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mercredi 30 mai 2018

Un truc de malade, Docteur !

Si vous me demandez ce que c'est que le Rock, je vous répondrais que c'est ça. Des psychotiques en pleine crise. Rassurez-vous, les mecs sont tous morts ou séniles.De toute façon, inoffensifs. Enfin, c'est génial, quoi.


lundi 19 décembre 2016

Leon Russell fait son Medecine Show et ça fait du bien.

Nous vivons entourés de légendes, de mythes vivants puis morts, puis immortels. Chaque jour de nouvelles étoiles apparaissent dans d'inexistantes constellations, d'anciennes fichent le camp et s'éteignent sans disparaitre. Sont-ce des hommes, des Dieux, des demi-Dieux ? Un peu de tout ça, ce sont eux qui tissent l'écharpe qui nous enveloppe l'hiver et ce sont eux qui nous font danser nus sous la Lune l'été. Gotlib est mort. Ce n'est pas triste, ça ne peut pas l'être. Vous comprenez ? Gotlib mort, quelle dérision ! Enfin, je me retiens. Je me souviens. La mémoire, c'est tout.
Retour vif-argent sur Leon Russell, décédé lui aussi il y a peu, pour dire qu'il avait mauvais caractère, comme beaucoup de ces géants sur les épaules desquels nous sommes juchés, mais que c'était vraiment un compositeur et un interprète remarquable.
Voici une preuve. Une émission de la télé américaine des années 70 où, avec sa petite bande de clowns, de freaks gentillets, de petites têtes sympathiques (nous ?), il enchante les ondes et les récepteurs avec sa beauté et sa rudesse tendre. C'est bon, ça se laisse regarder sans fin, il y a une très bonne version de "Honky tonk woman"et ses propres chansons, superbes, "A song for you", "Delta lady" et autres...
Ecoutez le speech du présentateur vintage seventies, il est tordant. Encore avant c'est Leon Russell lui-même, avec son haut-de-forme.


dimanche 13 mars 2016

Anomalie dans le programme.

Vous savez quoi ? J'ai les boules. Ca va bientôt faire cinquante deux ans que j'ai les boules et je fatigue. Je ne chante plus, j'ânone. La preuve. 3 minutes 17 secondes de malheur.

Ne me restent que les yeux de ma mère pour pleurer. En français : "...nager dans la bouse."

mardi 20 octobre 2015

Le chasseur de daim.

Il n'y a pas que Deerhoof dans la vie, il y a aussi Deerhunter, phalange pop nommée ainsi d'après le nom du film de Michael Cimino avec Bob de Niro et Chris Walken ("Voyage au bout de l'enfer" en français !). J'ai découvert ce groupe il y a quelques années avec le titre "Helicopter" tiré de leur album "Alcyon digest". C'est vraiment beau et je le mets ci-dessous. Bradford cox, le leader du groupe, souffre du symdrome de Marfan, comme Joey Ramone, une saloperie qui bouffe le coeur à moyen terme et vous donne de longs membres qui n'en finissent pas de grandir. Alors, le nouveau titre de Deerhunter s'appelle "Living my life" (je le mets encore en-dessous) et je suppose qu'il faut l'appliquer à Cox et que vivre sa vie doit être assez compliqué. Il a cependant l'air d'avoir trouvé un ami canin et calin et sa musique est belle et fraîche. Serait-il un "freak" heureux ? Sa vie serait-elle moins chahutée et moins sombre que celle de son frère en maladie Joey Ramone ? Je lui souhaite bon vent, à cet humain déjanté par Dame Nature, et je lui dis, de "freak" à "freak", que je prends un grand plaisir à écouter le dernier album en date des Deerhunter : "Fading frontiers". (C'est le moins qu'on puisse dire en ce moment, à moins que ce ne soit l'inverse...merde...Elles se reforment ?..). Bradford, si tu m'entends...

Le clip qui suit est merveilleux, Cox en sait un bout sur les minéraux, croyez-moi. Quant à moi, les images de minéraux (et celles de taches d'encre) remplaceraient toute la peinture surréaliste que çela ne me générait pas. Ah, l'expressionisme, c'est une autre paire de manches !

lundi 9 mars 2015

Le Lo-Fi ou comment massacrer de bons albums avec une "attitude".

