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lundi 16 septembre 2019

Le post-punk, deuxième fournée.

Ca devait arriver. Dans le foure-tout du vintage plus vrai que vrai, nimbé de fraîcheur de congélo, des petits malins (ou innocents)s ont piqué dans ce que je considère être un des sommets de la musique des années 80 pour la re-jouer ici et maintenant. Ca me touche parce que c'est en partie ce qui m'a donné une colonne vertébrale, une assise de traviole, un goût pour l'oxygène raréfiée des sommets solitaires. A ce tarif-là on respire mal mais quand on souffle c'est corsé. Et bien, ce bout d'Histoire me bégaye sous le nez et j'éternue sous l'effet du poivre de ce brouet post-moderne complètement digeste puisque déja passé une fois comme plat principal par Dame Histoire qui n'était pourtant pas censée faire ça. Damned, je suis re-fait !
Alors, les originaux : Gang of Four ; "Paralyzed", "I found that essence rare".


Au Pairs :"It's obvious"

Devo : "The day my baby give me a surprise". B 52's : "Give me back my man"

Le recuit : Squid : " Match Bet"

"The cleaner"
Y parait que c'est meilleur réchauffé.

lundi 2 septembre 2019

Un atout coeur lancé dans la bataille : sir Was.

Dans la musique post-moderne des dix dernières années, dans les vrais trucs nouveaux, l'émotion était bannie. C'était à celui qui en mettrait le moins, ou la camouflerait le mieux, derrière des monceaux de violence et de second degré. Plus le droit à l'émoi majeur, plus le droit au frisson, l'ironie était reine, le cynisme de gauche et la bêtise assumée de droite s'entendaient pour faire fermer son claquemerde à la sensiblité. Et je ne vous parle même pas d'une notion comme l'inspiration. Quand à la poésie, elle consistait à mettre ses organes vitaux sur la table en hurlant, ou ceux du voisin, et à laisser les gens se dépatouiller avec la crudité et la cruauté.
Et puis là, il y a un truc qui sort qui palpite de vibrations, celles du field recording, celles des rythmes breakés, celles des sons électroniques travaillés, bref celles de tout l'attirail post-moderne et qui les met au service de l'émotion. Oh, on va se défendre dans la musique de jeune, on ne va pas se mettre à frissoner pour autant. Attendez !...de jeune ?... c'est une nouvelle génération qui arrive, sensibilisée à l'amour de la Nature, à la manifestation, parfois paroxystique, des affects, qui connaissent par coeur le porno hardcore et le sourire triomphant hipster et qui voit plus loin, au delà de la ligne d'horizon qui n'en est plus une. Je fais confiance à sir Was, cet artiste qui m'a bouleversé, et à la nouvelle génération qui va remettre les sentiments et les émotions à leur place : centrale. L'intelligence va souvent à l'encontre du coeur et l'étouffe. Seul compte pour moi ce que j'appelle l'intelligence sensible. Toujours jouer Stendhal contre Flaubert, les égarements sentimentaux contre ceux de la raison, l'humide contre le sec, les larmes...toujours...
Voici donc sir Was, un jeune qui promet. Tiendra-t-il ? Nous verrons.
Sir Was : "In the mist"

Sir Was : "Revoked"

Sir Was : " A minor life " ( Remember Perros et sa "Vie ordinaire")

