L'autre soir, ce satané Georges Lang a passé le premier morceau ci-dessous dans son émission "Les Nocturnes" sur RTL, "Slip away" de David Bowie, tiré de l'album "Heathen". Quelle idée, quelle drôle d'idée ! Ce truc est splendide. C'est une longue et noble déploration sur le temps qui passe et bouffe tout, emporte dans le néant les choses et les êtres les plus précieux. C'est d'une beauté ! A pleurer. Le genre de truc que seul David Bowie pouvait pondre. Alors ? Qui va faire naître les larmes aux coins de mes yeux pour ces raisons magnifiques que sont des chansons tristes ? Bowie, il est out, mort... Le synthé à la fin du morceau m'a fait penser à celui de Prince au début d'"Around the world in a day", qui est cependant plus chamaré, plus gai. Mais Prince, il est out aussi, mort aussi. Plus d'"Annastesia" habité ou l'homme se montrait sous son meilleur jour, celui du fervent croyant en l'Amour et en Dieu. Ca, ça a glissé entre les doigts aussi, l'Amour. Il y a son ombre, tout au plus. On dirait des standards des années 30, ces chansons; du Ellington, un truc comme ça. !
Alors, il me faut aller chercher dans de vieux livres de Flaubert, de Brassaï, de Loti, de Dominique de Roux d'autres raisons de poursuivre ma course, d'autres interpellations, d'autres interrogations que celles auxquelles ces chanteurs donnaient vie. Ces auteurs m'eurent tous trouvé pathétique a pleurenicher sur moi comme un enfant coupable. C'est comme si je les entendaient m'enjoindre de me redresser. D'accord, je veux bien moins pleurer. Les larmes, c'est pourtant ce qu'il y a de plus clair en moi, de plus net.
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samedi 30 avril 2016
samedi 30 janvier 2016
Jacques Rivette et le Lapin Blanc.
Jacques Rivette est mort et on en fait tout un battage qui n'a aucune justification possible. Nouvelle Vague ? Et alors ? C'étaient des petits branleurs, plus qu'un à enterrer et on tire l'échelle. Politique des auteurs ? L'idée, si j'ai bien compris, c'était de dire que Hitchcock et Hawks sont aussi importants que Balzac, c'est ça... C'est pas faux. Vous avez déjà lu du Balzac ? Moi, je l'ai fait lire à une copine qui aime bien la revue "Voici" et elle a trouvé ça vachement bien. C'est vrai qu'avec lui on en a pour son argent, la moindre virgule pèse son poids de signification, sans doute parce qu'il était payé à la page. Enfin, tout y passe, les gueules qui font sens, les maisons qui font sens, les vétements qui signifient plus sûrement encore que les gueules, d'où les interminables descriptions qui jalonnent une intrigue dont les femmes de son époque (et de la nôtre) étaient friandes car si pleine de sens et d'enseignement (après que le rouge vous soit monté aux joues) qu'on pouvait même en tirer une petite morale bien utile et rêver. La morale, voilà bien une des préoccupations premières de Jacques Rivette mais la morale moi, je m'en tape. Je veux simplement y voir plus clair, même au prix de l'injustice et de la décadence. Je préfère les films qui ont "le" moral à ceux qui nous font" la" morale, pareils pour les livres, vous tirerez toujours plus de profit d'un bon livre mal-pensant que d'un pensum, généralement de gauche (Camus, Sartre, Tournier, Halter, Picouly, Semprun et compagnie),. Vous avez déjà lu du Stendhal ? Très mal-appris Stendhal, oh la la, amoral au possible, il ne s'épanouissait que dans la passion contrariée et adultèrine ainsi que dans un esthétisme nostalgique à tendance jouisseuse. Il pensait qu'il serait lu en l'an 2000. Il avait raison. Balzac avait cependant bien aimé "Le Rouge et le Noir", l'avait écrit et ça avait beaucoup fait rire notre homme Stendhal. Moi, je me fendrais bien la gueule à propos de la mort de Jacques Rivette ou plutôt, c'est si peu important à mes yeux que je m'en polirais bien le chinois s'il n'y avait tout ce barouf énervant autour du divinisé trépassé un peu partout dans les médias.
