Bon, là, c'est vraiment fini de chez fini. A l'heure où l'institut Lumière de Lyon nous propose dans le même mouvement de célébrer Henri Verneuil ("Cinéaste capable du meilleur comme du pire", dixit Bertrand Tavernier) et donc de refermer définitivement sur lui-même le grand livre de l'aventure fantastique et fantasmatique que fut le Cinéma, que faire ? si ce n'est une toute petite proposition d'un ajout minuscule, d'une dernière critique, humble et sensée du grand exégète de ce Livre flamboyant que fut Serge Daney ?
Que dit-il ? Oh c'est un petit codicille, des choses modestes et vraies que personne ou presque ne peut plus entendre, "l'énergie de faire quelques réflexions" comme il disait lui-même avec lassitude. Daney nous a appris plein de choses sur le Cinéma. Il le dit dans la vidéo, c'était son boulot de critique. Il nous a aussi appris à lui dire adieu, un peu comme lui l'a tristement fait à la fin de sa vie. C'est très appréciable. Ca aide à faire son deuil.
Essayez de faire abstraction du bastringue alentour, de Melvil Poupaud, de la Cinémathèque, du cérémonial dévot des quelques fêlés qui sont là, bof, ça n'a guère d'importance, et concentrez vous sur la parole de Daney. Ça jaillit, c'est limpide, vif ; une source intarissable. C'est pas un bel enterrement, ça ? Imaginez-vous que vous auriez pu mourir juste après avoir vu "Django Unchained" (Tarantino étant une sorte de Verneuil américain) sans avoir écouté ça ! Ça dure huit minutes.
vendredi 18 octobre 2013
jeudi 17 octobre 2013
C'est du bois, Dusapin ou de la merde ?
Alors, Pascal Dusapin c'est de l'Art ou du cochon ? La question s'est toujours posée tant ce mec la surjoue définitivement "génial", gravant lui-même en lettres d'or son nom au frontispice de dame Postérité. Il y a anguille sous roche. Tous les génies que j'ai eu l'occasion de voir, d'entendre et même de rencontrer se ressemblent. Ce sont des gens humbles et ils ne la ramènent pas à tout bout de champ. Ils ont deux ou trois obsessions qu'ils font fructifier tranquillement et se tiennent légèrement en retrait du boucan médiatique. Dusapin, c'est l'inverse, il veut exceller partout et se démerde pour être toujours sous les feux de l'actualité. C'est plutôt bien ce qu'il fait mais est-ce que ça passera la rampe du Temps ?
Un indice. L'autre jour, il était l'invité de Jean-Pierre Derrien sur France-Musique et ce dernier lui demande ce qu'il lit en ce moment. Je ne sais plus ce qu'il répond mais il ne peut s'empêcher de rajouter : "Je lis beaucoup, je l'ai commencé (le bouquin) avant-hier et je l'aurais fini ce soir". Pourquoi cette précision inutile si ce n'est pour se faire mousser ? Dusapin, il est vaniteux, très vaniteux, et généralement, à l'usage, l'Art des gens vaniteux se révèle vain. A suivre...de loin.
Jouons-là donc malin. Henri Dutilleux, compositeur français de musique contemporaine est devenu un "classique" incontournable de son vivant. Son corpus d’œuvres est très restreint mais essentiel, alors je vais plutôt me rabattre sur lui pour mettre un morceau qui tienne la route (en attendant que Gérard Pesson daigne enfin nous offrir son foutu concerto). En plus (ou naturellement, au choix) Il n'était pas vaniteux.
"Tout un monde lointain". Je mets la première partie du concert, si vous aimez, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Un indice. L'autre jour, il était l'invité de Jean-Pierre Derrien sur France-Musique et ce dernier lui demande ce qu'il lit en ce moment. Je ne sais plus ce qu'il répond mais il ne peut s'empêcher de rajouter : "Je lis beaucoup, je l'ai commencé (le bouquin) avant-hier et je l'aurais fini ce soir". Pourquoi cette précision inutile si ce n'est pour se faire mousser ? Dusapin, il est vaniteux, très vaniteux, et généralement, à l'usage, l'Art des gens vaniteux se révèle vain. A suivre...de loin.
