Noël et le Rock ce n'est pas toujours aussi tendu que dans ma tête déglinguée. Des fois, ça fait même très bon ménage. La tradition des albums ou des chansons de Noël par les artistes américains est vénérable et actuelle. Elle a donné naissance à de véritables beautés à la carrosserie rutilante comme celle du char de Santa. Ah, déjà, voyez-vous, le vers est dans le fruit, car la motorisation ne suit pas toujours. Mais enfin du "Santa Claus is coming to town" de Springsteen en passant par le "I Believe in Father Christmas" de Greg Lake jusqu'à l'album parfait du Peter Pan du Rock "A Christmas gift by...", le vrai, j'ai nommé Phil Spector, tout ces trucs et azimuts sont bons et estimables. Ouais. Le problème est le suivant : Noël est lénifiant. Le Rock c'est tout le contraire, ça énerve. Pour résoudre cette équation, certains artistes vont chercher quelque chose de l'enfance, de l'ambiance de conte de fées de Noël, de l'excitation des enfants et en injectent dans leur Rock, d'autres vont aller vers la pompe, l'office, le grandiose, une petite part parlera sans emphase du Christ, surtout du coté de la Country. Là, il est question de naissance. Tout homme, et donc tout rocker, peut comprendre de quoi il en retourne; de la souffrance particulière attachée à la première, des autres qui la suivront quand il faudra changer de peau pour continuer à vivre (et tout ça sous l'oeil de Dieu). Mais là encore le bât blesse, car la plupart des rockers sont des impies qui ne croient qu'à la puissance de leur son et à la séduction tragique de leurs gueules de petits démons. D'où l'aberration ci-dessous où deux Pistols et trois Thin Lizzy, groupes sulfureux s'il en fût, tentent, sans rire à gorge déployée, une prière de Noël pour leurs fans. C'est gentil de leur part mais c'est idiot. Je dois avouer que je trouve ça assez drôle.
lundi 3 janvier 2022
Santa Close ta gueule !
samedi 25 décembre 2021
C'est trop con Noël !
Faut passer dessus avec un bulldozer. Ci-dessous, des aidants...mécréants aussi...sauf pour l'art et l'amour...
Too much Christmas can damage your health.
Aujourd'hui, c'est la fête...On va s'en mettre ras la nénette...Et plein derrière la tête.... D'ailleurs de nénettes il sera question....Où est passée la Mère Noël...?.La plus belle pour aller danser.... La plus belle.... La plus belle...? C'est pour le Père Fouettard... Et vas-y que j'te....Et vas-y que j'te fouette... J'ai du manger trop de fromage... J'rêve mal garé...de traviole...Dors avec moi et t'en verras de belles... Jusqu'au prochain cauchemar...la prochaine fête...la prochaine déroute de Noël....T'as pas le mojo...? Ah,putain ! Trop, trop, trop....ça veut dire, pas assez... et inversement...
vendredi 24 décembre 2021
J'tire sur la cheminée pour enfumer le Père Noël.
...en temps normal, j'écoute France Gall et Steely Dan... Mais pour le blog j'fais genre...Rock et tout et tout, accroché à sa bécane et son attitude. Comme ça, quoi...Oh, j'aime bien aussi, ça en jette les cascades mais moi l'accélération, j'peux plus....Fatigué.... Oncle Rock est en sueur pour un rien....Oh, I'm the great pretender.....Allez, encore un tour de manège pour Noël. C'est pour vous.
mardi 7 décembre 2021
Caca, pipi, Berry !
Je me demande comment j'ai pu survivre au déferlement de rage pure des Pistols ci-dessous. Fallait-il que j'en aie moi-même un sacré paquet à revendre pour soutenir la décharge. Après ça, quand on se calme un peu, tout n'est que bénef et construction, même le zéro et l'abîme. Je m'en suis donc sorti par un récit, comme de juste, une histoire. Oh, elle prête à rire et elle est plutôt courte ! Qu'importe, il y a des péripéties, des détours plus ou moins sinueux et tartes, des trucs et des machins et même de l'Amour. Voici des choses de base que je connais un peu, des trucs salaces et enfantins que seul Chuck Berry (que Keith Richards compare astucieusement à Shakespeare) savait amener comme de la merde en plein banquet. Régalez-vous !
