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mercredi 17 octobre 2018

Allez France !

Une petite programmation entièrement française et plus ou moins actuelle. Il y en a qui chantent en anglais. Ca va défriser Jean-Louis Murat qui voudrait "pendre" les artistes française chantant en anglais- "comme des collabos", je cite. Toujours aussi charmant ce crétin savant. Moi aussi ça me gène un peu mais il est très difficile de faire rocker le français, c'est une réalité phonétique indiscutable. (il y a le même problème pour le chant lyrique. Là, c'est l'italien qui fait référence).
Yuksek "Take my hand". La franche Touche c'est irrésistible. Je n'ai pas vu le clip, je le mets, vous me direz. C'est bourré de gimmicks réjouissants.

Perez : "Une autre fois" Transformidable !

Juveniles "We are young". Des petits jeunots rennais qui ont un peu écouté Gary Numan (entre autres).

Un vétéran très doué, Bertrand Burgalat : "Bar Hemingway".

lundi 17 septembre 2018

David Bowie, Glen Campbell : deux gentils fantômes

Il était temps qu'un artiste majeur s'y colle. C'est Weller qui l'a fait sur son dernier album, très beau, très épuré "True meanings". Faire quoi ? Rendre Hommage à David Bowie Voici la chanson. C'est bien que ça soit Weller et pas Elton John. Elton John il est bon pour Lady Di et George Michael, pas Bowie, même si.... Vous comprenez ? Non ? Alors révisez.
Après, une petite interview du Modfather sur ce qui l'influence et le motive.
Paul Weller : "Bowie"


Ci-après l'hommage d'un artiste moins important mais néanmoins très bon.
Bertrand Burgalat : "Tombeau pour David Bowie". Les Tombeaux....une bien belle tradition.

L'autre jour quelqu'un me parle de Glen Campbell, le créateur du très grand morceau "Wichita line man", composé par Jimmy Web. En France sa mort est passée quasiment inaperçue l'an dernier. Lang en a parlé sur RTL, il y a eu une page dans le numéro récap de l'année des Inrocks et c'est à peu près tout. C'est peu pour un mec qui a travaillé avec Elvis, Johnny Cash, les Beach Boys etc, etc...
Ce n'est pas très grave, un type qui chante ses dernières chansons entouré de ses petits enfants ne doit pas se soucier outre-mesure des hommages, de toute manière il a réussi sa vie. Il est mort des suites de la maladie d'Alzheimer alors, effectivement, il y avait des "fantômes dans le canevas". Qu'importe? Moi, je me souviens aussi de Glen Campbell.
Pour combien de temps ? Pas très grave. L'ami qui m'a parlé de Campbell est jeune, lui.

lundi 20 juin 2016

Chassol, en plein vol.

Je peux essayer de faire un effort : écouter un peu de Christophe Chassol, regarder un film de Quentin Dupieux ("Wrong", par exemple), lire un bouquin de Houellebecq '"Soumission"),manger de la cuisine moléculaire, je ne sais pas. Moi, je suis profondément XXie Siècle, moderne, cubiste, expressioniste, je suis foutu, mais je sais qu'il importe d'être de son temps, c'est le meilleur moyen d'accéder...à quoi ?. La postérité ? C'est fini ça aussi, c'est carrément XIXie, non ? Ca m'étonne bien un peu, mais enfin... Pourquoi pas accéder à quelque chose d'autre alors...l'actualité ? Ah ça c'est bien l'actualité, depuis Daumal et le Grand Jeu, c'est bien. Ca implique d'être dedans et décalé à la fois. Drôle de position. Intenable ? C'est la bonne en tout cas, je crois.
Donc, ici et maintenant, Chassol. "Indiamore". Exemple d'un monde ouvert, grand ouvert, où il y a la place et de grande musique.

Allez, paf, je pète le film en entier, comme ça !

mardi 28 avril 2015

Voix tombée des nues.