Le dernier disque d'Ariel Pink nous propose des compositions pop et étranges de première qualité. Il est décalé, barjot et innovant, mais voilà il a un son de merde. C'est ce qu'on appelle le Lo(w)-Fi, un concept fumeux qui consiste à mal produire des albums afin que des oreilles sensibles aux beaux sons qui pourraient s'y trouver n'y aient pas, en fin de compte, accès. Ouais... Résultat, l'album de Pink "Pom Pom" est difficilement audible et il émerge à peine d'un brouillard nébuleux qui recouvre tout ce qui aurait été agréable à entendre du souffle de fond d'une cassette audio vintage que le Dolby aurait définitivement désertée. Je trouve qu'il s'agit là d'une posture bien méprisante pour ses auditeurs également un chouïa audiophile, comme si un bon son pouvait amener un succès (ou une estime à ce niveau) qu'on ne souhaite pas, même à une échelle minime. Mais, franchement, il n'y a pas à s'inquiéter pour cette Pop étrange, elle restera toujours confidentielle et Ariel Pink ne deviendra jamais Kurt Cobain. Cette esthétique du "moins", du manque, ne propose que des choses tronquées alors qu'elles sont de nature éminemment complexes, et, en plus d'être surannée et frustrante, elle tend vers la laideur. C'est dommage. Tant pis pour les belles chansons d'Ariel Pink que des nerds doivent écouter en se grattant l'oreille et la nouille... Le pire est que le Lo-fi massacre d'autres albums d'autres artistes qui pourraient s'avérer tout à fait remarquables si seulement ils n'étaient audibles autrement que par quelques snobinards à lunettes. Je pense aux efforts de Connan Mockasin et Mac Demarco. Chez eux aussi le travail sur les compos est riche, même les arrangements le sont mais le son est nul, au-dessous de celui d'une maquette du moindre rocker auto-produit sur un matériel douteux. Évidemment il faut écouter ces artistes "Live" mais même là, dans le cas de Pink et de Mockasin, ils s'évertuent à bousiller leurs voix par des filtres qui les font sonner comme des gamins ou des personnages de South Park et, au final, c'est pénible. Enfin, si ça se trouve vous allez être capable de faire abstraction de cette tare et de prendre un vif plaisir là où je m'agace les neurones assez vite et avec regrets.
Eh, Ariel, t'as entendu parler des Beach Boys ?

Son des voix pourri. Très bon morceau.

Son de la voix pourri. Grand Morceau.

Complètement cinglés. Très bon set.

Tiens, Mac Demarco sonne moins crade que les autres. Un peu.

Voici l'original.

dimanche 8 février 2015

Ariel Pink au sommet de son Art.

Ariel Pink m'a tout l'air d'être un grand artiste. Son dernier album est très bon, riche, bien produit, réussi. En plus de ça, il a mis en ligne une série de trois vidéos illustrant ses chansons qui sont aussi bien faites qu'elles mettent sûrement mal à l'aise. Qu'importe (les tièdes), cet univers qui peut sembler anxiogène n'en demeure pas moins strictement et joliment humain. Il faut accueillir sans rechigner dans le sein de la communauté des hommes tous les "freaks" que nous présente Ariel Pink et tout d'abord Rick Wilder, punk-rocker pur jus de la Californie des années 80 et auteur du définitif "(I'm) Psychotic" et que l'on voit dans le clip que je mets ci-dessous. La vie de Rick Wilder n'a été qu'une suite ininterrompue d'excès en tout genre, de révolte, d'accélération, parfois à vide, souvent à plein tube. Il a toujours été d'un maigreur terrifiante et maintenant c'est tout son corps, des cheveux aux orteils, qui lui fait payer sa vie d'être humain hors les rails et qui renâcle pour lui, contre lui. Il semble casquer sans trop broncher, ça serait indécent. Clairement, il fait peur.  MAIS c'est néanmoins, et ô combien, mon frère et tout comme moi, il a besoin d'un ange. On a tous besoin d'un ange, surtout les plus délattés d'entre nous, les à peine viables, les surnuméraires. J'ai rencontré des anges, pas beaucoup mais j'en ai connus. J'ai l'impression qu'avec l'âge et la platitude monotone qui lui est inhérente, j'ai moins de chances d'en connaître encore un. Qui sait ? Mais tous ces mots délayeront peut-être un peu l'impact de la vidéo, ils ne sont, au fond, qu'un moyen d'en désamorcer le choc. J'aurais du la balancer comme ça, sans long discours. J'espère que vous allez quand même vous la prendre dans la gueule.

Là, je mets une vidéo d'Ariel Pink chantant avec des enfants C'est entièrement et complètement naturel, absolument raccord. Il est en phase avec eux, tout en restant à sa place de créateur de musique pop décalé et troublante. Il est fort, cet Ariel Pink !

mercredi 21 janvier 2015

Steely Dan se dresse encore.

Dans ma vie - puisque parfois des événements ou des lectures vous font arriver à l'essentiel d'un coup - dans ma vie, disais-je, un de mes plus vifs plaisirs aura été d'écouter la musique des Steely Dan. C'est une musique qui ressemble au style de ces écrivains français de la fin du 19ième siècle raffinée, pleine d'esprit, de paradoxes, un rien décadente, toujours stylée, tirée à quatre épingles. Eh, c'est un plaisir d'esthète de lire du Huysmans, du de Gourmont, du Barres et de chalouper au son des Steely Dan. Ils sont seuls de leur genre, eux, sans équivalent. Voici une chanson prenante tirée d'un de leurs excellents albums des séventies : "Charlie freak". Tiens encore Charlie qui repointe le bout de son nez. Il le fera désormais de loin en loin. Il est tant et tant à mes cotés.