mardi 26 février 2019

Finney. Donen. Hollis."J'y pense et puis j'oublie" J. Lanzmann

Faites vos jeux ! Rien ne va plus ! La banque gagne !
Albert Finney est mort et tout le monde parle de son rôle dans "Erin Brockovich". Et quoi encore ! Attendez c'est pas fini. Stanley Donen est mort et personne ne parle d'autre chose que de "Singin' in the rain". Ben tiens.! Mark Hollis vient de décéder et on va nous bassiner les oreilles avec "Such a shame". Youpi !Le dérapage continue. Tout part en couilles post-modern-styl', dans le genre je jouis, j'oublie, j'achète, je jouis, j'oublie, j'achète, oups, j'ai plus de tête, tiens, y'a plus rien etc, etc...
Moi je me souviens et je donne deux ou trois précisions aux drogués verdâtres, fonctionnaires bobos, alcolos puants qui m'entourent :
Uno - qui n'a pas vu "Samedi soir, dimanche matin" de Karel Reisz ne peut pas savoir comment un acteur britannique peut imprimer sa puissance et sa jeunesse sur une pellicule. Sean Connery ? Oublier ce bellâtre (Mister Univers...) c'est un connard. Michael Caine non, Finney non plus. Ce sont tous les deux de grands acteurs.
Deuxio - qui n'a pas vu "Voyage à deux" n'a aucune idée de la délicatesse avec laquelle un trio d'orfèvres de la trempe de Finney, Donen, Hepburn peut impressionner la pellicule avec un film sur l'amour, tendre et fort, qui rend toute leur pesanteur de lourdeaux à des gugusses comme Antonioni ou Bertolucci.
Tercio - qui n'a pas écouté au casque un soir solitaire consacré à la musique le "Spirit of Eden" de Talk Talk n'a aucune idée du talent profond et doux de Mark Hollis.
Après, ma légitimité est ce qu'elle est.; je ne suis ni transgenre, ni arabe, ni pédé, ni migrant, ni végan, ni même gilet jaune. On se demande vraiment pourquoi je l'ouvre. N'empêche, j'avance preuves à l'appui. Par trois. Mathématique.
Uno

Deuxio

jjj
Tercio

jeudi 7 février 2019

La Beauté moderne et ce qu'il en advient.

Il y a-t-il vraiment tant de différence que ça entre le lyrisme du morceau des Death Cab For Cutie de Ben Gibbard qui finit leurs concerts sur une note lancinante et amoureuse et celui du très beau morceau post-moderne de Jon Hopkins qui dit tristement que "everything must end" ? On pourrait dire que non, pas tant que ça, la beauté est là. En fait il y a un monde entier qui les sépare, ces chansons. Un qui disparaît, qui est déjà mort et l'autre qui advient, qui arrive, qui "profite" de la mort du premier
Allons, allons, c'est bien grave tout ça. Pas tant que ça, ça arrive, les mondes qui s'écroulent. Comme je l'ai dit la beauté est là, différente et néanmoins nécessaire.
Death Cab for Cutie : "Transatlanticism"

Jon Hopkins : "Open eye signal" (Vidéo superbe)

mardi 22 janvier 2019

Zappatiste tendance Frank

Nous autres modernes, on avait Brian Wilson, Frank Zappa ou encore Pete Shelley. Les post-modernes ont aussi des héros, ils s'appellent Steven Ellison, Archy Marshall ou Stephen Bruner. Le monde n'a pas arrêté de tourner mais il a changé. Moi qui suis de l'ancien monde je serre de près les petits génies du nouveau et je trouve qu'il n'ont rien à envier aux immenses talents d'hier, c'est moins évident pour moi, c'est tout. Question d'âge, de degrés, de part angélique. Ce n'est pas que je vieillis mal, je vieillis, c'est tout. Mais restons dans le vif, ou ce qu'il en advient. Prenons le dernier nommé, Stephen Bruner, et bien il se situe quelque part à mi-chemin entre Wilson et Zappa mais dans une autre dimension, la sienne, la vôtre, Ô mes plus jeunes amis lecteurs, une dimension ou George Clinton n'est pas encore mort et ou Suicidal Tendancies est une comète importante, c'est à dire la réalité. Je vais mettre un truc de lui qui est une gâterie qui se laisse écouter sans fin. Il y avait l'"Endless summer", le crépuscule des hommes semblent lui aussi infini. Ecoutons l'un de ses chantres.
Stephen Bruner AKA  Thundercat "Them changes". En dessous, je mets son Tiny Desk Concert.

lundi 19 novembre 2018

Contemporary Art is alive and well in Rennes.

