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mardi 22 janvier 2019

Zappatiste tendance Frank

Nous autres modernes, on avait Brian Wilson, Frank Zappa ou encore Pete Shelley. Les post-modernes ont aussi des héros, ils s'appellent Steven Ellison, Archy Marshall ou Stephen Bruner. Le monde n'a pas arrêté de tourner mais il a changé. Moi qui suis de l'ancien monde je serre de près les petits génies du nouveau et je trouve qu'il n'ont rien à envier aux immenses talents d'hier, c'est moins évident pour moi, c'est tout. Question d'âge, de degrés, de part angélique. Ce n'est pas que je vieillis mal, je vieillis, c'est tout. Mais restons dans le vif, ou ce qu'il en advient. Prenons le dernier nommé, Stephen Bruner, et bien il se situe quelque part à mi-chemin entre Wilson et Zappa mais dans une autre dimension, la sienne, la vôtre, Ô mes plus jeunes amis lecteurs, une dimension ou George Clinton n'est pas encore mort et ou Suicidal Tendancies est une comète importante, c'est à dire la réalité. Je vais mettre un truc de lui qui est une gâterie qui se laisse écouter sans fin. Il y avait l'"Endless summer", le crépuscule des hommes semblent lui aussi infini. Ecoutons l'un de ses chantres.
Stephen Bruner AKA  Thundercat "Them changes". En dessous, je mets son Tiny Desk Concert.

lundi 26 mars 2018

Une Beauté nommée Rock.

Une fois le choc tellurique du Rock digéré on en est pas moins homme et il nous faut notre part de Beauté. Ça tombe bien, un tas de petits génies qui ont commencé par faire du ram-dam binaire et énergisant pour le meilleur et surtout le pire se mettent soudain à la mélopée, à la suite d'accords chiadée, à la poursuite du grand-oeuvre, c'est à dire "La symphonie adolescente à Dieu" (dixit Brian Wilson) et ce jusqu'à ce que la mort les prenne à 27 ans ou quasi cacochymes, aucune importance, "Forever Young" (dixit Bob Dylan). Ainsi sont nées moultes chansons magnifiques aux refrains inoubliables, aux paroles pleines d'esprit et qui n'ont rien à envier aux standards du jazz ou aux thèmes et ornements classiques. C'est incroyable mais le tas informe du cri primal Rock à donné naissance à un truc bizarre entre l'immédiateté de la satisfaction et la complexité de la musicalité qui peut laisser béat d'admiration et rempli d'émotions. Quoi de plus beau qu'une chanson de Prince ou de Paul Weller (pour citer deux créateurs que j'aime bien) ? Et ça, ce qui suit ? C'est digne des Beach Boys et ça vient de sortir. De la Pop majuscule de la plus belle eau en version minimale et émouvante.
The Lemon Twigs : "Beautiful" et la suite.

Beach Boys ? Vous avez dit Beach Boys ? Soit.**

 Mais tout ça c'est fait sciemment, ça exploite un filon qu'ils ont eux-mêmes contribué a ouvrir.
Ce qu'il y a en dessous est encore plus beau car ils sont vierges de toutes mièvreries et de tout ressort tordu et ça s'impose, comme du Bach ou du Mozart. Evident et gracieux.
Les garçons de la plage : La chaleur du soleil. Que demandez de plus ?

mardi 4 avril 2017

Un rossignol a fait le Printemps

C'est le Printemps. Ca part dans tous les sens mais la poussée est une. Du printanier, donc.

Certains préfèrent la version des Four Freshmen, moi je vote Beach Boys.

dimanche 27 décembre 2015

Merci Tino !

