ça danse, ça danse, ça danse, d'une façon unique, au nord de l'Angleterre. C'est ouvrier, c'est crade, c'est classe, c'est identitaire, c'est d'extrème droite (ou gauche) et, vu d'où je suis, c'est beau. Mais je ne prétends pas y comprendre grand-chose, c'est surtout anglais et il faut l'être pour goûter la chose pleinement. Moi, je suis français et le truc fait pour moi c'est le musette et là, le bas blesse. Ca fait même carrément mal.
Voyons de l'extérieur ce que ça donne en situation, là-bas, au nord.
Musique : Frank Wilson: "Do I love you (indeed I do).

Dobie Gray : "Out on the floor".

Là, c'est un peu différent. Un truc de Northern Soul, mais d'un blanc, à la Tamla, et un clip de Fred Astaire et Rita  Hayworth. En noir et blanc, bien sûr.
Musique : R. Dean Taylor, "There's a ghost in my house".
Film: "You'll never get rich".... Ca c'est sûr.

Et tiens les mêmes "allnighters", prêts à débouler chez toi.
Jackie Wilson "Higher and higher"

dimanche 17 février 2019

Darrieux à mon secours.

J'avais du souci. J'avais envie de grâce, de féminité, de frivolité. Et j'étais seul. Et lourd, comme à l'accoutumé. Emmerdant...
Alors j'ai fait appel à Youtube et à Danielle Darrieux. Elle m'a tiré de ce mauvais pas de la solitude et de la pesanteur assez souvent déjà. Je l'ai regardée. "Magnificent !" comme dit Paul Thomas Anderson. Il a raison, quand on la filme il n'y a pas besoin d'autre chose. Et quand en plus ce sont de bons metteurs en scène qui s'y collent... Je ne mettrai pas d'extrait du "Rouge et le Noir" parce que justement le metteur en scène est mauvais et Gèrard Phillipe est moyen. Pourtant Mme de Rénal, c'est elle; Stendhal lui-même en eût convenu.
Je vais mettre des extraits où elle chante. Sa voix, est une des plus belle voix de femmes que je connaisse, à l'égale de celle de Monroe, Jean Arthur ou Jacqueline Delubac
Le cinéma c'est ça ; montrer des belles femmes en mouvement. Pornographie ? Oui et non. Un visage suffit à illuminer une nuit trop profonde et à susciter l'amour et l'admiration. Le cinéma finit par aller au-delà en restant en-deça. On se passe de ce qui est somme toute la chose la plus importante des choses qui ne le sont pas vraiment. C'est l'alpha et l'oméga, c'est là, mais c'est tout le reste de l'alphabet qui compte et un visage est de loin beaucoup plus important qu'un cul. On en fait des films avec un visage. On fait toujours le même avec des culs.
Ce qui compte c'est d'apaiser ses soucis, de retrouver le sourire. Par un baiser de sa mère, par une image, un souvenir, un rêve.
Un rêve : Juste le bruit des talons sur la charrette et on est bien....

Elle est délicieuse ! Un bonbon !

Et dans la vie c'est encore mieux.


lundi 17 décembre 2018

Nouveautés réchauffées pour tout le monde.

Des trucs récents, bons. Enfin, pas trop vieux en tout cas. Et très bons. Il faut savoir que la dernière nouveauté que j'ai écoutée c'est le maxi 45 tours vinyle de "Miss you" des Rolling Stones.... Aurais je perdu la main ?
Les clips des quatre morceaux que je mets sont beaux.
Badbadnotgoog feat Sam Herring : "I don't know". Nager, durement, follement, à contre-courant, survivre à la peine, nager.

Charlotte Day Wilson : "Work".
Un flot de femmes. Simple et puissant.

Céline disait "C'est pas juste chanter, il faut que ça danse." Voyons cela.
James Vincent McMorrow :"Rising water".

Une belle leçon de reprise en main par Bertrand Belin : "Glissé-redressé".

lundi 19 novembre 2018

Contemporary Art is alive and well in Rennes.

