Elle est veinarde Diana Krall, elle est mariée à Elvis Costello. Ah non, c'est lui qui a de la chance ? Mettons qu'ils vont assez bien ensemble. Je ne sais quelle mouche l'a piquée mais elle vient de sortir un album de reprises de chansons des années 60-70 complètement plat. Je l'ai écoutée en concert sur RTL l'autre soir et tout va bien avec son Jazz qu'elle emballe avec toujours autant d'allant, mais, bon Dieu, qu'est-elle allée faire dans la galère des reprises de Dylan et des Mamas & Papas? Autant se passer l'original Dylanesque (Comme dit Bryan Ferry) mais il est introuvable sur Youtube, alors tant pis. Je ne mets pas la version dégradante de "California Dreamin" de Krall et je lui préfère une bonne cover de la scie des M & P par Eddie Hazel, longtemps première gâchette chez les Funkadelic. Je servirai néanmoins ici ce soir la soupe Pop de la mère Costello pour montrer à quel point elle est fadasse. Elle arrive sans peine à ternir le désespoir le plus poignant, avec "Superstar" des Carpenters, qu'elle reprend dans la même veine inepte et à laquelle les Sonic Youth avait naguère conféré une sorte de crédibilité Rock pour andouille.
Quelle horreur !
Mieux.
Parfait.
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mardi 3 mars 2015
lundi 7 octobre 2013
Mon Royaume pour un riff ! (William Shake n' Spear)
Jools Holland est un des membres fondateurs du groupe Squeeze, fleuron de la Pop anglaise de la fin des Seventies et du début des Eighties.
A cette époque un déferlement de Popeux grand-bretons envahissait les ondes et les Hit-Parades mondiaux. Leur points communs ? Au moins deux : une classe naturelle de song-writer très haut de gamme, et un culot insensé qui ne laissait pas la moindre part au doute et toute sa place à l'inventivité. Le Monde allait voir ce qu'il allait voir. Effectivement nous vîmes, nous entendîmes, et nous nous rendîmes à ces César et Brutus de la suite d'accord qui change tout.
Alors il y avait, entre autre,
Jools Holland, donc, au sein de Squeeze. Dans ce clip-là, on ne peut pas le louper. Il est au piano.
Elvis Costello : Lipstick Vogue Nick Lowe : So it goes Joe Jackson : Got the Time The Vapors : Turning japanese. Et pour la bonne bouche (celui-là personne ne se vante de l'aimer) Bram Tchaikovsky ! Girl of my dream. Il y en avait tant d'autres, Madness, Les Jam, XTC, The Undertones, les Cure etc, etc, etc.... Il fallait bien ça pour refaire un peu pencher la balance de ce coté-ci de l'Atlantique après la vague amerloque des Blondie, Talking Heads, Television, les Ramones, Mink de Ville etc, etc, etc...
A cette époque un déferlement de Popeux grand-bretons envahissait les ondes et les Hit-Parades mondiaux. Leur points communs ? Au moins deux : une classe naturelle de song-writer très haut de gamme, et un culot insensé qui ne laissait pas la moindre part au doute et toute sa place à l'inventivité. Le Monde allait voir ce qu'il allait voir. Effectivement nous vîmes, nous entendîmes, et nous nous rendîmes à ces César et Brutus de la suite d'accord qui change tout.
Alors il y avait, entre autre,
Jools Holland, donc, au sein de Squeeze. Dans ce clip-là, on ne peut pas le louper. Il est au piano.
Elvis Costello : Lipstick Vogue Nick Lowe : So it goes Joe Jackson : Got the Time The Vapors : Turning japanese. Et pour la bonne bouche (celui-là personne ne se vante de l'aimer) Bram Tchaikovsky ! Girl of my dream. Il y en avait tant d'autres, Madness, Les Jam, XTC, The Undertones, les Cure etc, etc, etc.... Il fallait bien ça pour refaire un peu pencher la balance de ce coté-ci de l'Atlantique après la vague amerloque des Blondie, Talking Heads, Television, les Ramones, Mink de Ville etc, etc, etc...
dimanche 9 décembre 2012
"Gloom and doom". L'original.