Les paroles, magnifiques :
"Charlie Freak had but one thing to call his own
Three weight ounce pure golden ring no precious stone
Five nights without a bite
No place to lay his head
And if nobody takes him in
He'll soon be dead

On the street he spied my face I heard him hail
In our plot of frozen space he told his tale
Poor man, he showed his hand
So righteous was his need
And me so wise I bought his prize
For chicken feed

Newfound cash soon begs to smash a state of mind
Close inspection fast revealed his favorite kind
Poor kid, he overdid
Embraced the spreading haze
And while he sighed his body died
In fifteen ways

When I heard I grabbed a cab to where he lay
'Round his arm the plastic tag read D.O.A.
Yes Jack, I gave it back
The ring I could not own
Now come my friend I'll take your hand
And lead you home"

jeudi 4 décembre 2014

Gaël say : "No more" !

Quand j'étais gamin, enfin vers vingt ans quoi, j'écoutais tout l'album de Frankie Goes to Hollywood et je pleurais. Cette album était une déclaration au monde. Il disait qu'il fallait s'éclater avant de crever, écouter de la bonne musique, beaucoup danser, enculer les politiques et leur peur et puis exploser. Non, il ne fallait pas exploser, ça, c'était pas bon, pas dans le tempo, dans l'air du temps. Après tout, on pouvait prendre un max de plaisir sans s'envoyer des mégawatts de souffrance en guise de pénitence ? Faire la bombe ne voulait pas dire sauter avec elle, non ? ("le sida allait vous faire payer ça, tas de morveux", répondait le monde)  Alors, sur le double album, il y avait des chansons qui étaient de brillantes tirades à la face du globe terrestre contre la fumisterie politique, c'était "Relax" et Two tribes", il y avait aussi des reprises canons qui nous indiquaient quoi écouter, vers où se tourner, c'était le "War" d'Edwin Starr et le "Born to run" de Sprinsteen. Les deux proclamaient aussi l'urgence de vivre, vite, à pleines dents. Et puis il y avait "The power of love", hymne d'amour intriguant, parfait, larmoyant; c'était trop, on en pouvait plus. Alors le dernier morceau s'appelait "Bang". Vous voyez bien que ça va sauter ! Et bien non, car à l'ultime seconde il y avait cette phrase libératrice, salvatrice des FGTH : "Frankie say : no more". Ca peut paraître idiot, décalé, infantile, mais c'était les seuls à me le dire ce "no more". Alors, peut-être que le merdier allait s'arrêter, parce que Frankie le demandait, parce qu'il le fallait, pour rester en vie sous la pression, sous les bombes, avec les coups de têtes contre les murs qui, eux, se rapprochaient comme des charognards. Frankie le disait, je les entendais mais c'était tellement dur à faire par moi-même que, quand je les entendais me le dire, je pleurais de bonheur et de souffrance à la fois. Ecoutez ça, ça monte, ça monte, on a peur que ça finisse mal ("forcément mal" aurait dit Duras), et puis non, ça tombe, ça lâche et voilà, on a plus mal, c'est fini pour cette fois et on chiale. C'est normal. Vous savez, quand votre ami le Rock n' Roll vous a apporté et vous apporte ce genre de choses, votre vie n'est plus imaginable sans lui. Des larmes, et aussi, parfois, le bonheur.

L'album commençait par le morceau ci-dessous. C'est une espèce d'appel envoyé à tous les plaisirs qui finit, au terme d'une course endiablée ou est invité le poète anglais Coleridge, par un "Welcome !" tonique. En fait, les morceaux de cet album sont sous l'emprise de leur producteur qui est plus grand qu'eux, quasi monstrueux, comme avait pu l'être Phil Spector en son temps. Je veux parler de Trevor Horn, responsable d'une bonne partie du son des eighties. Pour le pire ou pour le meilleur ? Bof, il est carrément au-delà du bien et du mal,Trevor Horn. C'est là, c'est lui, c'est comme ça, ça s'impose et faut faire avec. "Welcome !". Les Choeurs : "Shooting stars never stop, even when they reach the top !!!".

In Xanadu did Kubla Khan
A stately pleasure-dome decree:
Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
   Down to a sunless sea.
So twice five miles of fertile ground
With walls and towers were girdled round;
And there were gardens bright with sinuous rills,
Where blossomed many an incense-bearing tree;
And here were forests ancient as the hills,
Enfolding sunny spots of greenery.