Dans le top 10 des meilleures chansons Pop de tous les temps, sûrement ça. Voix sublime, mélodie irréprochable, arrangements gracieux, rime riches ( "...don't let my show convince you / that I've been happy since you "!) "The Tears of Clown" de Smokey Robinson and the Miracles. C'était justement le genre de petit miracle qui sortait de la machine à tube qu'était la Motown de Berry Gordy. Aussi bon je connais, meilleur, non. Alors, pour la bonne bouche, le même titre deux fois, la première en live, la deuxième en playback, histoire de bien se rendre compte du boulot différent dans les deux cas. Notons, de toute manière, la bonne tête de notre héros, les décors et les costumes de bon goût et la présence rassurante des Miracles, véritables assurances tout-risque des choeurs.


Et puis, cette petite/grande reprise de ce morceau par un chanteur et un groupe français qui finissaient leurs concert par ce titre et cette version endiablée.
Bertrand Burgalat meets A. S. Dragon.



jeudi 24 avril 2014

"Je suis le démineur des manèges enchantés" B. Burgalat.

                                            
 Très bon morceau de Burgalat. Il y a des femmes dans la vidéo, des brunes, waouh ! belles, très belles. Ça reste, ça ? La beauté des femmes ? Peut-être. Pas sûr. Très belles paroles, je vais essayer de faire aussi bien, mais pas dans le même registre.


                                                      Seconde main

            Tout est négocié
            Vicié, vendu, rendu
            Brûlures et maladies
            Étonnements, inquiétude même
            Les yeux ouverts, tout blancs, ne roulent plus d'effroi
            La Vie est moins vive (punition)
            Maintenant qu'on l'a coupée au net
            Toute arasée de ses conditions
            Les certitudes font rire
            Et les habitudes et la respiration
            Les évidentes dépenses même
            A peine monnayées
            Rien ne coûte
            Pas l'effort de paraître ou d'être
            Au cas où ça serait utile
            Plus ou moins défait ou solide
            C'est déjà digéré, déjà libre
            De toutes tendances
            Déchiffré
            L'horizon des hontes et des dons
            Se cache à mort
            Derrière nos âmes presque inertes
            Qui multiplient toutes sortes d'avancées décisives
            Pendant qu'à bord, dans l'embardée, on rit
            Sur l'air des noyés, des malheurs oubliés
            Sur-entendu, sur-joué, mal en place
            Mais le public, toujours énoncé lui
            Réclame une dose
            De paroxysme atone
            - La chasse est tirée-
            Tout en béquille
            On crie qu'on s'aime
            Et chaque nuit l'on ment
            Sans qu'en la nuit
            Se réfugient les mensonges
            La Mort, cette divine, s'enfuit sous les quolibets
            Elle lasse
            Nous sommes ici
            Tombés les dents et les tohu-bohus
            Nous claquons sans vent
            A l'air raréfié, fier de nous-mêmes
            Au Soleil triomphant
            Mais l'Ombre n'est plus là pour se tapir
            Et jetés dans trop de lumière
            Plus aucune prise sur rien
            C'est le bonheur, enfin



En parlent de "seconde main", Howard Devoto (premier chanteur éphémère des Buzzcocks) a sorti avec son groupe Magazine un album dont je trouve qu'il a un des plus beaux titres de l'histoire de la musique populaire mondiale : "Secondhand daylight", ou, "Lumière du jour de seconde main". On ne peut pas faire mieux, plus actuel. Pensez aux panneaux publicitaires à Pékin. Sur cet album, il y avait un titre excellent qui s'appelle "Rhythm of Cruelty". Oui, la cruauté a un rythme, celui de la mienne est effrayant petite fille. Ce qu'il reste de moi en est la preuve encore vivante.





dimanche 17 juin 2012

Après "No future", "No past". Il fallait bien que ça arrive.

