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mercredi 13 avril 2016

Cheap Trick ? Pas imposable !

Moi, c'est pas ma faute si Cheap Trick est en passe de devenir un groupe culte. J'les écoutais pas à l'époque. A peine, quoi. J'me suis juste acheté une compil pas chère et pas bonne un peu plus tard. Ils ont fait leur turbin sans moi et maintenant les voilà révérés par des Dave Grohl, des Trent Reznor, sans doute nostalgiques de leur adolescence un rien "nerd".
En un sens, moi, c'est plus grave. J'les découvre maintenant Cheap Trick et je trouve ça plutôt bon, ce groupe de clowns tragédiens made in USA. Tenez, si on prend ce morceau "Taxman, Mr Thief", c'est une attaque libérale américaine typique contre l'Etat fédéral de la part de beaufs qui trouvent qu'ils payent trop d'impôts. Pas très glamour. Et bien, le riff est bon, la ligne de basse fait des harmonies seyantes, le pont est une enjambée rapide sur des plaines rarement parcourues et la reprise est plutôt accrocheuse avec voix déchiquetée et batterie lourde.
Alors Cheap Trick, c'est du lard ou du ricain ? Du bon ou du moins bon ? On ne peut attendre des miracles de délicatesse d'un groupe qui vient de Longford, Illinois, mais des rocks chauffés à la mégalomanie née de l'ennui des States et bêtes comme un membre de la NRA, oui.

mardi 12 avril 2016

Cheap Trick : pas chic, pas cher.

Ce qui est certain c'est que Cheap Trick est un groupe américain, ça, ça s'entend tout de suite, dès les premières notes; un drôle de mélange qui ne pouvait venir que de là-bas, de grandiloquence un peu débile, de pop agressive, de guitares lourdes, de chants attractifs. Moi, je ne les ai pas beaucoup écoutés pendant leur plus grande période de gloire, fin des 70's début des 80's. "I want you You want me" enregistré au Budokan, une compil achetée plus tard pour "Dream Police" et c'est tout. C'est plus retord, c'est maintenant que j'écoute Cheap Trick et tout particulièrement le premier album, éponyme. C'est étrange, il n'y a rien là-dedans que des brailleries de types qui viennent de sortir de la High School, à peine plus malins que les autres et qui ont choisis de faire du rock pour s'en tirer - à tout prix- et pourtant c'est plutôt bon et assez fascinant.
L'Amérique n'a pas d'Histoire, elle baigne vivante dans une mythologie qui travaille la société tout entière : la lutte pour la vie, les winners, l'argent qui fait tout, Dieu qui sauve et veille, le "Big" qui est bon, le corps sain qui épanouit. Il y a un lieu où la plupart des américains passent et apprennent à dealer avec ces mythes, et qui fait partie intégrante du mythe américain en général, c'est la High School, l'équivalent français du Lycée. Là, l'avenir des jeunes américains se dessine et chacun tente de répondre sans conscience complète de ce qu'il fait et subi à la question "Que faire de ma vie ?" On ne se remet jamais vraiment de sa High School. Sous une poussée d'hormone continue et à un âge où l'energie est quasiment sans fin, il a fallu faire quelque chose de son corps, de son sexe, de son intelligence, de son apparence, de sa force, de sa faiblesse alors que les contraintes normatives sont très puissantes et qu'il y a tout ce paquet de trucs plus ou moins utiles à apprendre. On est "weird" en High School ou "popular", on devient fou ou décide de se réfugier dans la norme. On baise, on se drogue, on achète sa première arme à feu, on conduit sa première bagnole, qui fait son premier emprunt ? pour plus tard, peut-être, l'université. Et puis il y a le bal de fin d'année, torture pour les uns, apothéose pour les autres. Trois ou quatre années de mythe américain vécues de plein fouet, pour le meilleur et pour le pire, pour devenir un homme ou une femme mais, par pitié, quelque chose.
Le premier album de Cheap Trick s'ouvre sur le morceau "Hello Kiddies" qui dit tout du public visé par le groupe et de leur idéal. Oh, ce n'est pas les Clashs; ils veulent attrapper les mômes de la High School par le colback, qu'ils achètent leur disque et le passe sur leur sono avant d'aller à l'école et le samedi soir à fond dans la maison de celui ou celle dont les parents ont eu la riche idée de s'absenter. Cheap Trick porte bien son nom, c'est un truc simple et pas cher, fait pour vendre du vinyl à des ados par des mecs à peine plus âgés qu'eux et que la High School a transformé en machines à arriver au succès, blindées de cynisme, déjà scotchés dans une imagerie marketing qu'ils ne quitteront plus. Il y a le beau blond, chanteur, le beau brun, bassiste et chanteur aussi, le batteur au look d'inspecteur de police et le guitariste pas très virtuose et très "geek". On y est, Cheap Trick prend son envol et fonce vers les hauteurs du succès planétaire. Et moi, j'écoute médusé la dernière chanson de l'album "The ballad of TV violence (I'm not the only boy)" dont les paroles racontent sans fard le pétage de plomb d'un gars un peu trop solitaire à la High School, comme s'ils avaient vraiment vécus ça, chacun d'eux, dans leur chair. C'est possible, la High School est un mythe ET une réalité, on s'en sort ou pas. En tout cas, comme on peut. Même mort.

dimanche 10 avril 2016

Et la Mort ! Et la Mort...