But oh! that deep romantic chasm which slanted
Down the green hill athwart a cedarn cover!
A savage place! as holy and enchanted
As e’er beneath a waning moon was haunted
By woman wailing for her demon-lover!
And from this chasm, with ceaseless turmoil seething,
As if this earth in fast thick pants were breathing,
A mighty fountain momently was forced:
Amid whose swift half-intermitted burst
Huge fragments vaulted like rebounding hail,
Or chaffy grain beneath the thresher’s flail:
And mid these dancing rocks at once and ever
It flung up momently the sacred river.

mercredi 3 décembre 2014

A song in the Keys of live.

Bobby Keys, saxophoniste en titre des Rolling Stones, a rangé les seringues, les perfusions, le déambulateur et s'en est allé courir les plaines toujours reverdies de l'infini avec Sitting-Bull et Jimi Hendrix. J'ai dit il y a pas longtemps à un copain que les cuivres n'étaient pas utiles aux Stones. C'est faux bien sûr, et tout particulièrement en live. Voici un extrait du fameux concert de Bruxelles de 1973, donné pour le public français, les Stones étant à l'époque interdit d'entrée sur le territoire de la République Française pour de multiples raisons. Mick Taylor y est exemplaire de qualité guitaristique et Bobby Keys tout simplement incroyable. Pendant un moment on dirait que les Stones, TOUS les Stones, sont son groupe, qu'ils jouent pour lui. C'est merveilleux ! Dans l'ensemble, le concert est impeccable, les Stones de cette époque sont vraiment le meilleur groupe de Rock n' Roll du monde et la musique qu'ils produisent est à la fois chiadée, parfaitement vivante et à haute teneur énergétique et subversive. Mais trêve de superlatif et sus à l'hyperbole, chut !!! Bobby s'est endormi....
The Rolling Stones : "You can't always get what you want", Bruxelles, 1973.

Ce qui fait la qualité de la chose et lui donne son coté démarche chaloupée (qu'on voit bien d'ailleurs faire à Jagger) c'est le fait qu'à un moment ou un autre de la chanson, ils prennent tous des libertés avec les temps du morceau et jouent sur des contre-temps. Ça c'est fort, et très groovy pour une ballade.

jeudi 6 novembre 2014

Enigme Hard.

Je viens d'apprendre que Malcom Young, le guitariste rythmique du groupe AC/DC avait cessé son activité au sein du combo de Hard-Rock pour cause de "démence". Excusez-moi, mais ça change quoi par rapport à avant ? Il a toujours été complètement cinglé de toute manière, alors ? Quelqu'un espérait que ça s'améliore avec l'âge ? Mais ces mecs-là carburent à la dynamite, les petits gars, il n'est pas question pour eux de finir "bien".
Vous pensez sincèrement que les personnes qui ont écrit et qui jouent l'insanité ci-dessous sont dans un état "normal" ? C'est vous qui délirez, oui !

lundi 13 octobre 2014

Des chansons meilleures que leurs compositeurs. (???)

Au delà de la fortune et de la gloire, y'en a qui ne se rendent pas tout à fait compte de leur chance et qui, s'ils s'en rendaient compte, seraient à genoux à remercier Dieu (ou qui vous voudrez) plus souvent qu'à leur tour. Les Stones, par exemple, ont une chance de pendu. Ils composent des chansons, certes bonnes, mais qui sont reprises par des mecs et des nanas qui sont très largement meilleurs qu'eux ! Ca paraît invraisemblable et pourtant c'est vrai. Un jour ils ont fait une espèce de parodie de chanson country, genre qui fascine Mick Jagger et Keith Richard; et bien cette chanson est tellement bien faite, dans les règles de l'Art country, que la parodie s'est effacée et qu'un des plus grand chanteurs de country de tous les temps, l'immense Townes Van Zandt, l'a faite sienne et l'a faite acceptée au pays des ploucs sudistes heureux (ou presque), elle qui venait des rives de la Tamise. Voyons cela.
Les Stones live au Texas en 1972. (C'était vraiment l'endroit où enregistrer cette chanson.)


 Townes van Zandt live aussi, chez lui, à la campagne. Austin ? Nashville ?

