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lundi 20 mai 2019

Ainsi vient la consolation. Comme la Mort. A la fin.

L'autre jour je reçois un mail qui contient ces mots "...ainsi vous serez consolé". C'est rafraichissant d'entendre parler de consolation. On a tous besoin d'être "consolé" de temps à autre. Pour moi, personne ne s'y est jamais vraiment collé alors je traîne un paquet de chagrin gros comme ça. La tristesse est trop profonde, elle effraie, et je suis plein de pudeur et de peur alors je la montre peu. Je me démerde tout seul, comme d'habitude, avec des pensées, des livres et de la musique. Voici de la musique qui me console. Ca peut être utile à certains, qu'ils me connaissent ou pas. La plupart des gens ont la pensée de la Mort pour être consolé. Je me dis que ce n'est pas très sain même si la pensée de la Mort est effectivement la grande consolatrice comme le montre la superbe toile d' Arnold Böcklin " l'île des morts". On lève le bras, on montre du doigt et on dit :"Oui, c'est là, c'est là que je veux aller.

"Neil Young "Cinamon girl".

The Rolling Stones : "Drift away"

Chip Taylor and the New Ukranians : "Fuck all perfect people".

Bruce Springsteen : "Brilliant disguise"

The Kinks "Death of a clown"

Christophe : "Un peu menteur".

lundi 7 mai 2018

Les femmes passent par la bande.

Les femmes et le Rock....Vaste sujet. Que je ne traiterai pas aujourd'hui (enfin presque pas...). Je vais juste dire en passant que la raison la plus forte pour laquelle les hommes font du ramdam dansant avec des guitares et une batterie c'est de choper des meufs. Les femmes, c'est donc primordial. En tant que muse elles sont pas mal non plus. Généralement les groupies ou les officielles sont des canons intelligents dont on soupçonne une maestria sexuelle exceptionnelle. Qu'aurait pondu George Harrison sans la sublime Patty Boyd ? Anita Pallenberg n'a -t-elle pas été la compagne idéale de toutes les dérives et déviances de Keith Richard ? John Lennon a t-il été heureux un instant sans Yoko Ono ? Les réponses s'imposent d'elle-mêmes.
Et puis il y a les femmes qui font du Rock, qui s'emparent de guitares et se mettent dans la lumière. Objets de tous les fantasmes, désirables et désirantes elles scintillent d'un éclat rare dans la galaxie des rock-stars. Objets sexuels de Pygmalions déchainés (Rick James, Prince, Phil Spector...) ou véritables créatrices elles occupent sans sourciller la place qu'on leur assigne ou s'emparent hardiment de celles qu'elles veulent sans demander l'autorisation à personne, se réclamant juste d'un talent évident. Si vous mélangez la seconde proposition à une grande beauté physique et à une intelligence à la hauteur, cela peut donner de véritables idoles et modèles aussi puissants que leurs homologues masculins.
Prenez Susanna Hoffs par exemple, des Bangles, elle est à la fois une bonne musicienne, une femme de tripes et de tête et un sex-symbol, bref une vraie rock- star, si tant est que cette position soit un tout petit peu viable, enviable et qu'elle aie un sens autre que pathologique... En tout cas je vais mettre deux vidéos qui prouvent ses indiscutables talent et charisme. La première d'un duo avec le talentueux Matthiew Sweet qui est une reprise de "Cinnanon Girl" de l'excellent Neil Young (qui est lui-même, exemple rare, bien en-deça ou au-delà de toute tentative de catégorisation en rock-star ou autre célébration quelconque...) La seconde la montre en train de reprendre "When you walk in the room" de la géniale Jackie DeShannon, qui était une très bonne compositrice et à fait rendre les armes à Jimmy Page lui-même, grand fêlé starifié à mort et consommateur boulimique de groupies (par ailleurs musicien honteusement surestimé).
Bon, les vidéos
En-dessous je vais mettre une vidéo du double satanique de Prince qui montre bien la place qu'ont généralement les femmes dans le monde du rock. La faute à qui ? Harvey Weinstein ? A mon avis les torts et responsabilités, la paresse, les clichés sont équitablement partagés entre les pintades et les kékés; les psychologies, les façons de jouir et d'aimer étant complexes et multiples, voire ouvertement morbides.


Les cinglés débarquent et foutent le bordel ! Pour se rafraichir la mémoire...Elle est super.

jeudi 11 février 2016

Pleurer Bowie. Pleurer sans Bowie.