Jouons-là donc malin. Henri Dutilleux, compositeur français de musique contemporaine est devenu un "classique" incontournable de son vivant. Son corpus d’œuvres est très restreint mais essentiel, alors je vais plutôt me rabattre sur lui pour mettre un morceau qui tienne la route (en attendant que Gérard Pesson daigne enfin nous offrir son foutu concerto). En plus (ou naturellement, au choix) Il n'était pas vaniteux.
"Tout un monde lointain". Je mets la première partie du concert, si vous aimez, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
mardi 15 octobre 2013
Le Swing. Le Duke. Le Swing du Duke. Et le Pain béni.
Bon, j'ai parlé de Walt Disney dans le post précédent. C'est bien beau Disney, enfin, ça l'était, mais pour nous, les adultes aux grandes oreilles, aux grands yeux, aux grandes mains où sont le Cotton Club et la Revue Nègre, Les Nicolas Brother et Joséphine Baker ?
Je vous passe les chamailleries de gauche politiquement correctes qui tentèrent a posteriori d'esquinter Ellington à Harlem et Baker aux Folies Bergères alors que, chacun de leur coté,, chacun à leur manière, ils chamboulaient des têtes qui s'emplissaient de Swing et de sexes de toutes les couleurs, d'Amour et de Musique.
Non, je ne vais pas ergoter, juste mettre deux petits films qui font du bien. Joséphine Baker agenouillant un public aux anges de ses deux seins vainqueurs (Cf Delacroix) et Ellington enfonçant le clou d'une vérité première à grand coup de génie sans comparaison possible.
Baker au Casino de Paris en 1931 : Voici le lien pour l'avoir. C'est muet.
http://youtu.be/86HqDSY9l9A
Ellington en 1943. Magistral.
Je vous passe les chamailleries de gauche politiquement correctes qui tentèrent a posteriori d'esquinter Ellington à Harlem et Baker aux Folies Bergères alors que, chacun de leur coté,, chacun à leur manière, ils chamboulaient des têtes qui s'emplissaient de Swing et de sexes de toutes les couleurs, d'Amour et de Musique.
Non, je ne vais pas ergoter, juste mettre deux petits films qui font du bien. Joséphine Baker agenouillant un public aux anges de ses deux seins vainqueurs (Cf Delacroix) et Ellington enfonçant le clou d'une vérité première à grand coup de génie sans comparaison possible.
Baker au Casino de Paris en 1931 : Voici le lien pour l'avoir. C'est muet.
http://youtu.be/86HqDSY9l9A
Ellington en 1943. Magistral.
Le Livre. La jungle. Le Livre de La Jungle.
On m'a dit l'autre jour que Walt Disney s'était attiré les foudres de certaines bonnes âmes concernant le supposé "racisme" de son film "Le livre de la jungle" car les singes y seraient la transposition des noirs américains.
Évidemment, tout le monde se souvient de la scène merveilleuse où le Roi Louis danse un swing du feu de Dieu en implorant Mowgli de lui donner le secret des Hommes : comment faire le feu ? En fait, tout part de là. Et tout s'arrête là. "Le livre de la jungle" est un film assez complexe. Il est tiré d'un grand livre de Rudyard Kipling, auteur remarquable et l'adaptation est plutôt réussie. Il va de soi que, ni Kipling, ni les studios Disney ne pouvaient faire des singes des personnages simples. Vous avez déjà vu des grands singes de près ? Ca questionne tout de suite. Oui, cette question là, cette question de la limite entre eux et nous, de ce qui nous fonde nous autres, hommes. Il n'est pas de réponses simples, sauf pour les cons. En tout cas, si vous demandez à des mômes qui ont vu "Le livre de la jungle" ce qu'ils pensent des singes, ils vous répondront qu'ils sont drôles, rigolos, malins, un peu trop, qu'ils dansent bien et écoutent une musique encore meilleure que leur danse. Voilà jusqu'où voient les mômes avant qu'on ne leur remplisse la tête de merdes soit-disant "adultes" qui "élargissent" leurs horizons.
