lundi 21 mars 2016

Assumer.

Le Printemps, gna, gna, gna, gna, gna. Les jeunes filles, gna, gna, gna, gna, gna. L'innocence, gna, gna, gna, gna, gna. Le sexe qui gonfle on se sait trop pourquoi, gna, gna, gna, gna, gna. Le soleil, gna, gna, gna, gna, gna. Ca pique, gna, gna, gna, gna, gna. Résultat, je tombe par hasard sur Alizée sur Youtube (hasard, mon cul !) et je décolle plus de ça :

Mon dieu, ayez pitié de moi, je débande plus !

Ne jamais douter de son mauvais goût.

Entre Meat Loaf et Joy Division il y avait un désert. Un désert vaste, aride, impénétrable; étendue de mort sous un soleil glaçé. Puis vint Spector. Spector est l'alliage impossible d'un lyrisme à l'anglaise, plaintif et vif et de la grandiloquence wagnérienne et distanciée de Meat et de ses petits amis bikers. Vous ne me croyez pas, ? Que dites-vous de ça ? "Celestine" par Spector (Sûrement un hommage à l'héroine de "Journal d'une femme de chambre" de Mirbeau. Une jeune femme vraiment peu recommandable dans une socièté pourrie.)
Allez Zou, c'est parti comme en 1979, 89, 99, 09, 19...on ne sait plus !

dimanche 20 mars 2016

Tout le monde à terre, c'est un casse, bande d'enfoirés !

L'autre jour, je parlais de Dick Dale avec un ami. Nous sommes bien peu à écouter du Dick Dale aujourd'hui... Ah si, parfois quelqu'un passe la B.O. de "Pulp Fiction", du clown Tarantino, et "Misrilou" de Dick Dale jaillit dans une paire d'enceintes ou un casque, sans que la personne qui écoute sache vraiment qui joue de cette manière unique de la guitare électrique. Ce n'est pas si grave et toutes les routes mènent au Rock même les plus improbables. Voici une impayable version "exotique" de "Misrilou" par le plus improbable des chanteurs "exotiques" français, le juif turc Dario Moreno, successivement intronisé brésilien, égyptien, italien, mexicain, arabe et même... turc ! Vous avez du mal à l'imaginer en redneck ? C'est que vous manquez d'imagination. Ne vous inquiétez pas, les arrangeurs de Moréno en avaient pour vous !

Mon Youtube me propose d'enchainer avec ce qui suit. Pourquoi pas ? Moi, je ne m'en lasse pas. Quelle classe, ces ploucs !

Pas bégueule, j'enchaine avec une scie métallique imparable d'une autre fratrie qui, bizaremment viens du même pays que celle qui précède, Une terre de contrastes, assurément !

En fait les Ramones sont des émigrés juifs turcs déguisés en rockers punks américains pour distraire les grincheux qui écoutent les Stanley Brothers, en leurs fournissant des cibles vivantes crédibles à dézinguer dans la joie et la bonne humeur (américaines).

You make me feel like spring has sprung.

Ca commence un jour de Printemps. Ca commence toujours par là, quelque soit la façon dont on s'y prenne. On naît, on ne sait pas trop où ni pourquoi  ou bien ça renaît, là, et ça repart. Des évidences. Les fleurs, les femmes, l'argent, les abeilles, les vitrines qui bronzent au soleil, les vagues presque muettes, le sable mutin. On cherche un terrain où s'installer, muter, on vaque à de nouvelles et très sérieuses occupations. Importants sont la couleur de la chemise, les pots du balcon, les sandales qui font le beau pied, la rivière qui monte, les insectes qui naissent, bons ou mauvais, à traiter ou pas. Il y a une trace de pas par terre. Et une autre plus loin. Données. Est-ce un géant ? Une nouvelle alliance, scéllée par une marque première, une solitude essentielle bien mise ? Ca répond en démarrant. Un jour, un jour de Printemps est suffisant pour une année entière. Repartir sans coup férir, d'un coup de talon sur le sol neuf. L'été dressera des routes. Le Printemps met tout en germe, chacun ira à sa place mais tout veut aller d'abord, d'un bond. Chaque créature en ressent le besoin, du doryphore à l'homme, en passant par la baleine à bosse. C'est une grande migration intérieure aussi, la tête se désencombre, le coeur et le sexe se remplissent de sang. Ira celui qui voudra, où il voudra. C'est le début. Rien n'est plus pareil, tout cherche, tout pousse du coude son ou sa voisine. Il est là. C'est le premier jour de Printemps. Ca commence.

samedi 19 mars 2016

Ce que je veux.