Le week-end dernier je suis allé au FRAC Bretagne afin d'y voir certaines des oeuvres présentées dans le cadre de la Biennale d'art contemporain 2018 de Rennes. J'ai été surpris par la qualité générale des oeuves, leur inventivité, leur pertinence et, tout simplement, leur beauté. C'est à dire que la plupart rentrait sans forcer et sans dommage dans mon champs esthétique propre, que je prends soin de développer consciemment maintenant depuis une quarantaine d'années. Il y avait des shamaneries afro-américaines très étonnantes et vibrantes, de l'art de récup' français émouvant et précis, des sédimentations de couches d'une identité indienne d'Amérique à la fois voilée et montrée (n'est-elle pas comme cela, maintenant ?) dans un double mouvement prenant, un film expérimental sur l'Homme la Nature et leurs liens variés d'une sombre et triste poésie, etc, etc, etc...
Bref, pour moi, c'est une réussite à deux ou trois foirages près ce qui est très peu pour de l'art contemporain. Nous avons eu droit à une petite intro faite par un guide sur Edouard Glissant, qui s'attache à penser le monde post-moderne selon des modalités auxquelles je n'adhère que moyennement mais qui a le mérite de n'être ni nihiliste, ni simpliste. Au final, le but qu'il se propose - sortir de l'aliénation- est celui que je poursuis à ma manière avec des compagnons de route un peu moins"créolisés" mais tout aussi ouverts, et tout aussi barrés. Et effectivement, sa pensée peut aider à appréhender certaines oeuvres qui, par ailleurs se défendent très bien sans lui.
Seul "hic", la présentation graphique de l'expo pour l'annoncer au public était parfaitement absconse et brouillonne. Avec de pareils podagres à la com', on est pas près de sortir l'Art contemporain du ghetto ou il languit parfois.
Mais j'ai quand même passé un très bon moment en riche compagnie, qu'il s'agisse de mes amis ou des artistes présents à travers leurs oeuvres, si diverses, si belles.
A la façon "sensible". Car le temps débilitant de l'art conceptuel semble être révolu et c'est tant mieux pour nous tous.
Je mets un teaser des cette expo, étendue à d'autres lieux rennais, que j'irai visiter aussi.

lundi 10 septembre 2018

Deux têtes folles et un week-end à la mer.

Juste un petit post pour évoquer une tradition et pour rendre un hommage.
D'abord Interpol. Ces gars-là font dans le rétro vintage d'une époque que je chéris pour l'avoir bien connue et surtout ressentie : celle de la New-Wave. Alors ils reprennent depuis maintenant une quinzaine d'années des suites d'accords et un son piqués au Cure, à Joy Division, à U2 et perpétuent dans la discothèque infinie de la post-modernité une tradition de musique angoissée, triste voire sépulcrale. C'est bien fait et assez beau. Les gars ont l'air investis. Ils ont apparemment traversé toutes sortes d'affres qui vont avec cette musique romantique et sombre, s'en sont tirés et viennent de livrer un album complètement audible même si venu directement du passé, et limite de l'obsolète (la musique actuelle, c'est autre chose). Pas étonnant que la décadente Kristen Stewart, se soit invitée dans leur première vidéo extraite de cet album pour donner une présence fantomatique à des pulsions et des visions qu'on croyait, à tort, un peu en perte de vitesse.
Le deuxième titre de l'album est très beau, très triste et dansant. Je le mets ci-dessous en espérant que le chanteur, qui a désormais la voix d' Ozzy Osbourne et ses petits amis survivent au tsunami nostalgique et délétère qu'ils provoquent et produisent d'autres albums du même tonneau.
Interpol : "The rover".

 Un petit coucou attendri maintenant à l'honorable Jason Pierce qui vient de sortir un énième album avec son groupe Spiritualized et qui sévit dans le Rock anglais depuis les années 80 (ca a commencé avec les Spacemen 3). Autrement appelé J-Spaceman (John Spaceman) il explore avec constance et résolution tous les stades de la dépression et de ses causes, amoureuses ou sociales et ses différentes et successives rédemptions possibles. L'album qui sort est impeccable. Ca ne bouge pas, un peu moins Space peut-être et c'est très beau.
N B : Je tiens la reprise du "Revolution" des Spacemen 3 par Mudhoney pour un des morceaux les plus radicaux et les plus puissants jamais sortis. Soyons juste il a été écrit par Peter Kember, l'autre petit génie du groupe et piqué au MC5 mais je prouve à tous sa radicalité bienfaisante pour les têtes malades en le mettant après. A écouter fort et jusqu'au bout.
Spiritualized : "I'm your man".
Mudhoney : "Revolution".