Le père Noël est aussi passé chez moi et à laissé trois morceaux récents dont je n'ai pas parlés dans le courant de l'année 2015. Merci, petit Papa Noël de ta bonté envers "Actualités Démodées", blog pourtant furieusement anticonformiste (Ah non ? bon ben daccord.., je croyais que...non ?...bon)! Alors, dans l'ordre, il y a Father John Misty, Beach House et Julia Holter. Cette dernière m'a fait penser à Laura Nyro et je ne résiste au plaisir de vous mettre une chanson d'elle, dont les compositions sont aussi chiadées que celles de Brian Wilson. Enfin, je vous laisse avec ça, j'ai beaucoup à faire. L'autre soir, j'ai buté un gros mec barbu en houpelande rouge qui essayait de me refourguer un smartphone coréen pour "pas cher" et il faut que je me débarrasse du corps. Ah, ces migrants !



...et un vieux truc, non, immortel...

samedi 17 octobre 2015

Belote et re-belote.

L'autre jour, j'ai mis sur ce blog un morceau du groupe Cousteau dont le chanteur est une sorte de crooner moderne un peu délavé. En fait, je suis partagé sur les crooners. J'adore Nat King Cole mais je déteste Sinatra, j'aime beaucoup Dean Martin et sa distance de fanfaron (son numéro d'autodérision dans "Embrasse-moi, idiot" de Billy Wilder reste inégalé) et j'exècre Tony Bennett. Mais en matière de Pop musique il est une voix de crooner qui m'emballe et m'emporte au loin avec elle, c'est celle de Scott Walker. Ce type est imbattable, ses compos sont géniales (ses reprises aussi), ses arrangements sont sompteux et sa voix est un miel suprème pour séduire et aguicher les oreilles un peu lasses. Allez zou, un petit Scott Walker : "Montague terrace (in blue)".

Evidemment, quand on arrive à un tel niveau d'élégance et de raffinement dans la musicalité et le chant c'est dur de passer après et on se retrouve à penser immédiatement aux tout meilleurs pour enchainer sans déprimer : Hazlewood, Spector, Bacharach, les Beatles, Brian Wilson des Beach Boys. Arrêtons nous un instant sur Brian Wilson, en sachant qu'on ne fera pas mieux que lui, aussi bien peut-être, mais pas mieux. Depuis quelque temps déjà tout le monde y va de son commentaire avisé sur le génie de Wilson, de sa petite pépite exhumée d'une cave ou des bandes magnétiques étaient empilées sans raison ni ordre. Il y a même eu un film fait sur Wilson récemment par ce machin à produire des crétineries qui s'appelle Hollywood : "Love & Mercy" avec John Cusack. Et bien, je vais y aller moi aussi de ma perle rare. Voici les Beach Boys "a cappella" dans "Lavender". C'est tellement planqué comme enregistrement que le nom du groupe ce n'est même pas les Beach Boys c'est les Pendletones, c'est dire...

Pas mal, hein ?

mardi 30 juin 2015

Les Beach Boys et moi : Good Vibrations ?

