mardi 31 janvier 2012

YOU SEE, LIFE IS LIKE A CIRCLE. EVERYTHING YOU DO COMES BACK TO YOU .

A force de courir tout le temps et dans tous les sens, tu vas finir par te rencontrer le soir au coin d'un bois et ça se passera mal. Forcément.

Avant de mordre la poussière, fais donc le ménage une dernière fois. Ca ne te fera pas de mal.
CHECK IT.

They say "Jump", you say "How high ?" And then you get down.They say "It is way far too easy".

MAIS IL FAUT BIEN CROIRE QUELQU'UN !!! POURQUOI PAS DAMON ALBARN ?
Pourquoi pas...

YES THE FUTURE'S BEEN SOLD ( Et pas cher en plus )

samedi 28 janvier 2012

It runs in the family !

Deux petites choses des cousins de la famille Newman. Rien à voir avec Paul, mais avec Alfred Newman, un des plus prolixes pourvoyeurs de B.O. du cinéma classique américain.
D'abord une des plus belles chansons de Randy Newman (neveu d'Alfred) dans sa plus belle version, celle de Cilla Black, la copine des Beatles. "Je me suis déjà trompée avant" dit-elle. Le goût amer de la déception amoureuse, en pleine remontée d'amour. Une tristesse, quoi. Ca trouble et c'est splendide.

Ensuite la musique de "Road to perdition" de Thomas Newman (le fils d'Afred), qui a fait nombre de beaux scores pour le cinéma américain récent. "Américan beauty" par exemple, c'est lui. Laissez vous emporter par le lyrisme de la la mélodie du piano et celui des cordes. Ca donne envie de pleurer. Des larmes de crocodiles, peut-être, mais des larmes. Et ça, on ne peut pas cracher dessus. Personne. " Les violons ont toujours raison" : Louis Skorecki.

Bonus track. Voix magnifique, son parfait, montage empesé de plans longs et inhabituels ; génial.

vendredi 27 janvier 2012

LE REVE D'HIVER. (Dreaming, it's free.)

Le rêve d'hiver

C'est le rêve de l'hiver
Froid et vigoureux
Qui sèche les envies
Les amène au quai
Et les rive à l'amarre

C'est l'arrêt momentané
Découvrant aux êtres
Aux hommes et aux femmes
Le miroir blanchi
De l'alliance

C'est le rêve de l'hiver
Qui fait couler
Au fond du lit
Sous d'épais édredons
Un fil de sang et d'or

C'est l'instant ou l'on se trouve
Seul, adossé à l'air
Au plus sec de son désir
Le sang roulant dans les veines
Et le givre ne gémit pas

C'est le rêve de l'hiver
Qui noie la sueur sous la glace
Vivifie le souffle
La tête plus vivante encore
De ce rêve d'hiver



LANG VS HITCHCOCK

En matière de cinéma européen exporté aux états-unis, il y a deux grandes écoles qui s'affrontent ; celle d'Hitchcock et celle de Fritz Lang. D'après Hitchcock, le cinéma est affaire de domination sadique sur les spectateurs masochistes et consentants. Ce qu'Hitchcok vise, c'est la jouissance ; aussi bien celle du tout puissant réalisateur, que celle du le public moyen qui frémit d'aide grâce au suspense, qui l'emmène là ou il ne savait pas aller, alors qu'il y arrivera, esclave de la volonté infaillible et retorse du maître
Ce point de vue est magistralement résumé et critiqué dans le film de Michaël Powell '"Le Voyeur";
Lang, lui, a passé sa carrière à interrogé les images, leur évolution et, finalement à nous mettre en garde contre elles et le magister qu'elles finissent par exercer sur la vie. Pour Lang, la vie était une sorte de malédiction, le cinéma ne pouvait que désigner cette malédiction, en être le témoin et le révélateur.( Attention aux images, nous dit Lang). Il ne s'est jamais servi de leur pouvoir hypnotique que pour le dénoncer, le crypter par l'évidence de sa démonstration ! S'étant finalement débarrassé de ses obsessions, ayant rompu le fil de "Sa Malédiction" il fit deux film d'aventures exotiques purs dans lesquelles il retrouva la magie simple de Mélies, de "King Kong", des premier" Dracula", des " Tarzan " Bref  la lumineuse Magie Blanche. L'enfance de l'Art. Il s'agit du "Tombeau Hindou" et du "Tigre du Bengale". Films aussi beaux qu'un Sérial, ce format que Lang aimait tant.
On pourrait prendre le récit de la vie du cinéaste amateur héros de Powell, les épisodes de la vie d'Hitchcock et dresser un parallèle sidérant entre les manifestations de la pathologie du héros du "Voyeur" et la façon dont Hitchcock survécut aux maltraitances de son père et ne sombra pas dans la la folie en exposant à tous ses plus grandes perversités.
Personnellement, je préfère les films de Lang. Je suis langien, comme Chabrol ! Merde ! Remarquez, quand on est Hitchcockien, on est en compagnie de Truffaut, c'est pas mieux. ! Remerde !
Bon, il y a d'autres écoles, plus américaines, celle de Ford, de Hawks, de Walsh ; et d'autres, européennes, asiatiques, africaines. Ce sont d'autres images, d'autre manières de les faire et d'en faire quelque chose. Pas d'extraits, cette fois-ci. Des photos.
Les deux couples adversaires du dernier Hitchcock " Family Plot". Ou Hitchcock tendant lui aussi vers l'enfance de l'Art.