Mon tube de l'été à moi : The liminanas (featuring Bertrand Belin) : "Dimanche".


mercredi 18 juillet 2018

Old but new. Always new.

Vous connaissez la chanson "Quand j'étais chanteur" de Michel Delpech ? Non ? C'est vraiment une très belle chanson, sur un thème rarement abordé : le vieillissement. Moi aussi je vieillis et comme Delpech le dit, sans être à la pointe de la mode et du combat, rapetissant à chaque année qui passe, "J'entends quand même des choses que j'aime et ça distrait ma vie." Je n'ai pas les codes, je ne les ai plus. Mais la Beauté crue se passe des artifices du Temps qui passe et atteint à une actualité brûlante pour l'éternité, à laquelle elle se mesure, sans fard, seule création humaine à pouvoir le faire. Alors, même sans les codes, même sans l'immédiateté que crée la contemporanéité, je sais que ça c'est bon.
Eveything is recorded (feat Sampha), "Close but not quite".

Dirty Projectors : Break-Thru

Rostam : "Sumer".

lundi 4 juin 2018

Give the people what they want.

Il y a ce qui est bon; il y a ce qui est mauvais; et il y a ce qui est génial. Ces derniers trucs se situent au-delà du goût -du bon ou du mauvais goût- dans ce qui tombe pile-poil, ce qui vient coller serré à toute une société qui n'attendait que ça pour adhérer et qui trouve là l'expression de ce qu'elle est, de ce qu'elle devient, en profondeur et en surface.
Le dernier single (et surement l'album) de Christine and the Queens est de cet ordre, de ce calibre. Il colle à ce début de XXI siècle complètement, totalement, il en montre la nouveauté absolue, quelque chose de l'ordre du changement définitif, d'une évolution sans-retour. Un parfum nouveau qui trainait dans l'air se cristallise en une fragrance forte, là, maintenant, et à jamais. Ce n'est pas pour moi, moi, je suis un homme du XXe siècle. Mais ça ne m'empêche pas de sentir l'effluve de la nouveauté, de l'actualité, les ruptures qui s'opèrent dans l'histoire des hommes et des femmes et d'en être bouleversé. "Chris", ce petit bout de nom, ce petit bout de femme est le tocsin bigrement sonore et puissant d'une (r)évolution, d'un basculement. Tout a changé, tout va changer. Weinstein est un dinosaure. Il y a maintenant la possibilité pour tous d'un épanouissement trans-genre, sexuellement et humainement, d'une multiplicité assumée de postures et de palettes d'émotions, démultipliées par X; d'un hédonisme omni-directionnel qui ne se laissera pas enfermé dans une dégradation spirituelle; le corps libéré et pas repris par une tête coupable; un sentiment de la faute qui s'exercera ailleurs, mais plus là où moi, homme du XXe, je n'allais qu'avec précaution et appréhension.
Voici quelque chose de génial. Et ce n'est pas étonnant que Dam Funk, émanation eighties remixée drogué, porn-junkie, soit de la partie. Le clip étant meilleur (je dis bien le clip, pas la chanson. Mais la clip est meilleur parce que la chanson en anglais est meilleure) je met celui-là.

J'ai vu l'autre jour au supermarché un couple et ses trois garçons. La femme ressemblait à une star du X, tatouages et rouge à lèvres brique, jupe courte et jambes musclée; elle était totalement sexy et avait l'air complètement libérée des questions de "qui encule qui et quoi". Son compagnon, tatoué ras du cou et coiffé racaille semblait absolument zen, pas du tout concerné par la fait que tous les hommes qui croisent sa femme fantasment méchamment sur elle. Elle est avec lui et elle fait ce qu'elle veut de toute façon. Les mômes, dont les âges s'étageaient de 6 à 10 ans éprouvaient leur puissance dans des joutes fraternelles et bruyante en inventant des danses, reprenant les pas qu'ils ont vu dans le clip ci-dessus, dans l'indifférence totale et la confiance absolue de leurs parents. Ils étaient drôlement à la cool et  exhibaient un bien-être sans faille. Un couple du XXI siècle bien dans sa peau.
A part ça, je rêve maintenant que j'encule Blanche Gardin et qu'elle me rend la pareille et ça me semble normal ? Non ? Ben si.

mardi 22 mai 2018

Voir des choses.