Bon, Paul Kantner, guitariste, chanteur et compositeur du Jefferson Airplaine est mort. Ca, c'est déjà plus emmerdant car le gaillard avait pondu quelques uns des plus grands hymnes psychédéliques de la fin des sixties, aux alentours de la baie de San-Franscisco. "White Rabbit", chantée par sa compagne, la magnétique Grace Slick, est même une des toutes meilleures chansons Rock de tous les temps (préhistoire et le pléistocène compris). Les chansons, c'est moins fort que les livres, bien sûr, mais c'est surpuissant à coté du cinéma; ça accompagne les gens tout au long de leur existence, ça peut aider à la libération d'un être, même partielle, ne serait-ce qu'à la disparition d'un chagrin, d'un malheur, d'une pesanteur et, inversement, ça peut marquer le début d'une histoire d'amour, d'une amitié, d'une chaleur. Les chansons, c'est vital, les films, c'est mortel. Il n'y a pas de morale ou d'impératifs qui tiennent, j'écoute "White Rabbit", je suis un autre, je suis enfin moi-même, sorti de mon merdier intime, dans la lumière. Vous me direz, peut-être que Jacques Rivette était clair, lui ? Tu parles, il était aux fraises et il aurait mieux fait d'écouter du Rock et de lire Stendhal. A son crédit cependant, un film foudroyant, le bien nommé "L'amour fou". Il fallait au moins ça pour qu'il sorte un peu de ses gonds et fendille l'armure et ne serait-ce que pour ce film-là, carrément rock, il lui sera pardonné pas mal de choses ampoulées et ennuyeuses.
Allez, "White Rabbit", inspiré d'un grand déviant pas moral du tout qui avait un faible pour les petites filles, Lewis Carroll himself. (Eh oui, et ce n'est pas un problème, le problème c'est comment faire pour ne pas avoir un faible pour les petites filles !)
Bon, Paul Kantner, guitariste, chanteur et compositeur du Jefferson Airplaine est mort. Ca, c'est déjà plus emmerdant car le gaillard avait pondu quelques uns des plus grands hymnes psychédéliques de la fin des sixties, aux alentours de la baie de San-Franscisco. "White Rabbit", chantée par sa compagne, la magnétique Grace Slick, est même une des toutes meilleures chansons Rock de tous les temps (préhistoire et le pléistocène compris). Les chansons, c'est moins fort que les livres, bien sûr, mais c'est surpuissant à coté du cinéma; ça accompagne les gens tout au long de leur existence, ça peut aider à la libération d'un être, même partielle, ne serait-ce qu'à la disparition d'un chagrin, d'un malheur, d'une pesanteur et, inversement, ça peut marquer le début d'une histoire d'amour, d'une amitié, d'une chaleur. Les chansons, c'est vital, les films, c'est mortel. Il n'y a pas de morale ou d'impératifs qui tiennent, j'écoute "White Rabbit", je suis un autre, je suis enfin moi-même, sorti de mon merdier intime, dans la lumière. Vous me direz, peut-être que Jacques Rivette était clair, lui ? Tu parles, il était aux fraises et il aurait mieux fait d'écouter du Rock et de lire Stendhal. A son crédit cependant, un film foudroyant, le bien nommé "L'amour fou". Il fallait au moins ça pour qu'il sorte un peu de ses gonds et fendille l'armure et ne serait-ce que pour ce film-là, carrément rock, il lui sera pardonné pas mal de choses ampoulées et ennuyeuses.
Allez, "White Rabbit", inspiré d'un grand déviant pas moral du tout qui avait un faible pour les petites filles, Lewis Carroll himself. (Eh oui, et ce n'est pas un problème, le problème c'est comment faire pour ne pas avoir un faible pour les petites filles !)
mardi 20 octobre 2015
Le chasseur de daim.
Il n'y a pas que Deerhoof dans la vie, il y a aussi Deerhunter, phalange pop nommée ainsi d'après le nom du film de Michael Cimino avec Bob de Niro et Chris Walken ("Voyage au bout de l'enfer" en français !). J'ai découvert ce groupe il y a quelques années avec le titre "Helicopter" tiré de leur album "Alcyon digest". C'est vraiment beau et je le mets ci-dessous. Bradford cox, le leader du groupe, souffre du symdrome de Marfan, comme Joey Ramone, une saloperie qui bouffe le coeur à moyen terme et vous donne de longs membres qui n'en finissent pas de grandir. Alors, le nouveau titre de Deerhunter s'appelle "Living my life" (je le mets encore en-dessous) et je suppose qu'il faut l'appliquer à Cox et que vivre sa vie doit être assez compliqué. Il a cependant l'air d'avoir trouvé un ami canin et calin et sa musique est belle et fraîche. Serait-il un "freak" heureux ? Sa vie serait-elle moins chahutée et moins sombre que celle de son frère en maladie Joey Ramone ? Je lui souhaite bon vent, à cet humain déjanté par Dame Nature, et je lui dis, de "freak" à "freak", que je prends un grand plaisir à écouter le dernier album en date des Deerhunter : "Fading frontiers". (C'est le moins qu'on puisse dire en ce moment, à moins que ce ne soit l'inverse...merde...Elles se reforment ?..). Bradford, si tu m'entends...
Le clip qui suit est merveilleux, Cox en sait un bout sur les minéraux, croyez-moi. Quant à moi, les images de minéraux (et celles de taches d'encre) remplaceraient toute la peinture surréaliste que çela ne me générait pas. Ah, l'expressionisme, c'est une autre paire de manches !