Est-ce que je peux encore écouter "Good vibrations" des Beach Boys ? Rien n'est moins sûr. Quand je l'entends, je réagis sec et je saute mettre un autre morceau; quand je le sens qui arrive, je passe à la chanson suivante des Garçons de la plage. Ce n'est pas que je ne l'aime plus, non, en fait cette chanson a été tellement formatrice pour moi, que je ne l'entends plus, que je suis incapable de prendre du plaisir à l'écouter.
Je l'ai découverte quand j'étais pré-ado sur une cassette audio de mon père. Comme tout dans ma vie, ce fut sans introduction, sans explication et je me la suis prise pleine face sans pouvoir dire "ouf". Je me demande s'il est possible de dire avec des mots le bouleversement intérieur auquel elle donna lieu. Ma sensibilité fut heurtée, chamboulée, meurtrie, guérie, exaltée, exhaussée en trois minutes et quelques. J'ai joui de toutes ces parties différentes, dissemblables et cependant parfaitement enchainées. J'ai eu peur aussi de ce grand charivari qui me menait Dieu sait où ? Vers la Mort, peut-être, un fin atroce, infini de souffrance ? Heureusement tout se terminait par le rythme allègre de la ligne de violoncelle et quelques notes de thérémin céleste. Ce morceau spatial finit terrien et ça me rassurait.
Mais cette chanson a fait plus encore que de m'impressionner, elle m'a structuré en profondeur. Chaque son a sculpté en moi un pan de ma sensibilité musicale et est passé pour cela par les plus infimes fibres de mon corps, de mon corps tout entier. J'ai été travaillé, secoué, réparé, couché, redressé. Il n'y a qu'avec les Beatles et les Stones, à peu près à la même époque, que j'ai vécu quelque chose de similaire. Si j'aime certains sons, certaines harmonies, je le dois à l'effet PHYSIQUE, en même temps qu'EMOTIONNEL qu'ont déclenché en moi tel son de "Good vibrations" pris en plein corps, ou telle dérive harmonique de l'esprit fou de Brian Wilson vécue bel et bien comme telle. Cette chanson à des sommets, des abysses, j'ai tout encaissé et à la fin le violoncelle (Dieu que j'aime le son du violoncelle depuis !) me ramenait toujours à bon port, mais ces creux et ces bosses sont celles de mon âme maintenant, à tel point qu'il m'est difficile de dire que cette ritournelle m'a juste "structuré", c'est encore trop "extérieur" car ça va un peu plus loin : je suis elle, elle est moi. Tout ce que j'ai entendu après a été entendu par moi et "Good vibrations" des Beach Boys ensemble, c'est à dire un entrelac de force, de recul et d'abandon, un frémissement, une révélation de soi à soi-même. La basse hyper-aiguë, c'est moi, la voix aérienne, le rythme à peine prononcé c'est moi, la façon dont les mecs disent "Ba-Ba" pour "Vi-Vi", c'est moi, le pont flippant c'est toujours moi, l'orgue d'église et la prière c'est encore moi. Et la flûte perdue dans l'espace interstellaire, haussée encore par des choeurs d'anges au rang de musique pour les Dieux, qui croyez-vous que ce soit ? Après ce truc, vous pensez vraiment que je peux écouter sereinement "Good vibrations"?  Je n'ai plus assez de distance. N'importe quelle chanson des Beach Boys, oui, et avec grand plaisir, mais pas celle-là
Alors, les Beach Boys : "Good Vibrations", version canonique. Celle qui m'a formé et s'est incrusté en moi.

Il y a un truc avec les groupes ou les artistes géniaux, ils ne sombrent jamais vraiment dans le le pathétique ou le nullissime. En 1980, je ne savais même pas que les Beach Boys existaient encore, moi j'écoutais de la New-Wawe.... et eux triomphaient en Angleterre, au festival de Knebworth. A cette époque, ils sont encore tous vivants et ils sont ici réunis mais, après toutes les engueulades, les bagarres, les luttes intestines c'est un véritable miracle. Encore plus improbable, le concert est bon. Le métier, sûrement. L'amour du métier, aussi.
The Beach Boys : "Cotton Field", "Heroes and vilains" "Keepin the summer alive".

mercredi 19 novembre 2014

Wilson, Wilson et Wilson.

