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lundi 18 septembre 2017

Queeny of The Stone Age.

Marrant. J'ai mis un peu de temps a m'en rendre compte mais Mark Ronson, producteur de variétés angliches plutôt bon, a fait un sacré boulot sur le dernier Queens of the Stone Age. Il a enlevé toute la graisse qui enveloppait chaleureusement leurs bons albums et les compositions de Josh Homme s'en trouve allégées, comme épurées d'une gangue qui devenait fatigante à supporter. Plus Pop ? Pas vraiment, plus aérées je dirais, ça reste Rock. On peut entendre sans se lasser les chansons du groupe enfin redevenues "basiques" alors qu'ils avaient fait un effort surhumain pour sonner comme un 35 tonnes, ce qui était une bonne idée mais aussi une impasse. Je vous conseille l'écoute du très bon live qui suit, les gars ont gagné en tranchant, en spontanéité, ils sonnent comme jamais. J'avais vu Them Crooked Vulture en concert au Zénith de Paris et c'était plus possible une telle lourdeur, un tel surpoids (bon, c'était avec ce con de bassiste de Led Zep, groupe haïssable, il est vrai). Je suis sûr aussi que Josh Homme y va moins fort sur les drogues et les adjuvants, ce qui fait qu'il est pointu, le bougre.
Mais qu'est devenu "le gras" des Queens ? Et bien, il se balade dans les égouts de Londres et est surnommé "Fatberg". Il est immonde et finira, paraît-il, au musée. Beurk ! (Quoi ? le Musée ?)
A part ça, je pense souvent à Donald Fagen, la moitié survivante de Steely Dan. Il est triste, c'est certain. Fera t-il un autre album ? Pour exorciser sa peine, c'est ce qu'il a de mieux à faire. C'est un créateur, il le fera. Il y a un live intitulé 'Live in America", un live "officiel", qui permet de se rendre compte de la qualité musicale incroyable des chansons composées par le duo Becker/Fagen. Allez-y jeter une oreille de ma part.

mercredi 28 juin 2017

Roger Nelson meets Warren Zevon.

C'est un truc un peu secret en France. Je veux parler de Warren Zevon, qui était très connu aux States. Il est mort maintenant. Je l'écoute depuis longtemps et il a pondu de véritables perles de la chanson américaine. Il y a un jour où il m'a fait vraiment plaisir c'est celui où il a repris "Rasberry beret" de Prince avec les mecs de R.E.M.en guise de sidemen. C'est vraiment bon et je suis un mordu absolu de sa voix. Les deux sont morts maintenant, Prince et Zevon. Il reste leurs pépites sonores à écouter sans fin.

vendredi 18 avril 2014

Guitar freaks on dope III

Pendant un bon moment, pour moi, le fin du fin en matière de guitare c'était ça, Gang of Four : "Paralysed". Même aujourd'hui je trouve ce truc incroyable et pertinent. Ça n'a pas pris une ride et leur album "Solid gold" est merveilleux de tension et de musicalité oppressante/libératoire.

Inutile de vous dire que j'ai mis un peu de temps avant d'apprécier les subtilités de, mettons..., Traffic et John Mc laughlin par exemple.

mardi 22 octobre 2013

"La Torpille, Esther, la Torpille !".

Georges Descrières est décédé. Acteur monocorde, je ne l'ai jamais vu jouer qu'un seul personnage qu'il baladait au fil des feuilletons de l'ORTF et des pièces d'Au Théâtre Ce Soir. Deux ou trois tics auront suffi à ériger en une quasi perfection une quasi nullité d'une efficacité redoutable. Une fois qu'on a vu le bonhomme dans "Arsène Lupin" ou "Sam et Sally", on le l'oublie plus. Je me souviens donc, et avec une certaine nostalgie, de ces années brumeuses d'éveil sexuel où ses partenaires féminins, Corinne Le Poulain et Nicole Calfan, enchantaient mes pupilles et certains de ces partenaires masculins, Henri Vilorgeux par exemple, brillaient de malice
Corinne le Poulain....Ah, j'aurais donné je ne sais quoi pour l'embrasser. Quelle coquine elle faisait ! C'est comme Danielle Lebrun dans "Vidocq". Aie, Aie, Aie, rien que d'y penser, je ....
suis ému. Nicole Calfan ? Je suis sorti avec elle peu de temps après la série.
Bon, foin de ses souvenirs télévisuels que je pourrais partager à satiété avec nombre d'érotomanes de mon âge, c'est pas le tout, mais il faut rendre hommage à Descrières et comme, au fond, j'en ai presque rien a foutre de Descrières, je vais quand même mettre Corinne le Poulain qui nous fournira à tous un grain à moudre assez mettons.... présentable.
La voici dans un bout du feuilleton tiré de Balzac, "Splendeur et misère des courtisanes". C'est d'une qualité à couper le souffle. Aussi bon que du très bon  cinéma ; d'ailleurs, à cette époque-là, le cinéma, au sens classique du mot, était à la télévision. Georges Géret est parfait en Vautrin, Corinne le Poulain au delà de tout qualificatif raisonnable.