Je vais donc mettre "La chanson du roi Louis" ("I want to be like you" en anglais), en hommage à Walt Disney, à sa bande d'animateurs de génie, à Rudyard Kipling, à Baloo (qui craque, comme de juste "Im gone, man, solid gone.") et à Louis Prima qui chante, et qui était blanc.
Évidemment, tout le monde se souvient de la scène merveilleuse où le Roi Louis danse un swing du feu de Dieu en implorant Mowgli de lui donner le secret des Hommes : comment faire le feu ? En fait, tout part de là. Et tout s'arrête là. "Le livre de la jungle" est un film assez complexe. Il est tiré d'un grand livre de Rudyard Kipling, auteur remarquable et l'adaptation est plutôt réussie. Il va de soi que, ni Kipling, ni les studios Disney ne pouvaient faire des singes des personnages simples. Vous avez déjà vu des grands singes de près ? Ca questionne tout de suite. Oui, cette question là, cette question de la limite entre eux et nous, de ce qui nous fonde nous autres, hommes. Il n'est pas de réponses simples, sauf pour les cons. En tout cas, si vous demandez à des mômes qui ont vu "Le livre de la jungle" ce qu'ils pensent des singes, ils vous répondront qu'ils sont drôles, rigolos, malins, un peu trop, qu'ils dansent bien et écoutent une musique encore meilleure que leur danse. Voilà jusqu'où voient les mômes avant qu'on ne leur remplisse la tête de merdes soit-disant "adultes" qui "élargissent" leurs horizons.
Je vais donc mettre "La chanson du roi Louis" ("I want to be like you" en anglais), en hommage à Walt Disney, à sa bande d'animateurs de génie, à Rudyard Kipling, à Baloo (qui craque, comme de juste "Im gone, man, solid gone.") et à Louis Prima qui chante, et qui était blanc.
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mardi 8 octobre 2013
Heartbreak Hotel.
Pim Poum Pam
C'est le coeur
C'est le coeur qui bat une bancale mesure
Qui pèse un peu sur la poitrine
Pam Pim Poum
Près de la pointe que je sens quand je souffle
C'est le cœur qui avance
Sans bouger
C'est mon cœur triste qui fanfaronne
Et résonne et Pam, et Poum, et Pim
Il saute un coup de systole
Oh, comme il rigole !
Il voudrait une main forte
Qui, Pam Poum Pim
Le presserait bien fort
Comme une orange sanguine
C'est un bel effort pour une dernière idée
Mais c'est encore moi qu'il l'ai
J'entends Pim Pam, Poum
mon cœur qui bat
Et les petites douleurs viennent
Me font signe
De me taire et de laissez faire
Pam Poum Pim
Moi, je ne voudrais plus rien
Pourtant c'est bien moi qui meurt
Mon petit coeur
Si tu t'arrêtes
Pam, Poum, Pim
Je te laisserais faire
Je m'occupe d'autres
Petites misères
Et je laisse suspendu à ta bonne volonté
Poum Pim Pam
Le soin délicat de me tuer
La La La La
lundi 7 octobre 2013
Mon Royaume pour un riff ! (William Shake n' Spear)
Jools Holland est un des membres fondateurs du groupe Squeeze, fleuron de la Pop anglaise de la fin des Seventies et du début des Eighties.
A cette époque un déferlement de Popeux grand-bretons envahissait les ondes et les Hit-Parades mondiaux. Leur points communs ? Au moins deux : une classe naturelle de song-writer très haut de gamme, et un culot insensé qui ne laissait pas la moindre part au doute et toute sa place à l'inventivité. Le Monde allait voir ce qu'il allait voir. Effectivement nous vîmes, nous entendîmes, et nous nous rendîmes à ces César et Brutus de la suite d'accord qui change tout.
Alors il y avait, entre autre,
Jools Holland, donc, au sein de Squeeze. Dans ce clip-là, on ne peut pas le louper. Il est au piano.