Quand Brian wilson s'est mis en tête qu'il déclenchait des incendies à l'autre bout de Los Angeles par la force de sa musique dont il ne savait plus si elle était vouée à Dieu ou au Diable, il a fallu que les autres Beach Boys se démènent pour palier à la défaillance mentale de leur compositeur en chef. En fait, cette semi-dispartion de Brian a été une aubaine pour ses frères Carl et Dennis, auxquels elle a laissé le champs libre. A vrai dire, tout le monde s'y est mis, Mike Love et Al Jardine en plus des deux frères, et des membres moins connus des Beach Boys, comme Bruce Johnston, appelé en renfort et que la défection de Brian Wilson a ramené en pleine lumière alors qu'il avait composé un des meilleurs albums de Surf-Music de l'époque quelques années plus tôt. N'empêche, il y a une veine Wilson, un filon, et une histoire de famille vécue ensemble a gravé quelques sillons communs dans la psyché des frères et leur manière de faire et de composer de la musique. Il y a chez Dennis et Carl la même félure que chez leur ainé, le même désespoir foncier et la même joie primesautière. Pas à pas, minute par minute ils ont lutté contre la Folie qui les guettait par le même moyen : la Musique. Brian ne s'en est pas dépêtré et la Musique elle-même est devenue partie de la Folie, une ennemie ; il a fallu arrêter d'en faire, un temps. C'est un vaste gâchis que le naufrage d'une des plus belles inspirations musicales du XXeme siècle, tout genre confondus, y compris les plus nobles. Mais on peut retomber sur ses pieds, peut-être sur des terrains moins aventureux mais avantageusement plus sécures, en écoutant les musiques que Dennis et Carl firent pour les Beach Boys et pour leurs carrières solos. L'inspiration commune est bien là (et là, il faudrait évoquer le Père Wilson), quelque chose de tangible, un parfum, une effluve, peut-être l'écume de l'eau du Pacifique tout proche.
Alors, trois choses. Tout d'abord, un extrait d'une émission ("Inside Pop : The Rock revolution") que fit Leonard Berstein pour démontrer à tous, et surtout aux parents récalcitrants, que la musique qu'écoutait leurs enfants n'était nullement du bruit pur et simple. "Lenny" savait tout, faisait tout, avait tout essayé, y compris des choses inavouables. Il était largement aussi hyper-actif que Karajan et largement aussi cinglé que lui. Dans cette émission, on voyait Brian Wilson chanter "Surf's up" en s'accompagnant au piano. Le son n'est pas terrible, on s'en fout, c'est effectivement bluffant.

Quatre années plus tard Carl nous pondait cette petite pépite sur l'album qui s'appelait effectivement "Surf's up", chanson qui était restée en stand-by après le naufrage de l'album qui aurait du s'appeler "Smile" et sortir en 1967 et la mise en jachère du cerveau de Brian. C'est magnifique. "Feel flows"

Dix ans plus tard, Dennis a déjà fait paraître une perle en 1977 avec l'album "Pacific Ocean Blue". Il travaille comme il peut, son mode de vie étant assez erratique et ses rapports avec les autres Beach Boys pas toujours simples, à un deuxième effort, mais il mourra malheureusement noyé avant de l'avoir achevé. Cet opus est sorti à titre posthume sous le nom de "Bambu" (The Caribou sessions). Il s'y trouve cette chanson dont je trouve les harmonies (le début me fait frissoner) remarquables et dont la deuxième partie aurait pu me faire aimer le Prog-Rock si je l'avais écoutée avant d'écouter, mettons, les Cure. Superbe "Are you real ?"

Dennis Wilson présente la particularité de jouer mal de la batterie sur ses propres compositions, ce qui n'est pas le cas de tout le monde et en particulier de Ringo Starr, qui, lors de sa carrière solo prolifique, a massacré sans vergogne des chansons écrites par d'autres dont il faisait des tubes par une sorcellerie inexpliquée à ce jour. (Avec les Beatles, il était parfait). Bravo Dennis, donc.
N.B. : 1988, Brian a retrouvé une partie de ses moyens et, sous l'égide d'un psy plutôt bizarre, sort un album solo. Il n'est pas génial a l'exception de la suite de huit minutes qui s'appelle "Rio Grande". C'est du bon, du très bon Brian Wilson, qui regarde sans loucher vers ses travaux passés les plus ambitieux et semble les raviver en cette gemme précieuse. Brian Wilson : "Rio Grande"

Coda.

mardi 11 novembre 2014

Wilson et Wilson.