Elvis costello a toujours été un de mes préférés. J'ai acheté son album "This year's model" en 1979. Pas mal pour un gamin de 15 ans. Je le savais déjà d'une intelligence rare mais j'ignorais qu'il connaissait ses classiques, que moi j'ignorais, sur le bout des doigts. C'est dimanche. Je suis triste. Des pubs à la con pourrissent mon blog. "Gloomy Sunday"
lundi 2 juillet 2012
Le Bagne du Rock
Qu'est ce que c'est que le Rock ? Une manière d'exprimer une force qui devrait s'employer autrement.
Oui, il faudrait être fort ; il faudrait se barrer de la cité ou beuglent les mobs pour aller travailler la terre et recueillir les fruits de lents efforts ; il faudrait voyager autrement qu'en touriste, aller voir, vivre comme eux, rester, revenir ; il faudrait avoir lu tous les livres et avoir le courage d'écrire encore ; il faudrait danser à deux, à quatre, en farandole, et jouer de la musique à chaque occasion possible. Il faudrait aimer de toutes ses force surtout, pas à toute vitesse, non, apprendre à aimer entièrement, pleinement, à ressentir tout l'Amour dans la durée des corps qui s'intriguent, des esprits qui se cherchent. à tâtons et se trouvent doucement Tant d'autres choses pour exercer sa force, la connaitre, l'éprouver. mais non, nous sommes déçus par la quête sans fin de l'Or qui permet tout, qui ne permet rien, nous le savons. Mais c'est le chemin qui s'ouvre à nous, évident, usant par avance. On renacle, on se révolte, on n'en veut pas, mais il semble qu'on le veuille ou non, il faudra en passer par là. C'est faux et la force n'est pas utilisée, sauf dans des "rapports de force" qui ne rapportent pas grand-chose. Et donc, on boit, on se drogue, on s'anesthésie, on se vide de tout ce trop plein de force sans emploi. Et pour ça, le Rock est un excellent remède. Ils sont une poignée à faire hurler les guitares, battre les tambours, chanter à plein poumons, lâcher les décibels et faire passer l'électricité, tout ça à notre place. Et on se le prend dans la tête, dans le ventre, dans les membres. Par leurs bouches on vomit notre force, par leur force quasi surhumaine, on croit dire la notre, c'est le pied, on s'éclate, passés au laminoir, déglutis par la musique même qui nous fait frémir de plaisir sous ses coups de caisses claires qui sont autant de glas. On meurt. Et faute de mieux, on aime ça.
Il faudrait se faire un visage, un corps, une histoire, avoir des idées, refaire un pays, des pays, mais non, sans plus de force, fondamentalement dépaysé, j'écoute du Rock. La force d'un autre pour dire le manque de la mienne et amen, après moi le déluge. C'est peu, c'est très peu. Ce n'est pas suffisant. Ce ne m'est plus suffisant. J'ai encore un semblant de souffle. Je vais respirer, essayer de respirer avec d'autres qui ont aussi besoin de souffler et qui tentent de le faire..
Alors, Burt Bacharach, Elvis Costello, c'est pas du Rock ? Non, c'est du Blues, c'est différent.
Et ça, c'est du Rock ? Oui et le chanteur, Phil Lynott a fait une overdose de force tant il en prenait bien plus que sa part.
