lundi 27 septembre 2021

Wanda Jackson dans le tunnel de l'Amour.

Dans la série (infinie) "Les vieux c'est mieux"....

J'ai toujours aimé fréquenter les aînés. Ils savent des choses. On ne peut pas leur faire le crédit de l'innocence, non, mais ils ont fait des choses, ils se sont agités aussi comme des fous dans leur jeunesse et maintenant ils savent des choses. Il faut les écouter. Attentivement. Ainsi Wanda Jackson, extrêmement remuante en "Fujiyama Mama" sait tout de l'Amour. Elle a appris à la rude, sur la bête. Et l'Amour, ça n'a rien à voir avec "être gentil". Moi, on m'a fait gober cette chose immonde. Depuis que je me laisse aller à des méchancetés je vais mieux et je suis mieux aimé. Il s'agit pas d'être dégueu, hein, juste debout. Et impossible à renverser. Tenir la route, quoi. Holding on the funnel of love. Et, en plus, Joan Jett, qui coache amoureusement la vieille, commence aussi à s'amollir sous le bât des ans et des coups de bite. Je ne demande rien d'autre que ces constats charmants et sentis ; "Everyday is a gift".

samedi 28 août 2021

Pourquoi les femmes aiment-elles tant les Stones ? Parce que la frappe de Charlie Watts sonne comme une claque sur les fesses

Charlie Watts est mort. Les Stones, sans lui, quelle gueule ça a ? A mon goût, plus aucune. Ce ne sont plus les Stones même s'ils (les trois autres) vont jouer - et peut-être bien- sans Watts cet automne aux Etats-Unis. Ca n'aura plus la saveur étonnante de ce groupe de vieux-jeunes hautement inflammable.

Le bain Stones, je suis tombé dedans quand j'ai acheté la cassette de "Some Girls", l'excellente réponse de 1978 disco-rock aux oukazes des punks, et commencer par là c'est commencer par Charlie à son meilleur. Il est motorique, opiniâtre, agressif, il swingue le Disco comme personne, emballe les Rocks de l'album, c'est un humain-machine avec un coeur d'acier énorme. Après, je suis passé aux Stones des sixties, pas du Big Four ("Exile...", "Beggar's..." etc) mais du début jusqu'à 68. Je me suis aperçu qu'ils sonnaient mieux que tout le monde, ricains y compris et que Watts, l'infatigable Watts y étaient pour beaucoup. Quelle frappe ! Quel pied de plomb ! Quelle tenue ! Quelle subtilité ! A l'égal de ces idoles jazzy, à l'égal d'Al Jackson, de Roy Haines, mieux qu'Hal Blaine du Wrecking Crew. Sans Charlie Watts, Keith Ridchards n'aurait jamais pu développer son jeu de contre-temps imprévisibles, sans la sécheresse de sa frappe pas de guitares vibrantes et grasses comme dans le RnB' sudiste. Sans Charlie, pas de Stones. Il fait partie intégrante de leur son, de leur magie si particulière et si efficace à déclencher la fièvre et la danse. Je vais m'employer à montrer ça dans les morceaux qui illustrent ce post et où le rôle joué par la batterie est prépondérant, très audible. Allons-y, et merci Charlie Watts.

dimanche 15 août 2021

Chuck the Duck says : "Life is mostly hard work !"

- Qu'est ce que vous faites dans la vie, fils de con ?

- Comme tout le monde. Je creuse.

- Ah! Ah ! Votre tombe ?!?

- Non.

- Mais quoi alors, enfant de putain ?

- Mes microsillons, je creuse mes microsillons.

- Argh ! 

- Oh, y'a pas de quoi flipper ! C'est tout à fait normal. On a des outils modernes pour ça. Youtube par exemple.

lundi 19 juillet 2021

Karen Black is back post-mortem !