Sur le cinéma, que dire ? Que ce qui pourrait être un art majeur, décisif, éclairant, dans le grand panorama des arts, n'est plus qu'un paysage délétère et obscur qui mène infailliblement à la pornographie. Qu'on aurait du se méfier de cette essence pornographique du cinéma et n'en faire qu'avec beaucoup de précaution, se méfier de la pulsion voyeuriste qu'il satisfait. Qu'il a fallu un code aux Etats-Unis (le code Hays) et pas mal de bonne volonté dans d'autres pays (et même l'aide de certaines dictatures) pour que ça ne soit pas immédiatement les hommes et les femmes les pires qui fassent du cinéma. Que ce temps est arrivé, qu'il n'y a pas pire qu'un Dolan ou un Von Trier, pas pire qu'un Vim Diesel ou qu'un Jason Staham et qu'on ne voit plus à l'écran que de la violence ou du sexe, calculés pour nous faire jouir à l'heure exacte et voulue entre deux repas au Mac Do. Fini le cinéma, ratiboisé, à de très rares exceptions près, qui continue d'exprimer quelque chose avec le mouvement enregistré et projeté, ce que Robert Bresson refusait d"appeler "cinéma" et qu'il appelait "cinématographe", toujours. Que les marges elles-mêmes ont disparues, nettes propres, emportées avec la frénésie de tout voir qui se déchaine en particulier sur le net, et dans les séries, qui font encore "plus vrai", qui permettent "d'aller plus loin". Que le cinéma, comme l'opéra du XIX siècle et la tragédie du XVII, est mort de trop de puissance, dépassé par les monstres qu'il a lui-mêmes engendré : la télé et le net. Pleurer ? Peut-être, en regardant de vieilles images muettes. Comme dans "Le rayon vert" de Rohmer, l’héroïne pleure. "Le rayon vert"... quelqu'un se rappelle que c'est tiré d'un bouquin de Jules Verne ? Qui dit qu'on ne voit bien qu'avec le coeur. Le coeur... ce qu'il y a plus facile à berner et à saisir. Aujourd'hui rongé d'images putrides et de sons abrutissants;  qu'on calme comme on peut, avec des Xanaxs ou des joints et qui a besoin de nourritures saines alors qu'on le gave de mal-bouffe sentimentale et émotionnelle. Le coeur, ce qu'il faut tuer pour avoir le pouvoir. Et ça marche. Le coeur est mort, avec John Wayne, avec E.T., avec "Apocalypse now", "Heart of darkness" et les sucreries qui se vendent à l'entracte, tout droit sorties de la chambre froide. Pleurer ? Merde alors !
Ci-dessous. La fin des haricots. La mort, tout confort.

Et elle se plaint Asia Argento ? Non, mais de qui se moque-t-on ?