Il faisait bon savoir que David Bowie travaillait quelque part dans le monde sur un projet musical qui allait se révéler au minimum intéressant, voire brillant, mais jamais anodin. Maintenant qu'il n'est plus là le monde est plus inconfortable, plus pesant. Bowie n'était pas léger, non, ce n'était pas une plume, mais quand on l'écoutait on se sentait plus libre, on soufflait, on respirait. Son travail libérait de la place pour autre chose que Coca ou Peugeot dans la tête. Pour de la Vie ("V" majuscule). Bowie était en perpétuelle évolution, en perpétuel changement mais toujours il restait intelligent, alerte, à l'écoute, vif, perclus d'angoisses, apte à en faire une matière de travail, jamais véritablement en repos, affrontant le chaos, y donnant de la voix, sa voix si particulière. Sa sensibilité était si singulière. D'où venait-elle ? Souvent il faisait référence à son enfance, à son frère schizophrène, à son besoin d'incarner quelqu'un d'autre, à ses maîtres et futurs amis en bizarrerie. Il me semble que sa musique, sa création était le point d'équilibre entre ses rudes peurs de n'être rien (ou tout) et sa soif de vivre à plein tube en tant qu'homme complet. Il était un grand et véritable artiste, et toujours, il a été de bonne compagnie, de bon conseil, il nous a fait du bien, ce qui est la marque des plus grands. Il était comme nous sauf, qu'il était un peu plus affuté, un peu plus aiguë, pointu comme une lame, tranchant comme un sabre et ce qu'il nous donnait à voir et à entendre, jouant du couteau et bataillant avec lui-même, éclairaient notre nuit, parfois d'un soleil sombre, le plus grave, le plus durable.
L'effet que sa disparition me fait, en réalité, c'est celui d'avoir perdu un ami très cher qui était infiniment plus doué que moi pour dire "des choses" communes à tous et qui était en sus aussi généreux dans sa vie et sa vision qu'un artiste doive l'être, c'est à dire faisant ce qu'il sentait devoir faire, ne devant rien à personne et étant payé très cher pour ça. Ah merde, il me manque ! J'ai toujours vécu dans un monde AVEC Bowie, il n'est plus là, et moi, où suis-je ? ("Where are we now ? where are we now ?..."
Deux chansons presque au hasard, qui me touchent. "Afraid" et "I've been waiting for you", issues du même album "Heathen".
"Afraid" Ecoutez les paroles.

"I've been waiting for you" signée Neil Young. Même ses reprises sont dorées sur tranche. Pas de hasard.

samedi 2 janvier 2016

Autoroute pour nulle part.

C'est 2016. il fait un temps anormalement doux. Le soleil brille. Je me sens petit, tout petit. Recroquevillé sur deux ou trois choses dont je ne suis même plus tout à fait sûr. J'aimerais qu'il gèle, me plaindre du froid. La nature va-t-elle "passer une nuit blanche", comme le dit un de mes amis ? Je veux revoir un printemps, c'est tout ce que je demande. Un de plus et basta. Mais pas dans une semaine. Dans trois mois. Est-ce moi qui déconne ou le reste, tout le reste ? Je suis faible, embryonnaire, rapetissé. Personne ne me protège et je n'arrive pas à me contenter de cet état de fait. Quelle faiblesse ! J'ai trop fréquenté les moralistes, les idéologues, les artistes. D'eux il ne me reste plus rien. Du flou, du vague à l'âme. Ce n'est pas assez. Mais les plaintes, tout le monde s'en fout. Cessez de me lire. Allez cherchez l'amour ailleurs. Un printemps. C'est tout ce que je veux,, des bourgeons, ça sera suffisant.

mercredi 31 décembre 2014

2015 : une Bonne Année pour mourir (ou pas).