Dans les années 70 les Beach Boys stagnèrent dans une quasi médiocrité indigne d'eux. Oh, il y eut de bonnes choses, sur les albums "Holland", "Sunflower", Carl and the passions", et même par instants, de très bonnes choses, mais rien qui puisse égaler leur splendeur passée ni rivaliser avec les gaillards qui, du Glam-Rock au Punk, terrassaient les tops-ten et autres Billboards. La surprise vint alors de Dennis Wilson, le batteur du groupe et le seul vrai surfeur de la famille, qui sortit en 1977 le merveilleux "Pacific Ocean Blue". Les chansons sont celles d'un compositeur achevé qui a retenu les leçons de son grand frère Brian, la production est singulière et chatoyante, elle se démarque clairement des Beach Boys par sa profondeur, le "Soleil noir de la mélancolie" inonde le tout d'une tristesse de pierre. C'est magnifique et surprenant. Dennis eut une fin prématurée et ironique (noyé) qui nous priva certainement de nombres de chefs-d'oeuvre qu'il avait sous les doigts et sur les touches de son Steinway. Ecoutons cette prière adressé au Dieu Temps, d'une qualité de composition, d'arrangement et d'émotion qui me saisit à chaque écoute. L'album est entièrement au même niveau d'excellence. A cette époque où Brian courait dans les vastes plaines des délires après de chimériques explications à son histoire de dingue, c'est Dennis qui assurait la rôle de "Génie" chez les Wilson.

2014. Marabouté par Georges Lang et son rouleau compresseur des Nocturnes sur RTL, j'ai fini par adorer cet auteur-compositeur-interprête qu'il affectionne et qui répond aussi au patronyme de Wilson, Jonathan Wilson. Je me demande qui connait Johnathan Wilson aux Etats-Unis ? Pas grand-monde, j'ai l'impression. La nuit sur RTL, au delà de la légende nostalgique de Laurel Canyon que le très bon DJ qu'est Georges Lang parfois nous vante à longueur d'émission, on peut entendre que le doux Jonathan a su créer un style qui tient certes en partie du revival, mais aussi d'une véritable inspiration. Evidemment tout ça sent la bibliothèque universelle post-moderne, mais dans la grande resuçée de tout que pratique tout le monde il serait idiot de faire la fine bouche devant un talent aussi évident que celui de Wilson.
Prenez par exemple ce très bon titrre de l'album "Fanfare", c'est vraiment très réussi, laid-back et concentrè à la fois. Etrange, non ? Alors, la question que tout le monde se pose maintenant, c'est : est-ce qu'il a des frères ???

lundi 13 octobre 2014

La liste de Coupé

On peut jouer à des jeux idiots. Faire des listes, par exemple. Avec un numéro un, un numéro deux... Les Anglais sont très forts pour ça. Régulièrement, dans leur presse spécialisée, ils font des listes des meilleurs albums Rock de tous les temps, et régulièrement, par bêtise ou masochisme, ils couronnent le "Pet Sounds" des Beach Boys, alors qu'ils ont mieux sous la main. S'il fallait que j'en fasse une de liste (par esprit moutonnier, par anglomanie, par dépit), je mettrais des titres, pas des albums. Un titre, c'est volatile, on change avec, on en change tous les jours, il n'y a pas de dommage. On a l'air moins con au classement suivant. Evidemment ça se jouerait entre les deux monstres de Liverpool avec Dylan en arbitre. Il y aurait ça :

Et ça :

Et enfin, dans la dernière ligne droite, l'"underdog" frenchie coifferait tout le monde au poteau avec une ritournelle si mineure qu'elle en retournerait l'âme de tous les fans des deux cadors cités ci-dessus.
"Que ce soit les Beatles ou Donovan
Un beau jour quelqu'un t'aurait pris ta femme
C'est arrivé le premier jour
T'auras pas trop de bobos coté amour..."

mercredi 24 avril 2013

Les premiers temps, le Printemps.

Et quand même, les choses changent, repartent de très loin et changent. Toujours.
" Le temps comme premier, le Primum Tempus, le temps comme première fois, le temps comme dernière fois, le temps comme mélancolie, comme mortel, n'existe que pour les sociétés humaines."
Pascal Quignard.

