dimanche 8 septembre 2019

"Je ne veux pas entendre parler du Mal." John Martyn.

Ne me parlez pas de Zahia égérie de la jutte des classes, de son Q.I de 30, de sa cambrure malade, des pénaltys poteau rentrant que lui mettait Ribéry
Ne me parlez pas de Yann Moix et de sa Star Académie Française pour fiotte repentie.
Ne me parlez pas de Houellebecq et de Depardieu qui sont tellement nuls que même les français s'en aperçoivent et ne vont pas voir leur film.
Ne me parlez de l'autiste que tout le monde aime et qui est l'image rêvée du handicap supportable par tout un chacun.("Il fait de l'oseil, le salaud").

Je veux entendre parler de Jeanne la Pucelle, de la musique de Christophe, de la Cathédrale Notre Dame d'Amiens où Bruno Dumont a tourné son film.
Je veux entendre parler de Louis Skoreci, le meilleur critique de cinéma vivant (désolé Luc Moullet) et de ses films, dont "Le juif de Lascaux", qui ne peut être qu'un authentique chef d'oeuvre (le nom laisse tous les autres titres de film loin derrière). Je veux entendre parler de et lire son blog qui est cent fois meilleur que le mien..
Je veux entendre parler de Betty Lavette qui a sorti un album juteux de feeling et de beauté de reprises de classiques de Bob Dylan. Je veux revoir "Eat the document" de Dylan. Le seul et unique bon documentaire sur lui, en l'occurence sur sa tournée anglaise de 1966
Ok, je me tais. Voilà ce que je veux :
"Oh a storm is threatening..."live Miami 30 août 2019, sous l'ouragan Dorian. Vous savez quoi ? Les Stones sont devenus des Dieux.

lundi 2 septembre 2019

Un atout coeur lancé dans la bataille : sir Was.

Dans la musique post-moderne des dix dernières années, dans les vrais trucs nouveaux, l'émotion était bannie. C'était à celui qui en mettrait le moins, ou la camouflerait le mieux, derrière des monceaux de violence et de second degré. Plus le droit à l'émoi majeur, plus le droit au frisson, l'ironie était reine, le cynisme de gauche et la bêtise assumée de droite s'entendaient pour faire fermer son claquemerde à la sensiblité. Et je ne vous parle même pas d'une notion comme l'inspiration. Quand à la poésie, elle consistait à mettre ses organes vitaux sur la table en hurlant, ou ceux du voisin, et à laisser les gens se dépatouiller avec la crudité et la cruauté.
Et puis là, il y a un truc qui sort qui palpite de vibrations, celles du field recording, celles des rythmes breakés, celles des sons électroniques travaillés, bref celles de tout l'attirail post-moderne et qui les met au service de l'émotion. Oh, on va se défendre dans la musique de jeune, on ne va pas se mettre à frissoner pour autant. Attendez !...de jeune ?... c'est une nouvelle génération qui arrive, sensibilisée à l'amour de la Nature, à la manifestation, parfois paroxystique, des affects, qui connaissent par coeur le porno hardcore et le sourire triomphant hipster et qui voit plus loin, au delà de la ligne d'horizon qui n'en est plus une. Je fais confiance à sir Was, cet artiste qui m'a bouleversé, et à la nouvelle génération qui va remettre les sentiments et les émotions à leur place : centrale. L'intelligence va souvent à l'encontre du coeur et l'étouffe. Seul compte pour moi ce que j'appelle l'intelligence sensible. Toujours jouer Stendhal contre Flaubert, les égarements sentimentaux contre ceux de la raison, l'humide contre le sec, les larmes...toujours...
Voici donc sir Was, un jeune qui promet. Tiendra-t-il ? Nous verrons.
Sir Was : "In the mist"

Sir Was : "Revoked"

Sir Was : " A minor life " ( Remember Perros et sa "Vie ordinaire")

samedi 31 août 2019

Put yourself together, England !

- D'accord pour Rod Stewart, Oncle Rock, mais Mick Jagger...quand même...
- Oh, Jagger est un fin politique, il est finaud à l'extrème le Stone. Laissons le parler de son pays en ces heures orageuses, l'Angleterre, il connait.