L'autre jour, j'écoutais Bertrand Blier, cinéaste fainéant, petite frappe et bourgeois, parler de la musique qu'il aime. Il racontait qu'il avait beaucoup aimé le Jazz jusqu'à l'arrivée de ceux qui, d'après lui, l'ont, je cite, "massacré", c'est à dire "Coltrane" et consort. C'est emmerdant, on dirait qu'il y a une espèce de fatalité à devenir un vieux con avec l'âge. J'en parle d'autant plus aisément concernant Bertrand Blier qu'il à toujours été réactionnaire et revendique une sorte de droit à vieillir "salement", à s'engager un peu plus à chaque fois sur la pente facile de la beauferie. Son père a eu le même parcours, il a commencé avec Jouvet et a fini avec Jean Yanne, en passant par Audiard. Jouvet faisait du Théâtre, Audiard du vélo. Une espèce de fatalité, disais-je, une fatalité aussi à rester bloqué sur les épanchements de ses 20 ans et à en finir crotté comme par de la bouse au derrière. Le tout mélangé faisant qu'on devient un vieux débris avant d'avoir eu le temps de dire "ouf", nostalgique et sénile, et, avec un peu de chance, riche et donc un pouvoir de nuisance plus ou moins grand. J'essaye de résister à tout ça et ce n'est pas facile. L'energie baisse, la pente naturelle est là... Pourtant j'écoute chaque jour des nouvelles musiques, j’élargis le spectre de ce qui m'arrive aux oreilles sans cesse et si j'écoute toujours Elvis Costello ou The Cure avec délectation, je peux désormais varier un peu les plaisirs avec du Cotrane, justement, du Don Cherry ou du Carl-Philip Emmanuel Bach et je suis loin d'avoir fait le tour de ce qu'un honnête homme peut entendre de beau dans sa vie. Suis-je une exception ? Oui et non. Oui, je suis différent de la majeure partie des hommes qui se laisse porter par une facilité infâme vers des goût formatés et une vie non-moins programmée (Il y a même une radio qui s'appelle "Nostalgie" : 25 ans d'excitation, 50 ans de purgatoire à rancir dans l'obscurité avant de sombrer dans la panne définitive). Non, gangrené par ce qui m'entoure, je finis parfois, au bout de 50 ans d'insoumission et de veille épuisante, par penser et par réagir comme un beauf assez lambda et il faut que je me surveille encore plus si je ne veux pas m'endormir dans le même dortoir pour veaux mort-vivants que les autres (on appelle ça "un salon", il y a un écran, plat ou pas).
Au-delà du résultat de cette résistance qui est bon, il existe deux façons très différentes de vivre sa révolte contre la fatalité de l'âge imbécile; l'une heureuse, l'autre malheureuse. La révolte heureuse est celle qui touche les personnes qui ne s'aperçoivent pas qu'ils sont dans une différence singulière. Pour eux, ce qu'ils sont coulent de source et ils s'arrangent très bien de ce qui les entoure immunisés par avance contre les chocs et les ennuis par une bonne nature et une complexion solide. La révolte malheureuse est plus courante, elle se caractérise par de l'acidité, du dépit, de la rancœur envers ses contemporains. Elle est Amour aussi mais sera vécue sur un mode douloureux car généralement plus absolue et consciente que la première et donc moins soluble dans le matériau volatile qu'est la Vie. Elle est plus pénible au jour le jour, nécessite plus d'effort, fatigue le corps et l'esprit et fait mourir jeune, généralement avec une pointe d'amertume. Ma révolte est de la seconde catégorie, malheureusement. Et même si j'éprouve une grande satisfaction à n'être pas aussi con que Bertrand Blier et tant d'autres qui nous envahissent, je me sens fatigué et je suis un peu aigri. Au départ, j'en voulais beaucoup, je croyais que c'était une part normale; les autres se sont ingéniés à me persuader que c'était trop, je les ai cru; au final je me suis fait gruger. M'en reste un goût amer.
Un de ses quatre, je vais faire comme "Peau de la vieille hutte" dans "Little Big Man", je vais aller m'allonger dehors et attendre que ça vienne. Ça va faire comme dans le film, ça va foirer et il va falloir que je retourne m'asseoir dans mon tipi attendre un jour plus propice. Je vois le plan arriver gros comme un calumet de la Paix.
Celui-là, jeune, il était bon, Vieux, il l'est aussi. Dans le Rock, c'est assez rare. Enfin, à ce point-là.
Neil Young. "Heart of gold".






lundi 7 octobre 2013

It's the same old song !

C'est la même chanson...
Pure tradition française. Serge Gainsbourg - La noyée.

Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit


Pure tradition américaine. Neil Young - Down by river


Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.

Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.

You take my hand,
I'll take your hand
Together we may get away
This much madness
is too much sorrow
It's impossible
to make it today.

Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.

Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.

Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.

dimanche 28 juillet 2013

L'été meurtrier.