Le week-end dernier je suis allé au FRAC Bretagne afin d'y voir certaines des oeuvres présentées dans le cadre de la Biennale d'art contemporain 2018 de Rennes. J'ai été surpris par la qualité générale des oeuves, leur inventivité, leur pertinence et, tout simplement, leur beauté. C'est à dire que la plupart rentrait sans forcer et sans dommage dans mon champs esthétique propre, que je prends soin de développer consciemment maintenant depuis une quarantaine d'années. Il y avait des shamaneries afro-américaines très étonnantes et vibrantes, de l'art de récup' français émouvant et précis, des sédimentations de couches d'une identité indienne d'Amérique à la fois voilée et montrée (n'est-elle pas comme cela, maintenant ?) dans un double mouvement prenant, un film expérimental sur l'Homme la Nature et leurs liens variés d'une sombre et triste poésie, etc, etc, etc...
Bref, pour moi, c'est une réussite à deux ou trois foirages près ce qui est très peu pour de l'art contemporain. Nous avons eu droit à une petite intro faite par un guide sur Edouard Glissant, qui s'attache à penser le monde post-moderne selon des modalités auxquelles je n'adhère que moyennement mais qui a le mérite de n'être ni nihiliste, ni simpliste. Au final, le but qu'il se propose - sortir de l'aliénation- est celui que je poursuis à ma manière avec des compagnons de route un peu moins"créolisés" mais tout aussi ouverts, et tout aussi barrés. Et effectivement, sa pensée peut aider à appréhender certaines oeuvres qui, par ailleurs se défendent très bien sans lui.
Seul "hic", la présentation graphique de l'expo pour l'annoncer au public était parfaitement absconse et brouillonne. Avec de pareils podagres à la com', on est pas près de sortir l'Art contemporain du ghetto ou il languit parfois.
Mais j'ai quand même passé un très bon moment en riche compagnie, qu'il s'agisse de mes amis ou des artistes présents à travers leurs oeuvres, si diverses, si belles.
A la façon "sensible". Car le temps débilitant de l'art conceptuel semble être révolu et c'est tant mieux pour nous tous.
Je mets un teaser des cette expo, étendue à d'autres lieux rennais, que j'irai visiter aussi.

lundi 20 août 2018

Death Disco.

Il y a la peste et le choléra, le vulgaire palu, le Sida, l'ancienne phtisie, toutes sortes de pandémies reconnues par l'O.M.S comme détestables car sévèrement infectieuses et létales. C'est d'accord. On peut ajouter que les catastrophes naturelles courent les rues en costumes de typhon, de tsunami, d'avalanche et autres gamineries de ce genre (qui s'amuse ? On ne sait.). Oui, c'est vrai aussi. Les menaces endémiques à l'espèce humaine : l'atome, le réchauffement planétaire, les famines provoquées par de sombres conflits de voisinage pullulent et nous jettent un oeil plein d'ardeur..... Et puis il y a John Ozila
John Ozila n'a pas encore été catégorisé par l'O.N.U dans l'ordre des Armageddons probables et sa diffusion est resté cantonné à quelques dance-floors surchauffés et à quelques esprits savamment décadents à la des Esseintes. Heureusement. Car si quelque terroriste un peu à la page de l'armement moderne s'avisait de répandre cette musique à grande échelle sur la planète, cela sonnerait le glas de tout forme de civilisation un tant soit peu avancée. Bref, la fin des haricots, du beurre et du muscadet qui se marie si bien avec les deux. Je vous avertis, ce qui suit est à manier avec la plus grande précaution. Éloignez les enfants, gagnez votre panic-room, enfermez vous-y et écoutez. Si vous commencez à taper du pied, vous êtes fait comme un rat. HA HA HA, Hasta la vista, baby !

Rien que la pochette, c'est cuit. Le groove de la Mort, c'est lui.

lundi 4 juin 2018

Give the people what they want.