lundi 26 février 2018

" Rock is dead, they say, long live Rock ". Pete Townshend

Le Jazz rance ? Le Jazz mort-vivant ? Et le Rock, me direz-vous ?
Et bien le Rock est dans le même état. Finito, mortibus, dead. Évidemment on en entend encore un peu à la radio et des vieux grognards de 7 à 77 ans en parlent comme s'il s'agissait d'une force vive. C'est faux. Ce n'est plus qu'un souvenir qu'on peux réactiver à l'envi sur les étagères bien remplies du monde post-moderne. Qu'est-ce que vous prendrez mon petit Monsieur ? Du Eighties en compote (Fishback) ou du grunge anémié en flocons (Screaming Females) ? Moi ? Oh, du vintage svp, avec fuzz et second degré. Mettez-moi du Liminanas, monsieur le businessman. C'est rance au possible mais jouissif. Pour moi, je dis bien pour MOI, qui suis un pauvre type qui voit son idiome musical naturel complétement moribond s'écrouler un peu plus tous les jours que la Machine Molle (cf Jagger et le film "Performance") nous met sous le nez....Ce sont maintenant le Rap et l’Électro qui remplissent les fonctions "chansons" et "exutoire à énergie mal dirigée à faire autre chose que de la politique". Et c'est très bien comme ça. King Krule et Migos font le boulot d'Hüsker Dü et de Pavement et je n'y trouve rien à redire.
Parfois (rarement) il se produit un truc bizarre, des types sortent des chansons qui sont tellement belles qu'elles viennent prendre leurs places parmi les classiques du Rock après un chouïa d'écoute. C'est pas de l’esbroufe, c'est "The real Thing"! Ariel Pink fait des trucs comme ça. Deerhoof aussi. Ça actualise d'un coup la vieillerie rock et la peinturlure aux couleurs du temps présent, neuve et exquise. J'écoute en ce moment quelque chose de beau qui me met les larmes aux yeux sans trop de ridicule ni de rimmel et ce n'est pas un groupe-clone de Kiss ou de New-Order. Ce sont les Lemon Twigs. Ces mecs sont au niveau de Brian Wilson et sont pourtant frais et jeunes en un mot : actuels. Ca coule de source, une source où boire sans fin la meilleure eau du Rock. C'est pas Jack White, bande de neuneux, c'est plus inventif, plus moderne ( carrément post-moderne), ce sont les The Lemon Twigs ! Des preuves ? Depuis le temps, mes bons Saint Thomas, vous devriez savoir que j'en ai sous le coude...


lundi 2 octobre 2017

Des Stones à Orval Carlos Sibélius, un même combat.

Même sur le tard on s'étonne. Heureusement, sinon ça serait vite torché, une question d'années qui passeraient comme des minutes. Jadis, je tombais sur "Heart of stone" des Rolling Stones et je m'étonnais, vite conquis. Là j'écoute l'album "Ordre et progrès" d'Orval Carlos Sibélius et le single "Coeur de verre" et je tombe des nues, bouleversé et conquis. Sur cette album il y a un contraste très fort entre des textes chantés en français qui charrient un épais désespoir et une musique pop-rock, qui n'a rien à envier au meilleurs anglo-saxons, qui a une énergie et une agressivité propre à son genre. Ce contraste est encore relevé par les mélodies aériennes du chant du bonhomme, ce qui finit de déboussoler et laisse, après plusieurs écoutes, sur le flanc, heureux et chamboulé. Je n'avais rien entendu de tel depuis Ariel Pink ou Deerhoof. C'est d'une grande beauté et d'une intelligence rare. De la vraie désespérance, du vrai rock, une vraie émotion, le tout empreint de post-modernité ( c'est à dire que "frais" et "pourri", c'est presque la même chose) sans chiqué, un truc d'époque, complètement actuel et qui restera.
Entre les Stones et Orval Carlos Sibélius, une trajectoire de vie, un essai non-transformée, une tentative, la mienne, qui laisse le coeur fragile comme de verre. Pourquoi non ? Et un étonnement constant.
Les Stones à leur meilleur : "Heart of stone".

Orval Carlos Sibelius à son meilleur : "Coeur de verre".

mardi 5 septembre 2017

France/Angleterre ? Perdues.

L'Angleterre est perdue. OK, c'est pas moi qui le dis c'est Sir Mick Jagger avec son sens de l'observation habituel, toujours aussi "sharp" (pointu, disait l'autre King Cantona de mes deux). "Pull yourself together man..." et siffle "God save the queen", y'a plus que ça à faire pendant que l'H.M.S. "Great Britain" coule à pic sous des monceaux de migrants et de livres sterling. T'as le choix entre Ariana Grande et l'Etat Islamique. Moi, je choisis les kids parce qu'ils peuvent changer et se mettre à écouter Dylan ou Beethoven. Les autres, c'est la mort.
Et la France ? Perdue aussi, entre les fachos, les hipsters et les immigrés de la huitième génération qui sont toujours pas plus français que leur ancêtres gabiers qui se battaient pendant les deux guerres mondiales pour une cause somme toute plutôt intéressante. C'était la leur aussi mais personne n'a voulu l'admettre depuis.
Perdue pour perdue, je mise gros sur le chaos à venir. Le futur, c'est le passé en pire, c'est comme ça.