Elvis Costello : Lipstick Vogue Nick Lowe : So it goes Joe Jackson : Got the Time The Vapors : Turning japanese. Et pour la bonne bouche (celui-là personne ne se vante de l'aimer) Bram Tchaikovsky ! Girl of my dream. Il y en avait tant d'autres, Madness, Les Jam, XTC, The Undertones, les Cure etc, etc, etc.... Il fallait bien ça pour refaire un peu pencher la balance de ce coté-ci de l'Atlantique après la vague amerloque des Blondie, Talking Heads, Television, les Ramones, Mink de Ville etc, etc, etc...
A cette époque un déferlement de Popeux grand-bretons envahissait les ondes et les Hit-Parades mondiaux. Leur points communs ? Au moins deux : une classe naturelle de song-writer très haut de gamme, et un culot insensé qui ne laissait pas la moindre part au doute et toute sa place à l'inventivité. Le Monde allait voir ce qu'il allait voir. Effectivement nous vîmes, nous entendîmes, et nous nous rendîmes à ces César et Brutus de la suite d'accord qui change tout.
Alors il y avait, entre autre,
Jools Holland, donc, au sein de Squeeze. Dans ce clip-là, on ne peut pas le louper. Il est au piano.
Elvis Costello : Lipstick Vogue Nick Lowe : So it goes Joe Jackson : Got the Time The Vapors : Turning japanese. Et pour la bonne bouche (celui-là personne ne se vante de l'aimer) Bram Tchaikovsky ! Girl of my dream. Il y en avait tant d'autres, Madness, Les Jam, XTC, The Undertones, les Cure etc, etc, etc.... Il fallait bien ça pour refaire un peu pencher la balance de ce coté-ci de l'Atlantique après la vague amerloque des Blondie, Talking Heads, Television, les Ramones, Mink de Ville etc, etc, etc...
British Soul I heard.
Un duo, non, un trio de pure British Soul. Amy Winehouse, Paul Weller et Jools Holland. Holland profite du passage des deux premiers et de la haute tenue de leur version du classique de Marvin Gaye pour se faire valoir et faire valoir la qualité de son Big Band. Effectivement, ça donne. Mais au fait qui c'est Jools Holland ? Lui qui remplace si bien ce con de Nagui au poste d'animateur d'émission de musique haut-de-gamme à la télé ? Réponse dans le prochain post.
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Bang ! Bang ! T'es mort !
La chanson française de tournure classique recèle de bien belles choses, toutes époques confondues. En voici une signée Bécaud/Amade chantée par Jean-Claude Pascal. Dans la vidéo on voit des affiches des films dans lesquels Pascal a tourné. Ils sont tous oubliés maintenant. Pourtant, il y en a des bons (relativement).
Paroles magnifique de Louis Amade, Préfet de la République Française et Poète.
Paroles magnifique de Louis Amade, Préfet de la République Française et Poète.
Octobre.
La nuit en Octobre certains souvenirs usent encore un peu plus. Il n'y a presque plus de corde sur laquelle tirer et le peu qui reste blesse les mains et le cœur. Même sur une Rumba triste les cuivres claquent comme un vent rageur.
Un bout de Musset.
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison !
Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur ;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer,
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vu pleurer.
Honte à toi, j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant ;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce coeur sans défense
Put sans peine être abusé ;
Mais lui laisser l'innocence
Était encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira ;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira ;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré !
Un bout de Musset.
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison !
Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur ;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer,
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vu pleurer.
Honte à toi, j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant ;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce coeur sans défense
Put sans peine être abusé ;
Mais lui laisser l'innocence
Était encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira ;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira ;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré !
It's the same old song !
C'est la même chanson...
Pure tradition française. Serge Gainsbourg - La noyée.
Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos curs et nos têtes,
A jamais, nous réunit
Pure tradition américaine. Neil Young - Down by river
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
You take my hand,
I'll take your hand
Together we may get away
This much madness
is too much sorrow
It's impossible
to make it today.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
Pure tradition française. Serge Gainsbourg - La noyée.
Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos curs et nos têtes,
A jamais, nous réunit
Pure tradition américaine. Neil Young - Down by river
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
You take my hand,
I'll take your hand
Together we may get away
This much madness
is too much sorrow
It's impossible
to make it today.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
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