Got some Rod stewart.

- Ouh, Oncle Rock il aime Rod Stewart ! Eh, la Honte !
- Bien sûr que j'aime Rod Stewart bande de merdeux post-modernes de mes neveux.
- Pourquoi ?
- Parce que j'ai de la mémoire, pas du vintage frelaté plein la tête, de la mémoire. Et de l'allant pour les siècles à venir
- Laisse tomber ça, Oncle Rock, les siècles à venir c'est pour nous.
- D'accord, Roro, Fafa et Lilou, mais prenez de l'élan. Un peu. "Some". Avec Rod.

Et cette saloperie nationaliste, c'est pas de la bonne camelote... C'est EUX qui ont terrassé Hitler pas nous !

Vous savez où elle est votre maison, vous ? Moi, oui.

vendredi 30 août 2019

Northern soul. R.E.S.P.E.C.T.

Qu'est-ce que c'est que la "Northern Soul" ? De la musique ? De la danse ? Américaine ? Anglaise ? Aye, aye Sir, un peu tout ça à la fois.
La Northern soul est le nom donné par un journaliste grand-breton à la musique noire américaine des sixties que les prolos anglais écoutaient lors de soirées dansantes interminables dans les années 60 et 70. Ils ne sont même pas passé au Disco les gars de Wigam, Manchester et Stoke-on-trent. Ils voulaient inventer leurs pas singuliers sur le son de la Tamla et équivalent et rien d'autre. Danser toute la nuit sur des morçeaux connus d'eux seuls et des DJ spécialisés dans le genre qui animaient ces soirées et les abreuvaient en 45 tours d'origine U.S. certifée. La Northern Soul c'est donc plein de chansons noires plutôt obscures qu'écoutaient des petits gars britishs qui se bourraient la gueule à la stout et dansaient pour épater les "gals" qui frôlaient les murs des salles enfumées et de mauvaises réputation prêtes à se jeter sur la piste. Et bien, c'est dingue mais ces trucs là, ça existe encore, Cette tradition moderne a survécu à la post-tout et même à la Techno. Et ça danse, ça danse, ça danse, d'une façon unique, au nord de l'Angleterre. C'est ouvrier, c'est crade, c'est classe, c'est identitaire, c'est d'extrème droite (ou gauche) et, vu d'où je suis, c'est beau. Mais je ne prétends pas y comprendre grand-chose, c'est surtout anglais et il faut l'être pour goûter la chose pleinement. Moi, je suis français et le truc fait pour moi c'est le musette et là, le bas blesse. Ca fait même carrément mal.
Voyons de l'extérieur ce que ça donne en situation, là-bas, au nord.
Musique : Frank Wilson: "Do I love you (indeed I do).

Dobie Gray : "Out on the floor".

Là, c'est un peu différent. Un truc de Northern Soul, mais d'un blanc, à la Tamla, et un clip de Fred Astaire et Rita  Hayworth. En noir et blanc, bien sûr.
Musique : R. Dean Taylor, "There's a ghost in my house".
Film: "You'll never get rich".... Ca c'est sûr.

Et tiens les mêmes "allnighters", prêts à débouler chez toi.
Jackie Wilson "Higher and higher"

dimanche 25 août 2019

"L'äge est un problème sur lequel le pékin moyen vient immanquablement buter après un certain nombre d'années" Marcel Proust.

Si on te dit "Oh, l'âge c'est dans la tête !" c'est qu'il est déjà trop tard....tu es trop vieux.
Pas vrai Alain ?

Vera Miles. What a nice way to turn 90 !