dimanche 27 août 2017

"Rock is dead, they say..." The Who

Je vais te dire un truc. Tu vas mourir. Tu le savais ? Ouais, t'y as jamais vraiment réfléchi... Et bien imprègne-toi de cette idée et maintenant retourne vivre. Je te conseille de t'accrocher à quelque chose (même au Rock) parce que ça va secouer dans tous les sens, et toi, tu seras pas le dernier à t'agiter et à touiller la bouillabaisse en espérant tirer les marrons du feu... En vain ? J'ai pas dit ça. Pour mourir il faut d'abord être en vie. Mais tu vas mourir.

mercredi 14 décembre 2016

Les Stones post-modernes écrivent une histoire infinie.

Les Stones en 2016 ? Bah, ça roule, ça roule, ça continue de rouler...L'album de Blues que je leur réclame depuis 20 ans a fini par tomber. Il est bon, impeccable même. On dirait des noirs, les mecs; c'est pourtant des Londoniens. Il y a eu des mutations génétiques, des altérations psychiques et physiques du patrimoine british au profit de celui de Chicago. ET ce N'EST PAS un album de Blues de plus, MÊME Clapton est bon là-dessus, c'est dire... Jusqu'où ça ira comme ça ? Oh, personne n'en sait rien, même pas Dieu, même pas le Diable...
A part ça j'ai regardé la vidéo du concert à la Havane et c'est assez anodin mais c'est là et c'est assez bon tout de même avec deux ou trois moments incroyables. Il y a celui ou Keith chante "You got the silver" sans s'occuper plus longtemps de jouer de la guitare, et ça passe sans problème. Celui où Jagger dit à la foule, après avoir massacré "Sympathy for the Devil", "Vous savez ce qui vous attend maintenant." Eh, Eh, fini le petit Paradis communiste hors du temps, les balles vont recommencer à siffler et le sang à couler à flots, en même temps que les dollars. Celui où le même Jagger se met à courir d'un bout à l'autre de la gigantesque scène comme s'il avait trente ans alors qu'il en a quarante de plus ! Et puis, celui, infernal (INFERNAL) où la choriste qui a remplacé Lisa Fischer, usée, envoie "Gimme Shelter" haut dans la nuit cubaine.
Tout cela est bel et bon Mais est-ce que vous savez pourquoi le DVD s'appelle "Havana moon" ? Parce que c'était la pleine lune ce soir de concert-là ? Aussi, mais en fait nan, c'est à cause de ça, ci-dessous. Tellement génial. En attendant le nouvel album....de Chuck, hein !

mardi 13 septembre 2016

"Papa, raconte-moi l'Histoire !"