dimanche 25 novembre 2012

Ecrire une chanson : une bien louable ambition

Les spécialistes de la musique pour jeunes affirment que le dernier Grizzly Bear, "Shields", est décevant, qu'il n'y trouvent pas leur compte de bricolage pop haute précision qui fait qu'il pourrait rivaliser, techniquement, avec les machines. C'est possible. Je n'écoute que le dernier morceau de l'album : "Sun in your eyes". J'y trouve une très grande ambition,  remarquable, celle d'écrire une belle et puissante chanson qui se développe sur prés de 7 minutes. Ils y parviennent avec brio. Ce n'est pas rien d'écrire une telle chanson. Ce n'est pas rien d'en avoir l'idée, de s'en donner les moyens et de le faire. C'est même beaucoup, en tout cas autant que les Beatles et les Beach Boys à leur meilleur. C'est cette ambition atteinte qui me ravit, comme me ravissent "A day in a life" et "Heros and vilains". Cette passion de musiciens pops insatisfaits me comble d'aise et je ne leurs demande que ça : encore, encore et encore de belles chansons venues du fond de l'âme.
On trouve les traces de cette ambition dans le dernier album des Beach Boys, et tout particulièrement dans la dernière chanson de l’opus nommé "That's why god made the radio". Oh, c'est en fond, ils ne peuvent plus, et ils le savent, se lancer dans une cantate de longue haleine. Mais, même cet échec là, si doux, si tempéré, a un goût de naufrage réussi, comme s'ils l'avaient presque fait : "Summer's gone". Oui, l'été s'en va, pas encore sans vous, pas encore sans nous. Avant qu'aucune mémoire ne fasse plus vivre aucun souvenir d'aucun passé, merci de nous le rappeler une fois de plus, même si le soleil semble un peu terni par de doux halos de brouillard.

lundi 8 octobre 2012

Bonjour Mr Wilson !

Brain Wilson a beaucoup d'influence sur de jeunes talents contemporains. Tant et si bien qu'ils font désormais le boulot à sa place. Rien de plus normal. La voici donc, sa "Symphonie adolescente à Dieu", plus de quarante ans après qu'il a échoué à la finaliser avec l'album "Smile", composée par Dave Longstreth, jouée et filmée avec ses acolytes des Dirty Projectors. C'est simplement beau et, pour une fois, la vidéo est magnifique.
Sur ce coup là, Dave Longstreth a été plus malin que Brian Wilson. Il a D'ABORD fait des chansons complètes puis en a extrait des petits bouts pour arriver à ce qu'il y a au-dessus. Brian, lui, s'était obstiné à composer des petits bouts et à les coller ensemble pour en faire des chansons.

jeudi 4 octobre 2012

100 % Cannibales.

La mode des versions acoustiques live, lancée par la Blogothèque et ses "concerts à emporter" m'ennuie. Ça se veut improvisé, je trouve qu'il y a trop de pose, trop d'apprêt, de spontanéité surannée et finalement peu de qualité et peu de feeling. Il faudrait à tout cela un peu de préparation strictement musicale pour que quelque chose de vraiment au point et, du coup, qui touche, émerge. Voici une exception. Voici un enregistrement live qui ne vient pas de la Bogothèque, bien travaillé en amont, du "Cannibal Resourse" des Dirty Projectors. Et là, on se rend compte de la beauté de la composition et de la dextérité du leader, Dave Longstreth. En-dessous, je mets la version studio de la même chanson qui met en lumière un autre versant de son talent, électrique et peaufiné. La différence d'approche de la même chanson est telle que les deux interprétations valent le coup, au MEME NIVEAU, de par leur écart et l'investissement respectif qu'elles ont demandé. Là, c'est intéressant, parce qu'à mon avis, ce n'est pas en prenant au vol une guitare acoustique et en allant chanter dans la rue qu'on va la "rendre", cette différence.

La guitare sèche et la pédale Wah-Wah, c'est pas la même chose.

samedi 1 septembre 2012

Ouh, those country girls !

 "And the southern girls with the way they talk
They knock me out when Im down there..." Brian Wilson.
Linda.

(C'est quand même pas compliqué de faire une bonne vidéo ! Faut faire comme John Ford, cadrer et laisser les gens bouger dans le champ.)
Emmylou.

Bonnie.

K.D.

June (and her Ma' Mae Belle. Oh Lord she can play the guitar !)


samedi 26 mai 2012

Bon, ben il fait beau.

Un petit bijou.