C'est vieux, enfin un peu. Pas tant que ça. Les États-Unis étaient un ailleurs absolu, un Autre majuscule qui inondait la France d'images, de sons, de chants et de danses, venus des profondeurs du pays, tout au fond et qui bousculaient tout, changeaient tout jusqu'à nos perceptions et nos affects. Ce qui fait le corps et l'âme d'une terre est parvenu jusqu'à nous et a modifié nos âmes et nos corps. Nul n'a été pareil après John Wayne, Gary Cooper, Marilyn Monroe, Elvis Presley, Otis Redding, Louis Armstong, Neil Armstrong. Robert Crumb, Andy Wharhol, Mohamed Ali. On a parlé d'hégémonie et crié "US go Home". Mais l'impact des coups sur les yeux, les oreilles, TOUS les sens, a été beaucoup trop fort pour que tous, en France, nous n'en soyons pas changés d'une manière ou d'une autre, le plus souvent en ravivant nos envies et en en créant de nouvelles. Les plus hardis y sont allés voir et en sont revenus transformés à jamais, plein d'images d'Epinal pour les pires (Labro), et plein d'énergie  nouvelle pour le reste de leur vie pour les meilleurs (Skorecki, Jean Clair, Demy et tant d'autres). Ils ont tous été brillamment français (Qu'est ce que ça veut dire ? C'est une autre question. Pour ce coup-ci mettons vieux-monde...), complètement frappés d'U S A, tous originaux, tous valides et valables jusqu'à plus soif. Et après que cette soif est devenue inextinguible, "Bigger than life", d'une dimension nouvelle et altérée d'alcools différents, ils sont tous devenus des Maîtres à suivre, à aimer et à envoyer paître. Amen ("Ouvrons Le Livre et chantons etc,etc..."Je suis pour ma part à cinquante pour cent américain.)

Une des dernière fois où les Etats-Unis ont eu cette dimension unique et séminale, ce fut dans les seventies, avant que la puissance du business ne vienne fracasser tout et tous pour le meilleur et pour le pire, avant que Wenders ne tourne "Paris -Texas", avant Percy Adlon et avant les Pixies et Husker Du qui braillaient déjà leur désespoir pour des cyniques à la Bret Easton Elis. Tout ce qui vient de cette décennie et de là-bas, intrigue, frappe, retourne. Des claques qu'on prend, encore et toujours. La Preuve ? Écouter d'un peu près les quelques chansons qu'on a retrouvées de Karen Black, actrice phénoménale, qu’Hitchcock avait choisie pour son ultime film (où elle excelle), capable de supporter un aussi mauvais film qu'"Easy rider" et d'illuminer "Five easy pieces" Elle en est la démonstration ultime. C'est d'une beauté touchante et renversante et ça vient chatouiller furieusement nos ouïes engourdies par d'autres décennies de satanisme cheap. D'où viennent ses brimborions hantés et généreux ? De là-bas justement, de ce pays où on est un peu plus grand, pas forcément plus con et toujours à cheval (sur quoi ? à voir...), où l'Autre est un démon ou un dieu, et qui échoue, pour l'instant, à accoucher d'une autre humanité. Là-bas, on regarde vers le désert et ça arrive. Quoi ? On ne sait pas encore mais on va pas tarder à le prendre dans la gueule.

Pour Karen Black, un dernier mot : sublime !

samedi 10 juillet 2021

Burgalat en pleine zone de confort.