Il y a ce qui est bon; il y a ce qui est mauvais; et il y a ce qui est génial. Ces derniers trucs se situent au-delà du goût -du bon ou du mauvais goût- dans ce qui tombe pile-poil, ce qui vient coller serré à toute une société qui n'attendait que ça pour adhérer et qui trouve là l'expression de ce qu'elle est, de ce qu'elle devient, en profondeur et en surface.
Le dernier single (et surement l'album) de Christine and the Queens est de cet ordre, de ce calibre. Il colle à ce début de XXI siècle complètement, totalement, il en montre la nouveauté absolue, quelque chose de l'ordre du changement définitif, d'une évolution sans-retour. Un parfum nouveau qui trainait dans l'air se cristallise en une fragrance forte, là, maintenant, et à jamais. Ce n'est pas pour moi, moi, je suis un homme du XXe siècle. Mais ça ne m'empêche pas de sentir l'effluve de la nouveauté, de l'actualité, les ruptures qui s'opèrent dans l'histoire des hommes et des femmes et d'en être bouleversé. "Chris", ce petit bout de nom, ce petit bout de femme est le tocsin bigrement sonore et puissant d'une (r)évolution, d'un basculement. Tout a changé, tout va changer. Weinstein est un dinosaure. Il y a maintenant la possibilité pour tous d'un épanouissement trans-genre, sexuellement et humainement, d'une multiplicité assumée de postures et de palettes d'émotions, démultipliées par X; d'un hédonisme omni-directionnel qui ne se laissera pas enfermé dans une dégradation spirituelle; le corps libéré et pas repris par une tête coupable; un sentiment de la faute qui s'exercera ailleurs, mais plus là où moi, homme du XXe, je n'allais qu'avec précaution et appréhension.
Voici quelque chose de génial. Et ce n'est pas étonnant que Dam Funk, émanation eighties remixée drogué, porn-junkie, soit de la partie. Le clip étant meilleur (je dis bien le clip, pas la chanson. Mais la clip est meilleur parce que la chanson en anglais est meilleure) je met celui-là.

J'ai vu l'autre jour au supermarché un couple et ses trois garçons. La femme ressemblait à une star du X, tatouages et rouge à lèvres brique, jupe courte et jambes musclée; elle était totalement sexy et avait l'air complètement libérée des questions de "qui encule qui et quoi". Son compagnon, tatoué ras du cou et coiffé racaille semblait absolument zen, pas du tout concerné par la fait que tous les hommes qui croisent sa femme fantasment méchamment sur elle. Elle est avec lui et elle fait ce qu'elle veut de toute façon. Les mômes, dont les âges s'étageaient de 6 à 10 ans éprouvaient leur puissance dans des joutes fraternelles et bruyante en inventant des danses, reprenant les pas qu'ils ont vu dans le clip ci-dessus, dans l'indifférence totale et la confiance absolue de leurs parents. Ils étaient drôlement à la cool et  exhibaient un bien-être sans faille. Un couple du XXI siècle bien dans sa peau.
A part ça, je rêve maintenant que j'encule Blanche Gardin et qu'elle me rend la pareille et ça me semble normal ? Non ? Ben si.

lundi 16 avril 2018

Milos Forman ? Il a fait un peu de cinéma avant de mourir, c'est déjà pas mal.

Il a raison Skorecki, les spectateurs de cinéma de nos jours sont nuls et comme de juste les films sont nuls. Prenez Milos Forman, qui vient de mourir, il a commencé très fort, avec des films qui venaient d'ailleurs, de loin, de l'autre coté du mur, des hommes et des femmes de là-bas, de nous par là-bas, rendus à nous même par le regard du même/autre gentiment, tragiquement tordu. C'était possible, pour lui, ailleurs, pour nous ici. Ses films de l'époque tchèque subjuguent toujours par leur fraîcheur, leur actualité, dés qu'il va tourner aux Etats-Unis ça va se gâter et virer à l'épate avec numéros d'acteur et biopics plus gros que l'écran. Son tour va passer. Sa magie s'éroder.  Encore un peu de bon dans "Valmont"; "Amadeus" tient sur les acteurs et la musique; il m'est venu l'envie de lire "Fly over a cuckoo's nest" de Kesey qui inspira "Vol au-dessus d'un nid de coucou" et par induction "Once a great notion" (qui inspira "Le clan des irréductibles" de Paul Newman), et voilà, c'est tout. C'est peu ? Regardez les images que je vais mettre ci-dessous, elles sont remarquables, radicalement autres, proches à la racine, mystérieuses, en un mot c'est du cinéma. Il faut certaines conditions pour faire du cinéma. Godard n'a fait qu'un seul film parce que les conditions, toutes les conditions n'ont été réunies pour lui que pour un film, son premier, "A bout de souffle". Ford, Guitry, Iosseliani, Rosselini ont eu plus de chance, leur fenêtre de tir a duré plus longtemps, ou est revenue plusieurs fois.
Où sommes-nous et avec qui ? Ce sont les questions que posent le cinéma, c'est à dire celles de l'Amour. Dans "Les amours d'une blonde" Milos Forman répondait à la question d'une manière incroyablement juste. Voici quelques images de nous ailleurs, là-bas, loin, tout proches, à bout touchant. Comme tout bon cinéma, c'est à la racine : ra-di-cal. Comme Murnau, Pabst, Flaherty et compagnie...