Mais pourquoi Géret assène-t-il à le Poulain :"La Torpille, Esther, La torpille ! " ? Et bien c'est qu'Esther était réputée, avant de connaître la rédemption par l'amour du jeune Lucien, pour être une des courtisanes les plus aptes sur la place de Paris à faire sombrer les fortunes les plus solides.
C'est pas de moi, c'est du Balzac !
Bon, je vais quand même mettre un bout de Georges Descrières, vous allez voir, il est impayable, quand à Corinne le Poulain, elle est au delà de tout qualificatif raiSOOONNNNNable. Ouf, ça va mieux.

mercredi 23 janvier 2013

Bill Fay : un poète et un terrien en 2013

Il y a parfois des petits miracles. L'album de Bill Fay paru en août de l'année dernière en est un. Cet homme n'avait rien sorti depuis 1971. Et voilà qu'il nous pond un petit chef-d’œuvre de tristesse, de délicatesse, de sensibilité. Complètement désabusé sur l'évolution de notre monde et de la Société (c'est pourtant un beau mot), il trouve quand même la force et le courage simple de remercier Dieu et les hommes (cf le très beau "Life is people"). Il dit lui-même qu'il est un "street sweeper in your city of dreams", un balayeur de rue dans la ville de rêve. C'est une bonne définition du Poète, qui, depuis le début des Temps, se bat pour faire ici-bas le lien entre le Ciel et l'Enfer. Drôle de boulot.

mardi 13 novembre 2012

Je m'appelle Dan, Steely Dan.

Il existe encore des incrédules, des mécréants, des rebelles sans cause, bref des bois-sans soifs, pour aller en répétant à l'envie à des âmes innocentes et vulnérables que Steely Dan est un groupe hautain qui manque de "feeling". Alors, il me faut remettre l'ouvrage sur le métier. Voici une pépite soul tirée du dernier album de Steely Dan avant la séparation de 1981. Donald Fagen y constate avec une amertume teintée d'ironie et d'auto-dérision (comme toujours chez lui) qu'il n'a plus rien a dire aux gamins de 19 ans ( les Punks, les New-Waves, pour faire gras. C'était moi, en l’occurrence, mais ça aussi, c'est dans la chanson). Et il paye sans rechigner son tribut aux Maîtres et Reines qui l'ont inspiré. Aretha Franklin est clairement citée et, que je sache, elle n'était pas connue pour pratiquer le Garage US.
Ah, que c'est bon ! C'est groovy, c'est juteux, c'est délicieux ! Et d'ailleurs, on entend Fagen marmonner de plaisir pendant une grande partie de la chanson. Si CA, c'est pas de la SOUL, je mange ma collection de disque de chez TAMLA MOTOWN !
MAIS, il est vrai que ce n'est pas racoleur (ce n'est pas Wilson Pickett, ni même l'Issac Hayes de "Shaft"), que c'est une soul subtile, d'élite, soignée, faite pour prendre soin de soi et des autres. D'AILLEURS, qui citerait dans une chanson la seule marque de Téquila un peu classe sur le marché, la Cuervo Gold, s'il n'avait à cœur de  faire les choses bien, dans les règles de l'Art ? Personne, sauf de méticuleux et grands artistes Soul.
La Cuervo Gold est la seule Tequila qui puisse se comparer à un cognac. Alors, si vous voulez faire du Binge Drinkin' sur du Dubstep de merde (et j'admets volontiers qu'il en existe aussi du bon), c'est votre problème !
Je mets les paroles, elles sont magnifiques. Il y a des références à la culture populaire américaine mais vous trouverez facilement les explications sur le Net.
NB : Donald Fagen vient de sortir un album solo impeccable. Aussi bon que celui de Neil Young, dans un tout autre genre.

Way back when in 67
I was the dandy
Of Gamma Chi
Sweet things from Boston
So young and willing
Moved down to Scarsdale
And where the hell am I

Hey Nineteen
No we can't dance together
No we can't talk at all
Please take me along
When you slide on down
[ Lyrics from: http://www.lyricsfreak.com/s/steely+dan/hey+nineteen_20130113.html ]
Hey Nineteen
That's 'Retha Franklin
She don't remember the Queen of Soul
It's hard times befallen
The sole survivors
She thinks I'm crazy
But I'm just growing old

Hey Nineteen
No we got nothing in common
No we can't talk at all
Please take me along
When you slide on down

The Cuervo Gold
The fine Colombian
Make tonight a wonderful thing
We can't dance together
No we can't talk at all

samedi 26 mai 2012

Sun. Strictly Sun.

Bon, ben il fait beau.

Un petit bijou.

Un autre. " See the, see the sun, it shines...."

Un troisième. Peau noire alanguie sur canapé de cuir chauffé à blanc.

Bingo ! Même les Small Faces s'y mettent !

Et pour finir, les rois de la propagation du rayon solaire et de ses bienfaits, les maîtres de l'emballage en deux temps, trois mouvements, bronzés jusqu'à l'os : les Garçons de la Plage