Ainsi on me prédit le "pire" pour une bête de meute :" mourir seul". Bah, je suis né tout seul vers douze ou treize ans, j'aurais vécu solitaire et je ne vois pas comment faire pour mourir autrement que seul, comme tout un chacun, dans un instant de verité définitif. On est toujours seul et on a beau s'entourer d'amis et de femmes, de mots et de gemmes, tout est passe-temps plus ou moins agréable, états plus ou moins sympathiques. De toute façon, ça coule, ça passe, ça nous dépasse et bing ! c'est le grand saut dans l'éternité Un cri, un souffle, et voilà tout. A propos des "amis", Louis-Ferdinand Céline écrivait ça : "« Il ne faut pas imaginer que tous ces gens sont des potes ou le furent … peut-être sans doute qu’ils me détestent … je ne tiens pas du tout à les voir, ni à leur plaire, au contraire. Ce sont les coiffeurs de la vie qui tiennent beaucoup à plaire, les putains. Plus on est haï, je trouve, plus on est tranquille … Ça simplifie les choses, c’est plus la peine d’être poli, je ne tiens pas du tout à être aimé …je n’ai pas besoin de tendresse … c’est toujours les pires saloperies de l’existence que j’ai entendu soupirer après les tendresses.»
C'est tirer de "Bagatelle pour un massacre", un bouquin très peu lu de nos jours et qui est meilleur que ceux des auteurs contemporains à la noix (moix), qu'ils viennent de Mars ou de Vénus, qu'ils s'opposent à la nuit ou s'aiment au delà de la mort du petit jour. Chez Céline, il y a des trucs douteux, d'autres qui laissent baba d'admiration et enfin des choses qui donnent à penser, comme les phrases que j'ai citées. C'est un bon auteur et, au fond, il vaut mieux le fréquenter via ses livres que cotoyer beaucoup de personnes du monde réel qui sont aussi sales que ce dernier est dégeulasse comme une fosse à purin. La merde, y'en a qui aime.
Pour revenir à ma naissance, elle résulte, d'une décision prise un jour du début de mon adolescence. Je n'étais pas content du tout. Ca n'a pas beaucoup changé depuis mais je ne rends de compte à personne, car je sais ce que je dois comme saloperies et bienfaits et à qui.
Ca me fait penser à cette chanson tirée du dernier album des Foo Fighters. Je vais la mettre en-dessous. Il y a Rick Nielsen de Cheap Trick qui joue dans ce morceau. Je parlerai de Cheap Trick, ce groupe américain bien nommé une prochaine fois.
Les Foo Fighters "Something from nothing".

lundi 21 mars 2016

Ne jamais douter de son mauvais goût.

Entre Meat Loaf et Joy Division il y avait un désert. Un désert vaste, aride, impénétrable; étendue de mort sous un soleil glaçé. Puis vint Spector. Spector est l'alliage impossible d'un lyrisme à l'anglaise, plaintif et vif et de la grandiloquence wagnérienne et distanciée de Meat et de ses petits amis bikers. Vous ne me croyez pas, ? Que dites-vous de ça ? "Celestine" par Spector (Sûrement un hommage à l'héroine de "Journal d'une femme de chambre" de Mirbeau. Une jeune femme vraiment peu recommandable dans une socièté pourrie.)
Allez Zou, c'est parti comme en 1979, 89, 99, 09, 19...on ne sait plus !

mercredi 16 avril 2014

Guitar freaks on dope. II

Cheap Trick. Ce n'est pas que c'est mauvais, c'est épouvantable, tout à fait indigne. Absolument irrécupérable car compromis avec le minable dès le départ et vécu comme tel sans trop de difficulté, d'où le coté, je ne dirais pas "audible", mais supportable. Un seul corps de guitare, d'un mètre de haut et cinq manches...Tout ça pour cet abruti de Rick Nielsen.

Pat Metheny, ici pendant un concert avec Brad Melhdau, fait le malin avec une grosse guitare à deux manches et cinq chevalets... C'est somme toute assez beau. Tu pètes une corde là-dessus, ça peut vite devenir compliqué.

mercredi 8 février 2012

Chose sauvage

Un jeune ami me demandait l'autre jour à quoi ressemblait le groupe Van Halen avant "Jump", avant Sammy Haggar, avant le succès interplanétaire (franchement, les américains ne vivent pas sur la planète que nous ). Voici donc deux titres extraits de leur premier album, sorti en 78, en pleine période Post-punk/New Wave . A l'époque Eddie Van Halen inventait un style de guitare qui a fait flores depuis, caractérisé par une dextérité de virtuose, une utilisation outrancière du vibrato Floyd Rose et l'apparition du taping dans la musique populaire, le tout servi par un son saturé assez crade pour être pris en compte par les afficionados du rock dur et suffisamment  propre pour passer sur les radios FM américaines. C'était neuf et assez excitant, en tout cas excessif. Et l’excès est une définition canonique du Rock dans son acception la plus pure..
Je pourrais dire de Van Halen que leur premier album est bon, que le second est supportable et qu'ensuite quelques morceaux surnagent du naufrage que fut pour Eddie Van Halen la découverte des synthés.
En bonus track : un morceau rap que j'ai beaucoup écouté à l'époque de sa sortie, basé sur un sample de Van Halen, issu de "Jamie's cryin'". Fort Heureusement Tone Loc ne s'est jamais pris au sérieux et il fait du bien dans un  monde du Hip-Hop qui puise son inspiration à loisir dans le glauque, la violence, la pornographie.
Alors : Ain't talking about love" et Jamie's cryin'" justement, tirés du premier Van Halen. Puis Tone loc dans "Wild thing" une parodie de "Simply irressitible" de Robert Palmer, en ce qui concerne le clip, entre autres références. Vous aimez le DJ ? Moi aussi. Scratcher à la verticale, man, c'est la classe !



Je pourrais dire aussi que tout ça c'est de la merde. C'est vrai, c'est de la merde. Mais je ne le dirais pas car je suis un petit con et fondamentalement  JE VOUS EMMERDE, tas d'abrutis !