dimanche 27 août 2017

"Rock is dead, they say..." The Who

Je vais te dire un truc. Tu vas mourir. Tu le savais ? Ouais, t'y as jamais vraiment réfléchi... Et bien imprègne-toi de cette idée et maintenant retourne vivre. Je te conseille de t'accrocher à quelque chose (même au Rock) parce que ça va secouer dans tous les sens, et toi, tu seras pas le dernier à t'agiter et à touiller la bouillabaisse en espérant tirer les marrons du feu... En vain ? J'ai pas dit ça. Pour mourir il faut d'abord être en vie. Mais tu vas mourir.

vendredi 5 août 2016

Années 80, la musique changeait tout le temps.

Dans les années 80, des types bien habillés faisaient de la bonne musique triste et convulsive. On appelait de ça de la New-Wave. A cette époque, la plupart des gens que je fréquentais étaient des gauchistes ou des nihilstes-hédonistes. On piccolait pas mal, on se marrait bien. Il y avait le communisme de l'autre coté du mur et des missiles sol/sol dirigés sur les villes de France. Il semblait que ça allait durer comme ça jusqu'à perpet' et qu'il n'y avait qu'à s'habituer à l"équilibre de la terreur" et continuer à boire et à déconner. Je suis allé dans les pays de l'Est avant la chute du mur. J'en suis revenu capitaliste pur et dur. La Liberté, et tout ce qui va avec, l'économie et le reste, si on l'a pas, c'est trop dur. Plutôt devenir fou et végeter dans le monde de l'argent-roi. C'est ce que j'ai fait quand ce monde est arrivé. N'empêche dans les années 80, pré-post-historiques, des types bien habillés faisaient de la bonne musique.




jeudi 28 juillet 2016

Où est Chassol ?

Christophe Chassol vient de sortir un album, "Ultrascores II". Ecoutez-le, achetez-le, nom de Dieu ! N'écoutez pas la merde qu'on vous fourre entre les oreilles ! En général, ne vous contentez pas de ce qu'on vous donne, c'est à peine une aumone ! Le VRAI truc, c'est ailleurs. Cherchez, il y a en même sur le net !
Et au fait, c'est qui, c'est quoi Chassol ? C'est un musicien de talent qui se planque un peu, pas trop repéré, et c'est tant mieux comme ça. L'époque étant ce qu'elle est, il vaut mieux se tenir un peu de coté. Ce gars-là est bourré de talent, il fourmille d'idées. Allez sur sa chaine Youtube; tapez CHASSOL sur Youtube, c'est tout, vous verrez.
Je mets un teaser remixé au dessous.

dimanche 3 juillet 2016

Wiesel, Cimino, Rocard, arrivée dans l'ordre.