Oui, il faudrait être fort ; il faudrait se barrer de la cité ou beuglent les mobs pour aller travailler la terre et recueillir les fruits de lents efforts ; il faudrait voyager autrement qu'en touriste, aller voir, vivre comme eux, rester, revenir ; il faudrait avoir lu tous les livres et avoir le courage d'écrire encore ; il faudrait danser à deux, à quatre, en farandole, et jouer de la musique à chaque occasion possible. Il faudrait aimer de toutes ses force surtout, pas à toute vitesse, non, apprendre à aimer entièrement, pleinement, à ressentir tout l'Amour dans la durée des corps qui s'intriguent, des esprits qui se cherchent. à tâtons et se trouvent doucement Tant d'autres choses pour exercer sa force, la connaitre, l'éprouver. mais non, nous sommes déçus par la quête sans fin de l'Or qui permet tout, qui ne permet rien, nous le savons. Mais c'est le chemin qui s'ouvre à nous, évident, usant par avance. On renacle, on se révolte, on n'en veut pas, mais il semble qu'on le veuille ou non, il faudra en passer par là. C'est faux et la force n'est pas utilisée, sauf dans des "rapports de force" qui ne rapportent pas grand-chose. Et donc, on boit, on se drogue, on s'anesthésie, on se vide de tout ce trop plein de force sans emploi. Et pour ça, le Rock est un excellent remède. Ils sont une poignée à faire hurler les guitares, battre les tambours, chanter à plein poumons, lâcher les décibels et faire passer l'électricité, tout ça à notre place. Et on se le prend dans la tête, dans le ventre, dans les membres. Par leurs bouches on vomit notre force, par leur force quasi surhumaine, on croit dire la notre, c'est le pied, on s'éclate, passés au laminoir, déglutis par la musique même qui nous fait frémir de plaisir sous ses coups de caisses claires qui sont autant de glas. On meurt. Et faute de mieux, on aime ça.
Il faudrait se faire un visage, un corps, une histoire, avoir des idées, refaire un pays, des pays, mais non, sans plus de force, fondamentalement dépaysé, j'écoute du Rock. La force d'un autre pour dire le manque de la mienne et amen, après moi le déluge. C'est peu, c'est très peu. Ce n'est pas suffisant. Ce ne m'est plus suffisant. J'ai encore un semblant de souffle. Je vais respirer, essayer de respirer avec d'autres qui ont aussi besoin de souffler et qui tentent de le faire..
Alors, Burt Bacharach, Elvis Costello, c'est pas du Rock ? Non, c'est du Blues, c'est différent.
Et ça, c'est du Rock ? Oui et le chanteur, Phil Lynott a fait une overdose de force tant il en prenait bien plus que sa part.
samedi 2 juin 2012
Le don de Colère
Des fois, je suis tellement stupéfait, proprement sidéré par ce que je vois, ce que j'entends, que j'en oublie la Colère, la saine et sainte Colère. Et puis elle revient, elle m'anime, me réveille et je redeviens ce que je suis : quelqu'un d"assez mauvaise humeur dans l'ensemble. Quand j'étais plus jeune la Colère m'habitait sans discontinuer. C'est trop, trop fatiguant. Mais encaisser sans rien dire l'est tout autant. La Colère participe à l'équilibre. A celui des forces en présence, comme à celui de l'intérieur. Simplement il faut qu'elle sorte à bon escient. Comment faire ? Laissez la venir : dans 90 % des cas, elle sera entièrement justifiée. Les dégâts collatéraux seront minimes et généralement rattrapables. Pas de culpabilité à avoir. Ce sont les parents qui disent aux enfants d'être "gentils", pour mieux laisser leur colère s'exprimer à loisir. Enculez vos parents, l'adolescence c'est fait pour ça. Une fois vos géniteurs remis à leur juste place ( Le père est généralement moyen, la mère relativement aimable ), abandonnez à leur triste sort ces bourreaux sans victimes et foncez tête baissée EN PRENANT VOTRE TEMPS. Dieu seul sait sur quelle pépite de Beauté et d'Amour vous allez tomber ! Mais n'oubliez jamais cet aliment de la force qu'est la Colère. Comme tout ce qui ne sert à rien, c'est vachement utile.