Un autre. " See the, see the sun, it shines...."

Un troisième. Peau noire alanguie sur canapé de cuir chauffé à blanc.

Bingo ! Même les Small Faces s'y mettent !

Et pour finir, les rois de la propagation du rayon solaire et de ses bienfaits, les maîtres de l'emballage en deux temps, trois mouvements, bronzés jusqu'à l'os : les Garçons de la Plage

mardi 13 mars 2012

Juste une petite victoire pour nous.

Un truc de Todd Rundgren. Une beauté. Je ne fais pas référence aux élections présidentielles qui me gavent, mais au Printemps et aux coquelicots qui arrivent un peu partout dans le monde. A eux seuls, ils sont une victoire minuscule mais essentielle. On s'en contentera. Ou pas.
Et puis ça, pour l'Amour de la Beauté qui nous fait du bien. Du Printemps plein le cœur, plein les mains, plein la tête, plein les oreilles. Chanter comme des petits oiseaux. Olivier Messian disaient d'eux qu'ils étaient ses maîtres absolus et Saint François d'Assise prenait le temps de leur parler. Des oiseaux de bonheur.

samedi 4 février 2012

Dancing with David Bowie !

La première fois que j'ai entendu "God only knows" de Brian Wilson, c'était cette version, tout à fait correcte et même plus. Je dirais d'ailleurs que c'est un exploit que de sortir une version aussi bonne d'un morceau a priori inaccessible de qualité, et par voie de conséquence, inreprenable.  Prends soin de toi, David, tu nous manque. L'album "Tonight" est BON, voilà tout, et tant pis pour "les puristes". Une preuve ? DES PREUVES, OUI !  Écoutez les deux extraits suivants, des morceaux originaux de Bowie ! Ça bastonne sérieusement et sec (Vu le casting....c'est assez normal, vous allez me dire. Encore fallait-il les choisir ! Guitares : Carlos Alomar ; Batterie : Omar Hakim) Et les chœurs, ah ! Ces chœurs ! Il a toujours aimé ça, Bowie