En ce moment j'ai des problèmes d'argent. Vous savez, ça rend fou les problèmes de fric. Maboule, cinoque, dérangé... A la base, la chanson "Money (That's what I want)" a été écrite par Berry Gordy, le fondateur de la Tamla Motown pour que, justement, il n'en ait plus, de problèmes de fric. Ca va assez bien marcher puis ça va l'entrainer dans le cercle vicieux de l'entreprenariat musical. Une vraie came.
Quand on entend Richard Wylie chanter la version de "Money..." ci-dessous, on sent bien qu'il en en a déjà bavé des ronds de chapeau pour le pognon et qu'il n'est dejà plus tout à fait d'équerre. Eh ben, ça va pas s'arranger. Pendant qu'il deviendra sans le savoir un chanteur culte parmi les amateurs britanniques de Northern Soul, il autorisera ses enfants à jouer aux frisbee avec ses vieux disques qui valaient pourtant leur pesant d'or. Moi, je dis que ce type en avait gros sur la patate.

jeudi 17 mars 2016

Cops and robbers.

La Poste du bourg où j'habite a été braquée à main armée. Emoi bien compréhensible dans le voisinage et au bar PMU. Vous z'inquiétez pas c'est pas moi qui ai fait le coup. C'est un noir, évidemment; je déconne pas, un noir. Déjà que la commune vote FN à plus de 25 %, voilà qui ne va pas arranger les choses. La gendarmerie a mis les bouchées doubles et d'après un témoignage digne de foi, les suspects -il y avait un arabe avec le noir- ont été aperçus sortant du PMU à 14 H 34 précisément. On les aura, ces salauds.
Junior Murvin et sa voix d'or.

La même par les Clash.

dimanche 13 mars 2016

Blues de chambre.

Heureux encore
Celui dont le blues
Vient sécher les larmes
Et prendre le coeur
Qui sent encore la tristesse, au fond
De n'être plus aimé
De l'amour dont on ne pensait
Pas pouvoir se passer
Celui qui frissonne encore
Sans plus chanter lui-même
Au chant du sang qui coule
Laissant sa trace rouge
De vie et de passion
Comme dans l'arène
Rougit le plastron du toréro
C'est un chant plaintif et cruel
Qui fait mal et qui guérit
C'est un chant maternel
Crève-coeur ma mère
Crève-coeur mon père
Que ce sang roule et coule
Doucement comme les larmes coulent
Après qu'on a entendu
Délicat et rustre
Le blues venant à la tête
Encore


Anomalie dans le programme.

Vous savez quoi ? J'ai les boules. Ca va bientôt faire cinquante deux ans que j'ai les boules et je fatigue. Je ne chante plus, j'ânone. La preuve. 3 minutes 17 secondes de malheur.

Ne me restent que les yeux de ma mère pour pleurer. En français : "...nager dans la bouse."

lundi 7 mars 2016

Un dernier round et au lit.

Pour finir mon Top 5#§! il fallait que je mette des trucs obscurs et inclassables. Pourquoi ? Parce qu'il faut sortir des sentiers balisés des hits et des grosses prods pour trouver des pépites (Nuggets) qui collent vraiment à tout ce qu'on peut être, et que cette curiosité est finalement assez mal partagée qui permet de cultiver un jardin propice à l'épnouissement de fleurs rares. Enfin, en l'occurence, pas si rares que ça mais rigolottes au moins. Evidemment ce sont des noirs qui s'y sont collés. Aux States ils ont toujours été considérés comme des moins que rien juste bons à faire de la musique et de la danse, si en plus ils peuvent faire rire avec ça, c'est tout ce qu'on leur demande aux négros. On finit toujours par ressembler à sa caricature. C'est moche mais c'est comme ça. Et puis, est-ce vraiment si moche ?
Alors, avec une bonne volonté défiant toute imagination et un vrai sens du graveleux voici le "Funky Yo-Yo" de Don Covay.

Et maintenant "Little Egypt" par les Coasters dont les compositeurs étaient ceux d'Elvis Presley, Lieber et Stoler, qui étaient juifs.

Rock n' Roll : Outro.

Vous AIMEZ le Rock n' Roll. Ca vous plaît, vous en écoutez tout le temps, ça vous distrait, ça vous emballe. Le temps passe et Le Rock fait en sorte que vous devenez vieux sans vieillir. Vous vous retrouvez à 60 balais passés sans les avoir vus arriver, vous n'êtes pas prêts à ça, vous n'y croyez pas. L' AMOUR du Rock vous a maintenu en suspension dans une adolescence, une minorité qui ne semblaient pas finir. Et pourtant un jour c'est le début de la fin; c'est La MORT qui approche. Il vous reste deux ou trois phrases entendues dans le bouche de votre mère ou lues dans des livres, des bribes de chansons (en français), des images de votre passé d'une précision incroyable qui vous obsèdent : un cerf-volant, une vague qui se brise sur la jetée, une robe à pois. Quelqu'un passe un linge humide sur votre front, c'est l'orage et vous avez peur, et vous souriez. Vous tombez dans le silence. Il ne reste rien du Rock que vous AIMIEZ tant. Pas une note, pas un son, pourtant il vous aura guidé comme un aveugle guide un autre aveugle, ton sur ton, rien sur rien. Un ouragan et c'est fini, ne restent que la peau sur les os. Le Rock n Roll, lui, ne vous AIMAIT pas.