Le clip qui suit est merveilleux, Cox en sait un bout sur les minéraux, croyez-moi. Quant à moi, les images de minéraux (et celles de taches d'encre) remplaceraient toute la peinture surréaliste que çela ne me générait pas. Ah, l'expressionisme, c'est une autre paire de manches !
mardi 18 août 2015
Tiens, hume-moi cet air bien pur ! Comment ça, acide ?
Je n'ai jamais tellement aimé les Hippies, encore moins les Baba-cools. Je leurs préfère les Beatniks. Mais il faut bien avouer que Woodstock est un des évènements les plus beaux qui ait jamais eu lieu sur cette satané planète, et foutrement Rock en plus, alors que les Beats sont plus branchés Jazz. Les hippies sont limite mièvres, enfin pas les vrais, pas ceux du début, de Haight Ashbury à San-Fransisco; eux c'était de vrais aventuriers de l'espace et de la conscience humaine, des cow-boys sous acide, sûrs d'eux, au regard bleu azur, aux muscles fins. Des jeunes gens impatients, assoiffées d'amour, de sexe, de drogue et d'air pur. Quoi ? Comment ça "d'air pur" allez vous me dire ? Mais oui, mais oui et je le prouve avec ce très bon morceau d'un groupe aujourd'hui complètement oublié et sur lequel il fait pourtant bon jeter une oreille (attendrie?) : Quicksilver Messenger Service, avec le très bon John Cipollina à la guitare. "(Have another hit of) Fresh air". L'air pur, les gars, un bon trip.
Tiens, pour la peine je vais mettre un morceau d'un autre groupe Hippie de San-Fransisco, le plus connu peut-être, toujours enregistré au Fillmore West : The Grateful Dead : "Casey Jones".
Tiens, pour la peine je vais mettre un morceau d'un autre groupe Hippie de San-Fransisco, le plus connu peut-être, toujours enregistré au Fillmore West : The Grateful Dead : "Casey Jones".
samedi 28 février 2015
Martin Bouygues est mort.
Les bonnes nouvelles ne sont pas légion et quand il y en a, elles sont fausses. Merdre !
N'empêche, ça m'a fait du bien quelques temps. En attendant que Clint Eastwood plie bagages.
Bon, là, en fait, c'est Spock, de Star Trek qui vient de passer l'arme à gauche. Fin des années 60, lui et le capitaine Kirk avaient sorti des albums psychédéliques pas piqués des hannetons. Une compilation en avait extrait la substantifique moelle plus tard. Ça s'appelait "Space Out". On s'en met un brin ? Là, c'est le titre "Highly Illogical" Pauvre Leonard Nimoy, Il ne s'en sera jamais tiré de son rôle de Vulcain. Sa dernière autobiographie s'appelait : "Je suis Spock". Ah si, il avait joué dans "Mission impossible", un peu.
N'empêche, ça m'a fait du bien quelques temps. En attendant que Clint Eastwood plie bagages.
Bon, là, en fait, c'est Spock, de Star Trek qui vient de passer l'arme à gauche. Fin des années 60, lui et le capitaine Kirk avaient sorti des albums psychédéliques pas piqués des hannetons. Une compilation en avait extrait la substantifique moelle plus tard. Ça s'appelait "Space Out". On s'en met un brin ? Là, c'est le titre "Highly Illogical" Pauvre Leonard Nimoy, Il ne s'en sera jamais tiré de son rôle de Vulcain. Sa dernière autobiographie s'appelait : "Je suis Spock". Ah si, il avait joué dans "Mission impossible", un peu.
dimanche 8 février 2015
Roulez jeunesse !
On ne peut pas dire que la musique de d'jeuns envahisse ce blog. Je suis largué, j'ai cinquante ans et je fatigue, autant de bonnes raisons de ne plus être à la page et de ressasser deux ou trois obsessions qui me coupent un peu du courant porteur, mainstream ou alternatif. Et puis, nous vivons dans la post-modernité et tous les vieux trucs sont validés par la mode du "rétro-vintage" et les fantasmes plus ou moins puérils des jeunes générations. Les fantômes de ma jeunesse se portent bien, merci. Reste quand même un groupe d'invincibles tenants de la modernité qui tentent de faire avancer le bastringue de la musique populaire mais pas démago vers un nulle part qui serait rassérénant, s'il n'avait pas l'air tout à fait balisé. Merde. Mais enfin, on ne sait jamais, il y a des bonnes surprises.
Voici donc trois morceaux de musique de d'jeuns. Attention aux images ! Ces mecs ont été élevés dans un tel flux non-stop d'images en tout genre qu'ils en font maintenant des marquantes, des pas anodines, histoire que le spectateur post-moderne accroche à quelque chose entre deux pubs survitaminés pour un parfum ou une caisse. Je vous aurais prévenus. La musique, elle, est nette comme les lentilles du télescope Hubble. L’ère intergalactique approche.