Je ne dis pas "C'était mieux avant". C'était différent et comme je viens de là, je suis plus habitué à un fonctionnement un peu obsolète. J'ai fait des efforts, hein, sans trop me forcer. J'ai tous les singles essentiels Electro des années 90. J'aime bien ça mais mon truc c'est le Rock, un truc historique, je veux dire de l'époque où l'Histoire existait et où l'on croyait qu'elle avait un sens. L'Electro c'est post-historique. Historique, post-historique, c'est quoi la différence ? L'Histoire s'est achevée au tournant des années 80 et 90. L'Histoire c'est le Temps des Hommes et l'idée que le Temps a un sens qui nous amène quelque part, vers quelque chose qui va advenir. Et bien cette idée a été battu en brèche par l'évolution de la technologie et du commerce qui ont donné naissance à un hédonisme potentiellement sans-fin, qui ne peut que tourner sur lui-même, dans lequel les habitants de la planète baignent, pour la moitié, ou souhaitent baigner, pour l'autre moitié. Triomphe des drogues, de la fête, du sport, de la beauté physique, des régimes, des excès, de la famille, de la solitude.... C'est déja arrivé par le passé. L'Empire romain s'est écroulé sous son propre poids de manque d'avenir. Les barbares et les chrétiens ont tout renouvelé et remis l'Histoire en marche. Le messie a fait un sacré boulot, d'autres suivirent. Bon, donc, on ne va plus nulle part, tout est là sous notre nez, à disposition, il n'y a que se servir. Je reste historique, un peu nostalgique, moderne, j'ai envie d'un ailleurs radical. C'est ma manière de vivre, de sentir les choses. Il y en a une autre (et même d'autreS, cf l'E.I.), je la regarde, un peu étonné, séduit parfois, déçu souvent du manque d'allant, de souffle de tout ça. On se goinfre et on vomit pour remmettre ça faisaient les romains. Là on calcule à la protéine près. Est-ce qu'on va mieux ? J'en doute. Les protéines, c'est pas glamour, les Rock-Stars si, et les Rock-Stars c'était avant, dans toute leur splendeur, maintenant, c'est juste une option quand on fait de la musique ou du cinéma. "Cliquez sur "Star" ou pas !" C'est pas "The Voice", c'est "The Life". What a wonderful life ! (Attention, le clip est immonde. Celui de Black, le chanteur original était beau.)

vendredi 5 août 2016

Années 80, la musique changeait tout le temps.

Dans les années 80, des types bien habillés faisaient de la bonne musique triste et convulsive. On appelait de ça de la New-Wave. A cette époque, la plupart des gens que je fréquentais étaient des gauchistes ou des nihilstes-hédonistes. On piccolait pas mal, on se marrait bien. Il y avait le communisme de l'autre coté du mur et des missiles sol/sol dirigés sur les villes de France. Il semblait que ça allait durer comme ça jusqu'à perpet' et qu'il n'y avait qu'à s'habituer à l"équilibre de la terreur" et continuer à boire et à déconner. Je suis allé dans les pays de l'Est avant la chute du mur. J'en suis revenu capitaliste pur et dur. La Liberté, et tout ce qui va avec, l'économie et le reste, si on l'a pas, c'est trop dur. Plutôt devenir fou et végeter dans le monde de l'argent-roi. C'est ce que j'ai fait quand ce monde est arrivé. N'empêche dans les années 80, pré-post-historiques, des types bien habillés faisaient de la bonne musique.




samedi 30 juillet 2016

Nineties bloc-party

Dans les années 90, il y avait du bon Rock n' Roll. Essentiellement fait par des mecs qui avaient commencé dans les eighties et qui arrivaient à maturité. Il y avait aussi du bon Post-Rock.
Rock n'Roll


Post-Rock :

mardi 28 juin 2016

Chassol prend son envol, direction le soleil.

Et un petit concert de Christophe Chassol, à l'Ancienne Belgique, une fois !

Y'en un autre que j'aurais pu mettre c'est celui de Radio France mais faut se fader Bernard Werber et André Manoukian et ça, c'est trop pour ma pomme.

lundi 20 juin 2016

Chassol, en plein vol.

Je peux essayer de faire un effort : écouter un peu de Christophe Chassol, regarder un film de Quentin Dupieux ("Wrong", par exemple), lire un bouquin de Houellebecq '"Soumission"),manger de la cuisine moléculaire, je ne sais pas. Moi, je suis profondément XXie Siècle, moderne, cubiste, expressioniste, je suis foutu, mais je sais qu'il importe d'être de son temps, c'est le meilleur moyen d'accéder...à quoi ?. La postérité ? C'est fini ça aussi, c'est carrément XIXie, non ? Ca m'étonne bien un peu, mais enfin... Pourquoi pas accéder à quelque chose d'autre alors...l'actualité ? Ah ça c'est bien l'actualité, depuis Daumal et le Grand Jeu, c'est bien. Ca implique d'être dedans et décalé à la fois. Drôle de position. Intenable ? C'est la bonne en tout cas, je crois.
Donc, ici et maintenant, Chassol. "Indiamore". Exemple d'un monde ouvert, grand ouvert, où il y a la place et de grande musique.

Allez, paf, je pète le film en entier, comme ça !