La réalité est devenu une horreur qui passe en direct à la télé dans "La cinquième victime" de Lang.  Et tout le monde en pâtit. La fiancée du journaliste servira d'appât pour le tueur en série afin que le journal télévisé débusque un scoop de première.

mercredi 25 janvier 2012

samedi 21 janvier 2012

I got the blues

En hommage à Etta James, la version française du blues : le cafard. Elle devrait être beaucoup plus connue que l'américaine si l'Europe ne s'était pas tirée une balle dans la tête en 1914. Pour le monde entier, le merdier incroyable dans lequel nous nous débattons toujours et encore a commencé cette année-là. Alors Etta ou Fréhel ? Ce soir ce sera l'une en pensant à l'autre. Un beau sujet de chanson réaliste à la française.

vendredi 20 janvier 2012

Dance of the Zombies

Au pays des mort-vivants, tu veux ta came ? Billy te la sert. Seuls les morts ne suent pas.

Le Cercle d'Amour (poème galant du 13 ième siécle).

En ces temps-là, Steve Miller, qui avait abreuvé les 70's de tubes et de hits, travaillait dur pour opposer une réponse crédible à la New Wave déferlante. Il a brûler plusieurs fois ses bandes, rendu folle sa maison de disque, harcelé ses musiciens jusqu'à lépuisement et finalement pondu "Circle of love". Voici le titre qui donne son nom à l'album. Tout les énervements punks du monde, toutes les agaceries nerveuses aux dents n'y feront rien, ce morceau est une cure de miel pour les oreilles, un carré de soie pour coucher sa tête et s'y reposer. C'est délectable. Le son est d'une qualité de chaleur, d'une suavité à faire fondre tous les piercings. Ne soyons pas toujours des bêtes brutes semble nous dire ce "Cercle d'Amour", mis au point par Miller. S'il vous plait, écoutez TOUTE la chanson, la guitare de la seconde partie a une patine de sucre roux et une brillance de jour de soleil éclatant et doux que je n'ai jamais entendues ailleurs. Il existe, bien sûr, de meilleurs morceaux dans ce genre, du "Deacon blue" des Steely Dan au "I can't go for that" de Hall and Oates (j'y reviendrai) mais celui-là est vraiment unique.
Milk and Honey donc.
(Je remercie au passage le sympathique internaute qui a retranscrit la matité et la clarté - eh oui, c'est possible ! - du son du vinyle, car c'en est un, en format digital. Vous pouvez toujours vous brosser pour entendre un son pareil de nos jours.)

jeudi 19 janvier 2012

I HAVE MY HEAD LIKE A ROCK !

Keep on playin' our favorite song,
turn it up, while you're gone.
It's all I've got when you're in my head,
and you're in my head, so I need it.

"Encore un clou dans le cerceuil" : Bogart allumant une cigarette.

Etta James va bientôt mourir. Son "dernier" album sort le mois prochain. Je dis "dernier" parce qu'elle ne peut plus et ne pourra plus enregistrer. Elle lutte contre la maladie, chaque jour, pied à pied, et perd chaque jour du terrain. Elle a mis sur son CD ( "The Dreamer") une ultime prière amoureuse venue du fond de son cœur et de son ventre, un dernier rêve humain de vivant. J'ai le même et je remercie Etta James de l'avoir interprété. Mieux que Sigmund Freud. Qui chantait assez mal, paraît-il.

Pour l'heure, c'est en pensant à Etta James, qui ne peut que perdre son combat contre l'impudente et réconfortante Camarde, que je reprends aussi à mon compte l'ancestral cri humain, ici modulé par des sauvages des Appalaches américaines " O Mort, épargne-moi encore cette fois....." La version est géniale, les harmonies vocales fastueuses, les photos laissent sans voix. Le lecteur-audio/video saute un peu parfois, faites un un effort, écoutez quand même jusqu'à la fin de la chanson. Seuls Ramuz et Pourrat ont "chanté" aussi bien cette supplique radicale. Ils étaient des montagnes, eux aussi