Ce qui fait que le dernier Burgalat est relativement moins bon que les précédents c'est que le chanteur/compositeur y est trop facile, et qu'il y fait un peu le malin, maintenant qu'il a trouvé ses trucs, ses gimmicks. Dans les albums d'avant cette sécurité nouvelle, l'incertitude et la prise de risque étaient constantes et débouchaient sur des beautés surprenantes et originales, grâce aux paroles chiadées, aux suites d'accords inédites et à sa voix peu sûre, limite brisure. Cette magie a disparue, le confort règne, l'album va se vendre, il est comestible par le plus grand nombre. C'est un peu vachard de reprocher ça à Burgalat, car il a travaillé d'arrache-pied pour arriver à un peu de confiance en soi et il mérite son succès. Certes, mais, faire avec c'était mieux que faire le malin, et ici, la recette remplace la maestria du cuistot. C'est comme son ami Houellebecq, il n'aurait jamais du avoir un tel succès, ça l'a flingué comme écrivain. Il faudrait tout recommencer, faire un pas de côté et repartir à zéro. C'est impossible. Le star-système médiatique avale tout et recrache tout en purée sans odeur ni saveur. Il bloque, arrête, stoppe et on devient sa propre caricature, Guignols de l'info ou pas. Créer demande une part de silence, un léger déplacement qui ne mette pas dans la lumière mais favorise l'ombre et ses mystères comme matrice de ce qui vient au jour, un jour un peu blême, sans soleil aveuglant, sans applaudissements, un jour parfait qui mérite l'oubli.

Alors, Burgalat facile et moins bon que son modèle, ici Michel Legrand. Burggalat risqué, à la recherche d'harmonies inouies, éclatant son modèle, ici Burt Bacharach. Enfin, Burgalat rendant hommage et sublimant son modèle, ici Smokey Robinson. Impossible, pas Smokey ! Ecoute !

dimanche 4 juillet 2021

Un coup de Poésie pour toi et moi.

T'en as marre ? Je comprends ça. On dirait qu'on est entouré, comme cerné. C'est duraille, c'est Little Big Horn. Une sauterie pas possible, des cris de joie, des hurlements, et t'es pas invité à la noce. Pas d'enfants dans les pattes, pas de femme sur le dos comme un vivant et chaudard scarabée. Ah la la, tes conneries sont toujours les mêmes ! Souffle un peu. Crache ta colère, lis ce qui suit et laisse reposer la pâte, qu'elle redevienne bonne. Tu n'es pas au bord du précipice, tu as le temps, comme Achille, de digérer certaines avanies inéluctables et, vas-y, dors un peu par-dessus.

L’espoir n’a pas une tête de militant

Ni deux, ni trois

Ce n’est pas la Cagoule ou l’Acéphale

Il a un visage d’amant, avant l’oeuvre blanche de chair délivrée

Il sourit de tout son charme tonitruante

En des volutes et des rocailles

Sur des champs de bataille

Des lits effondrés d’ardeur, plein de jouissance

Bruissante de caresses

L’espoir a la peau goût cannelle

Bronzée par l’azur, salé d’embruns

Il vient de plus loin que la mer

Il est d’Orient, et désorientée

De Charivari, d’Ispahan et D’Izmir

Arrivé avec des caravanes d’opium ou de soie

Il fond sous la langue et, foutre Dieu

Se répand en jus, entre les cuisses

Au mont boisé qui aise la grimpe

Il est là l’espoir, il dit « Merde » et « Au revoir »

Il dit « Demain »

Avec l'écriture inclusive, ce texte, qui se sert de la beauté du Français tel qu'il est, ne serait pas possible. A méditer. Les injonctions actuelles visent surtout à supprimer, le trouble, à assigner à chacun une déviance propre et caractérisée. Le trouble, l'incertain c'est le début de l'érotisme et de sa violence anti-sociale. On n'en veut plus. On veut du pur. Les Nazis aussi voulaient la pureté.

Ce qui suit est, pour sa part, à écouter avant la sieste, qui est plaisir qui sera bientôt interdit. Il faudra plutôt faire du Tai-Chi ou aller à la salle, comme on dit.


 

Mon histoire avec Seal.

Quel Gentleman ce Seal !!! Tu comprends pourquoi c'est lui qui fuck Heidi Klum et pas toi ? Tu comprends, pauvre naze ? Look & learn.
;;;

Un souvenir. J'avais 24/25 ans, je savais pas trop comment j'allais faire pour continuer mais j'avais envie de vivre, comme le "solitary brother" de cette chanson.