Elie Wiesel et Michael Cimino sont morts. Que dire au sujet de ces disparitions, au sujet des bonhommes ? La mort d'Elie Wiesel ne me chagrine guère. Il était un de ces juifs qui ont instrumentalisé leur expérience des immondes camps de la mort nazis pour permettre la fondation d'un état juif, qu'il défendait envers et contre tout et tous. Profondément religieux, d'éducation hassidique, passionné par la Kabbale, il a participé activement à l'institutionnalisation du souvenir de la "Shoah", ce pour quoi il a eu le prix Nobel de la Paix. Quand on voit le bordel que foutent les juifs au moyen-orient, on se demande bien pourquoi ? Quand à la "Shoah", son souvenir infecte tellement les consciences de tous qu'on ne saurait plus en tirer les leçons de vie et de mort qui s'imposent à tout homme. Résultat des courses : il y aura d'autres camps de la mort. C'est déjà fait ? C'est vrai, j'oubliais...Merci à Mr Elie Wiesel donc, et à ses compères, pour nous avoir bien pourri la tête avec leurs obsessions juives, plutôt qu'humaines, au sens le plus strict et le plus commun du mot "humain". Il est temps de regarder ailleurs et autrement que là où on nous enseigne de le faire à l'école. Dans quelles directions ? Je ne suis ni juif, ni du peuple, ni prophète de malheur, démmerdez-vous. Tout ce que je sais, c'est que la Vie n'aime pas les camps, de toute sorte.
Pour Michael Cimino je suis un peu plus embêté. Parce que le cinéma, ça ne m'épate plus trop et cependant, il était un des tous derniers grands cinéastes "classiques" en vie avec deux chef-d'oeuvres absolus à son actif : "Voyage au bout de l'enfer" ("The Deerhunter") et "La Porte du Paradis" ("Heaven's gate") qui tiennent la route à coté de n'importe quelle autre grosse pointure du cinéma mondial tournée depuis que le cinéma existe. Ce n'est pas rien, et même si le cinéma est pour moi un art mineur, de cette sorte-là, il atteint des sommets qui brouillent mes cartes esthétiques et mes échelles de valeurs. Leone, par exemple, c'est plutôt bon, plaisant, jouissif même, mais de seconde zone. Je ne dirai pas la même chose du début du "Deerhunter" et de tout "Heaven's gate", qui reste un monument narratif visuel. Or, c'est quand même ça le cinéma à la base : écrire des histoires avec des images en mouvement. Le plaisir n'est pas de la même nature. On a jamais fait mieux que Bresson, certes, mais Cimino, dans un genre très différent, a sa place parmi les plus grands. Ca a du bon d'être troublé, parfois. Outre ses deux films-là, je conseille à ceux qui voudraient appronfondir leur connaissance de Cimino de regarder "Sunchaser", le dernier, de 1995, il est plutôt bon, magique même. Son premier film est un véhicule pour Clint Eastwood qui ne vaut pas grand-chose sauf pour la présence de George Kennedy. "L'année du dragon" aurait du être un grand film si Cimino n'avait pas eu les chocottes de remettre le couvert de la faillite financière de "Heaven's gate". "Le Sicilien" est plombé par la présence et le jeu d'acteur (?) de Christophe Lambert. Il y en a un autre, anodin. Mais enfin, quel metteur-en-scène peut se targuer, dans ces cinquantes dernières années d'avoir deux très grands films à son palmares ? On est plus à l'époque des Murnau, Pabst, Flaherty, L'Herbier et consort et quand on étudie d'un peu près la chose-cinéma, depuis les années 60-70, il y en a pas des masses. Il y en a, mais moins que dans les années 20-30, beaucoup moins.
Bon, je vais mettre un ou deux extraits de "The Deerhunter" ou d'"Heaven's gate". N'importe lesquels, de toute manière, c'est génial. Je compte sur les juifs d'Hollywood pour nous pondre un biopic d'Elie Wiesel comme ils savent les faire de nos jours. (En fait, je ne souhaite un pareil traitement à personne même pas à ce pauvre Wiesel).

Du shtetl à la Johnson County war, le VRAI "Il était une fois en Amérique."

Michel Rocard est mort, lui aussi. Je me souviens que la tête de ce con ornait jadis la salle des trophées de cette salope de Mitterand.

jeudi 30 juin 2016

Scotty Moore au Paradis, direct !

Scotty Moore est mort. Total eclipse of the Sun. La moitié restante de Dieu a disparu dans l'obscurité définitive. Le Rock n'est pas seulement en deuil, il est orphelin de père et de mère. Pupille de l'Humanité souffrante. Pensez donc : les guitaristes, tous les guitaristes de Rock sont issus pour une part du solo de Scotty Moore sur "Hound Dog" sorti en 45 tours sous le nom d'Elvis Presley mais qui est le disque fondateur du Rock, suscitant les vocations, distribuant les rôles : Elvis en Christ, Scotty en Saint-Jean Baptiste, les Jordanairs en apôtres dévoyés, Sam Philips en Moïse. Et merde, pourquoi faire du style, des falbalas ? Je suis triste, c'est tout. Personne n'a jamais tout à fait capté ce fameux solo de "Hound Dog", même Scotty a dit qu'il ne savait pas reproduire ce qu'il avait fait dans l'effervescence de la session. C'est momumental, une envolée subite, on décolle en deux secondes. Toute la partie guitare est géniale sur le reste du morceau, soutenue, à la hauteur de la voix d'Elvis, ça swingue salement (Rock n'Roll) MAIS LA, c'est de la magie, le doigt de Dieu, la marque du Diable. Il faut écouter Keith Richards parler de Moore, comme les Beatles d'ailleurs. Ce n'est pas que de la légende, c'est du talent PLUS quelque chose d'impalpable qui fait qu'on touche à la Grâce pure et simple. Scotty a donné vie à plus grand que lui, qui l'a dépassé mais pas bouffé et il l'a partagé. Merci Scotty et repose en paix.
Un truc louche pour illustrer mon propos. Evidemment dès qu'on touche au King ça devient compliqué, bordel de merde de flouze qui salit tout. Comme si quelques uns, et même beaucoup, ne s'en était pas mis suffisamment plein les fouilles avec Presley.
Donc, le show télé de 1956 où Scotty apparait à la droite d'Elvis, remanié, ralenti, avec le son de la version du 45 tours original. Au moins on entend bien le groove endiablé de Scotty et son solo imbattable. Elvis crève les écrans.