Un truc que j'aimais bien, que j'aime bien. Goldie "Letter of fate"
Voici donc trois morceaux de musique de d'jeuns. Attention aux images ! Ces mecs ont été élevés dans un tel flux non-stop d'images en tout genre qu'ils en font maintenant des marquantes, des pas anodines, histoire que le spectateur post-moderne accroche à quelque chose entre deux pubs survitaminés pour un parfum ou une caisse. Je vous aurais prévenus. La musique, elle, est nette comme les lentilles du télescope Hubble. L’ère intergalactique approche.
Un truc que j'aimais bien, que j'aime bien. Goldie "Letter of fate"
dimanche 4 janvier 2015
In the beginning : The Beatles
Je mets ça, c'est pour les fans des Beatles comme moi. M'enfin, ça demeure quand même accessible à nombre de personnes. Un truc charmant qu'ils (je sais pas qui c'est au juste "ils") devrait généraliser à l'ensemble de la discographie du groupe, histoire qu'on comprenne un peu mieux COMMENT ça se fait que ça "sonne" comme ça; c'est à dire incroyablement bien pour un enregistrement fait sur un magnétophone quatre pistes (de nos jours, on en est à plus de cent). Donc là, chaque piste est jouée séparément et puis on entends le mix final après. C'est à la limite de la magie, en fait c'est un travail d'orfèvre. Pour cet album, "Sergent Peper's Lonely Hearts Club Band", tout le monde s'est mis sur son 31. L'époque était aux bonnes vibrations d'amour libre et de paix, les fringues étaient VRAIMENT classe, George Martin savait ce qu'il faisait de A à Z, sous la férule de John, Paul George et Ringo, même l'énervé Lennon semblait radouci. Résultat, un truc imbattable "l'Album" avec "A" majuscule de ces années-là, un fleuve presque narratif et hallucinogène de musique idyllique d'intelligence et de beauté, ici réduit à quatre pistes pour qu'on puisse bien voir ce qui se passe au plus près de la marmite dans laquelle le ragoût a mijoté. Et c'est simplement passionnant. Allez sur Youtube et tapez "Deconstructing Beatles" il y en a pas mal des comme ça, moins l'infernal design visuel vintage au poil.
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mardi 25 novembre 2014
Des nouvelles du Rock : Joujou.
L'autre jour, j'ai vu un très bon groupe de Rock à Rennes, un duo nommé Joujou. J'ai chopé l'article d'un enervé de la plume qui se laisse aller à la dithyrambe de manière exagérée mais pas si conne. Je le mets.
"
:joujoujoujou.wix.com/joujou
"
C'est le
20/11/14 au soir que le duo originaire de Bayonne, Joujou, s'est
produit à l'Antre2Café, le café associatif de la rue Papu et y a
déclenché l'enthousiasme d'un public certes peu nombreux mais
choisi. Joujou ? C'est joli comme nom, mais qu'est ce c'est au
juste ?
Et bien
Joujou ce sont des mélanges ultra-toniques et super-soniques à
finir de vous réveiller les morts-vivants que nous sommes tous plus
ou moins et à transmuter les chagrins et les questions en vif
argent. Tout d'abord, il y a cet homme et cette femme. Opérateurs en
Arts sonores divers et Poésie à mach 3. Benjamin, à la fois
bonhomme et nerveux, est derrière sa batterie ou bidouille des
samples mélodieux et bizarres à partir d'un simple élastique
trituré. Branché sur sa comparse, il assure une dynamique mordante
et débridée à l'ensemble. Agnes, branchée sur son comparse,
silhouette svelte enserrée de noir de pied en cap chante, hurle,
danse et joue sur une petite mitraillette de bois, tout à fait
«Joujou», qui se révèle être une basse à une corde
qu'elle martyrise sans relâche et qui, pas chienne, le lui rend
bien. A eux deux, ça pastèque, ça « groove » et ils
dégagent une énergie roborative comme j'en ai rarement vue et
reçue.
De ce duo
bien assorti naît focément un fameux mélange, une sauce piquante
qui prend d'entrée de jeu. La voix forte d'Agnes d'un coté hurle à
travers la réverbération et s'envole sur le tapis de déboulés de
batterie savamment libertaires venus de celui de Benjamin. Ils se
regardent, se connaissent, sont en phase, et, comme on dit,
«méchamment Rock, n' Roll». C'est un Joujou qui tourne
et virevolte et se scratche, un Joujou pour les grands. S'en suit un
concert impeccable qui alterne (et mélange) les morceaux
bruitistes au format chanson, les hymnes poétiques dit/criés, les
poèmes parlés doucement et des envolées free-jazz stratosphériques
que je n'hésiterai pas (je ne crains personne pour les adjectifs) à
qualifier d'afro-punk ! Quelqu'un dans la salle crie «Fucking
Rock n Roll». Mon dieu ! Mais c'est moi qui parle en
langues ! Sors de ce corps, mon Amour!