Bernadette Lafont est décédée. Je n'ai pas grand-chose à dire sur elle, à part qu'elle était une actrice formidable et certainement une femme du même métal. Pour l'actrice, il suffit de voir "La fiancée du pirate", "Une belle fille comme moi", "La maman et la putain". Pour la femme, je vous laisse à vos fantasmes et dérélictions, j'ai les miens, merci ( sa voix a le pouvoir de m'émoustiller  instantanément ).
JJ Cale a lui aussi cassé sa pipe. Ce songwriter de première importance, repris par une multitude d'artistes, m'accompagne discrètement depuis que je suis en âge d'écouter de la musique." Discrètement", c'était sa façon, je crois. Sans tambour ni trompette il traçait son sillon de rocker décontracté, un peu nonchalant, un peu ironique, intelligent. Voyager en sa compagnie a toujours été agréable, parfois captivant et émouvant, de "Grasshopper" à "The road to escondido" (co-signé par Eric Clapton) en passant par "Closer to you". Cette façon qu'il a eu de travailler inlassablement son style, sans cesser d'innover et de chercher font que son corpus de chansons passera largement le cap des ans et que son oeuvre s'inscrira dans le temps. J.J. Cale n'a pas fini de m'accompagner.
Allez, trois titres évidemment à la coule.
Alors ta mère, elle aime ça le reggae ?
Ben oui.




mercredi 12 juin 2013

Le moratoire sur la pêche à la baleine n'a pas sauvé Carlos, merde !

Graham Nash ? Qui c'est Graham Nash ? Comment le chanteur des Hollies, groupe britannique, a-t-il pu se retrouver à harmoniser sous le soleil californien avec Stills, Crosby et Young ? Et puis d'abord il faisait quoi au juste dans cette bande qui se débandait toutes les cinq minutes ? Il a mauvais caractère, comme les autres ? C'est toute une histoire. Des indices.
Une très belle chanson co-signée avec Crosby sur les baleines, ouais, les baleines ! Et ben quoi, c'est sympa les baleines, non ?
De très belles images de la petite bande filmée à Big Sur, Californie. C'est très coloré, mais alors très coloré. On y voit Neil Young essayer d'emmener les crétins qu'il trimbale avec lui quelque part (Crosby et Stills, ce jour-là comme souvent, sont idiots) . Nash est un peu en retrait et c'est tout à son honneur. Ça marche presque finalement. Joan Baez danse le jerk comme personne. Il se trompe pas souvent Dylan. Pas longtemps avant, Jack Kerouac traînait son spleen près de ces côtes sauvages du Pacifique balayées de lames puissantes. Un peu plus bas sur la côte se trouve un sanctuaire marin interdit à tous pour faciliter la reproduction des baleines. On y revient.

lundi 4 mars 2013

J'avais l'habitude de marcher comme un géant. Dans la ville. Par les champs.

Une des meilleures section rythmique du monde : Ralph Molina et Billy Talbot, ici accompagnant leur guitariste préféré et ami, Neil Young, qu'ils secondent depuis maintenant 40 ans.
40 ans ? Oui, c'était déjà eux
Crazy Horse.


mercredi 18 juillet 2012

Les belles histoires de l'Oncle Rock.

Ils vont peut-être finir par se réconcilier. Rappel des faits. Au début des années 70 Neil Young sort "Southern Man", une chanson dans laquelle il dénonce les relents persistants de racisme du Sud des Etat-Unis. Quelques mois plus tard, Lynyrd Skynyrd l'envoie paître dans "Sweet homme Alabama" en lui disant de s'occuper de ces oignons canadiens (Le Québec Libre ?). Ce n'est pas très grave et tout ça fait de très bonnes chansons. Et voilà que Young sort, en 2012, un album uniquement composé de classiques du folklore américain, justement intitulé "Americana". Il y a là-dessus une excellente version de "Oh Susanna", scie sudiste, où il répète à l'envie "Cos' I came from Alabama with my B A N J O on my knees...". Alors, si Neil Young se met dans la peau d'un redneck pour chanter le pays des Skynyrd, il n'y a plus de problèmes ? Apparemment non, et ça fait aussi une très bonne chanson. En dessous, la version des Big Three, groupe folk du début des années 60. Elle a deux particularités. D'abord Cass Elliot, future Mama Cass des Mamas and Papas, y chante. Ensuite, on peut s'apercevoir que les hollandais de Shockin' Blue n'ont pas eu à chercher bien loin ce qui a fait de leur "Venus" un tube mondial, 4 ou 5 ans plus tard. A noter, cette très belle vidéo illustrant la version de Neil Young. A noter également : les Big Three préfèrent venir de Louisiane que d'Alabama.

mercredi 13 juillet 2011

COUPLES

Deux couples musicaux qui fonctionnent toujours à merveille bien que Bryan Ferry/Brian Eno et Neil Young/Stephen Stills ne puissent pas rester dans la même pièce plus de deux ou trois heures sans avoir envie de s'étriper. Il y a des histoires d'amour comme ça.
Donc dans l'ordre.
Stills ( avec Crosby et Nash d'accord mais j'ai craqué, le morceau est tellement fantastique et c'est Stills qui en est le moteur. Purée, la fin !
Young
Les deux après le divorce et remettant néanmoins le couvert.
La fille cannelle...