L'arnaque du Rock n' Roll. Toujours et encore.
1975 : Rien. Plus de colère hippie, plus d'utopie hippie, rien. 1976 : Début de l'utopie Punk, fondée sur le rejet de la société telle qu'elle fonctionnait et celui de l'utopie hippie "Peace & Love" Ah, ça marche pas l'Amour et la Paix ? Voici le Bruit et la Fureur ! Et on dit "oui", à la Vie, toute la Vie surtout quand elle est menacée par les velléités d'avortement d'une "fucking disgrace" ("Bodies", Sex Pistols) Ah oui, vraiment ? Comment on deale avec la Vie moderne et les femmes modernes ? Comment on deale avec ce qui sous-tend le "Marché" et la spéculation ? Ca suffit la colère et la rage ? Que nenni, Kids. Mais chaque chose en son temps, pour l'instant, écoutons le souffle de la rage qui s'auto-flagelle en majesté. Là, maintenant, il n'y a rien à ajouter. D'abord, crier. Pour les solutions, on verra après.
Sex Pistols "Pretty vacant" (Mc Cartney trouvait que c'était du bon Rock. Peter Gabriel, non.)
dimanche 24 octobre 2021
Le quatrième âge bande encore !
Depuis que j'ai écouté Popol Vuh et que je relis des vieux numéros d'"Actuel" des seventies rien ne va plus. Je passe mon temps à me farcir des disques planants et intelligents, par exemple du Terry Riley et du Paul Horn, je regarde des performances des activistes viennois, de Marina Abramovic. J'ai revu "Les idoles" de Marc'o. Et puis je relis "Do It", René Crevel, "Le mont analogue" de Daumal, Rolland de Renéville, ce cinglé de Burroughs, du Crumb. Bref, je loose mon edge, le parquet deviens glissant, je perds mon tranchant New Wave, ma Durandal vif-argent de cynisme et d'agressivité. J'suis émoussé, paumé, quoi. Et vous savez quoi ? J'aime bien. J'ai de la cale en même temps que je m'adoucis. C'est peut-être comme ça que les explorateurs spirituels gagnent leurs galons d'aventurier et, pourquoi pas, un peu de sagesse. A force de fatigue qui ébrèche les résistances et aplatis les vallées et les sommets d'humeurs schizoides. Mais faut pas le crier sur les toits. Parce que ça sent un peu le sapin quand même.
dimanche 10 octobre 2021
Et Popol Vuh vint
jeudi 7 octobre 2021
Métaphysique et chanson. Beatles ou Stones ?
Dans la nuit, mes héros s'affrontent, se battent sans repos ni haine et nous éblouissent tous. Leur chanson est épique, elle embrasse matière et esprit, elle est humaine en diable et gracieuse divinement. Ecoutons-les. Ils luttent, ils se répondent, ils harmonisent et se quittent, blessés et vainqueurs, comme tout un chacun. Dialogue impossible ? Oui, mais pas de sourd. Le moins que je puisse faire est de les écouter. Pour chanter, je verrai après, à mon tour.
Télé française. Années 80, c'était pas mal.
lundi 27 septembre 2021
Wanda Jackson dans le tunnel de l'Amour.
Dans la série (infinie) "Les vieux c'est mieux"....
J'ai toujours aimé fréquenter les aînés. Ils savent des choses. On ne peut pas leur faire le crédit de l'innocence, non, mais ils ont fait des choses, ils se sont agités aussi comme des fous dans leur jeunesse et maintenant ils savent des choses. Il faut les écouter. Attentivement. Ainsi Wanda Jackson, extrêmement remuante en "Fujiyama Mama" sait tout de l'Amour. Elle a appris à la rude, sur la bête. Et l'Amour, ça n'a rien à voir avec "être gentil". Moi, on m'a fait gober cette chose immonde. Depuis que je me laisse aller à des méchancetés je vais mieux et je suis mieux aimé. Il s'agit pas d'être dégueu, hein, juste debout. Et impossible à renverser. Tenir la route, quoi. Holding on the funnel of love. Et, en plus, Joan Jett, qui coache amoureusement la vieille, commence aussi à s'amollir sous le bât des ans et des coups de bite. Je ne demande rien d'autre que ces constats charmants et sentis ; "Everyday is a gift".