Joujou fait
ainsi montre d'une énergie débordante et contrôlée pendant un
temps que l'on ne voit pas passer tant est forte l'intensité des
textes (magnifique injonction magique : «Prends
forme!»), du son, de l'implication scénique. On finit
essoufflé, un rien « destroy » mais diablement heureux,
de ce bonheur paradoxal qu'éprouvent parfois les malheureux quand
ils subliment leur peine. Il y a chez Joujou quelque chose de
primitif et d'urgent qui fait se craqueler le vernis du sourire que
l'on se met sur la bouche parfois quand on voudrait pleurer. Grâce à
Joujou,«ça» sort, ça prend sens, et, en plus, ça se
danse.
Il est
certain que ces Joujou là nous aurons envoyés en l'air un peu plus
que des maquettes Heller, même grand-format, et c'est très bien
comme ça. Seuls les sales gamins méritent de vilains jouets. Les
plus beaux, les plus déjantés.
- Alors Maman, tu me le donnes ce Joujou ?
- Uniquement si tu n'est pas sage, mon chéri, uniquement si tu n'es pas sage...."
:joujoujoujou.wix.com/joujou
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mardi 30 septembre 2014
Post sur la Post. Pour jouer. Encore.
L'aventure post-moderne, me dit mon jeune frère.....Je me demande bien en quoi ça consiste et en quoi ça va consister ? Est-ce qu'il y en aura du consistant, justement ? Du brûlant, du qui envoie en l'air, du rêve de mine d'or ou de sel, du kilowatt de concert pour soutiers du système libéral avec cocaïne et guitar-hero ? Hein, hein, hein ? Apparemment, il va falloir se fader des trucs louches, des ersatz délicats à éclaircir, des nourritures extra-terrestres pour âme de retour là-ici-bas en mode "E.T. go home".
Tenez, par exemple, l'odyssée paresseuse d'un gras du bide barbu style goguenard en pilotage automatique au milieu de petites culottes bien remplies et de yaourts aux logos néo-seventies, avec coups de langue mollassons et hasardeux juste au-dessus du "top"?
Oui, ça, entre autres
- L'avion décolle à quelle heure, Mademoiselle ?
- Nous sommes déjà en vol, Monsieur.
Ou alors ça ? Un girl-squad de figures de mode, atmosphère, atmosphère, à la belle petite gueule sous cheveux acidulés balançant une cosmétique soupe élégante que Pink Floyd a oublié d'inventer par manque de progestérone sous les aisselles rasées de la mineur(e) ?
Pourquoi pas ?
- Et on atterrit à quelle heure ?
- Oh, Commandant ! Vous le savez mieux que moi!
Est-ce assez consistant ? Est ce que ça craque assez sous la dent ? De toute façon les morceaux de choix sont partis dans des estomacs plus anciens et pas plus robustes; peut-être plus goinfres. L'aventure post-moderne consiste à manger les cures-dents.
Tenez, par exemple, l'odyssée paresseuse d'un gras du bide barbu style goguenard en pilotage automatique au milieu de petites culottes bien remplies et de yaourts aux logos néo-seventies, avec coups de langue mollassons et hasardeux juste au-dessus du "top"?
Oui, ça, entre autres
- L'avion décolle à quelle heure, Mademoiselle ?
- Nous sommes déjà en vol, Monsieur.
Ou alors ça ? Un girl-squad de figures de mode, atmosphère, atmosphère, à la belle petite gueule sous cheveux acidulés balançant une cosmétique soupe élégante que Pink Floyd a oublié d'inventer par manque de progestérone sous les aisselles rasées de la mineur(e) ?
Pourquoi pas ?
- Et on atterrit à quelle heure ?
- Oh, Commandant ! Vous le savez mieux que moi!
Est-ce assez consistant ? Est ce que ça craque assez sous la dent ? De toute façon les morceaux de choix sont partis dans des estomacs plus anciens et pas plus robustes; peut-être plus goinfres. L'aventure post-moderne consiste à manger les cures-dents.
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mercredi 11 décembre 2013
"Foulquier ? Qu'est ce qu'il a pu me faire chier !" Dédé, du Bar des Sports.
Pour certain, c'était Jean-Louis. Pour nous, au "Bar des Sports", c'était tout simplement Jeannot. Au poste dès huit heures pour un premier gorgeon, y débandait pas jusqu'à la fermeture. C'est sûr, il était pas toujours facile. Des fois il avait le vin mauvais. Il saquait pas les étrangers. Son truc à lui, c'était la casquette, pas le voile, la casquette. Quand il pouvait un choper un sans casquette, qu'est ce qu'il prenait le mec ! (Généralement un côte, comme tout le monde.) La fois suivante, le gars avait sa gapette. Il avait compris. Ah, on peut dire qu'il a beaucoup fait pour l'assimimilation, Jeannot. Évidemment, on a dit des choses, comme tout le temps dans les p'tits patelins, qu'il avait travaillé sur une radio d'Etat y'a longtemps, m'enfin, avec nous il écoutait Coach Courbis et Riolo sur R.M.C., comme tout un chacun. Je l'entends encore qui me disait "Y-z-iront pas au Brésil, ces branques, y-zont pas la casquette." Bon, là, il avait faux, mais souvent ça tombait juste. Rien qu'avant-hier, y disait à qui voulait bien l'entendre "Dans quinze jours c'est Noël.". Il était casse-couilles mais y'avait du vrai là-dedans.