Deuxième service.


Et puis
Ferry
Eno
Les deux longtemps après Roxy Music.


The Odd couple

Compo Eno, Interprétation Ferry :

mardi 26 octobre 2010

LE TASTE DE L'ART, UN GOUT A PART



                De mémoire


Iroise, Yeu, Rochebonne
Brume évanouie
Qui rougit
Revient sur l'horizon
Dans une case grise
Des souvenirs
Maintiennent l'ouverture
Où se séparent et s'enchainent
Le déclin du soir
Et l'apparition du jour
Dessous la terre
La recouvrant sous l'étendue
Une conscience
Revient à la surface
Dans le souffle lointain
Rythme et refrain
Des trois temps de la marche
Ballade géologique
Sur lavis d'embruns



A DES TEMPS HORS-HISTOIRE, IL FAUT DES PROPHETES. SEULS, ILS DISENT UNE PAROLE DE VIE ET DE MORT QUAND NOUS SOMMES DANS L'ENNUI ABSOLU DE NOUS-MÊMES ET LE DEGOUT DE TOUS, INCAPABLES DE PRODUIRE AUTRE CHOSE QUE DU MEPRIS.
NEIL YOUNG CHANTE, IL FAUT L'ECOUTER NOUS DEMANDER DE MARCHER AVEC LUI ET LE FAIRE. LE SPECTACLE EST PARTOUT, NOUS SOMMES REPUS, "LE NOISE" EST LA, CA SERA NOTRE MUSIQUE POUR NOUS SEPARER DE NOTRE PROGRAMME D'ESCLAVES A JOUIR ET SE CHANGER EN MAÎTRES D'OEUVRE DE NOS ROUTES, DE NOS AMOURS ET DE NOS HEURTS. SE REGARDER EN FACE Y SUFFIT PRESQUE
LA LUTTE CONTINUE.


POUR CELA IL NE FAUT PLUS DETOURNER LA TÊTE

mardi 2 mars 2010

Tribute to Séverin

Je voudrais rendre hommage à Séverin Blanchet qui est mort la semaine dernière dans un attentat à Kaboul. Je l'avais rencontré récemment et à propos de son engagement auprès de jeunes documentaristes afghans il m'avait dit : " Ah ça, aller là-bas c'est une belle connerie !". Ben oui, c'en était une. Et puis non, Séverin Blanchet était un mec bien qui a transmis son savoir et sa passion du cinéma documentaire un peu partout sur la planète. Il a fait son boulot, enfin je crois qu'il a fait ce qu'il estimais devoir faire. Maintenant il est mort mais il nous reste plein de choses de lui : ces docus, son enseignement et finalement une PRESENCE. La mort est dans la vie. La vie est dans la mort. Ces deux ordres différents, indéfectiblement liés, font qu'on vient de loin et qu'il faut aller le plus loin possible les transmettre. Je pense à Séverin, à sa surprenante composition dans le dernier film de Iosseliani, un des seuls metteurs en scène de cinéma encore en activité digne de ce nom. Dans le film le personnage interprété par Séverin passe dans un souffle de vie continu et joyeux de la condition de Ministre à celle de jardinier. La VIE, LA VIE se fraye un chemin, des repères sont posés, nous devons tout réinventer à chaque aube qui point : planter, semer, récolter, mourir. Je dédicace humblement la vidéo qui suit à Séverin Blanchet. J'étais au concert de Young ce soir là. A un tel niveau d'intensité émotionnelle je ne vois pas quoi en dire. Il fallait y être. En regardant cette trace fixée par l'image et le son d'un moment de Vie, c'est à dire pour moi, de Création, j'ai l'impression que Séverin n'est pas mort sans descendance, sans héritage à nous laisser, et de quelle valeur ! Celle de la Vie même, nôtre trésor absolu, nôtre joie, nôtre peine. J'ai l'impression qu'il est là et qu'il me dit à l'oreille, ironique et chaleureux " Allez, Gaël, continue de faire du rock dans un Monde libre !" Je m'y emploie, Séverin, humblement, mais crois bien que je m'y emploie

JAZZ

JAM SESSION : HOMME, GROHL, JONES.

COLTRANE, DOLPHY

KIRK,BURTON

BEVILLACQUA, TELLIER

YOUNG, CRAGG, CROMWELL