Colère froide.Colère brûlante. Pete Shelley, après les Buzzocks, nous la sert sur un plateau.fulminant de rancœur.
Et lui ! Plus hargneux, c'est pas possible !
Et pour la route, le "prequel" de "Come as you are" de Nirvana. "Eignties...I'm living in the eignties...
Colère froide.Colère brûlante. Pete Shelley, après les Buzzocks, nous la sert sur un plateau.fulminant de rancœur.
Et lui ! Plus hargneux, c'est pas possible !
Et pour la route, le "prequel" de "Come as you are" de Nirvana. "Eignties...I'm living in the eignties...
vendredi 27 janvier 2012
LE REVE D'HIVER. (Dreaming, it's free.)
Le rêve d'hiver
C'est le rêve de l'hiver
Froid et vigoureux
Qui sèche les envies
Les amène au quai
Et les rive à l'amarre
C'est l'arrêt momentané
Découvrant aux êtres
Aux hommes et aux femmes
Le miroir blanchi
De l'alliance
C'est le rêve de l'hiver
Qui fait couler
Au fond du lit
Sous d'épais édredons
Un fil de sang et d'or
C'est l'instant ou l'on se trouve
Seul, adossé à l'air
Au plus sec de son désir
Le sang roulant dans les veines
Et le givre ne gémit pas
C'est le rêve de l'hiver
Qui noie la sueur sous la glace
Vivifie le souffle
La tête plus vivante encore
De ce rêve d'hiver
C'est le rêve de l'hiver
Froid et vigoureux
Qui sèche les envies
Les amène au quai
Et les rive à l'amarre
C'est l'arrêt momentané
Découvrant aux êtres
Aux hommes et aux femmes
Le miroir blanchi
De l'alliance
C'est le rêve de l'hiver
Qui fait couler
Au fond du lit
Sous d'épais édredons
Un fil de sang et d'or
C'est l'instant ou l'on se trouve
Seul, adossé à l'air
Au plus sec de son désir
Le sang roulant dans les veines
Et le givre ne gémit pas
C'est le rêve de l'hiver
Qui noie la sueur sous la glace
Vivifie le souffle
La tête plus vivante encore
De ce rêve d'hiver
mercredi 26 octobre 2011
L'amour, c'est pour tout le monde !
Clément Marot en était un drôle. De maraud. La preuve.
De celui qui ne pense qu'en sa mie
Toutes les nuits, je ne pense qu'en celle
Qui a le corps plus gent qu'une pucelle
De quatorze ans, sur le point d'enrager
Et au-dedans un coeur (pour abréger)
Autant joyeux qu'eu oncques damoiselle.
Elle a beau teint, un parler de bon zèle,
Et le tétin rond comme une groselle
N'ai-je donc pas bien cause de songer
Toutes les nuits?
Touchant son coeur, je l'ai en ma cordelle,
Et son mari n'a sinon le corps d'elle:
Mais toutefois, quand il voudra changer,
Prenne le coeur: et pour le soulager
J'aurai pour moi le gent corps de la belle
Toutes les nuits
A part ça l'Amour ?
Ben, toujours le même bordel.
Ca fait mal....
...et puis ça fait du bien.
En fait...
De celui qui ne pense qu'en sa mie
Toutes les nuits, je ne pense qu'en celle
Qui a le corps plus gent qu'une pucelle
De quatorze ans, sur le point d'enrager
Et au-dedans un coeur (pour abréger)
Autant joyeux qu'eu oncques damoiselle.
Elle a beau teint, un parler de bon zèle,
Et le tétin rond comme une groselle
N'ai-je donc pas bien cause de songer
Toutes les nuits?
Touchant son coeur, je l'ai en ma cordelle,
Et son mari n'a sinon le corps d'elle:
Mais toutefois, quand il voudra changer,
Prenne le coeur: et pour le soulager
J'aurai pour moi le gent corps de la belle
Toutes les nuits
A part ça l'Amour ?