Allez, je mets deux photos de Jeannot en ligne. Votez pour celle que vous aimez le plus et je la fais encadrer. Elle fera bien juste à coté du Muscadet, derrière le bar. Allez, à ta santé, l'artiste !
Allez, je mets deux photos de Jeannot en ligne. Votez pour celle que vous aimez le plus et je la fais encadrer. Elle fera bien juste à coté du Muscadet, derrière le bar. Allez, à ta santé, l'artiste !
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mardi 23 juillet 2013
La malédiction de "Hot Shots 2" le titre qui rend fou.
J'aime beaucoup, mais alors beaucoup "Hot Shots, Part Deux".
Voici une compilation des bons moments du film, puis le meilleur gag du même film. Un gag pour les cinéphiles et les orphelins, c'est à dire la même chose. En italien c'est encore mieux. "Je t'ai adoré dans "Wall Street !"
(Quant à la place que prend maintenant Charlie Sheen dans la sous-culture américaine, ben, j'sais pas quoi dire, renseignez-vous un peu, c'est du lourd. Mettons que tout ça ne l'ait pas laissé indemne. A vrai dire, il est devenu absolument dingue.)
Fin des années 90, début des années 2000 un groupe anglais complètement barré et talentueux a sorti un album qui s'appelait "Hot Shots! II" Les mecs étaient vraiment aux fraises. Je n'ai jamais rien entendu qui ressemble au Beta Band. Un très bon morceau et exemple de leur psychédélisme non-rétro.
Voici une compilation des bons moments du film, puis le meilleur gag du même film. Un gag pour les cinéphiles et les orphelins, c'est à dire la même chose. En italien c'est encore mieux. "Je t'ai adoré dans "Wall Street !"
(Quant à la place que prend maintenant Charlie Sheen dans la sous-culture américaine, ben, j'sais pas quoi dire, renseignez-vous un peu, c'est du lourd. Mettons que tout ça ne l'ait pas laissé indemne. A vrai dire, il est devenu absolument dingue.)
Fin des années 90, début des années 2000 un groupe anglais complètement barré et talentueux a sorti un album qui s'appelait "Hot Shots! II" Les mecs étaient vraiment aux fraises. Je n'ai jamais rien entendu qui ressemble au Beta Band. Un très bon morceau et exemple de leur psychédélisme non-rétro.
lundi 15 juillet 2013
Des nouvelles d'Ariel Pink. Même pas mort apparemment.
Pas la moindre idée de qui est Jorge Elbrecht mais Ariel Pink et lui viennent de sortir un morceau, on dirait presque un 45 tours, non ?, qui est tellement joli que je ne résiste pas à le mettre sur ce blog qui, du coup, y trouve un grand avantage. "Hang on to life". Quelle meilleur slogan ? Y'en a pas. C'est mon tube de l'été.
samedi 2 février 2013
Little Jimi Hendrix
Alors qu'une nouvelle compilation d'inédits d'Hendrix sort en mars prochain, j'ai jeté une oreille attentive sur le coffret 4 CDs, datant de je ne sais quand, intitulé "West Coast Seattlle Boy". Il a plusieurs mérites. D'abord, il évite les titres interplanétaires généralement attribués à l'édition post-mortem des productions de Jimi ("Valleys of Neptune", "South Saturn Delta", pour ne parler que des "officielles"). Ensuite, il contient lui-même une bonne poignée de morceaux inédits de très bonne facture. Enfin, il éclaire avantageusement la période de formation du jeune guitariste surdoué : celle des enregistrements avec des stars du Rythm and Blues du début des années 60, avant que le bonhomme n'émigre en Angleterre pour se faire un nom en se frottant aux meilleurs musiciens british de l'époque et d'enflammer la seconde moitié des Sixties en laissant la concurrence guitaristique loin derrière lui. Les tournées du circuit "coloured" enchainées l'une après l'autre et les sessions d'enregistrement speedées auprès des Isleys Brothers, de Little Richard et autre Don Covay étaient une école à la rude pour apprendre le métier. Le jeune Jimi brillait déjà de mille feux, tant et si bien qu'il se fit virer par tous ses employeurs, car il était à chaque fois un peu trop voyant. Enfin, le mal ne fut pas bien grand quant on sait la célébrité mondiale à laquelle il allait accéder peu après.