jeudi 5 mai 2016

Morris and I.

Il a beau s'avancer masqué, sous la défroque du gigolo mariole mi-pathétique, mi-hilarant, Morris Day a mis au point une machine à danser implacable : son groupe The Time. Avec lui, il joue les méchants dans les films de son ami Prince, ou plutôt son double maléfique, c'est le deal. Et il est presque aussi talentueux que l'était Prince, c'est le miracle derrière le deal. Pour preuve la tuerie groove ci-dessous. C'était peut-être l'apogée de la comédie dell'Arte que jouait Morris Day dans son rôle de Matamore. Frime, frime, frime, il en restera toujours quelque chose. Mouchoir blanc à la Barry White, pas de danse à la James Brown, Jesse Johnson à la guitare qui joue comme un droitier sur une guitare de gaucher à la Hendrix, et CA c'est du putain de rap. "I don't know, when i see something that i like, i got to go for it, and I like what I see, Baby..."
The Time : "Jerk out".

lundi 15 février 2016

Quatrième round.

Top 14, quatrième journée.
Le Twist ? Quel rapport avec le Rock n' Roll me demanderez-vous ? Et bien, les vrais Rockers, les durs, les allumés du rythme et du son qui rendent bizarre peuvent prendre n'importe quelle invention marketing créée pour faire acheter du vinyl aux petits jeunes, en l'occurence le Twist, danse proprette sur elle effectuée sous le regard approbateur des parents, et la transformer en bombe à faire péter la sono et déchainer les hormones des mêmes petits jeunes, dont on n'avait pas assez remarqués qu'ils étaient maintenant en âge de se reproduire et, pour se faire, qu'ils ressentaient un grand besoin de fornication qui ne demandait qu'à s'exprimer loin du regard désapprobateur de ces mêmes putain de parents ! Le Rock, on l'a dans le sang ou pas, qu'on appelle ça Rythm and Blues, Boogaloo, Mambo, Soul, Madison, Funk et même, Twist. Ca fait frémir les poils du dos et dresser les cheveux sur la tête, bander les mecs et mouiller les gonzesses. C'est un truc pas très futé, archaïque, un appel à la danse et à la baise mais pour faire ce truc idiot convenablement, il faut des génies. En voici cinq. D'un coté, l'immense chanteur noir politiquement douteux (pour les blancs) et sex-symbol, Sam Cooke, et de l'autre, quatre gaziers blancs frustrés à mort et ne le supportant plus du tout, les Beatles. Sam Cooke est mort buté on ne sait par qui et pourquoi avant de tout faire sauter, comme par hasard. Les Beatles le feront et changeront le cours de l'Histoire à jamais. "Comment?  quoi ? disent les petits sociologistes et les petits philosophistes,"Changer le cours de l'Histoire ?" c'est n'importe quoi !" C'est vous qui êtes de navrants impuissants les gars, je persiste et je signe, et accessoirement, je bande. "Bander, tout est là !", disait Gustave Flaubert. Un vrai Rocker, lui. Punk devant l'Eternel, Eternel transformé en perroquet (lire "Un coeur simple").

dimanche 31 janvier 2016

Deuxième round.