Ben, toujours le même bordel.
Ca fait mal....
...et puis ça fait du bien.
En fait...
lundi 22 août 2011
CRASHTEST MEURTRIER : UN MANNEQUIN EMPRUNTE L'AUTOROUTE A CONTRESENS AVEC 4,85 GRAMMES DANS LE SANG.
Ca arrive. Tout le temps.
O Candide Candy, réponds moi, I need you so !
" Le Mans" avec Steve Mc Queen. Certainement un des films les plus fascinants et flippants jamais réalisé. Ce n'est pas un film sur le Néant, la Vanité de l'Existence, du Cioran, du Beckett ou un truc absurdiste à la noix. C'est en soi-même un film-néant. Un truc de cinéma limite, indépassable ou le très con Steve Mc Queen fait merveille. 1971, c'est déja fini, depuis presque 20 ans, 1956, donc 15 ans pour être précis. Nous en sommes toujours au même point mort, aussi vite que cela aille. Et ça va vite.
"Before or after ( the race) is just waiting". Deja mort, toujours vivant. Zombie.
Résultat....
O Candide Candy, réponds moi, I need you so !
" Le Mans" avec Steve Mc Queen. Certainement un des films les plus fascinants et flippants jamais réalisé. Ce n'est pas un film sur le Néant, la Vanité de l'Existence, du Cioran, du Beckett ou un truc absurdiste à la noix. C'est en soi-même un film-néant. Un truc de cinéma limite, indépassable ou le très con Steve Mc Queen fait merveille. 1971, c'est déja fini, depuis presque 20 ans, 1956, donc 15 ans pour être précis. Nous en sommes toujours au même point mort, aussi vite que cela aille. Et ça va vite.
"Before or after ( the race) is just waiting". Deja mort, toujours vivant. Zombie.
Résultat....
jeudi 23 juin 2011
CREER C'EST VIVRE !
DEUX PAROLES ENTENDUS A LA RADIO RECEMMENT.
Leslie Caron : " Il faut créer, toujours, on est heureux que dans la création."
Brigitte Fontaine : "Ecrire des chansons et des bouquins, créer, c'est tout ce que je peux faire. Et je revendique une sincérité totale."
Il est par trop réducteur de dire que : " Créer c'est résister ". C'est une définition en creux, a minima. En fait Créer c'est exister.
Il parait que l'homme n'utilise que 10% des capacités de son cerveau. C'est surement valable pour le commun, les créateurs, eux, j'en suis sur, en tire un bien meilleur rendement. Je dirais que c'est la moindre des choses. Ca peut passer pour prétentieux, c'est juste vivre. Des exemples ci dessous qui font du bien à tous et qui pésent leur poids de sincérité bouleversante, pour nous, pour nous tous.
Leslie Caron : " Il faut créer, toujours, on est heureux que dans la création."
Brigitte Fontaine : "Ecrire des chansons et des bouquins, créer, c'est tout ce que je peux faire. Et je revendique une sincérité totale."
Il est par trop réducteur de dire que : " Créer c'est résister ". C'est une définition en creux, a minima. En fait Créer c'est exister.
Il parait que l'homme n'utilise que 10% des capacités de son cerveau. C'est surement valable pour le commun, les créateurs, eux, j'en suis sur, en tire un bien meilleur rendement. Je dirais que c'est la moindre des choses. Ca peut passer pour prétentieux, c'est juste vivre. Des exemples ci dessous qui font du bien à tous et qui pésent leur poids de sincérité bouleversante, pour nous, pour nous tous.
mercredi 4 mai 2011
Etre en bonne compagnie
Voici victor Hugo célèbrant mai et Costello la Country. Ah On se sent moins seul et ça fait du bien !
Premier mai
Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime !
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.
Premier mai
Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime !
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.
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