mardi 11 janvier 2011

C'est la vie

Jusqu'au bout tu auras été impeccable, Blake. Merci.
Son ami Mancini à la musique, son comparse Jack Lemmon, sa femme Julie Andrews ou quand faire de l'Art rend tout le monde un peu plus en forme, ceux qui le font et ceux qui le regardent. L'Art. La Vie.
Je n'imagine pas l'un sans l'autre.

La Folie

Trois evocations contrastées de l'état morbide. Deux en chanson, l'autre par un texte de Maurice Rollinat. Chacun y retrouvera ce qu'il veut ( ou ne veut pas ).
The Stranglers :


Maurice Rollinat donc : Les Morts vivants

Heureux qui vit sans se connaître
Indéfiniment établi
Dans la paix de son propre oubli,
À la surface de son être !

Car les clairvoyants du destin 
Vivent la mort lente et soufferte, 
Sentant partout la tombe ouverte 
Au bord de leur pas incertain.

Ils ont usé la patience 
Comme ils ont épuisé l’orgueil ;
Toute leur âme est un cercueil 
Où se débat la conscience.

Leur existence n’est, au fond,
Qu’une spectrale survivance 
Où se confesse par avance 
L’inanité de ce qu’ils font.

Le doute dans sa foi d’artiste, 
De penseur et de citoyen, 
Hélas ! ils n’ont plus le moyen 
D’échapper à ce mal si triste !

Épaves de l’humanité, 
Cœurs vides, naufragés suprêmes, 
Ils traînent le dégoût d’eux-mêmes 
À travers la fatalité.

Hors des mirages, des mensonges, 
Des espérances, des projets,
Ils sentent qu’ils sont des objets 
Fantomatisés par des songes.

D’où leur viendrait-il un secours, 
Puisque leur volonté s’achève 
En constatant la fin du rêve 
À chaque degré de son cours ?

Comme un fruit doué de pensée 
Qui guetterait obstinément 
Le graduel enfoncement 
De la vermineuse percée,

Chacun d’eux, exact à nourrir 
Sa funéraire inquiétude,
Espionne sa décrépitude,
Se regarde et s’entend mourir.

L’idée horrible qui les hante 
Poursuit leur fièvre et leur torpeur ! 
Ils se reposent dans la peur, 
Ils agissent dans l’épouvante.

De tous les néants du passé 
Leur avenir grouille et s’encombre, 
Et leur Aujourd’hui n’est que l’ombre 
De leur lendemain trépassé.

Si bien que la Mort qui les frôle 
Assiste même à leur présent 
Et que son œil stérilisant 
Y lit par-dessus leur épaule.
 
c'est pas triste d'être fou La preuve. En même temps
 ça laisse des marques.
 " Maman a pris le marteau
y'a une mouche sur la tête à bébé....

mercredi 5 janvier 2011

Bob, Phil, Rosalie and me



She's quite a mediator
A smoother operator you will never see
Said "see you later"
You know one day I disobeyed her openly

She knows music
I know music too, you see
She's got the power
The teen queen, rosalie

She's got the pleasure
Comes from all the cornerstones of the world
She's so fantastic
She's everybody's favorite little record girl

She knows music
I know music too, you see
She's got the power
I got the power, rosalie

Rosalie
Rosalie
Rosalie
Rosalie

Down on me, rosalie
Shine on me will you please

Well chattanooga, lacooda, baooga loosa
You can hear her fine
She makes the choices
Then you'd best be smiling when it's losing time

She knows music
I know music too, you see
She's got the power
She is a tower, rosalie

Rosalie
Rosalie
Rosalie
Rosalie

More lyrics: http://www.lyricsfreak.com/t/thin+lizzy/#share

samedi 1 janvier 2011

TELEVISION ET BARBARIE

Pour la nouvelle année, j'ai plein de projets fous, fous, fous. Je vais d'abord lancer un canard télé qui s'appellera "TéléNarco" et sera destiné aux narcoleptiques, drogués et autres soiffards qui s'endorment devant leur poste pour se réveiller, mettons 5 heures plus tard, sans avoir pu aller au bout du programme qu'il avaient commencé à regarder. Le principe est simple en plus des rubriques " People", Jeux", "Horoscopes", "Chroniques" et pseudo " Critiques" chaque émission verra sa présentation suivie du tout spécial " Et si avez raté la fin..." qui permettra à tous les empaffés du P A F de savoir enfin comment se terminent des films ou téléfilms dont ils ont regardé vingt fois le début sans parvenir à se tenir éveillés jusqu'au mot " FIN ". Ca peut marcher aussi pour les jeux ! Par exemple : " A la fin, c'est Marcel qui gagne". C'est  charitable et ça va me rapporter un fric monstre ! Ah La La, la belle année qui s'annonce !

lundi 20 décembre 2010

Une chanson le peut. Un film non.

Si seulement c'était un bon film....
Allez, il y a des "grands moments ", horripilants ou touchants au choix et une belle chanson, c'est deja pas mal.

mardi 14 décembre 2010

Artmajeur Galerie d'Art en ligne Silvia Leveroni Calvi

Artmajeur Galerie d'Art en ligne Silvia Leveroni Calvi
Disponible maintenant : un recueil de quatorze de mes poèmes et du même nombre de reproductions de toiles de Silvia. Ça vibre, ça tient la route : 10 Euros (prix coûtant). Si ça vous intéresse, contactez-moi par l'intermédiaire de ce blog.


                                                                                                                                          

A L’ÉCART

Soleil bruni s'écroule
Au lointain
Sur le divan du monde
Dans le brouillard doré
D'un crépi en ruine
Le dos au mur
Fraiche détrempe l'Ombre
Fait naître l'ancienne
Héliomètrie du
Temps passé qui affleure
Au geste de l'artiste
Ce bain d'ardeur
Où s'alanguit
Le songe baroque
Du vieux Napoli
 
 
 
Ça colle !

Ci-dessous pour ci-dessus

                                L'oeil appuyé

Puissance enclavée
Excavée
Libre de toute force
Échappant a sa propre réflexion
Arrive en ce point de l'oeil
Miracle de la vue
Chantournée
Balancée
Ou la vision
Renoue avec elle-même
Ivre avec douceur
Comme calme
Repères mouvants
Du chant plein
Des points fixes
A l'horizon
De l'Espace
Devenu notre
Au moment qu'on
Le lâche
Et qu'il nous laisse
Soulagés
De tendresse

mardi 7 décembre 2010

C'est décembre

Donc :


Et :


 Et ça aussi,
 Et ce mystère insondable...
Et un poème horrible de Guy de Maupassant dont mon père est fanatique. Quand il le récite on sent bien qu'il a mal pour les petits oiseaux. Ses enfants peuvent bien geler en Enfer.

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

Eureka !

Ca y est, la somme qui a lentement murie en moi est maintenant prête . Elle est ample, longue, inspirée. Elle parle de décadence, d'amour, de sexe, de vie et de mort. J'y brasse à peu près tout avec une maestria peu commune. Ca commence comme ça : " Depuis longtemps je me couche tard."
ET.....