Mais, au détour d'un morceau, on s'aperçoit que, définitivement, il y a assez peu de vrais surprises en ce monde (Hendrix en fut une bonne) et que rien n'arrive complètement "ex nihilo". Ainsi, à mon goût, le meilleur morceau du CD consacré aux travaux de Jimi en tant que side-man, est signé Little Richard. Notre vieille tante à tous se permet de balancer un rock au son immense, sur lequel on n'entend d'ailleurs presque pas le jeune Hendrix, et de faire ainsi du Alan Vega.... 20 ans avant Alan Vega. Incroyable ? Ecoutez plutôt. On n'entend pas beaucoup Hendrix, c'est vrai, mais beaucoup le claquement de doigt, et ça, c'est du boulot.
Bonus track : Cette pièce d'Hendrix ou il déploie un talent de compositeur sans faille. Un morceau profondément sombre, enluminé de quelques éclaircies harmoniques. Hendrix, un homme solaire ? Pas tout le temps, Le soleil se couche aussi. "Is the microphone on ?"
Mais, au détour d'un morceau, on s'aperçoit que, définitivement, il y a assez peu de vrais surprises en ce monde (Hendrix en fut une bonne) et que rien n'arrive complètement "ex nihilo". Ainsi, à mon goût, le meilleur morceau du CD consacré aux travaux de Jimi en tant que side-man, est signé Little Richard. Notre vieille tante à tous se permet de balancer un rock au son immense, sur lequel on n'entend d'ailleurs presque pas le jeune Hendrix, et de faire ainsi du Alan Vega.... 20 ans avant Alan Vega. Incroyable ? Ecoutez plutôt. On n'entend pas beaucoup Hendrix, c'est vrai, mais beaucoup le claquement de doigt, et ça, c'est du boulot.
Bonus track : Cette pièce d'Hendrix ou il déploie un talent de compositeur sans faille. Un morceau profondément sombre, enluminé de quelques éclaircies harmoniques. Hendrix, un homme solaire ? Pas tout le temps, Le soleil se couche aussi. "Is the microphone on ?"
samedi 8 septembre 2012
Des rêves.
J'ai bien peur que la magnifique chanson ci-dessous ne soit qu'une blague qui la gâche. En fait, ce n'est pas ça. Ça, c'est la prendre par le mauvais bout, la mauvaise ouverture, celle du lyrisme franc et massif, pompeux. Pour l'apprécier pleinement, il faut être de bonne humeur, rigolarde, détendue et là, son lyrisme bien réel devient primesautier, joyeux, candide. Il ne s'agit pas de second degré, encore moins de cynisme mais de légèreté et d'humour onirique, justement. La chanson pourrait être un hymne triste, non, c'est une ritournelle qui met toute sa qualité à servir une fraicheur qui fait du bien. Il n'y a là nulle mélancolie, et pas de méchanceté non plus. " Only in my dreams" ? Ben oui, un bon rêve, qui distille une joie chantante le matin au réveil sans qu'on sache trop pourquoi. Il ne fait pas bon trop en demander, parfois, et c'est seulement là, " Seulement dans mes rêves..." A la fin, Molly Bloom dit : 'Oui".
A noter, quelques détails croustillants : Le T-shirt siglé "@" de notre héros (impossible de faire plus ringard), la mèche parfaitement revêche d'un musicien pendant le concert, un gay transi d'amour au look d'Inrockuptible dans le public et autres photos en forme de cœur...
Quant à ce qui suit, c'est l'inverse. Un cauchemar mortifère a saisi la nuit et déteint sur la veille. Rien à faire, tout est pourri, même pas à refaire, défait, "ad libidum". Il faudrait que ça cesse et on ne cesse d'y penser. A quoi ? A la Vie où il n'y a rien, pas toi, pas les autres, plus d'amour, juste des traces de mon esprit qui sombre.
Et moi, je rêve de toi constamment. Des fois, c'est bien, d'autres non. Mais toujours je continue à rêver de toi. "..et je ne sais même pas si je vais au Paradis ou en Enfer." Définitif.
A noter, quelques détails croustillants : Le T-shirt siglé "@" de notre héros (impossible de faire plus ringard), la mèche parfaitement revêche d'un musicien pendant le concert, un gay transi d'amour au look d'Inrockuptible dans le public et autres photos en forme de cœur...
Quant à ce qui suit, c'est l'inverse. Un cauchemar mortifère a saisi la nuit et déteint sur la veille. Rien à faire, tout est pourri, même pas à refaire, défait, "ad libidum". Il faudrait que ça cesse et on ne cesse d'y penser. A quoi ? A la Vie où il n'y a rien, pas toi, pas les autres, plus d'amour, juste des traces de mon esprit qui sombre.