Même histoire pour "Miss you", scie discoïde, que Jagger avait ramenée aux studios parisiens où les Stones enregistraient. Cet impeccable et salace petit riff de pédé sera repris, sorti du ruisseau où il était si bien et porté au pinacle de la classe urbaine soyeuse par la reprise qu'en fera en 2000 Etta James sur l'album "Matriarch of the blues". C'est un honneur incroyable et je crois que Keith Richard en est conscient. Mais le truc le plus incroyable là-dedans, c'est que la version des Stones (en particulier la version du maxi 45t) demeure MEILLEURE que celle d'Etta James...! Les Stones. Le clip est génial. Petite frappe c'est tout un style, toute une histoire. Jagger, dans son petit pantalon moule-burnes chante en direct et affole les ados. "Laisseriez-vous votre fille épouser un Rolling Stones ?" titrait la presse anglaise en 1965. Euh, 15 ans après, vaut toujours mieux pas ...
Etta James. "Hum, hum, laisseriez-vous votre fils conduire la limousine d'Etta James ? Risqué...La Mama a de l'appétit pour deux.
Mais, vous allez peut-être me dire "Qu'est ce qui nous prouve qu'Etta James et Townes Van Zandt sont meilleurs que les Stones ?". Puisqu'il faut bien VOIR (comme Saint Thomas) et régler cette question, voici des preuves indiscutables. Etta James "I'd rather be blind" en 1975, à Montreux. A coté d'elle Jagger est juste amusant.
 Townes van Zandt.  Keith Richard tuerais pour avoir un dixième de l'intensité de ce mec.
 



mardi 24 juin 2014

A short story of History.

J'aime l'Histoire. C'est une très belle discipline qui nous apprend énormément sur les Hommes, le Monde et les rapports qu'ils entretiennent. Quand on lit, par exemple, "La Méditerranée à l'époque de Philippe II" de Fernand Braudel on à l'impression de goûter à la saveur de ce coin de Terre à ce moment de l'Histoire humaine, et aussi avant et un peu après, jusqu'à notre Temps, car les civilisations durent terriblement (comme le disait Braudel lui-même). C'est délicieux ; comme la visite de monuments historiques peut l'être qui nous souffle dans le nez un air rare, parfois chargée d'Esprit.
Mais voilà que je me mets à penser que je suis moi-même un acteur de ce qui s'appellera l'Histoire dans cent ou deux cent ans. Un acteur ? Un fantôme plutôt, qui rejoindra la cohorte des anonymes pourvoyeurs de l'Histoire et d'histoires qui seront dépeints par les hommes illustres des temps à venir, successeurs brillants d'Hérodote et de Thucydide, de Michelet et  de Bloch ; une matière brute et hasardeuse à laquelle ils donneront sens plus tard, beaucoup plus tard. Je me sens presque nul. Je n'ai pas pesé sur mon temps. J'ai subi mon destin plutôt que de me le forger ; témoin contemplatif d'un Monde d'où je suis le plus souvent absent en dépit de mon indéniable existence. C'est bien beau d'aimer l'Histoire, c'est une autre chose que de s'appréhender dans l'Histoire qui naît et d'y occuper une place de choix, une place choisie et que cette détermination porte son effet au plus haut que l'on souhaite. Je me suis toujours tenu à l'écart ou presque. Je commence à le regretter et les regrets n'ont pas leur place dans l'Histoire si on n'en fait rien. Vais-je me mettre à meugler, à beugler, à parler ou continuer à me taire, toute la vie en sourdine sans même appuyer sur la pédale ?
A voir.
Nous sommes au XXIème siècle et je ne saurais pas décrire ce qui advient autrement qu'avec tristesse, dégoût et circonspection. La Joie, c'est en douce ; et il me semble que c'est pratiquement pour tout le monde pareil. Et puis l'image serait flou, j'ai trop le nez dessus, l'Histoire contemporaine est une sorte de blague, on commence à peine à comprendre le XIXième siècle (et à en sortir).
Il n'y a pas longtemps c'était la fin du XXième, qui s'est achevé en 2001, un siècle court donc puisqu'il avait commencé en 1914. Ça ressemblait à la chanson ci-dessous. Beaucoup, beaucoup d'images. Trop. Beaucoup trop.
Pour l'instant, est-ce bêtise ou impossibilité radicale ? je suis incapable de mettre une chanson en exergue à ce début de XXIième siècle. Nous verrons ça plus tard, si possible avant que je ne meure.

jeudi 5 juin 2014

Pandemonium

Certes, je n'ai pas le monopole de la Tristesse mais j'ai la rue de la Paix, les Champs Élysées avec sur chacune de ces cases quatre hôtels, autant dire que si tu tombes dessus t'es mort. T'auras à peine le temps de commencer à pleurer que tes larmes arroseront les racines des pissenlits.

Au fin fond des années 90 gît une B.O. de film effrayante, celle de "La nuit du jugement", série B sans grand intérêt. Chaque morceau voyait s'associer un groupe de métal (ici Faith no more) et des stars du rap (Boo-Yaa T.R.I.B.E.) pour des morceaux sanguinolents et hantés. Certaines nuits, je regardais, les vidéos sur M6 et ce truc-là ("Bang your head!) me foutait un peu les jetons. Je les ai vus en concert les Boo-Yaa Tribe, les mecs plaisantaient pas. Eux et moi, on avaient pas tout à fait le même vécu. Mais je ne suis pas un tiède, et malgré tout, le bassiste et le rappeur arrivaient aussi à titiller une certaine rage. Le terrain était assez propice, faut croire. Heavy Soul...

jeudi 10 avril 2014

Guitar freaks on dope.