Le truc à la mode chez les musiciens rétro-futuristes d'aujourd'hui, c'est les années 80. Mais ça veut dire quoi au juste "rétro-futuriste" ?  Et bien, ça signifie que "ce qui vient", "ce qui arrive" trouve ses racines dans un passé lointain, un "Jadis", dirait Quignard, et non plus dans ce qui était là juste avant. Du coup le surgissement  incessant de "l'actuel", en tant que vivant, excitant et angoissant est obéré au profit d'un éternel retour d'émotions-souvenirs revitalisées au grès de la nostalgie des camarades d'ennui et de renoncement. Comme si la Vie, c'était avant. Comme si la Réalité de maintenant était une "reprise" de celle d'il y a 30 ou 40 ans. En tout cas, comme dit Baudrillard, la Réalité est devenu un "simulacre" machinique et exsangue et la création tourne à vide, ou à l'envers, incapable d'alimenter en nouveauté une Histoire déjà écrite. Nous mangeons du poulet froid depuis presque 20 ans maintenant. Allons donc voir dans les années 80, ce qui fait saliver et rêver Sébastien Tellier, Daft Punk, Of Montréal, Dirty Projectors et autres Burgalat. Même Madonna s'y est mise, recyclant elle-même les brûlures de sa jeunesse en viande congelée passe-partout. Elle dit "You don't know me". C'est exact. Même elle s'est un peu perdue de vue dans la bagarre. La notion de Durée, celle d'Actualité sont passée à l'as (Elles vont ensemble) au profit de celles d'Immédiateté et de Continuité. A l'époque, on sciait les barreaux de nos prisons en même temps qu'on les érigeait. Maintenant ça se passe sans nous, comme si on n'y était pour rien et alors on re-regarde Tellier et Burgalat faire une moisson triste de larmes vaines.
Voilà la chaleur glaciale des machines d'alors, un jour actuelle, et pour le coup, toujours, férocement et forcément. Le mimétisme n'y changera rien. C'est perdu et c'est là, disponible, comme un souvenir, un rêve. Le cauchemar de la Vie n'est même plus à nous, mais il reste le leur (ceux qui suivent), à jamais. L'Histoire bégaye parce que l’Éternité est à portée de main.
Gary Numan : "Est-ce que les amis sont électriques ?" Pour le savoir, pressez le bouton "On".

Soft Cell, "Tainted Love" ? L'arbre qui cache la forêt délétère d'images à ne pas mettre entre toutes les mains. Je vous épargne la vidéo censurée de "Sex Dwarf" (Allez-y si vous êtes courageux). Je mets celle de "Say hello, wave Goodbye". Titre paradoxal ? Pas quand on angoisse. NB : Marc Almont est grand. Comme s'il avait prévu que tout ça tournerait à l'ironie faussement neuve.

Depeche Mode "Everything counts". L'album "Music for the masses" fut un pas de géant fait  par Martin Gore et Dave Gahan. Je les ai vu à l'époque sur scène. Ca rigolait pas et ça envoyait tout sauf de la musique de garçons-coiffeurs. Là, le public reprend seul la chanson, après que le groupe a fini de la jouer. Dave Gahan a l'air heureux. Tu m'étonnes, ça doit faire un bien fou. Sinon, il est beaucoup question d'argent et de sexe. Ca, ça reste toujours d'actualité. le problème, c'est que ce sont les seules choses qui nous restent du début, et encore, bien réchauffées, sans plus..

Christophe :"Chiqué, chiqué". L'espace sonore  d'un slow de crooner organisé différemment par les synthés et leurs sons. Novateur. Le rétro-futurisme a eu cette effet de montrer à certains artistes qu'un public  divers et de qualité les aimait. Cristophe mérite tout l'amour du à un artiste noble et populaire.
Sébastien Tellier ? Oui, pourquoi pas. Il aime Christophe, lui aussi. Pourquoi pas n'importe quoi ? Il est quand même très loin de ça.

The Pet Shop Boys. Un parcours parfait tout au long des Eighties. Ils ont tapé plus fort, plus haut à chaque fois, avec une exigence musicale et un talent de mélodistes pop sans faille. Un de leur classiques : "Suburbia". Une jolie ritournelle sur fond de désespérance pavillonnaire. Tiens, Rodney King est mort....