dimanche 27 novembre 2011

Avec le sourire

Cet an-ci sort un coffret sur l'album mythique des Beach Boys : "Smile". Là, EMI a mis le paquet : une version "définitive" du projet avorté de 66/67, quatre ou cinq CDs bonus de démos, d'arrangements divers, de versions inédites et inachevées des morceaux de ce qui aurait du être le chef-d'œuvre de Brian Wilson, leader et compositeur du groupe. A l'époque, Brian a pété les plombs et le disque, sur lequel il travaillait sans relâche depuis des mois n'a pas vu le jour, et, pendant que son créateur était soigné pour une dépression monstrueuse, les autres Beach Boys tirèrent ce qu'ils purent des centaines d'heures de bandes studio enregistrées par Brian et sortirent "Smiley Smile". Le "Smile" originel avait sombré avec l'esprit foldingue de son concepteur. Quelques chansons avaient néanmoins été finalisées et on les retrouve sur "Smiley Smile" puis, au compte-goutte, sur les albums suivants des Beach Boys : "Cabinessence" sur "Friends ou "Surf up" sur ..."Surf up".
Je ne vois pas très bien l'intérêt de ce genre de publication quasi exhaustive. Puisque le maître d'œuvre a perdu la boule en cours de montage, et que lui seul détenait la clé de voute de cette magnifique cathédrale engloutie, à quel besoin peuvent bien répondre ces heures d'enregistrement rendues publiques ? Brian ne sait pas plus aujourd'hui qu'au moment où il est devenu cinglé, ce qu'il avait exactement en tête. C'est perdu, disparu, vanished. Le peu qu'il a pu finir, il l'a fait et c'est indéniablement génial. Les chansons pré-citées, plus "Heroes and Vilains" et "Good Vibrations" sorti à l'époque en guise de teaser à l'album. Et après ?
Après, il nous reste des traces, et des hypothèses mais rien qui puisse s'approcher d'une création voulue, pensée et menée à bien par un artiste et donc, pas grand-chose.
Si, quand même, il reste aux fans du groupe la possibilité de "rêver" leur "Smile", en écoutant les différentes variantes des morceaux qui sortirent de la tête de Brian Wilson et entre lesquelles il ne cessa jamais d'hésiter, à de trop rares exceptions.
Pendant ce temps-là, un artiste contemporain, en pleine possession de ses moyens cisèle de très belles miniatures symphoniques, dans une relative indifférence. Et pourtant, il réussit là ou Brian Wilson échoua naguère, avec un talent qui ne me parait pas moindre. Il s'agit de Bon Iver.
Mais, le "Hic", si l'on veut, c'est que "Smile" est le Saint Graal des rockeux boutonneux et fiers de l'être ( ces gars-la sont enragés )qui lisent "Les Inrockuptibles". Pour ces cul-terreux le tabou ultime c'est d'avoir du succès. Non, mais imaginez un peu ça ! Etre numéro un des hit-parades dans notre société capitalo-racisto-islamophobe, c'est vraiment ignoble ! Mais alors, ignoble de chez ignoble ! Alors "Smile", pour eux, c'est le panard. Personne, strictement personne n'a pu l'acheter. Il ne circulait, avant le net, qu'en de très rares éditions pirates plus ou moins bien faites et hors de prix. Wilson était devenu dingue, aucune chance qu'il retourne un jour y mettre la main. C'était un chef-d'œuvre oublié, pour Happy Few, pour initiés, dont je suis sur que la plupart n'aime pas le reste de la production des Beach Boys ; des chansons surfs déchirantes ou joviales d'avant "Smile", ou de celles des albums composés par les deux frères de Brian, Carl et Denis, dont certaines soutiennent haut-la-main la comparaison avec celle du petit génie de la famille, qui, pour le coup, n'en était pas l'unique. Bref il était, et il demeure impossible que quoique ce soit de "Smile" fasse un succès, du coup, c'est l'album parfait. Et entre deux écoutes clandestines on peut toujours continuer à se masturber en cachette sur des photos d'Anna-Nicole Smith, (chut,il ne faut pas le répéter !), avant de faire l'apologie du cinéma kurde underground (zéro).
Avec les frangins Assayas, Bayon et d'autres têtes de nœud de cet acabit, on en est toujours là, malheureusement. Je remarque qu'on les voit moins en ce moment, mais il est vrai que j'ai arrêté la télé chez moi, alors, le pire est à supposer. Je sais pas moi, Frédéric Bonnaud à la tête d'Arte ?


vendredi 5 août 2011

Masters and Disciples

Celle-là elle est de Jagger, Ridchards n'y est pas pour grand-chose. Je ne sais pas si cet imbécile (Jagger) est fier qu'Etta James ait daigné s’intéresser à une de ses compos, il tellement con. Well, nevermind, let's enjoy and stop questionning.

Pendant ce temps-là Brian Wilson s'éclate avec Uncl' Gershwin.

Il y a quelques temps il avait pondu un truc sur le SOLEIL qui est revenu dans son esprit lui caresser les neurones. Lucky old Brian !
Quand à la poétesse Patti Smith elle rend hommage au poète Buddy Holly ( c'est mieux que quand elle se prend la tête pour rien avec Rimbaud.)
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Une vrai maison de fous ce blog. Duke Ellington dans les années 80 ? La preuve par l'image et le son. En fait c'est une partie des Révolutions de Prince qui jouent ce truc. Je ne savais même pas qu'il y avait un clip.

mercredi 13 juillet 2011

C'EST L'ETE ET C'EST TOUT.

Donc
Henry Mancini

Les Beach Boys ET Willie Nelson. Panard !!!
Les Beach Boys seuls.

la Divine Sarah Vaughan dans une une excellente version.
Bill Withers, immense.

Rod the Mod en 1970

Michel Legrand, Bue Eyed Frankie
The Isley Brothers.

Jimi Hendrix.

Lee and Nancy

Scott Walker et ses " frères"

Denis Wilson ( Cherchez pas !)
Blue Cheer