Décidément, on aura tout vu, les amis. D'abord, un guitariste qui monopolise deux guitares à lui tout seul en s'en servant d'une manière peu orthodoxe (enfin, c'est pas très catholique non plus). Indécent, voilà le mot. Ensuite on sombrerait dans l'obscène si ce n'était pas des frères : deux guitaristes s'activant en même temps sur une seule guitare. Salace, pour le moins. Je vous laisse juger par vous-mêmes du degré de culpabilité et d'insanité des loustics.

mercredi 6 novembre 2013

"Normal, vous avez dit normal."

Le Sarkozisme a changé la manière de faire de la politique en France, un peu comme le Berlusconisme l'a fait en Italie. L'ancien Président de la République Française a inventé une façon d'occuper l'espace médiatique qui ne laissait de repos à personne. Pas un jour sans qu'il se donne un motif d'apparaître à la télé, à la radio et surtout sur le net. Il créait ainsi son propre "buzz" à tout propos, se posant en référent ultime de tous ses ministres (qui tonitruaient eux aussi), de toutes les affaires, de tous les fait-divers, de toutes les situations les plus diverses des français alors qu'il ne gouvernait que pour le profit d'une minorité. Cette façon de diriger, plus simplement cette façon d'être a créé un nouveau rapport du pouvoir aux médias et des médias aux Français, un rapport de dépendance. Sarkozy a alimenté quotidiennement en "infos" des médias qui, par essence plus que par intérêt politique, ont dès lors bruissé, frissonné, joui d'apporter une camelote fraîche (et plus souvent rance) à la population. Et tout le monde s'est habitué à cette camelote, à cette came jusqu'à ce que chacun se trouve "modifié" dans sa manière d'appréhender la politique. Presque à leur insu, les citoyens sont tous redevenus des mineurs (le fameux "Je m'énerve pas, j'explique.." de Sarko), des enfants (ou des sujets) soumis à la férule toute puissante du père. Hollande a dit clairement vouloir s'opposer à cette façon de faire, notamment dans le débat télévisé avec son fameux "Moi, Président de la République....etc, etc" mais il n'a pas compris que le mal était fait, et que si une majorité de français voulait une pause, il faudrait bientôt les ré-abreuver de leur drogue politico-people. La presse s'est gaussé de sa compagne dans les premiers temps, mais pour de mauvaises raisons. Pas parce qu'elle détonait après la déclaration d'intention d'Hollande d'être un président "normal", mais parce qu'elle arrivait après la "Reine" légitime de France, belle, riche, italienne, croqueuse d'homme, génitrice, en un mot, une vraie Médicis. Le Président actuel, en faisant de la politique d'une manière pré-sarkoziste, sans occuper avec assiduité le terrain médiatique joue perdant d'avance, et même s'il essaie de se donner la maîtrise "des temps longs", art dans lequel excellait Mitterand, en prédisant quelques temps à l'avance l'inversion de la courbe du chômage, il ne devrait plus laisser à un Premier Ministre atone le soin d'apporter aux Français leur pain quotidien de... De quoi ? D'exaspération ? Ça n'a pas d'importance d'avoir des résultats ou pas, une cohérence ou pas, de trop peser par l'impôt ou pas, ce qui compte vraiment c'est de taquiner, de titiller, et même d’exaspérer, puis de se dresser comme un phallus qui dirait " STOP, C'EST A MOI QUE VOUS AVEZ A FAIRE ! ET VOUS SAVEZ DE QUOI IL EN RETOURNE !" Cette façon là ne me semble pas être trop dans le caractère de Monsieur Hollande et, personnellement, je m'en félicite, mais il ne devrait pas laisser les premiers énervés venus, en l'occurrence les Bretons (d'un énervement étrange à la fois venu du fond des âges et très moderne puisqu'il lie les prolétaires et les patrons dans le même mouvement) bousiller des portiques hors de prix. On pourrait s'interroger longtemps sur ce soubresaut breton et se rappeler aussi la façon dont, dès 2007, Sarkozy avait envoyé un message très clair à la gauche de l’extrême gauche, qui aurait pu s'opposer physiquement à lui, avec l'affaire de Tarnac. On pourrait aussi appeler Hollande à un peu plus de réalisme politique et à tenir compte de ce qui a changé en France sous le mandat de son prédécesseur, à occuper le terrain, lui et sa première dame, (elle est taillée pour le job), à faire mine, à jouer le jeu du papa-poule, papa-martinet. Ce n'est pas ce qui arrivera. J'en sais gré à Monsieur Hollande car cela correspond à mon caractère et je ne suis pas de ceux qui font ou feront du "Hollande-bashing" et se moque de lui pour son manque de goût pour l'autoritarisme. Le prix à payer de cette maldonne politico-médiatique sera exorbitant, c'est certain. Il vaut mieux néanmoins rester attaché à ses valeurs et à certaines façons de faire plutôt que de se renier pour préserver "un état des choses" qui ira fatalement vers le pire, pardon, Le Pen.
En attendant :
Elle est pas belle, la vie ? J'me moque pas. Je trouve ça beau.

samedi 10 août 2013

Histoire et cinéma d'action : un duo ravageur.