Dans mon Top Ten de merde, j'aurais pu mettre plusieurs chansons différentes de Little Richard, mais sans lui ça n'aurait pas eu la même saveur épicée. Finalement, je vais mettre "Keep a Knockin'" parce qu'il me semble que c'est la plus folle (c'est la cas de la dire), la plus déjantée. A danser là-dessus on peut échapper à tout controle et tout casser autour de soi. C'est du furieux, du "out of sight", du "no way out", punk avant la lettre, pas du tout bon esprit mais vivifiant pourvu qu'on en réchappe.
Avec ça, je vais servir un petit truc de blancs super-enervés : "My generation" des Who. C'est un hymne, une folie, une gaminerie de très belle eau dont je ne me remettrais jamais. Purée, ça commence sur deux accords à fond et ça n'arrête pas, jusqu'à démolition complête des instruments. Les Who ont peut-être jouer à Woodstock (Townsend a toujours déclaré haïr ce concert), c'étaient des Huns, à la base, speeds, pas propres, colèriques, mal élevés et toujours avec l'idée que personne ne leur arrivait à la cheville. Il n'y a pas de place pour le doute dans le Rock n Roll ni pour la bienséance. Et le respect se gagne parce qu'à un moment donné, vous êtes un des tous meilleurs et que votre nom luit en tête d'affiche, ne serait-ce que dans votre lycée.

samedi 28 novembre 2015

Deux bavettes bien tendres pour la 9 !

C'est vrai, je m'inquiète pour toi. Je me soucie. Je me tords un peu les mains. Tu vas te demander si c'est bien de toi dont je parle et pas d'une autre ou d'un autre...Bah, à toi de te faire un peu de mauvais sang. En général, tu ne te préoccupes pas tant que ça de moi... C'est moi l'intranquille. Je t'embrasse tendrement.
Les Stones ont de ces petites pépites peu connues, quelques unes encore, sans compter les inédits.
The Rolling Stones : "Worried about you".

mardi 27 octobre 2015

"Miami Vice" ? No, Miami Horror, Mom.

J'aime bien ce qui suit. C'est un peu une alternative crédible à Daft Punk. Et puis j'adore le clip comme tout ce qui ressemble de près ou de loin au film "Blue Lagoon" et à son innocence inconditionnelle. Moi, j'ai le sentiment qu'on m'a perverti. De telles images, mystérieuses et juvéniles, me font penser qu'il me reste un vieux fond pas entièrement déglingué, sans vice. Et la liane blonde dans la vidéo, mon Dieu qu'elle est belle !

mardi 22 septembre 2015

Roger and I

Je ne sais pas grand-chose de Roger Troutman, à part que c'est le petit génie qui se cache derrière Roger and the Human Body et qui officiera bientôt dans Zapp, Roger, ou alors, Zapp and Roger. Le sample imparable de California Love de Tupac c'est de lui. Il était passé maître dans l'utilisation de la "Talk Box", un effet que Peter Frampton avait porté à une gloire paroxistique avec le morceau live "Do you feel like we do". N'empêche celui qui a le plus usé et abusé de l'engin, ce fut Roger Troutman, l'autre de ses marottes étant de mettre des "Hand-clappin'" (battements de mains) systèmatiquement sur (presque) tous les beats de (presque) tous ses morceaux.
Je sais que l'album de Roger and the Human Body qui renferme le hit qui va suivre est un petit chef d'oeuvre qu'on peut sans difficulté accoler et comparer aux albums de l'époque de George Clinton, Cameo, Earth, wind and Fire et qu'il a même de l'avance et annonce  les travaux à venir de Prince et même des Talking Heads. Je sais pour finir qu'il y a un vers très gouleyant dans le morceau :" ...I don't want get drunk cos' I don't want to show my behind... but I need one pint of wine..."
Ca s"appelle "Freedom" Liberté. Tout un programme.

Les Talking Heads quatre ans plus tard. Bien inspirés.

Funkadelic en 1975 : "Gett off your ass and jam"/
 

mardi 15 septembre 2015

Un vieux quoi ? Rock n' Roll ? Vous êtes maboul ? Ca existe pas !

Un petit peu de Rock minet qui s'y croit. Et pourquoi pas ? C'est presque aussi bon que du David Bowie, non ?

En voilà "un vieux Rock n' Roll". Vous vous rappelez l'intro déboulante speedée du morceau "Rock n Roll", justement, de Led Zeppelin ? Et bien c'est le batteur de Little Richard qui l'a inventée. Ben oui. (Si un jour je mets du Led Zeppelin sur ce blog, ça sera pas du casher)

Vous avez entendu ? Il y a du saxo dans les deux morceaux. C'est tout, vaut mieux ne pas comparer. David Bowie joue du saxophone aussi, non ? Hum, hum.