Plus de trente ans plus tard, j'ai toujours autant envie. Il a juste fallu passer par la case "reset" avec d'autres mal-embouchés. Case grillagée où j'écoutais ce qui suit avec peur et gourmandise. Et paf, encore un souvenir avec Seal (et Trevor Horn) ! Elle est jolie l'histoire. Et tant pis pour Heidi Klum.

mercredi 30 juin 2021

Philosophie : un dernier axiome bien tassé pour la route !

J ai fréquenté et lu un peu tous les philosophes. C'est vraiment pas du boulot cet' histoire. La plupart d'entre eux n'aiment pas les Hommes à cause de leur limitation, les autres n'aiment pas la Vie, ou excessivement. Bref, c'est casse-couilles et ça ne mène à rien. Finalement, j'en suis arrivé à une ligne de pensée qui tient en deux maximes assez fortes, que je trouve définitives. L'une s'adresse plus particulièrement aux hommes, l'autre plus particulièrement aux femmes. Les deux marchent ensemble. Alors

1 - "Je bande donc je suis."

2 - "Je pense donc je suce."

La première est de moi, la seconde est de l'artiste-plasticienne Annette Messager. Vous trouvez ça un peu léger ? Allez donc vous faire enculer, on en reparle après.


samedi 26 juin 2021

Dance, white boy, get on the dancefoor and shake that ass !

 Le Rock....

Il faut bien se mettre dans la tête que le Rock, à la base, c'est un truc pour les ados, pour les djeun's. C'est pour les seins qui poussent, les pénis qui s'allongent, les hormones qui parlent fort et envoient chercher le contact avec le corps de l'Autre. C'est violent, bruyant, c'est un cri à peine formé mais c'est mieux que rien et tant pis si ça fait peur aux vieux, ou plutôt tant mieux. Il faut comprendre que le Rock commence avec des historiettes débiles d'adolescents, des minauderies de minettes et des branleries de minets. Ca réjouit, ça échauffe, ça titille, ça explose, ça jouit n'importe où, en plein jour, le soir venu dans la bagnole de papa, tout est bon à prendre. Il y a un mélange entre le "gamin" et le "grand" mais surtout jamais de sérieux, si le sérieux c'est ce qui fait survivre Maman comme un Zombie. C'est ce qui suit le Rock. En tout cas ça commence là. Les mains frappées, les paroles surréalistes, les culs qui se trémoussent, les appels au coït. - Mais toi, Oncle Rock, tu es vieux ?

- Pas tant que je bande en regardant des jeunes femmes.

- Gros dégueulasse !

- Et puis j'ai un métier..

- Ah oui ?

- J'ai les clefs d'un musée que presque plus personne ne vient visiter. . Quand on veut m'écouter, c'est moi qui ouvre les portes. L'âge ? C'est ça, on apprend à faire avec moins. C'est bien aussi, mais faut pas le dire...

Et quand les gaziers ont grandis sans trop vieillir, parfois, ils arrangent leurs pulsions, leur phéromones et donnent une forme à ce chaos plaisant. Dans le meilleur des cas c'est beau. Alors, on appelle ça de l'Art. Vous inquiétez pas c'est vieux comme le monde ce truc et, si c'est bien fait, ça colle le feu ardent aussi. Un exemple ? Danse toujours, actuelle comme les 17 ans de Rimbaud, la dépression de Baudelaire, pour maintenant et toujours.

mardi 8 juin 2021

Dans ta face !

Ah, il l'a pas volée sa mornifle ! On lui avait dit, pourtant, 'tention Manu, tu commences à faire un peu tête à claques, là ! T'es plus sharp comme dans l'temps ! Tu loses ton edge ! Ben, voilà, ça a pas loupé, il écoute po quand on lui parle c'te bourrique ! En hommage à tous les tartempions de la Terre, les casses-burnes plus où moins gradés, je mets la vidéo ci-dessous. Allez, faites un p'tit effort, imaginez que c'est le P....M...., vous verrez, ça soulage !