Évidemment, les films de Tarentino sont des merdes sans noms. Evidemment. Mais avant que ce singe savant ne passe derrière la caméra pour nous épuiser de ces idioties, il avait pondu le scénario de "True Romance". Ce film a été réalisé par le pire salopard des faiseurs de nanards survitaminés d'Hollywood : Tony Scott. Ce mec, un des plus gros consommateurs de coke de tout Beverly Hills, avait un but dans la vie : faire "l'action-movie" le plus surboosté à la testostérone, au montage le plus speed fast-forwardisé, le plus bourré d'effets spéciaux jusqu'au bout de la file d'attente devant le Gaumont et nous le coller dans le cul pour qu'on se fasse jouir avec - tout en restant dans les canons d'une grosse production américaine, avec ces quelques contraintes et dérives assumées. Généralement, et c'est un des seuls dans ce cas-là parmi ces congénères metteurs en scène US, ça marchait plutôt pas mal. On peut citer parmi ces réussites remarquables "U.S.S Alabama", "Le dernier Samaritain", "Man on fire", "Déjà vu". Liste non exhaustive.
Je vais mettre un extrait plutôt sobre de "True Romance". C'est violent, bien sûr, mais ça c'est normal pour Tarentino comme pour Scott. Néanmoins le vice du scénario, son astuce nous permet de voir une magnifique composition d'acteur. Je ne parle pas de celle de Walken, il fait le boulot sans trop se forcer, non, je veux parler de Denis Hopper. Tout le travail de cet acteur assagi va consister à ciseler l'évolution très rapide de son personnage vers une force tragique Et comique assumée, à partir de la peur la plus banale et la plus sourde.
Je pose la situation : Walken est un parrain de la mafia et est à la recherche d'un jeune prostituée jouée par Patricia Arquette et de son micheton préféré Christian Slater car ils lui ont volé beaucoup d'argent (ou de came, je ne sais plus). Pour les retrouver, il a la bonne idée de faire un saut chez le père de Slater, incarné ici par Denis Hopper, chez qui le couple est effectivement passé quelques heures plus tôt. Walken menace le père de tortures pour lui faire dire ou est passé son rejeton et met ces menaces à exécution. C'est là que le scénario est bon et Hopper grand. Je vous laisse découvrir ça. Sans m'avancer trop, je dirais que c'est la seul bonne idée de scénario de Tarentino, "Pulp Fiction" ne contenant que des fausses bonnes idées qui rendent le film cul-cul la praline (ou culte, c'est pareil).
Messieurs Walken et Hopper.

A noter : l'utilisation particulièrement révoltante (donc réussie. Il faut tout renverser avec Tony Scott, et sans snobisme. Être spectateur de cinéma c'est d'abord ça, du sado-masochisme, d'accord ?.) du Duo des Fleurs de Delibes, compositeur français aujourd'hui un peu passé à la trappe.

mardi 23 juillet 2013

Le temps de vivre.

Il y eut un éclair incandescent qui brûla tout un pan de la nuit, le bruit du tonnerre longtemps, puis une longue, très longue agonie. C'était l"été.


lundi 15 juillet 2013

Queens of the Stone Age : Passé, Présent, Futur.