Vera Miles vient de fêter ses 90 ans. Happy Birthday Vera and thank you ! Elle fut, au sommet de sa carrière, l'objet d'un concurrence sévère entre les deux plus grands cinéastas classiques (avec Lang), Ford et Hitchcock. Il l'eurent tour à tour. Elle joua dans "L'homme qui tua Liberty Valance" et "The searchers", dans "The wrong man" et l'épisode remarquable nommé "Revenge" tourné par le sadique anglais pour sa propre série, "Hitchcock présente". Lui voulait la lancer comme superstar dans "Sueurs froides", elle déclina l'offre pour cause de grossesse. Où serait Kim Novak dans le Panthéon hollywoodien si Vera Miles avait choisi de tourner "Vertigo" ? Nulle part, elle n'avait aucun talent. Quand elle voulait se rassurer un peu elle demandait : " Monsieur Hitchcock, hein que j'ai du talent ?" il lui répondait
"Mais oui, Mademoiselle Novak, vous êtes même assise dessus."....enfin, c'est ce qu'on dit.
Mais revenons à Vera Miles et à John Ford. Voici ce qui constitue à mes yeux une des plus belles ouvertures de films de l'histoire du cinéma, sinon la plus belle.

D'où vient à cette femme qui sort pour voir quelque chose la préscience que cette "chose" est son amour de jeunesse, dont elle a épousé le frère, surgi de nulle part après tant d'années ? Seul Ford peut sans ridicule évoquer cela et commencer un film par cette magie. La porte (la grande porte) s'ouvre, le récit s'ouvre, la femme s'avance un peu, la caméra la suit, nous entrons dans l'épopée. En voici la scène de fin.

Là, on voit Vera Miles courir vers Jeffrey Hunter, qu'elle attend depuis presque dix ans et tout se résoud quasiment sans un mot. Elle a du jarret, la petite.
Nul doute que pour John Ford, on naît seul, on vit seul, on meurt seul. Il y a un boulot à faire, on le fait et c'est marre. Le bonheur c'est la porte à coté. Ici, à la fin de "The searchers", un de ses coups de génie c'est d'avoir fourré tout ce qui devrait suivre le retour d'Ethan Hawke avec sa nièce avant cette scène-là dans une sorte de fausse fin, qui lui a permis d'évacuer tout le factuel et tout le blabla. Ne reste que le pathos pur, sec, raide. Une porte qui se ferme.
A chaque fois que je regarde cette scène, je pleure. Pourquoi ? Parce qu'elle est faite pour ça et que ça me chagrine toujours autant que Ford ait raison sur la solitude de l'Homme.

dimanche 18 août 2019

Alex Katz vs Luc Tuymans. K.O. debout

Remarquez bien qu'il y a encore pire que Tuymans. Ecoutez donc Alex Katz délirer sur tout et n'importe quoi, l'art entre autre, avec le plus grand sérieux. C'est confondant. Enfin y'a des gens pour acheter ses croûtes faut croire. Quant aux Nympheas de Monet, elles supportent tout avec équanimité (plus que moi). C'est une oeuvre insensée qui n'a que très peu d'équivalents

"J'espère juste que les gens ne vont pas trouver ça beau". Luc Tuymans

Cette citation tirée d'une interview de l'un des artistes les plus cotés sur le marché actuellement vaut quand même son pesant d'or. C'est assez clair. Plus c'est laid, mieux c'est et plus cher ça vaut. En ce qui me concerne (je fais partie des gens, M Pinault non, mais moi si), M Tuymans, aucun risque.
Je mets des trucs, à vous de juger



Beurk.

jeudi 15 août 2019

Les idoles se dorent au soleil.

Le psy, le prof, Papa : "Il faut cesser cette bêtise avec Billy Idol !"
Moi : " Mais père, j'aime Billy, il exténuait les zombies avec sa musique en des temps où il y avait si peu de zombies. C'était fun ! "And fun is the one thing that money can't buy", dixit John Lennon
Le psy, le prof, Papa: "Il avait tort le philosophe grand-breton des sixties."
Moi : "Non, il avait raison, sinon je ne serais pas aussi triste."
Billy Idol : "Hot in the city"; Allez Billy le branleur, mate, mate !

MON idole véritable : Paul Weller. Il aime bien parler de l'été.
"Roll along summer".

The Style Council mode gay friendly. : "Long hot summer".

Et les noirs ? Les v'là. Y profitent aussi.
Issac Hayes : "Summer in the city". The Isley Brothers :"Summer breeze" Jimi Hendrix "Long hot summer night".