Et moi, je rêve de toi constamment. Des fois, c'est bien, d'autres non. Mais toujours je continue à rêver de toi. "..et je ne sais même pas si je vais au Paradis ou en Enfer." Définitif.
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mercredi 5 septembre 2012
L'amour qui tache.
J'ai ré-écouter Zappa cet an-ci. Et j'ai retrouvé cette petite perle salace : "Dirty love". 'Donne moi ton amour sale..."
- Papa, c'est quoi "l'amour sale" ?
- Oh rien. Juste quelques taches, mon chéri. Généralement, ça part en machine à 90°.
- Papa, c'est quoi "l'amour sale" ?
- Oh rien. Juste quelques taches, mon chéri. Généralement, ça part en machine à 90°.
mercredi 22 août 2012
Funny Rock n' Roll thangs
Frank Zappa se demandait avec raison si "l'Humour appartient à la musique ?" C'est très difficile à faire mais quand ça marche, c'est étonnant et réjouissant. Voici deux groupes anglo-saxons et deux groupes français qui ont réussi magistralement à faire rire en (bonne) musique : Les Charlots, Zappa lui-même, Odeurs (de Ramon Pipin, ex-Au bonheur des Dames) et le Bonzo Dog Doo Dah Band (des potes des Beatles et des Monty Python).
Les Odeurs sont vraiment de fabuleux musiciens. Allez, deux vidéos pour la route.
Il existe aussi une solide tradition de musique noire américaine délirante. Deux exemples assez frappants (le deuxième surtout).
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vendredi 17 août 2012
Dylan, Harper - Thieves like us
J'ai pour habitude de dire que c'est Bob Dylan lui-même qui a fait les meilleures versions de ses chansons. Je connais au moins une exception, sous réserve de n'avoir pas entendu toutes les versions live de celle-ci par Dylan, c'est "Girl from the north country" interprétée par Roy Harper. Je la mets ci-dessous (en plus, il fait un joli speech d'introduction). Encore en-dessous, une vidéo du fabuleux "Hallucinating light", signée du même Harper. A un moment donné il fout de l'écho dans sa voix, balance des petits gimmicks de guitare électrique plein de feeling, et là, on décolle avec lui.
On a beaucoup glosé sur Jeff Buckley, c'est pas mal, c'est vrai, mais les songwriters de plus grand talent sont légions dans les Sixties et les Seventies, à commencer par son propre père, Tim. Il y a aussi Emmit Rhodes, Roy Ayers, Nick Drake, Syd Barret, Duncan Brown, Harry Nilson, Warren Zevon, John Martyn etc, etc, etc, et donc, Roy Harper. Ainsi, voici deux chansons bouleversantes. En bonus track (c'est la mode), une excellente version de "Like a rolling stone" par Spirit, groupe américain sous-estimé de nos jours, voire simplement oublié, et c'est dommage.
Roy Harper
Spirit. Le Leader s'appelait Randy California. Quel nom à la con !
lundi 9 avril 2012
Des souvenirs.
Michel Duchaussoy est décédé il y a peu. Je mets ici un extrait assez croustillant des "Stances à Sophie", film peu connu de Moshe Mizrahi, où il apparait. Par la même occasion je peux aussi rendre hommage et payer mon tribut aux actrices Bernadette Lafont, Bulle Ogier et à l'Art Ensemble of Chicago qui en a signé la musique sur laquelle, pour l'occasion, Fontanella Bass a posée sa voix.
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dimanche 18 septembre 2011
SOUL FOOD
Je ne suis pas un grand fan de Jeff Healey mais cet été un live du lui et son groupe datant de 1994 a été publié, et il s'y trouve une des plus belles versions de "All along the Watchtower" de Dylan. Je ne résiste pas au plaisir de la mettre sur ce blog, blag, blug. Les entrelacs de guitares sont simplement magnifiques, emplies d'âme et l'esprit soufflait fort ce soir-là au club "At Grossman's".
En dessous, encore un classique de Dylan, "Like a rolling stone", dans une excellente version West Coast de Spirit. Là encore l'esprit souffle. Catch it !
En dessous, encore un classique de Dylan, "Like a rolling stone", dans une excellente version West Coast de Spirit. Là encore l'esprit souffle. Catch it !
jeudi 30 avril 2009
Hedayat or Léger ? Hédayat !
Voilà Jack-Alain Léger en d'autres temps. " O tempora, O mores !"
Il a saisi quelque chose de l'époque, de l'air du temps. D'ailleurs voici "Something in the air" de Thunderclap Newman, l'hymne hyppie que Pete Townsend n'a jamais composé mais qu'il a produit. Un peu plus ancien qu'Hédayat et splendide.
Il a saisi quelque chose de l'époque, de l'air du temps. D'ailleurs voici "Something in the air" de Thunderclap Newman, l'hymne hyppie que Pete Townsend n'a jamais composé mais qu'il a produit. Un peu plus ancien qu'Hédayat et splendide.
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