Les Queens of Stone Age ont un problème ;  un gros ; ils sont devenus mauvais. Ce problème a un nom, celui de leur leader : Josh Homme. Josh Homme est un type qui a de l'épaisseur. Il suffit de le voir. Il aime ça, l'épais, le "thick". Pour lui, plus c'est épais plus ça a de consistance, plus ça a de valeur. Le gras, ca n'en a pas, le maigre n'en parlons pas, il lui faut du collant, du gluant, du Pento au litre. Et ça a marché pendant quelques temps. D'abord avec Kyuss, puis avec les Queens of the Stone Age, à partir d'un matériau assez basic, Josh Homme a commencé à empiler les couches et les couches de son pour arriver à une texture bien épaisse qu'on a appelé "Rock Stoner". L'acmé de cette façon de créer ou l'accumulation de strates tient lieu de construction, se trouve sur l'album "Songs for the deafs", le très bien nommé. Tellement fort que même les sourds pouvaient l'entendre. Ouais, ouais, ouais, seulement après, que faire ? Quand on a atteint un tel degré d'épaisseur, ça fige, ça stagne, ça prend. Comment se dégager ? Et bien, Josh Homme a fait ce qu'il devait pour accéder à un peu plus de finesse, il a commencé à enlever des couches, à épurer, à chiader un peu plus ces compos. C'était sa seule issue. C'était le début de la fin, et ça n'en finira pas de finir, sans plus de regain, c'est aussi sans issue. Car Homme ne l'a pas ce talent là, le talent du maigre, du fin, celui d'aller quelque part à partir de presque rien et de s'y tenir sans construire d'autoroute (pour l'Enfer ou assimilé). Il n'est pas Mac Cartney, encore moins Nick Drake, et même pas Elton John, venu le narguer sur le dernier album en guest star tout à fait appropriée quand on sait le talent de John pour faire des pièces montées avec pas grand-chose, et des beautés rares avec quelques accords nus.
Donc Homme dévalera la pente de l'épaisseur jusqu'à nous faire des albums acoustiques d'un nulle finesse sur lesquelles tout le monde s'extasiera (sauf Bob Dylan). C'est prévisible et comme de juste, ça sera mauvais. Pour les Queens ça fait déjà trois album que c'est mauvais. Avec les "Them Crooked Vultures" (Homme, John Paul Jones, Grohl), c'était encore pire. En Art, il est des impasses, il est des fins de non-recevoir. De part ce qu'il aimait et cherchait, Josh Homme est au fond d'un trou qu'il a lui-même creusé, soigneusement et avec réussite. Il n'en sortira plus.
Donc : une bonne chanson dans son genre : l'épais, presque l'épique. "I need a Saga."

Et une foirade, presque grandiose.

vendredi 21 juin 2013

A l'Ouest de la connerie, du nouveau.

Quelques infos à pisser de rire. James Gandolfini, alias Tony Soprano, est mort. Un scénariste Hollywodien très en verve à trouver le moyen de dire de lui : "Un très grand acteur qui n'a trouvé qu'un rôle à sa mesure". Pour avoir suivi un peu la carrière de Gandolfini au ciné et refusé de regarder un seul des épisodes de la série (c'est de la télé américaine des années 1990/2000, sur un mafieu qui suit une psychanalyse, wake up les mesc! Et, il parait qu'il y a une crise du scénario en France...) je peux vous dire que la moindre silhouette d'un Chaplin mal fagoté de 1915 mériterait un Oscar à coté de n'importe quel rôle de cet abruti certifié panini/risotto. Mieux, un figurant de "Ben Hur", scène de la course de char, ferait amplement l'affaire. (Et pourtant Dieu que ce film est mauvais ! Mais à l'époque on pouvait encore parler de cinéma, plus maintenant)
Justement, signe des temps, Quentin Tarantino a reçu (ou recevra en octobre, je ne sais plus) le prix Lumière, de l'institut Lyonnais du même nom. Aussi invraisemblable que çela puisse paraitre cette ineptie semble réjouir un nombre conséquent de personnes. Thierry Frémion, acteur tartempion particulièrement pathétique (vous avez vu le téléfilm de Boisset sur l'affaire Dreyfus ?) a jugé bon de rajouter que le prix Lumière était un peu "le Nobel du cinéma". Depuis quand les Nobel récompensent-ils des plats de nouilles pas cuites ? Eh ben les Nobels pas encore. Par contre, L'institut Lumière a viré cuisine nouvelle et post-post-post cinéma depuis longtemps
Vous l'avez peut-être reconnu, et oui c'est bien lui, voilà plus de 50 ans que l'abruti le plus célèbre de France nous pollue l'atmosphère. Regardez moi, ce  beau regard de blaireau astygmate, cette belle gueule de pneu rechapé. Tout un poème. En deux mots : "Ah... que !". Ce mec a été torréfié à la bêtise la plus crasse et ça tient bizaremment le coup. Plus la pleine de se plaindre. Encaisser en prenant un peu de distance salvatrice. Il y a bien un moment ou il finira par fondre. Bon, s'il est remplacé "in peto" par sa réplique du Musée Grévin, ça va être un peu compliqué à supporter, je l'avoue. En attendant,70 ans, anniversaire, Bercy, TFOne, gnan, gnan, gnan et même un article très sérieux dans "Le Monde".
Au fait c'est Jean-Phillipe Smet ou "Le Monde" la voix de la France ?
A part ça, le Messi a été mis en examen. L'enquète a été confiée à ce bon vieux Ponce Pilate en attendant que le Brésil gagne la Coupe du Monde. Iniesta et Xavi se sont portés volontaires pour faire les voleurs crucifiés au cas où. L'esprit (Saint) d'équipe, quoi.
Bon, il y a plein d'autres des comme ça mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. J'en ai connu, ils sont morts de rire.